When Friends suddenly become Strangers ◘ Marwan
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When Friends suddenly become Strangers ◘ Marwan

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MessageSujet: When Friends suddenly become Strangers ◘ Marwan Ven 19 Fév - 15:20

When friends suddenly become strangers


Leanne & Marwan

L’été. L’été était arrivé et la chaleur qui allait avec, forçant toute personne encore vivante à devoir se rationner abondamment en eau et à devoir s’alimenter d’avantage car l’énergie était une chose qu’il était plus difficile d’économiser dans une telle situation. La puanteur que dégageait les corps des rôdeurs était pire encore qu’elle n’avait pu l’être auparavant et leur décomposition ne se faisait que plus accélérée. Le spectacle en était parfois bien désolant car un corps mort qui se décompose finit par se défaire de ses chairs puis de ses membres. Certains monstres semaient alors des pièces derrière eux, rendant leur poursuite plus aisée pour ceux qui cherchaient à les fuir. Comme s’ils ne supportaient plus eux-mêmes la chaleur, les hordes avaient tendance à se réfugier dans les zones ombragées et la forêt nationale de Sierra n’échappait pas à la règle.

Leanne et Ethan avaient marché durant une longue partie de la journée, profitant de l’ombre offerte par les arbres. Ils avaient trouvé un petit cours d’eau à l’apparence pure dans laquelle ils avaient rempli leurs bouteilles vides. Il était évident que la jeune femme ne laisserait pas son fils boire cette eau sans l’avoir fait bouillir auparavant et ils devraient se contenter de leurs restes d’eau garantie comme étant consommable jusqu’à ce qu’ils puissent allumer un feu ou trouver un autre moyen de chauffer le liquide et le rendre propre à leur consommation. La jeune femme avait ramassé quelques champignon également, l’humidité de la forêt ne faisant qu’aider à leur développement. « Maman… J’ai chaud… » Elle jeta à Ethan un air désolé avant de le libérer de son sac à dos qu’elle porta sur le ventre. « Courage mon chéri… On va bientôt faire une pause… » Et elle ne croyait pas si bien dire. Cent mètres plus loin, la forêt se fit clairière et laissait place à une petite maison de chasse charmante et visiblement désertée. Ils s’approchèrent ensemble et firent d’abord le tour de la demeure le plus silencieusement possible, observant par les fenêtres afin d’essayer de repérer un danger qui pourrait rôder à l’intérieur de la demeure. Mais rien ne s’anima et rien ne semblait vivre ou survivre dans cette maison. Leanne poussa alors la porte qui s’ouvrit sans aucune résistance, dégainant son couteau de sa ceinture.

Elle fut la première à entrer, Ethan sur ses talons. La petite maison n’était pas aussi fraîche qu’elle l’avait espéré mais l’ombre qu’elle offrait était plus qu’agréable. Son fils connaissait la manœuvre dans des situations comme celle-ci et ne faisait plus un bruit, saisissant le bâton pointu de sa mère, prêt à se battre si nécessaire. Ils observèrent la grande pièce, vide. Personne ne devait être passé ici depuis bien longtemps car pas la moindre trace ne laissait penser que même un rôdeur avait pu se promener sur le parquet de la maison. Leanne se rendit jusque dans la salle de bain et les toilettes, vérifiant qu’ils étaient bien seuls. Quand cela fut fait, alors elle rangea son couteau, signe de la sécurité dans laquelle ils se trouvaient. Ethan baissa également sa garde, refermant la porte et la verrouillant. Les deux Wayne s’employèrent alors à baisser les stores afin de se préserver du monde extérieur et afin de faire plus d’ombre encore afin de se préserver de la chaleur.

La jeune mère se dirigea alors vers leur priorité : la cuisine. Elle ouvrit un à un les placards et en sortit chaque boîte ou paquet qu’elle pouvait trouver. Ethan faisait de même non loin d’elle et ils s’employèrent à déposer le butin sur la table où des chasseurs ou des gardes chasse devaient avoir l’habitude de manger. Puis, ils inspectèrent leurs trouvailles. « Regarde bien les dates de consommation… « Je peux garder les Corn Flakes ? » Précieux sésame que des céréales. Leanne sourit et hocha la tête tandis qu’Ethan commençait déjà à trier ses affaires pour pouvoir glisser son précieux paquet dans son sac à dos. La jeune femme repéra trois boîtes de conserves qu’ils pourraient manger plus tard et une autre qui lui fit d’avantage envie sur le moment. « Saucisses et lentilles… Ca te tente ? » Le regard du jeune garçon parla pour lui et la jeune femme se tourna vers le plan de travail de la cuisine. Le feu fonctionnait au gaz et elle pria un court instant pour que la bouteille ne soit pas vide. Elle attrapa une de ses allumettes et tourna le bouton qui contrôlait le flux de gaz. Une lueur bleutée apparut au contact de l’allumette et Leanne retint un petit cri de victoire. Ethan échangea un sourire avec sa mère et continuait à trier les paquets, jetant un pain de mie moisi et d’autres choses bien trop périmées pour qu’elles puissent être encore comestibles. Puis, il alla s’allonger sur le lit tandis que sa mère mettait le contenu de la boîte dans une casserole. Elle en prit une autre et la plaça sous le robinet. Elle doutait qu’il puisse y avoir encore de l’eau disponible dans le réservoir et fut de nouveau agréablement surprise quand il en sortit un filet d’abord vif puis moins fort. « Ethan, va donc vérifier si on peut également tirer un peu d’eau de la salle de bain… On pourra peut-être avoir de quoi faire un brin de toilette… » Le jeune homme prit une marmite et s’exécuta. L’eau était une denrée rare qu’ils utilisaient principalement pour survivre. Mais s’ils n’avaient pas assez de contenant, alors ils pouvaient se permettre d’agir de la sorte.

La marmite d’Ethan revint à moitié pleine de la salle de bain et Leanne la positionna sur le feu après que leur repas n’avait fini de chauffer. Cela faisait bien longtemps qu’ils n’avaient pas pu profiter d’un tel luxe et leur mine réjouie en disait long. La jeune femme ne tarda pas à remplir une à une les casseroles d’eau pour la faire bouillir. Elle replaça alors ce qu’elle pouvait dans les bouteilles qu’ils avaient, en garda de côté dans deux verres et replaça le reste dans la marmite afin de la garder au chaud. Puis, Ethan s’échappa quelques instants dans la salle de bain pour se débarbouiller et en ressortit plus propre qu’il ne l’avait été ces derniers mois. « Ca fait du bien… Il y a du savon et du shampoing si tu veux… Je peux dormir un peu ? » Leanne sourit à son fils et l’embrassa sur le front « Un peu, oui… On ne pourra pas rester ici trop longtemps, c’est bien trop exposé. » Le jeune garçon soupira et se laissa aller sur le lit avant de fermer les yeux. Leanne l’observa s’endormir, rangea ses affaires avec soin et ne cessant de boucler leurs maigres bagages si la nécessité de fuir devait se faire sentir. Elle se glissa alors dans la salle de bain et s’y enferma.

L’eau qui glissait sur son visage était une sensation véritablement libératrice. Chaque fois qu’elle en reprenait au creux de ses mains pour venir se rincer la peau était un sentiment d’une nouveauté merveilleuse. Elle rêvait intérieurement d’une bonne et vraie douche qui ne pourrait que lui faire du bien et apaiser son corps. Elle se lava les cheveux, les laissant se mouiller dans la marmite et les rinçant du mieux qu’elle le pouvait en se penchant dans la douche et en renversant le contenu sur sa tête. Elle se démêla les chevaux avec une brosse qui se trouvait là et observa sa mine fatiguée dans le miroir. La dernière fois qu’elle avait prit la peine de s’observer ainsi, c’était avant que tout ce chaos ne s’instaure. Les traits tirés, les joues creusées, les cernes marqués… Elle avait l’air d’avantage malade qu’en bonne santé mais se savait en pleine forme. Elle soupira et chercha dans les placard de quoi hydrater sa peau. Et elle finit par s’interrompre, soudainement attirée par un bruit tout autre. Des pas. Elle ne pouvait distinguer combien ils étaient mais quelqu’un approchait, c’était une certitude. Elle se déplaça le plus discrètement possible jusque dans la pièce où dormait Ethan. Mais quelqu’un était déjà là, tournant autour de la maison.

Ses yeux s’écarquillèrent et elle se saisit de son revolver. D’une main plaquée sur sa bouche, elle réveilla son fils en lui faisant signe de se taire. L’air perdu, le jeune garçon observa sa mère, les yeux écarquillés, avant de s’attarder, à son tour, sur les pas qui se faisaient de plus en plus fort. Leanne lui fit signe de se cacher sous le lit et Ethan s’exécuta rapidement. Puis, elle prit place dans un coin de la pièce et arma son arme, prête à tirer. L’obscurité ambiante jouerait en sa faveur et elle ne cherchait pas à attaquer ceux qui venaient rompre la tranquillité de ce petit havre qu’ils avaient trouvé. Mais elle n’hésiterait pas à se défendre. Elle attendit et la porte finit par s’ouvrir. Leanne profita de la surprise pour attraper la première personne qui était entrée et lui caler son arme sur la tempe. « Si vous en avez, c’est le moment de jeter vos armes… Je ne le répéterai pas. Et refermez la porte ! » Il ne faudrait pas que des rôdeurs viennent rejoindre la partie, non ?
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Dernière édition par Leanne Wayne le Ven 15 Avr - 10:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: When Friends suddenly become Strangers ◘ Marwan Ven 19 Fév - 19:42

Le regard fixe, c'est en plein tourment que mon âme se trouvait à ce moment précis malgré l'apaisement que pourrait procurer la petite brindille entre mes doigts. La nature est d'un calme religieux, il aurait été tellement facile de se changer les idées, mais la situation ne l'oblige pas, le monde dans lequel nous vivons n'a plus rien de rationnel. Les morts se relèvent et se mettent à bouffer les vivants en pensant qu'ils sont un plat de résistance avant de festoyer les boyaux de ces derniers. Le dernier en date que j'ai rencontré se trouve d'ailleurs empalé sur le tronc d'un arbre, une barre plantée en plein abdomen. Le tronc étant assez imposant pouvait retenir le zombie malgré les débattements de ce dernier, ses doigts déchiquetés s'agitant inexorablement en quête de nourriture, pensant qu'il pourrait me mettre la main dessus. Pathétique, mais tellement plus attirant qu'une simple brindille sans importance. Les râles de ce dernier me firent d'ailleurs relever assez tôt le regard, la brindille coincée entre mes doigts se craqua en une fraction de seconde d'un simple geste rapide de l'annulaire avant que les deux morceaux ne tombent au sol. Plus rien ne comptait sur le moment présent hormis ce foutu zombie qui arrivait encore à me faire réfléchir, à me faire penser au sort qu'aurait pu subir ma fille. Si j’espère encore pouvoir renouer le lien père/fille avec Amethyst, la simple vision de ce zombie me fit penser que tout est possible, qu'il serait presque inhumain de refuser ma présence alors que je suis son père et que désormais le monde n'est plus ce qu'il était. Certains changent en bien, d'autres en mal. N'ayant jamais été un modèle exemplaire à suivre par le passé, l'épidémie m'a fait prendre conscience de certaines choses, m'a fait évolué et en bien, un peu comme une sorte de renaissance. Je ne remercierai jamais le destin de m'avoir mené à devenir l'homme que je suis devenu, sans ça je serai probablement mort à l'heure qu'il est, bien trop dans le pessimiste pour pouvoir voir les choses en face. Non, une part de moi s'est révélée au grand jour au plus grand damne de certains et si beaucoup me voient comme un psychopathe sadique, moi je me vois seulement comme un survivant cherchant à donner un sens à sa vie peu importe les moyens, à retrouver la personne la plus chère à son cœur, ma fille, Amethyst. J'ai perdu ma femme au début de l'épidémie, mes enfants m'ont abandonnés peu avant que l'horreur ne se propage, je me retrouvai donc seul à me morfondre dans l'espoir de pouvoir faire un trait par le passé et avancer ensemble vers l'avenir. Nous avons besoin l'un de l'autre, ceci est devenue une certitude depuis que j'ai commencé à me remettre en question, à faire le tri dans mes souvenirs, mes actes.

Le zombie quant à lui ne ressentait plus rien et pour ça je ne pouvais que le jalouser. A part bouffer de la viande fraîche ils ne savent rien faire d'autre et la preuve vivante avec moi alors qu'il commençait à s'avancer, son abdomen forçant le retrait de l'outil, de la chair s’accrochant visqueusement à cette dernière. D'un coup rapide et violent, je pris bien en main ma batte pour lui asséner un coup, un seul coup en pleine tempe qui lui décrocha la tete. Du sang gicla tel le jet d'une fontaine pour venir éclabousser le tronc et quelques peu ma batte. Mon regard suivit indirectement la tete du zombie qui finit sa course sur un tas de feuille. Un cadavre en moins et un léger soulagement intérieur se faisant ressentir. Ah...là je me sentais mieux, vous n'imaginez pas à quel point je peux désormais respirer. C'est cependant un autre visage que je vis à la place de celui du zombie. Fermant les yeux avec dégoût, je me mis à fuir celui aussi vide qu'une coquille du cadavre, non, je ne pouvais pas. Tournant les talons comme si de rien n'étant en laissant le corps du zombie sans vie pencher légèrement vers l'avant tout en étant maintenu encore par la barre, je pris la décision de me diriger vers la petit clairière que j'ai aperçu il y a quelques minutes, là où une maison de chasse s'y trouvait. J'aurai pu aller m'installer là-haut pour me changer les idées, mais être enfermé n'était pas une option que j'envisageai, je préférai encore me retrouver à l'extérieur pour ne pas oublier le danger qui nous guette. De toute façon mon taux de sommeil est devenu restreint depuis plusieurs jours, autant que je passe le temps en fracassant le crane des zombies ou des survivants voulant me faire chier. Je ne laisserai personne venir foutre la merde sur mon chemin aux risques de la faire bouffer à ces derniers.

Mes pas se faisant lents et adroits, je tenta de m'y diriger sans faire trop de bruit, je commençai à prendre l'habitude maintenant après m’être faufilé dans des endroits quelques peu infestés de zombies. Je ne dis pas que je ne suis pas un grand amateur de coup d'état en allant éclater du cadavre, mais parfois la discrétion sert grandement vous pouvez me croire...enfin, que vous me croyez ou non je m'en fous complètement donc bon. Le silence régnant dans la clairière me permit d'entendre quelques vois à l'intérieur, deux à priori à en juger le ton et la provenance. Qui ? Suspicieux, je me stoppa à quelques mètres de la petite maison en y laissant mon regard s'attarder sans pour autant apercevoir qui que ce soit. Mon imagination ? Non, je ne suis pas devenu assez fou pour me mettre à halluciner, j'ai bel et bien entendu des voix. La seule façon de pouvoir m'en assurer et d'aller à l'intérieur. Optons pour l'entrée calme, qui sait combien ils sont à l'intérieur, je ne vais pas risquer de voir quelqu'un me foutre un canon dégueulasse sous le nez. Baissant la batte sans pour autant la lâcher, je me dirigea vers l'entrée pour poser ma main sur la poignet et tourner le loquet, la porte s'ouvrant sans aucune résistance, c'est déjà une bonne chose. Ne crions pas victoire trop vite et pour preuve avec avec la chose froide se posant immédiatement sur ma tempe, mon sixième sens me proclamant un danger imminent, une voix retentissant pour me mettre en garde. Que de violence dans ce monde de brut. " Je pensai pas faire la rencontre d'une femme de caractère..je vais malheureusement devoir décliner..." Tout en parlant je pris soin de fermer la porte derrière moi avec mon pied, cette dernière une fois refermée je détourna mon regard vers l'inconnue. Ma bouche s'entre-ouvrit en voyant la silhouette et le visage de la jeune femme à la lumière du jour. " Leanne ? L'avocate ?" Je la savais déterminée, mais j'aurai jamais pensé qu'elle serait parvenue à survivre dans de telles conditions. Comme quoi les apparences sont trompeuses. Gardant un air posé et calme, je n'ai jamais été tactile et même si j'apprécie énormément la jeune femme pour l'aide qu'elle a su m'apporter autant pour moi-même que pour mon subconscient, je n'irai pas jusqu'à la considérer comme la plus grande de mes proches. J'ai toujours eu un certain respect pour la jeune femme, son métier d'avocat m'a aidé à garder un œil indirectement sur mes enfants lorsqu'ils étaient plus jeune, je ne la remercierai jamais assez pour ça. J'aurai jamais pensé te retrouver en train de me menacer avec une arme à feu, mais les temps obligent..." Elle était sur ses gardes, c'était donc la moindre des choses. Déposant doucement ma batte sur le premier support se trouvant à mes coté, je n'hésita pas à lui dire ce que j'avais sur le cœur. " Je ne suis pas le méchant alors si tu peux baisser ton arme j'en serai heureux, je vais pas te piller ou je ne sais quoi." Je me tourna cette fois-ci vers elle, plantant mon regard dans le sien tout en me tenant bien droit.
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MessageSujet: Re: When Friends suddenly become Strangers ◘ Marwan Sam 20 Fév - 18:43

When friends suddenly become strangers


Leanne & Marwan

La nervosité dévorait la jeune femme tendit qu’elle plaçait l’extrémité de son arme contre la tempe de cet inconnu. Elle savait pertinemment qu’elle se sentait incapable d’abattre une personne en vie, mais elle devait toujours garder en tête qu’elle n’aurait peut-être pas le choix. L’homme entra et, contrairement à ce qu’elle espérait, garda fermement ses mains sur sa batte de Base-Ball. Leanne se mordit la lèvre inférieure tandis qu’il refermait la porte d’un coup de pied en refusant oralement d’obtempérer. Merde. Sa prise sur son arme se fit plus forte et sa respiration plus courte tandis qu’elle commençait à percevoir l’idée de devoir abattre cet homme de sang froid s’il venait à tenter quoi que ce soit. Elle avait la position de force, mais ça ne durerait pas. Il n’y avait besoin de nulle analyse pour comprendre que, s’il le souhaitait, il saurait retourner la situation à son avantage et prendre le dessus sur elle. Mais ses gestes demeuraient lents et sa garde baissée tandis qu’il pivotait doucement pour lui faire face.

Connaissez-vous cette impression de connaître les gens, sans avoir le moindre souvenir de l’endroit où vous auriez été susceptibles de les connaître ? Ce sentiment était une chose qui arrivait de moins en moins souvent dans ce monde hostile où les visages connus étaient plus souvent dans un état de putréfaction avancée et en devenaient méconnaissables. Mais ce fut cette étrange impression qui dévora Leanne quand elle croisa le regard de cet inconnu qui semblait bien menaçant. Lui aussi semblait se figer, la reconnaître. Et lui ne tarda guère à prononcer son prénom d’une voix interrogatrice, ajoutant même à celui-ci son ancien métier. Leanne recula de surprise, gardant toujours en joug cette personne qu’elle connaissait et qu’elle n’arrivait plus à se remémorer. Il n’était jamais facile de remonter quatre années en arrière, surtout quand la personne ne semblait vous connaître uniquement par votre métier. Un ancien cas qu’elle a défendu ? Mis sous les barreaux ? A son ton, elle sut qu’il n’avait aucune rancœur contre elle, bien au contraire. Mais elle ne dit rien. A la mention du prénom de sa mère, Ethan avait sorti discrètement la tête de sous le lit où il s’était caché, attendant qu’elle lui signale si oui ou non, il pouvait sortir.

Il parla de nouveau, tutoyant la jeune femme ce qui lui fit froncer les sourcils. Il s’agissait donc de quelqu’un qu’elle avait connu dans le cadre de sa fonction et avec qui elle avait une relation assez proche pour qu’il puisse se permettre de la tutoyer sans hésitation. Et des gens correspondant à ce critère, il n’y en avait que peu. Était-ce le sang et la terre qui étaient collés sur son visage qui le rendait méconnaissable à ce point, ne permettant à la jeune mère que de deviner des traits familiers ? Mais un nom lui revint en mémoire. Un nom qu’elle lâcha dans un soupir de soulagement. « Bartholomew. » Elle ne baissa pas son arme, bloquée dans cette situation. Elle avait beaucoup côtoyé cet homme par le passé. Ses enfants lui avaient tourné le dos, vivant dans le secteur de Los Angeles. Et Marwan lui avait demandé de jouer les assistantes sociales. Leanne venait de se lancer dans le métier et elle avait accepté, ressentant plus qu’elle n’aurait dû l’empathie d’un père qui perdait tout ce qu’il avait de plus précieux. Alors elle lui faisait des comptes-rendus de l’avancée de ses trois enfants. De fil en aiguille, la relation de travail avait dépassé ce stade et la jeune femme avait presque fini par considérer cet homme comme un ami. Mais tout cela, c’était autre fois.

Marwan chercha encore à montrer sa bonne foi, posant sa batte sur une table à ses côtés. De nouveau, il s’adressa à elle, lui expliquant qu’il ne chercherait pas à lui faire du mal, à la voler. Elle pencha légèrement la tête sur le côté. « Tu n’as jamais été un méchant, Marwan… Mais au rythme où va ce monde, Dieu seul sait ce que les hommes peuvent être capables de faire… » Elle baissa alors légèrement son arme, arborant cette moue mi-contrariée, mi-pensive qui lui était attachée. Puis, elle désarma son arme et la rangea, poussant un soupir. « Désolée… Mais la confiance n’est pas quelque chose qui est facile à garder de nos jours et les vivants sont parfois pires que les morts… J’étais… Obligée… Un comble pour une avocate, n’est-ce pas ? » Elle sourit légèrement, comme pour s’excuser et ne savait plus trop comment faire. Devait-elle lui tendre la main pour le saluer ? Ou bien simplement lui offrir une franche accolade ? « Maman…? » D’une voix hésitante, le jeune garçon cherchait à savoir s’il pouvait oui, ou non, quitter sa cachette et venir la rejoindre en toute sécurité, ou bien si il devait rester sur ses gardes. D’un mouvement de tête, Leanne lui fit comprendre que le danger était écarté et qu’il pouvait approcher, ce qu’il ne tarda pas à faire, la rejoignant et se plaçant à ses côtés. D’un geste autant protecteur que soulagé, elle passa un bras autour de ses épaules. « Je te présente mon fils, Ethan… » Sa voix se brisa alors, repensant aux enfants de cet homme. Avaient-ils survécu ? Sa solitude semblait indiquer le contraire mais les espoirs étaient toujours permis, malgré l’apocalypse qu’ils traversaient. Elle en était la preuve vivante.

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MessageSujet: Re: When Friends suddenly become Strangers ◘ Marwan Sam 20 Fév - 20:10

Se faire menacer de la sorte commence à devenir une habitude que j'aimerai perdre au plus vite afin d'éviter de devoir gaspiller mes forces à devoir contrer une menace aussi répétitif qu'inutile. A quoi cela rimerait ? Soulager une conscience déjà perturbée ? Se donner un minimum de contenance en se disant que la personne même menaçant une autre est courageuse ? Non, voici purement et simplement la preuve vivante que ces personnes n'ont rien dans le froc, pourquoi ne pas me faire face ? Elle est comme toute les autres à vouloir jouer les faux durs. Je pourrai très bien lui montrer ce qu'est d'avoir une bonne paire de couilles, mais au lieu de ça je la joua intelligemment le temps d'illustrer intérieurement un plan pour me sortir de ce bordel sans trop me fatiguer ou user de ma batte que je tenais d'ailleurs toujours en mains. Si elle s'attendait à ce que je coopère elle pouvait courir, je ne suis pas un de ces soumis, personne ne me soumets et encore moins une femme même si j'aime coté dominatrice chez elles. Mais là n'est pas la question. Comme marque d'un véritable courage, je me tourna pour faire face à l'inconnue en lui montrant ainsi que je n'hésiterai pas à lever le petit doigts pour lui mettre un coup sur le crane si je le souhaitai, je ne suis pas elle et elle ne sait surement pas de quoi je suis capable. L'idée commençant à germer dans mon esprit, je me retins pendant quelques secondes avant de finir par croire le regard de la jeune femme. Comment dire...impossible, elle ne pouvait pas être vivante après tout ce temps et encore moins dans un monde comme celui-ci. Ce petit bout de femme était encore en vie alors que je n'aurai jamais parié sur elle, elle n'avait rien d'une survivante ou encore d'une battante comme je peux l’être malgré que sa profession lui demandait une certaine expertise dans ce domaine. Ce n'est aucunement une question de rabaissement, mais juste mon avis, mon opinion sur l'avocate me faisant désormais face avec une foutue flingue braqué sur moi.

Lorsque j'entendis mon nom sortir de sa bouche j'eus un petit sourire au coin en sachant qu'elle se souvenait bien de moi, qu'elle allait pouvoir baisser cette arme et devenir une personne rationnelle. Ce n'était absolument pas le moment de me mettre à dos, je suis pas là pour la blesser ou je ne sais quoi, je cherche ma fille et c'est par pur hasard que je suis tombé sur elle dans cette petite maison. Inclinant très légèrement la tete en guise d'acquiescement suite à l'évocation de mon nom, je déposa la batte pour lui faire comprendre que je n'étais aucunement hostile malgré le fait qu'elle venait de toucher en plein dans le mille en évoquant cette fois-ci le changement de certains hommes depuis que l'épidémie s'est propagée. J'en suis la preuve vivante malgré qu'elle était persuadée que je n'ai jamais été le méchant de l'histoire. Oh non, à l'époque j'étais juste perdu à cause de tout ce qui m'arrivait et dont je n'avais aucune notion, mais ce monde a changé et moi aussi, j'ai du m’habituer à celui-ci en devenant quelqu'un d'autre. Piller des pauvres survivants n'ayant rien demandés ou fracasser leur crane au sol parce qu'ils m'ont manqués de respect ou pas répondus à mes questions est-il digne d'une gentil ? Non et plus le temps passait, plus je continuai d'émettre des doutes sur le peu d'humanité encore en moi. Vous savez ce qui me tient encore un minimum sur le droit chemin si je puis dire ? Ma fille, Amethyst, pour moi elle est encore en vie et la retrouver serait un immense soulagement qui apaiserait ma conscience. " Tu ne fais que te défendre, je ne vais pas t'en vouloir. Mais la prochaine fois évite de pointer directement l'arme sur un inconnu...simple conseil." Était-il plus astucieux d'analyser en premier lieu le comportement d'un inconnu et de l'environnement avant de se précipiter pour le tenir en joug ? Bien sur que oui, elle pouvait en faire ce qu'elle voulait de ce conseil, si j'ai dis ça c'est pour elle.

Mon regard dévia assez rapidement lorsqu'une autre voix se mit à retentir dans la maison. Maman ? Elle a un gosse ? Sérieusement ? On dirait bien que j'ai eu un train de retard. Bon, d'un coté le temps a passé, je n'ai pas pris des nouvelles depuis que l'épidémie à commencer à se répandre comme la peste et le choléra. A la fois intrigué, triste et surpris, je dévisagea rapidement le gosse qui se pointa vers sa mère qui ne perdit pas un instant pour le présenter. On va pas se mentir, j'étais un peu mal à l'aise dans une telle situation en pensant à mes propres gosses qui m'ont tournés le dos par simple retour de manivelle. Déglutissant comme je pu, je me mis accroupi de façon à être à la hauteur du gosse. " Salut Ethan, moi c'est Marwan, je suis...un ami à ta mère." Je marqua une petite pause en alternant mon regard vers sa mère et lui à quelques reprises. J'entrouvris la bouche dans le but de reprendre la parole, mais je ne réussis pas à sortir le moindre mot, c'était bien trop dur pour moi d'agir comme ça alors que je n'ai pas été capable d’être un bon père présent pour ma propre fille. " Je ne voulais pas vous déranger...excuse-moi." Elle était surement la seule personne que je considérai comme une véritable amie avant l'épidémie, elle a tellement fait pour moi que la remercier ne serait pas dans mes moyens, je ne saurai comment rembourser la dette que j'ai envers elle même si elle voyait ça comme un devoir et non une dette à rendre. Baissant légèrement le regard vers ma batte, je lâcha un bref soupir avant de me tourner vers la fenêtre la plus proche pour y regarder l'extérieur du mieux que je pouvais malgré la crasse volumineuse sur ces dernières. La femme de ménage est morte depuis un moment à priori.

La clairière déserte, il était peut-être temps que je me remette en route et continue les recherches en profitant de la lueur du jour parce qu'elle ne durera pas. Et puis elle était avec son fils, je pense pas avoir été invité à rester avec eux. J'ai été content de la voir, mais je ne peux pas me permettre de faire dans la sentimentalité maintenant. Sans aucun autre mot je pris la direction de la porte avec ma batte de nouveau dans mes mains. L'air frais me frappa de plein fouet et au lieu d'y ressentir un quelconque mal,je me sentis vraiment bien à cet instant. Un coup d’œil vers le ciel éclairci avant de le faire retomber vers le sol terreux en ayant une petite pensée à Leanne et son fils. Elle a réussit à survivre avec lui, je suis heureux pour elle, vraiment, elle le mérite, c'est une personne bien. Planté sur la pas de la porte, dos à cette dernière, je me mis à méditer en me promettant une nouvelle fois..." Bientôt, nous serons enfin réunis, je te le promet....ma fille." Des paroles dans le but de me rassurer ? Bien sur que oui, j'ai besoin d’être rassuré la concernant, il faut qu'elle soit en vie...il le faut.

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MessageSujet: Re: When Friends suddenly become Strangers ◘ Marwan Lun 22 Fév - 11:15

When friends suddenly become strangers


Leanne & Marwan

Il ne lui en voulait visiblement pas pour l’incident durant lequel elle avait braqué son arme sur lui sans réfléchir, sans même poser d’abord les bonnes questions. C’aurait été quelqu’un d’autre, la réaction n’aurait surement pas été la même, c’était certain, et les dimensions qu’aurait pris cet acte purement défensif auraient pu devenir dramatique pour les deux partis. Mais ils n’en n’étaient pas arrivés là, ils n’en avaient pas eu besoin. Elle posa son arme et lâcha un profond soupir mi-soulagé, mi-nerveux. Il lui adressa alors un conseil qu’elle nota précieusement. Ce n’était pas dans ses habitudes d’agir de la sorte, mais le fait qu’il approche de la maison sans chercher à se présenter, sans chercher à faire part de sa présence l’avait inquiétée et elle avait souhaité se protéger et surtout, protéger son enfant.

C’est d’ailleurs à cet instant qu’Ethan sortit le bout de son nez de sous le lit et se fit remarquer avant de rejoindre sa mère. L’air de famille était bien visible, les mèches blondes de Leanne se retrouvant joliment nuancées sur la tête de son garçon de onze ans. Il ne quitta pas cet étranger du regard et les présentations de sa mère n’y changèrent rien. La jeune femme le sentait encore tendu au niveau de l’épaule qu’elle tenait dans sa main et elle fit glisser ses doigts dessus comme pour lui signifier qu’il ne risquait rien. Elle réalisa alors soudain que, si elle savait énormément de choses sur Marwan et sa famille, elle ne s’était jamais livrée sur sa propre situation de mère épanouie et qui menait la barque familiale aux côtés d’un mari aimant. Peut-être que cela était dû au fait que le fossé entre sa propre vie de famille et celle de Marwan était trop grand et elle n’avait pas cherché à monter les enchères en exposant son bonheur au devant d’un homme qui avait besoin de soutien, de conseils et de quelqu’un à qui se livrer. C’était surtout pour cet aspect humain que la jeune femme avait accepté de jouer le rôle qu’elle avait eu à l’époque, se renseignant sur les trois enfants de cet homme et lui donnant des nouvelles le plus souvent possible, l’informant principalement des changements que traversaient ces jeunes gens qu’elle était venue à apprécier également.

Celui qui avait été une menace quelques instants plus tôt se baissa alors à hauteur d’Ethan et le salua, se présentant à son tour. Oui, un ami. Il pouvait se donner ce titre là. Le jeune garçon sourit légèrement. « Salut. » Voilà longtemps qu’il n’avait pas cherché à lancer une discussion, croisant rarement des jeunes de son âge. Mais Leanne sourit devant la politesse minimale dont faisait encore preuve son fils. Éduquer un enfant dans ce monde semblait ne plus avoir de sens et pourtant, elle cherchait encore à rattraper quelques petites choses et à lui inculquer des valeurs profondes et respectables. La blonde croisa alors le regard de Marwan. Était-ce un trouble qu’il ressentait devant ce jeune adolescent qui était encore bien en vie et qui avait survécu à ces quatre longues années de chaos ? Il ouvrit la bouche, comme pour dire quelque chose, mais aucun son n’en sortit. Une gêne se plaça alors entre lui et cette moitié de famille qu’elle formait avec son fils tandis qu’il se redressait, s’excusant de les avoir dérangés. Il leur tourna le dos, observant alors par la fenêtre l’extérieur de la cabane. Ethan posa ses yeux sur sa mère, inquiets et curieux de savoir ce qu’il se passait. Puis, l’homme solitaire quitta les lieux sans mot dire, refermant la porte derrière lui. « Euh… J’ai fait quelque chose de mal… ? » Leanne l’embrassa sur le front. « Non, ne t’en fais pas… Retourne te reposer un peu, je vais lui parler. »

Devant l’air inquiet de son fils, elle se saisit de l’arme de poing et sourit une dernière fois au jeune garçon avant de sortir à son tour, rejoignant Marwan sur le pas de la porte. Elle prit soin de refermer la cabane derrière elle et fit face à ce père de famille qu’elle avait toujours connu comme étant dépassé par les événements qu’il devait traverser. Sans réellement le vouloir, elle avait entendu la petite prière qu’il avait réalisée et pinça légèrement les lèvres avant de se racler la gorge afin de faire part de sa présence. « Le jour où le monde a commencé à sombrer, je devais t’appeler… Tes enfants étaient ensemble. Les deux garçons et ta jeune fille. Je dois t’avouer ne pas avoir essayé de les rappeler quelques jours plus tard, malgré le fait que nous pouvions encore communiquer à ce moment là. » Elle soupira, se sentant soudainement légèrement coupable de la solitude de cet ami qu’elle avait connu dans l’espoir de le voir garder un lien avec sa famille. Aujourd’hui, le lien était rompu et elle pouvait comprendre mieux que personne ce qu’il pouvait ressentir. Elle croisa les bras sur sa poitrine et s’appuya au mur de la petite maison de fortune qu’ils avaient trouvée. « Tu as raison de croire que tu la retrouveras… Tout est possible et ta fille était une battante qui était protégée avec soin par ses frères. N’abandonne pas cet espoir. Jamais. »

Ses yeux se posèrent sur son alliance qu’elle portait toujours et qu’elle ne souhaitait en aucun cas enlever tant que la preuve de vie ou de mort de son époux ne lui serait pas apportée. « Mon mari et ma fille n’étaient pas avec nous quand des mesures ont été prises. Il était à San Fransisco, nous à Los Angeles… Mais je ne peux pas croire qu’ils soient… Qu’ils aient été… » Les mots mourraient dans sa gorge avant même qu’elle ne puisse les sortir et elle se mordit la lèvre inférieure, retenant ce qu’elle cherchait à masquer depuis quatre ans aux yeux d’Ethan. La peur. La tristesse. La raison qui vous pousse à croire qu’il vous est impossible de retrouver vos proches dans un monde aussi fou et cruel. La plus grosse inquiétude de Leanne demeurait Parker. Comment une enfant si jeune pouvait survivre, même avec son père pour la protéger ? Elle reposa son regard clair sur Marwan. « Tu ne nous déranges pas, au contraire… Voilà plusieurs semaines que nous n’avons pas croisé le moindre vivant et nous avons du faire notre maximum pour survivre. Il y a de quoi manger et boire à l’intérieur. Je ne te supplierais pas pour que tu restes, mais ta compagnie est la bienvenue… »

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MessageSujet: Re: When Friends suddenly become Strangers ◘ Marwan Sam 14 Mai - 20:52

Rp archivé suite à la suppression de Marwan. coeurrose

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When Friends suddenly become Strangers ◘ Marwan

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