[FLASHBACK] I can't be tamed ◘ Pierce & Mikhaila
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[FLASHBACK] I can't be tamed ◘ Pierce & Mikhaila

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MessageSujet: [FLASHBACK] I can't be tamed ◘ Pierce & Mikhaila Dim 17 Avr - 14:07

I can't be Tamed

La jeune femme planta rageusement son couteau dans l’œil d’un des monstres. Derrière elle, Brad venait de faire de même en lâchant un cri rageur. D’un coup d’œil circulaire, elle constata avec horreur qu’il en venait de tous côtés. Trop. Ils étaient bien trop nombreux et bientôt, ils ne pourraient plus rien faire pour lutter contre tout ceci. Bientôt, ils tomberaient. Quelques mèches de ses cheveux sales, pourtant attachés, venaient se coller à ses joues et elle contemplait cette mort ignoble qui s’annonçait. D’un mouvement rageur, elle sortit le fusil d’assaut qu’elle possédait et qui contenait ses dernières munitions. Elle l’épaula et tira, faisant parler ses anciennes capacités de soldate et abattant sans faiblir les rôdeurs qui marchaient vers eux, cherchant à les piéger sans réellement s’être concertés. « Brad, baisse to ! » Le jeune homme s’exécuta et, d’une rasade, elle libéra une voie qui signerait peut-être leur salut. Sans chercher à comprendre, elle se lança dans la course, récupérant le sac du jeune homme sur le sol. « Allez, vite ! » Elle l’entendit se relever tandis qu’elle s’éloignait du cercle dans lequel ils étaient enfermés quelques instants plus tôt. Sa course était entamée quand son prénom hurlé à l’arrière lui glaça le sang et la stoppa net.

Quand elle se retourna, elle constata qu’il n’avait pas eu le temps. Que les rôdeurs avaient été plus rapides. Qu’ils avaient refermés leur emprise sur lui. Il commença à essayer de lutter, à essayer de les abattre pour pouvoir s’en sortir. A son tour, il utilisa un revolver qu’il avait en sa possession pour essayer de survivre. « Mikhaila !!! Aide-moi ! » La blonde déglutit avec difficulté, réfléchissant à toute allure. Ses réserves de munition étaient amoindries et si elle se relançait dans la mêlée, elle risquait d’y passer, elle aussi. Oui, elle pouvait peut être le sauver, mais la possibilité «était trop faible pour qu’elle prenne le risque. Ses yeux s’écarquillèrent et elle se mordit la lèvre inférieure. Le temps s’écoulait, et bientôt, il fut trop tard. Elle croisa le regard désespéré et terrifié de Brad et l’un de ces monstres l’attrapa pour le mordre à l’épaule. Mikhaila ferma les yeux tandis qu’il hurlait de douleur et de terreur, l’implorant encore en criant son prénom. Mais elle devait survivre. Elle tourna les talons et courut, encore et encore, sans jamais s’arrêter. Elle savait que certains la poursuivraient et elle ne pouvait pas prendre de risque. Les cris de celui qui l’avait accompagnée durant presque quatre ans s’effacèrent à chaque pas, pour finalement s’éteindre.

Elle ne s’arrêta que lorsqu’elle fut à bout de souffle. Sa gorge sèche la faisait tousser et elle se jeta sur une bouteille dos qui se trouvait dans son sac, se désaltérant sans honte. Son T-Shirt était marqué par l’effort, à l’image de son front. L’air sec n’aidait nullement les courses et la sienne avait été effrénée. Elle se laissa tomber sur le sol, contre un arbre. Puis, le souffle court, elle essaya de se calmer, respirant profondément et écoutant les alentours, en quête d’un potentiel danger qui pourrait surgir de nulle part. Elle resta ainsi durant quelques instants, reprenant ses esprits et un calme olympien. Ses pensées ne purent, cependant, s’empêcher de se tourner vers le jeune homme qu’elle avait abandonné à une mort certaine. Elle laissa sa tête tomber dans ses mains et songea de nouveau à de nombreuses aventures et de nombreux moments qu’ils avaient vécus ensemble. Il avait été là pour elle, depuis le début. Il l’avait arrachée à la mort dès le premier jour, quand elle avait du laisser une amie mourir pour fuir. Et la boucle venait de se boucler. Le jeune homme ne méritait pas de finir ainsi. Elle leva légèrement sa bouteille d’eau. « A la tienne, Brad… On pleurera plus tard… » Elle but une nouvelle gorge d’eau avant de ranger la bouteille dans son sac. Elle avisa alors celui qu’elle avait récupéré du caméraman et l’ouvrit. Elle fit le tri, récupérant vivres et eau, délaissant les vêtements que le jeune homme avait gardé durant tout ce temps.

Puis, épuisée, lasse, elle fouilla dans son propre sac, souhaitant soudainement prendre un peu soin d’elle. Malgré l’été, il avait plu la veille et une flaque d’eau se trouvait non loin d’elle. Se relevant, elle ôta son T-Shirt, dévoilant sa peau claire et sans le moindre défaut. Puis, elle se dirigea vers la flaque, laissant le reste de ses affaires à leur place. Seul son couteau était attaché à sa ceinture. Elle plongea le tissu dans l’eau fraiche et  commença à se l’éponger sur le visage. Un brin de toilette lui faisait le plus grand bien, et ce fut avec horreur qu’elle entendit un craquement derrière elle, la forçant à se retourner pour faire face et empoignant son couteau avec rage.

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Dernière édition par Mikhaila A. de la Vega le Lun 18 Avr - 14:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] I can't be tamed ◘ Pierce & Mikhaila Lun 18 Avr - 10:18

I can't be tamed
Pierce Higgins & Mikhaila A. de la Vega

« Et à quoi ça pourrait bien t’servir ? » demanda Pierce avec fatigue. Y avait des jours comme ça, c’était dur de ne pas être seuls, de ne plus être juste à trois, lui, Lana et Phoenix. De se coltiner les autres et leur sottise. Il avait l’impression qu’il fallait tout expliquer, jusqu’au sens de la vie minable qu’ils avaient désormais. C’était comme des enfants, à qui il fallait répéter sans cesse ce qu’il fallait faire, comment il fallait le faire, et même à quel moment précis cela requérait une action. Heureusement que tous n’étaient pas comme ça. Un simple regard échangé avec un autre gars du petit groupe suffit à lui faire comprendre qu’il était loin d’être le seul exaspéré par tant de bêtise. « Bah une arme ! » répliqua l’autre, brandissant fièrement sa trouvaille. Sa connerie était inscrite sur son visage, comme s’il n’y avait rien à tirer de ce gars-là. Peter qu’il s’appelait, un étonnant survivant. On aurait pu croire que la sélection était suffisamment avancée pour que ce genre d’énergumène ait disparu de la surface de la terre, mais il n’en était rien. Peter était la preuve vivant qu’être avec les bonnes personnes pouvait sauver la vie, même lorsqu’on était particulièrement demeuré. « Un guidon ? » demanda Pierce, incrédule, et essayant bien d’imaginer un combat entre un zombie et une personne détenant ce genre d’objet. Certes, ça pouvait servir quand on avait plus rien sur soit et qu’il fallait quand même défoncer le crâne des morts. Mais le porter sur soi et le considérer comme son arme, ça dépassait l’entendement. L’autre commença à faire quelques démonstration de mouvement, fouettant l’air avec son objet. Il s’apprêtait à faire le commentaire de ses gestes, mais un cri se fit entendre et instantanément, tout le monde se stoppa. Plus un geste, plus un souffle, plus une parole. Car qui criait était vivant, et lorsqu’il y avait des vivants à proximité, fallait faire attention. Un autre cri de détresse. Quelque soit le type de groupe dont il s’agissait, il subissait une attaque. de Rôdeurs probablement. Deux solutions se présentaient alors au détachement mené par Pierce : soit ils se tiraient, soit ils allaient voir. Et bien évidemment, la deuxième option était bien plus alléchante que la première, bien qu’également beaucoup plus risquée.

Un signe de la main de Pierce et tout le monde se mit en direction de l’endroit où se trouvaient le groupe. Le bruit causé par leur mésaventure les guidait, et ils tentaient de se déplacer dans le plus grand silence, bien qu’il était toujours difficile de rendre ses pas silencieux. Bien entendu, chacun s’était saisi de son arme, prêt à se défendre, que ce soit contre les rôdeurs ou contre les vivants. Ils n’étaient pas bien loin, mais bientôt les bruits s’estompèrent, signalant que le combat était terminé. Malgré tout, Pierce indiqua qu’il fallait continuer d’avancer. Ils formaient un groupe de cinq, et s’étaient étalés dans l’espace. Un individu se positionnait tous les cinq mètres pour former une ligne, à la manière des battues. Pas question de louper quoique ce soit. Et au bout d’un moment, il aperçut quelque chose. Ou plutôt quelqu’un, visiblement accroupi. Un nouveau signe de la main et tout son groupe se stoppa, histoire d’évaluer la situation. Chacun cherchait la présence d’une autre silhouette, ce n’était pas la peine de se jeter dans la gueule du loup. Mais après un moment, force était de constater qu’il n’y avait que lui. Ou plutôt, qu’elle. Ils reprirent donc leur marche, lentement, s’approchant sûrement de la jeune femme. Comme toujours, le cœur de Pierce palpitait. L’adrénaline d’une prise, car on ne savait jamais ce qu’on allait bien pouvoir trouver. Rapidement, il s’aperçut qu’elle n’était qu’en sous-vêtement sur le haut de son corps, en train de tremper un bout de tissu dans une flaque d’eau. Un brin de ménage. Etait-ce parce qu’en se battant, elle s’était mis du sang partout ?

Peter marcha sur une brindille, et la jeune femme fit volte-face, couteau à la main, prenant un air menaçant. Rapidement et d’un commun accord tacite, les cinq gars se disposèrent tout autour d’elle, à une certaine distance, l’encerclant et la menaçant eux-mêmes de leurs armes. « Et bien les gars, on dirait qu’on dérange la demoiselle. » affirma Pierce un fin sourire aux lèvres, clairement amusé par la situation. Les autres s’esclaffèrent, ne se gênant pas tellement pour laisser courir leur regard sur le corps de l’inconnue. Il fallait dire que ça n’arrivait pas vraiment, ce genre de choses. Ils étaient eux-mêmes cinq hommes, Pierce n’appréciant guère les femmes lors des excursions. Elles étaient plus un fardeau qu’autre chose à ses yeux, et ce n’était pas l’occasion de s’alourdir d’une telle charge. « Tu comptes faire quoi avec ce couteau ? T’auras p’t’être le temps d’embrocher l’un d’entre nous, et ensuite ? » demanda-t-il, estimant préférable d’éviter tout corps à corps, ne serait-ce que pour éviter tout danger de blessure. Lui-même tenait son neuf millimètres pointé sur elle : un mouvement et il la tuait, c’était aussi simple que ça. « Tu l’lâches, tu t’rends tranquillement, et y t’arriveras rien. On fait les choses simplement, et tout s’passera bien. » proposa-t-il. En réalité, il ne pouvait pas garantir que rien, qu’absolument rien, ne lui arriverait. Mais parler de cela n’allait sans doute pas l’encourager à se rendre, donc mieux valait éviter d’aborder le sujet.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] I can't be tamed ◘ Pierce & Mikhaila Mar 19 Avr - 12:56

I can't be Tamed

Le volte-face la mena à se retrouver face à plusieurs hommes, lourdement armés. Tous portaient une arme et bientôt, ils encerclèrent la jeune femme qui observa avec attention leurs mouvements. Elle avait abandonné son T-Shirt humide et était prête à lutter en soutien-gorge, révélant des atours qu’elle aurait soudainement préféré masquer. Cependant, ses sourcils froncés et ses airs de guerrière n’étaient pas à prendre à la légère. Elle tenait fermement son couteau, prête à bondir comme un lion pour égorger le premier de ces fous qui oserait lui faire du mal. Cependant, au vu de la situation, elle n’avait que peu de chance de s’en sortir indemne. C’était du cinq contre une et elle n’allait pas pouvoir faire le poids, fatiguée comme elle l’était. Elle posa son regard sur celui qui prit la parole et qu’elle identifia comme le chef du groupe. Oui, ils la dérangeaient. Grandement.

Mikhaila se redressa et releva le menton, toisant cet imbécile d’un regard de serpent. Les autres rirent, sifflèrent et, elle le devina sans même les regarder, ne se faisaient pas prier pour reluquer les courbes de la jeune femme. Ses dents se serrèrent tant l’image ne pouvait que la renvoyer dans un passé qu’elle ne pouvait que trop haïr. Si un seul d’entre eux essayait de la toucher, elle ne douta pas un seul instant qu’elle préférerait mourir plutôt que de vivre cela de nouveau. Ses yeux lancèrent alors des éclairs en tous sens, cherchant à savoir lequel de ces animaux se jetterait sur elle le premier.

Celui qui était certainement le chef de la bande reprit alors la parole, la questionnant sur le but qu’elle avait en tête. Visiblement, il n’était pas totalement dénué de son cerveau, émettant l’hypothèse qu’elle puisse en tuer un, mais que la suite serait bien difficile à gérer. Elle sourit en coin. « Parfois il suffit juste de buter le bon, tu sais… Ca peut mettre toute une meute de loup en déroute… » Elle ne bougea pas d’un millimètre, ayant bien conscience que le moindre mouvement pouvait signer son arrêt de mort. En revanche, son regard tomba sur son arme qui était restée à côté des deux sacs à dos, derrière celui qui se pensait plus malin qu’elle en lui exprimant des choses qu’elle savait déjà. Puis, son regard se posa sur l’arme de poing de cet homme. Clairement, les probabilités qu’elle survive si elle luttait étaient faibles, très faibles. Mais pour autant, elle n’était pas prête à rendre les armes.

Lui, en revanche, espérait qu’elle le fasse, l’incitant à déposer son arme et se rendre. Mikhaila haussa les sourcils. Il espérait vraiment qu’elle coopère aussi simplement que cela ? Était-il plus naïf que la moyenne ou bien le faisait-il simplement exprès ? De plus, l’idée de se rendre était étrange. Elle n’était pas en guerre, pas contre les vivants, du moins. Alors qu’il cherche sa reddition était un détail qui la faisait tiquer. Elle le fixa de son regard clair, ne bougeant toujours pas. « Me rendre ? T’es qui pour demander la reddition d’un autre ? » L’ex-soldate savait bien ce que cela signifiait mais n’était pas prête à faire des concessions. Pas dans ce monde et pas dans une telle situation. Plus que tout, elle espérait être capable d’atteindre son arme et de la récupérer. La battante qui vivait en elle n’allait pas simplement baisser les armes et les laisser faire ce qu’ils voulaient d’elle. Jamais.

Elle essaya de détendre ses épaules, gardant toujours sa garde maintenu, couteau au poing. « Nul besoin de me considérer comme une ennemie… C’est plutôt à moi de le faire étant donné la manière dont vous abordez les gens… Alors mon couteau, tu peux te le carrer là où je pense parce que non, je ne le lâcherai pas. » Celle qui fut une présentatrice télé distinguée autrefois venait de monter d’un cran. Elle avait beau avoir la situation à son désavantage, elle voulait garder son seul atout. Dans le pire des cas, elle aurait pu se défendre avec ses poings, mais ses mains étaient déjà dans un sale état pour en rajouter une couche. Son regard dévia une nouvelle fois vers ses affaires, essayant de trouver un moyen de l’atteindre. Si elle y parvenait, elle avait une chance de s’enfuir.

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] I can't be tamed ◘ Pierce & Mikhaila Mar 19 Avr - 15:34

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Pierce Higgins & Mikhaila A. de la Vega

Impossible d’en dire plus sur les événements que venaient de vivre la survivante qui se trouvait sous ses yeux. Cependant, il lui avait semblé entendre deux voix un peu plus tôt, lui indiquant qu’elle venait de perdre un compagnon de route. C’était toujours une épreuve. Bien entendu, tout dépendant des relations que l’on avait avec l’être perdu, mais quand bien même s’il faisait partie de l’équipe, ça signifiait la perte d’une force, de deux bras, d’une paire d’œil, d’une force. En tout cas, c’était plutôt une chance pour Pierce et ses compagnons, puisque cela signifiait qu’il n’aurait à faire qu’à elle visiblement. Et en plus, elle était vulnérable, affectée par la perte de son camarade, peut-être même bouleversée par ce qu’elle venait de voir. Voir un membre de son groupe se faire mordre, se faire déchirer la chair par les morts, pouvait être traumatisant. C’était le genre de chose auquel on s’habituait jamais vraiment, même si ça devenait un peu moins choquant. Ce genre d’images pouvait rester, et hanter les rêves toutes les nuits. Quoiqu’il en soit, elle ne demeurait pas non dangereuse. Le couteau qu’elle tenait dans sa main en était la preuve. Il fit quand même remarquer que sa situation n’était pas favorable, et qu’une attaque insensée risquait de causer sa perte, et non celle des cinq hommes qui l’entouraient. « Parfois il suffit juste de buter le bon, tu sais… Ca peut mettre toute une meute de loup en déroute… » répliqua-t-elle, menaçante. Bien entendu, c’était lui qu’elle visait, puisqu’il dirigeait clairement le groupe. Il parlait, donne les instructions, et il ne fallait pas être un génie pour s’en rendre compte. Enfin bon, elles avaient quand même tendance à sous estimer les autres. C’était peut-être pas des flèches, mais quand même, pas si facile à impressionner. « Compte pas trop là-d’sus. » répondit-il simplement, d’un ton calme. Fallait qu’elle cède et qu’elle ploie si elle voulait s’en sortir vivante. Y avait pas quinze milles portes de sortie, et ce n’était que sa décision. Personne ici ne pouvait vraiment choisir pour elle entre la vie et la mort. Sauf que jamais personne ne cédait sans tenter de résister, c’était une sorte de tradition. « Me rendre ? T’es qui pour demander la reddition d’un autre ? » demanda-t-elle, méprisante. Fallait vraiment lui expliquer ? Fallait vraiment lui faire un commentaire de la situation ? Il lui semblait pourtant que c’était évident, et qu’il n’y avait pas besoin de mots pour se faire comprendre. « L’mec qui t’tient en joue. » répliqua-t-il sèchement. Qu’elle vienne pas jouer la stupide.

Pourtant, elle voulait pas en démordre, les bloquant dans une impasse inutile. Que c’était pénible les têtes brûlées. « Nul besoin de me considérer comme une ennemie… C’est plutôt à moi de le faire étant donné la manière dont vous abordez les gens… Alors mon couteau, tu peux te le carrer là où je pense parce que non, je ne le lâcherai pas. » réagit-elle avec agressivité. La bouche de Pierce s’élargit en un large sourire avant qu’il ne se mette à rire de bon cœur. « Tu sais quoi ? D’accord. » répondit-elle, rangeant son arme dans sa ceinture sous le regard curieux des autres. Son humeur était étonnamment joyeuse, et il avait une furieuse envie de jouer avec ce jouet. « Z’avez envie d’jouer les gars ? Une p’tite chasse p’t’être ? » demanda-t-il aux autres, les regardant les uns après les autres. Ils approuvèrent tous, souriant également et se réjouissant d’avance. « Ouais mais elle remet pas son t-shirt ! » balança Peter, qui voulait surtout pas se priver d’une si belle vue. Pierce haussa les épaules, elle pouvait bien se trimbaler comme ça, complètement à poil ou en combinaison de ski, il en avait strictement rien à foutre. « Ok, s’tu veux. Qu’elle reste comme ça. » accepta l’ancien militaire. Son regard se reporta sur la jeune femme, se posant ensuite à ses pieds, sur les sacs et l’arme au sol. « Voilà comment on va faire. T’vas garder ton couteau, mais c’tout. Tu laisses tes affaires là. Essaie pas d’choper l’flingue, sinon Trash, sur ta droite, te descend. Donc t’pars devant, on t’laisse un peu d’temps, puis ensuite on t’prend en chasse. » annonça-t-il, n’ayant pas prévu de lui laisser des masses de temps. Trash avait légèrement bougé quand il avait prononcé son nom, si bien qu’il était reconnaissable, son arme bien levée vers elle. Il bougea, se déplaçant de plusieurs pas sur le côté pour faire un trou dans le cercle qu’ils formaient, histoire de la laisser passer et aussi de prendre une distance et éviter qu’elle lui tranche la gorge. Sa main était de toute façon sur sa ceinture, prête à dégainer son neuf millimètres si elle jouait la maligne. « Cours vite. » murmura-t-il dans un sourire carnassier, tandis qu’il tendait la main dans la direction opposée pour l’inviter à partir.

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] I can't be tamed ◘ Pierce & Mikhaila Mer 20 Avr - 9:47

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Pourquoi fallait-il toujours que les hommes se montrent plus têtus les uns que les autres ? Visiblement, son ton menaçant et son regard impitoyable n’avait rien fait gagner à Mikhaila, bien au contraire. Son vis-à-vis débordait d’une assurance qu’elle ne pensait pas voir et cela déstabilisé la jeune femme. En revanche, lorsqu’elle lui posa une question, la réponse la blasa plus que de raison. « Wow… Merci Captain obvious » Sans déconner, il pensait vraiment qu’elle n’avait pas capté qu’il était en train de la menacer d’une arme à feu et qu’il la tenait à bonne distance ? Elle poussa un soupir qui en disait long sur la réflexion faite par cet homme avant de pivoter légèrement, essayant de voir au moins une fois l’équipement et l’armement de ses assaillants. Il était vrai qu’avec un misérable couteau, elle n’irait pas loin, mais elle n’était pas du genre à se laisser faire et à rendre les armes sans chercher à récupérer la part du lion qu’elle méritait. Durant ces années apocalyptiques, la jeune présentatrice télé sexy et charmante avait fait place à une guerrière prête à tout pour vivre et à une battante comme le monde en avait rarement fait. Elle n’avait eu besoin de personne pour la protéger, et son apparence frêle et précieuse d’autrefois tranchait bien avec ses capacités à se battre. Elle espérait d’ailleurs fortement qu’ils la sous-estimaient, comme ça, elle ne pourrait que les surprendre.

Un sourire étrange se dessina sur les lèvres du chef de groupe quand elle lui annonça qu’elle n’était pas prête à se rendre. Contre toute attente, il se détendit et baissa même son arme tandis qu’il était pris d’un éclat de rire. La blonde haussa les sourcils, soudainement prête à tout entendre et à réagir en conséquence. Et il lui accorda sa requête, chose qui n’annonçait rien de bon. Un frisson lui parcourut l’échine tandis qu’elle se demandait bien ce qu’il avait pu imaginer, mais les muscles de son dos, bien visibles, se détendirent. Il rangea son arme, regardant ses camarades qui ne semblaient, eux aussi, pas en mesure de comprendre ce qu’il se passait dans la tête de leur boss. Et il reprit alors la parole, exposant son idée. Une chasse. Mikhaila écarquilla les yeux avec horreur, ne s’étant jamais retrouvée dans la peau d’une proie que l’on traque sans relâche. Et tout ceci, évidemment, sans oublier les rôdeurs qui n’étaient pas loin, sinon, ça manquait cruellement de challenge. Un des hommes exigea même qu’elle reste ainsi vêtue. La Russe de naissance lui adressa un regard noir et fut soudainement prête à bondir sur lui pour lui planter sa lame au premier endroit qui se présenterait à elle. Elle reporta son attention sur le chef de la bande quand il accepta la demande de son acolyte. « Vous n’êtes pas sérieux… » La chasse en elle-même ne l’enchantait pas. Mais savoir les rôdeurs non loin et courir pour sauver sa peau en n’ayant aucune protection sur le dos, pas même un bout de tissu, c’était un suicide, tout simplement.

Et comble de la malchance, le regard de la blonde avait trahi ses intention et elle fut privée de ses affaires, n’ayant droit de s’enfuir qu’avec pour seule défense se couteau qu’elle serrait fortement dans sa main droite. En revanche, elle en apprit sur le groupe. Outre un Peter, il y avait désormais un Trash, qu’elle identifia facilement. Puis, le cercle se brisa et on lui ouvrit sa porte de sortie. Et l’autre l’encouragea à partir. Elle resta d’abord immobile, les regardant tous un par un. Puis, sa langue maternelle prit le dessus. « Je vais vous tuer… » Elle s’était exprimée dans un russe parfait et se foutait bien qu’ils comprennent ou non ce qu’elle disait. Son visage devait traduire ses paroles bien mieux que les mots en eux-mêmes. Puis, elle tourna les talons et prit le pas de course, essayant de fuir le plus vite possible cet enfer.

Elle n’était qu’à peine remise de sa première course et devait déjà remettre ça. C’était foutrement pas une vie. Comme à l’armée, elle bénit la présence de ses chaussures en cuir qui n’étaient pas tout à fait des rangers mais qui avaient le don de la protéger sévèrement du monde extérieur. Elle courut sur plusieurs centaines de mètres, croisant de loin ou de moins loin quelques rôdeurs qui semblaient intéressés pour animer la partie. Elle les maudit et poursuivit sa route, chassant les branches de son champ de vision et essayant de ne pas trébucher. Elle espérait vraiment que ces idiots ne se séparent, ce qu’ils seraient obligés de faire s’ils souhaitaient la retrouver dans un tel endroit. Et alors, elle n’aurait pas aimé être à la place du premier qui croiserait sa route…

Et d’ailleurs, ça ne tarda pas. Alors qu’elle s’était cachée derrière un arbre, elle entendit des bruits de pas. Pas ceux qui caractérisaient les rôdeurs, non. Un pas de courses. Elle se saisit de son couteau et se prépara à faire face. En trois pas de plus, Trash se retrouva à ses côtés et croisa son regard, soudainement surpris de la trouver ici. Mais il n’eut pas le temps de réagir qu’elle avait déjà une main sur son arme pour dévier le tir de sa personne qui partit se ricocher contre un arbre. Puis, elle lui envoya son poing dans le nez avant de jeter son genou dans son bas ventre. Les réflexes de l’armée étaient toujours là et l’homme glissa doucement sur le sol, le souffle coupé. Elle se rua alors sur lui et se saisit de son arme sans ménagement avant de planter son couteau sous sa gorge. « Alors, Trash… On se fait battre par les filles ? » Il lui adressa un regard mauvais tandis qu’elle lui souriait de façon sarcastique. Elle aurait aimé prendre son temps et le zigouiller avec douceur et volupté. Mais un rôdeur fit son entrée, bientôt suivi par un autre. La jeune femme se redressa alors et avisa le couteau que l’homme portait encore à sa ceinture. « Je te prends ça. » Elle secoua légèrement l’arme. « Sois gentil et occupe toi d’eux pendant que je prends soin de tes copains, d’accord ? » Elle se redressa, n’oubliant pas de lui re-balancer un coup de pied dans les côtes afin qu’il ne se jette pas sur elle dans l’immédiat et tourna les talons. Elle l’entendit jurer, pester, courir aussi avant d’hurler un à un les prénoms des autres hommes afin qu’il ne viennent à sa rescousse. Et il commença par celui qui intéressait certainement le plus la jeune femme. Pierce. Sa mention en premier faisait de lui le possible chef. Elle n’allait pas oublier cela. Elle reprit sa course, l’arme à la main, son couteau glissé à sa ceinture, le doigt loin de la gâchette. Il serait dommage de trébucher et se blesser, non ?

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] I can't be tamed ◘ Pierce & Mikhaila Jeu 21 Avr - 17:43

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Pierce Higgins & Mikhaila A. de la Vega

Elle pouvait bien balancer des remarques avec rage et répondre avec mépris, elle n’en restait pas moins à la merci de cinq types, cinq inconnues, et à moitié à poil. Ce n’était pas avec les mots qu’elle allait récupérer le dessus sur les autres, et encore moins regagner un peu de dignité. Mais et agacement de ne fut que passager, Pierce étant rendu bien trop joyeux par cet étrange rencontre pour changer durablement d’humeur. Il en venait à tenter de nouvelles choses. Oh non, il n’était pas du genre à jouer avec les gens qu’il capturait. Au-delà des apparences, il restait une personne pragmatique, évaluant l’utilité des choses pour déterminer ce qu’il allait en faire. Et le jeu, le loisir, le divertissement ... ça n’avait plus vraiment sa place dans ce monde. Ou alors pour les gens retranchés derrière des murs, qui ne savaient pas réellement ce que c’était que de vivre dehors et qui jouissaient d’un confort extraordinaire. Mais aujourd’hui si, il voulait jouer. Il en était venu à élaborer cette chasse, avec un sadisme certain oui. Ses acolytes semblaient ravis d’ailleurs, d’avoir un peu de changement. Et plus il énonçait ce qu’il avait prévu de faire, plus il trouvait l’idée géniale. Dangereuse certes, mais géniale. Evidemment qu’il ne mettait pas de côté le risque qu’elle leur échappe, qu’ils tombent sur des rôdeurs ou pire, qu’ils tombent sur d’autres survivants. Mais le risque était présent à chaque instant, si bien qu’il fallait faire avec. « Vous n’êtes pas sérieux… » demanda la blonde pulpeuse, étant particulièrement perplexe à l’idée de devoir courir à moitié nue. Inutile de dire pourquoi. On était déjà vulnérable habillé, alors avec un t-shirt en moins ... Aussi fine soit la barrière de tissu, elle n’en restait pas moins un obstacle pour les mains avides des rôdeurs. Pierce ne lui répondit que par son sourire carnassier, ne jugeant pas nécessaire d’ajouter quoique ce soit. Tout était. Ce n’était plus qu’à elle de jouer.

Comble de lâcheté, et preuve qu’il s’agissait bien là d’une femme, elle les menaça dans un langue étrangère. Enfin, il supposait qu’il s’agissait d’une menace vu le ton employé, bien qu’il ne comprit rien. C’était européen, ça venait de l’est du vieux continent, mais il ne saurait en dire plus. Déjà elle s’éloignait en courant, laissant planer derrière ces quelques mots que personne n’avait compris. Pierce se tourna vers ses gars. « Choppez-la. » ordonna-t-il sans sourire, histoire de faire comprendre qu’ils avaient plutôt pas intérêt à la perdre. L’idée étant de ratisser derrière elle, ils entreprirent d’avancer rapidement mais chacun espacé de l’autre. Piere était un chasseur. Il avait tenu un fusil avant même d’apprendre à marcher, et avait shooté son premier coyote à six ans. Il avait l’œil, il avait le flair, et il avait les réflexes. Sauf qu’il ne faisait pas tout à fait la même chasse. Lorsque la proie était lâchée et qu’elle courait de cette façon, tandis que les chasseurs tentaient de l’épuiser, ce n’était pas son truc. Lui avait l’habitude de pister, de se dissimuler, et d’attendre. Pas de courir après la bestiole. Enfin bon, ça ne s’annonçait pas non plus bien compliquer. Surtout qu’il s’était saisi de l’arme de la jeune femme et qu’il l’avait coincée dans sa ceinture. Ce n’était pas comme si elle pouvait subrepticement revenir sur ses pas et espérer la prendre. Il s’enfonçait dans les arbres, aux aguets, à l’écoute, les yeux grand ouvert. Au bout de quelques instants, il lui sembla entendre des bruits de bagarre : on se battait. Etait-ce avec la fille ou avec des rôdeurs ? Plutôt que de foncer en ligne droite vers l’endroit d’où provenaient les bruits, Pierce s’engagea dans un demi-cercle. Son arme toujours à la main, sa démarche était cette fois plus lente, histoire de ne pas être pris par surprise.

Quand il arriva sur place, il ne vit que Trash, la gueule en sang, des zombies à ses pieds. En quelques mots, il expliqua qu’il s’était fait avoir et que la fille avait pris son arme. Pierce ne prit pas le temps de s’énerver, de lui gueuler dessus, et de lui foutre son poing dans la figure. Maintenant qu’elle était armée la garce, elle devenait plus dangereuse. Il se contenta de faire un signe de tête à son acolyte pour qu’il le suivre et qu’ils continuent leur route, cette fois en sens inverse. Etant donné qu’elle avait pris le parti de les buter, elle se dirigeait sans doute pour les autres. Vers là où lui se trouvait quelques instants plus tôt. Au bout d’un moment, il s’arrêta net, Trash l’imitant aussitôt. Il lui indiqua la fille, qu’il venait d’apercevoir plus loin entre les troncs. Ses cheveux blonds ne jouaient pas en sa faveur. D’un geste de la main, il montra à l’autre ce qu’il comptait faire. Les gestes étaient simples mais explicites. Il donna également l’arme récupérée près du sac de la fille à Trash. Puis ils avancèrent à pas rapides et assurés, formant deux courbes opposées se refermant progressivement sur elle. Ils restaient dissimulés mais à son approche, ils ne pourraient plus se cacher. Par une chance inouïe, quelqu’un fit du bruit plus loin. Un bruit d’effondrement sur les feuilles indiquant une chute. Si bien que l’attention de la jeune femme se concentra ailleurs. Trash et Pierce profitèrent de ce moment là pour se précipiter sur elle, collant quasiment instantanément leurs armes derrière le crâne de la jeune femme. « Maintenant qu’t’as eu ta chance, t’vas enfin lâcher c’que t’as dans la main sans faire d’histoire. » grogna Pierce derrière elle, collant davantage son flingue contre les cheveux de la jeune femme. Se faisant il se rapprochait d’elle, collant son corps contre le dos de cette étrangère, afin d’étendre son bras le long du sien et d’atteindre la main féminine qui tenait une autre arme. « J’crois qu’t’as pris ça à ce cher Trash. » murmura-t-il à son oreille, tandis qu’il lui enserrait le poignet tout en restant derrière elle. « Rends-le lui s’tu veux éviter d’trop subir ses foudres. » qu’il susurra ensuite, son souffle faisant légèrement bouger quelques cheveux blonds. Peter arriva en courant, des feuilles collés à ces vêtement. C’était donc lui l’abruti qui s’était cassé la gueule et qui avait contribué au plan sans faire exprès. Un large sourire étira ses lèvres lorsqu’il vit la prise, lui même ayant toujours son arme à la main. « T’façon, là où tu vas t’en auras pas besoin. » ajouta-t-il à voix basse, pour la faire un peu paniquer. Parce qu’une chose était sûre, elle partait avec eux.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] I can't be tamed ◘ Pierce & Mikhaila Ven 22 Avr - 10:04

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« Putain… » Le deuxième marathon de la journée venait de lui mettre un sacré coup, physiquement. A bout de souffle, elle s’arrêta, laissant ses mains trouver ses cuisses et essayant de reprendre un rythme respiratoire normal et qui ne laisserait pas parler cet effort physique de trop. Elle tendit l’oreille vers l’endroit de sa provenance constatant que le silence était retombé. Il n’y avait eu ni coups de feu, ni hurlements significatifs. Ce con de Trash devait certainement s’en être tiré, pour le meilleur et surtout pour le pire. Elle avait dû le foutre sacrément en rogne. Après tout, ce ne devait pas être tous les jours qu’il se prenait une bonne leçon de combat et de chasse par une femme se promenant en soutien gorge. Enfin, elle l’espérait sincèrement pour lui. Mikhaila se redressa, bien consciente que rester trop longtemps immobile ne pouvait que lui nuire. Elle regarda rapidement derrière et autour d’elle, ne remarquant rien de particulier. En même temps, ces mecs étaient suffisamment armés pour pouvoir prétendre l’abattre comme un lapin, même si elle doutait de cela, ayant trop bien observé cette envie avec laquelle certains d’entre eux l’avaient dévorée. Elle frissonna rien qu’en y pensant. Elle évalua rapidement la situation, se rendant soudainement compte qu’elle désirait plus que jamais récupérer ses affaires et que si ces imbéciles les avaient abandonnées en pleine forêt, elle allait crier au scandale. Il y avait une sacrée partie de sa vie d’avant dans son sac et elle comptait bien ne pas la laisser derrière elle. Elle poussa une grande expiration avant de faire un pas qui fut vite interrompit par le bruit significatif d’une chute. Son corps et son esprit pivotèrent directement dans cette direction, elle plaça son arme devant elle et elle plissa les yeux, cherchant l’objet responsable de ce vacarme. Rôdeur ? Humain ?

Malheureusement, elle n’eut pas le temps de s’avancer vers l’origine de ce fracas, un cliquetis d’arme chargée sonnant non loin de ses oreilles. Elle s’arrêta net et se pétrifia dans la seconde, son arme toujours pointée en avant vers le vide dans lequel devait demeurer un danger. La situation s’immobilisa alors et personne ne bougea dans un premier temps. Le moindre mouvement de la jeune femme pouvait très bien être mal interprété et elle ne voulait prendre aucun risque de se retrouver la cervelle étalée contre un arbre. La voix de Pierce s’éleva de derrière elle, bien qu’elle sut rapidement qu’il n’était pas seul. Il accusa la chance et elle ne put s’empêcher de sourire. « De la chance ? Ce n’est pas moi qui me promène avec une équipe de bras cassés… » Elle baissa doucement le bras afin qu’il revienne le long de son corps. Mais le canon de l’arme de l’homme rencontra l’arrière du crâne de la blonde qui prit une profonde inspiration. Puis, elle sentit un corps venir rencontrer le sien. Si elle n’avait pas été en joug et menacée de la sorte, elle aurait tout fait pour se sortir de là, n’appréciant nullement ce contact forcé qu’il lui imposé, venant même murmurer à ses oreilles quelques menaces supplémentaires. Elle lâcha un frisson et une mimique de dégout tandis qu’il enserrait son poignet sans aucune violence, lui rappelant que l’arme n’était pas à elle. Il lui parla alors de ce Trash qui s’avança alors pour entrer dans le champ de vision de la demoiselle qui ne put retenir un léger rire en voyant sa gueule ensanglantée. Visiblement, elle savait encore cogner, et ce n’était pas un mal. L’autre, celui qu’elle avait identifié comme étant Pierce, continue ses mots, les prononçant d’une manière dérangeante presque. La situation aurait été autre que Mikhaila se serait sentie autant mal à l’aise. Jamais un autre homme que son mari ne s’était tenu de cette manière à ses côtés et cela ne faisait que rendre tout compliqué et la mettait vraiment mal.

Elle laissa l’arme lui échapper des doigts quand le dénommé Trash s’en empara. De la direction d’où était venu le bruit, l’imbécile du groupe apparu, quelques feuilles encore collées à ses cheveux et souriant de cet air benêt et satisfait. Elle prit une profonde inspiration tandis que Trash était en train de sévèrement se tâter à lui coller une balle dans le crâne ou ailleurs. « Ton ami Trash serait galant, il m’affronterait à mains nues… Même si bon, une mouche serait un adversaire à sa taille dans un monde aussi hostile… » N’y tenant plus, le dit Trash lui retourna sa main droite sur la joue, la giflant avec violence. Mikhaila tituba, avant de lui adresser un regard noir. Puis, Elle retourna son regard clair vers celui qu’elle avait analysé comme étant le patron de groupe. « Apprends à contrôler tes hommes, Pierce… Et je ne vais nulle part son mon sac à dos. Il y a des choses bien précieuses à l’intérieur. » Visiblement, ça n’était pas au gout de Trash qui en avait plus qu’assez de cette blonde aux manières de princesse. Il lui fit une remarque et Mikhaila sourit en coin. « Soit gentil Trash, laisse parler les grand ou vient prendre ta claque… Profites-en tant que tous tes copains ne sont pas là… »
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] I can't be tamed ◘ Pierce & Mikhaila Lun 25 Avr - 15:39

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Tout ça pour un bon pic d’adrénaline. Autant dire que quand il allait y repenser, le soir, le lendemain, ou dans quelques semaines, il comprendrait à quel point c’était risqué. Elle aurait très bien pu filer dans ces vastes bois, trouver une caisse et se barrer. Elle aurait pu leur échapper, et ensuite, qui sait. On ne savait jamais rien, la connaissance était si mince, sin infime, que l’impression d’être vide pouvait parfois vous saisir. Mais sur le coup, c’était comme si ses muscles s’étaient mis à vibrer, son corps entier engagé dans la poursuite de sa proie. Un instinct primitif, qui finalement, ne faisait pas tâche dans cet environnement. Quel risque pour ce petit divertissement. Ce n’était pourtant pas son genre. Quand il attrapait, il prenait, il ramenait, il interrogeait. Mais jouer avec ? Certainement pas. Il ne voyait pas les autres survivants comme des jouets, mais plutôt comme des menaces, et potentiellement un accès à des ressources. La situation présente avait été perturbée, peut-être parce qu’elle était insolite, et peut-être parce que cette nana-là avait été à moitié à poil quand ils étaient tombés dessus. C’était tellement surprenant et inhabituel qu’il en avait changé ses propres habitudes. Et à présent, il lui courrait après, dans le seul but de la chopper une nouvelle fois. Et bien sûr, ils lui tombèrent dessus. Ils formèrent une assez bonne équipe avec Trash, si bien que Pierce en oublia même qu’il venait de se faire démonter par une gonzesse. Il se rattrapait bien, maintenant qu’ils la tenaient tous les deux, derrière elle, armes pointées sur son crâne. Le seul rapport qui existait désormais entre les vivants étaient la menace et la domination. Pierce ne comprenait plus que ça, et n’aurait sans doute pas compris autre chose. La provocation fut son premier réflexe, sans doute parce qu’il venait de lui prouver qu’elle n’était pas capable de s’en sortir. Peu importait le déséquilibre, la victoire était savoureuse. « De la chance ? Ce n’est pas moi qui me promène avec une équipe de bras cassés… » répliqua-t-elle, se moquant d’eux à son tour. C’était tout ce qu’il lui restait, quelques bribes de répartie. Elle pouvait bien balancer tout ce qu’elle voulait, elle n’en demeurait pas moins à leur merci, et le sentiment était agréable. De toute évidence, elle cédait, laissant Trash récupérer l’arme qu’elle lui avait prise quelques instants plus tôt.

L’arrivée de Peter et de ses feuilles sembla redonner de l’aplomb à la jeune femme qui, même désarmée, ne s’essoufflait pas dans ses moqueries. « Ton ami Trash serait galant, il m’affronterait à mains nues… Même si bon, une mouche serait un adversaire à sa taille dans un monde aussi hostile… » taquina-t-elle ledit Trash, déjà suffisamment humilié par sa défaite. C’en était trop, et il la gifla. Pierce ne silla pas, elle l’avait bien cherché la garce. Visiblement en colère, elle ne put que renvoyer un regard noir à l’homme qui l’avait attaqué. Mais en plus de cela, il fallait qu’elle commente la manière dont les choses se faisaient ici. « Apprends à contrôler tes hommes, Pierce… Et je ne vais nulle part son mon sac à dos. Il y a des choses bien précieuses à l’intérieur. » lança-t-elle à l’attention de l’ancien militaire, comme si elle était là pour inspecter l’organisation. « Si tu fermais un peu ta gueule tu t’ferais pas claquer. » rétorqua-t-il du tac-au-tac, n’éprouvant nulle compassion pour elle. Cependant, elle parvenait à instaurer davantage de tension, ayant choisi sa cible. Trash balança un truc à son tour, et elle lui répondit : « Soit gentil Trash, laisse parler les grand ou vient prendre ta claque… Profites-en tant que tous tes copains ne sont pas là… » . Pierce sentait qu’il perdait sérieusement son sang-froid, ce qui n’était pas une bonne chose. D’un geste de la main, il indiqua à son compagnon de se taire et de ne rien faire. « Vas chercher les sacs. » ajouta-t-il, désignant d’un geste la direction vers laquelle il fallait aller pour retrouver les affaires de la fille. Trash jeta à son tour un regard noir à cette dernière avant de s’enfoncer entre les arbres. Une fois disparu, Pierce se décolla légèrement de la captive et passa ses mains en dessous de ses avant-bras afin qu’elle lève ses deux bras pour les mettre de sa façon perpendiculaire par rapport au reste de son corps. Préférant être celui qui tirerait au cas où il lui prendrait l’idée de déconner, il ordonna à Peter : « Fouille-la. » . Lui même restait derrière pour qu’elle ne sache pas trop ce qu’il faisait tandis que l’autre allait s’en donner à cœur-joie. Il se rua sur elle et commença à la peloter plus qu’autre chose, commençant par ses chevilles et remontant le long de ses jambes jusqu’à ses cuisses. « Bouge pas. » murmura-t-il à la jeune femme tandis que Peter s’attaquait à des parties plus intimes, avant de remonter sur ses hanches jusqu’à tripoter allègrement sa poitrine. Passées quelques secondes, Pierce estima qu’il abusait vraiment et n’avait pas vraiment capté ce qu’il était censé faire. « Tu comptes trouver quoi dans son soutif’ ? » lui lança-t-il d’un ton agressif. Peter lui lança un regard dépité avant de terminer sa fouille et de vaguement grogner qu’elle n’avait rien. Il s’éloigna tandis que Pierce s’adressait à sa nouvelle prisonnière. « J’aurai préféré qu’tu pètes la gueule de çui-là. » dit-il assez bas pour qu’elle seule l’entende. « T’vas profiter d’l’absence de Trash pour m’dire c’qu’y a d’si précieux dans ton sac ? » ajouta-t-il, restant posté derrière elle pour lui mettre la pression. De toute façon, son arme était toujours braquée sur elle.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] I can't be tamed ◘ Pierce & Mikhaila Mar 26 Avr - 18:36

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Elle avait beau se sentir prise au piège, Mikhaila n’avait pas décidé à la boucler et à se laisser simplement abattre. Elle ne serait pas du genre à se rendre en pleurant et en tremblant, attendant que quelqu’un d’autre ne décide de son sort. Non, clairement, elle préférait en faire baver à ceux qui s’en prenaient à elle plutôt que de leur faciliter la tâche. Mais, visiblement, elle était tombée sur un adversaire coriace à ce jeu là. Et avec lui, de pauvres excités qui n’avaient aucun sang froid. La gifle qu’elle se prit, elle savait très bien qu’elle l’avait mérité et, même si ça faisait mal et ça la foutait sévèrement en rogne, elle était satisfaite de constater qu’elle avait bien agacé l’homme et qu’il était à bout. Sa gueule ensanglantée rajoutait un peu de critique à la chose. Aussi, elle reporta son attention sur celui qu’elle voyait comme le chef de groupe, l’accusant de ne pas être fichu de contrôler ses hommes. Lui aussi, elle le cherchait. Elle allait tous les tester un par un et finirait bien par les voir craquer et à ce moment là, elle n’aurait aucun regret. Cependant, lui gardait son calme, lui conseillant de simplement la fermer, chose que la blonde accusa en levant de manière insolente les yeux au ciel.

Alors, elle reporta son attention vers le maillon faible du groupe qui souhaitait rentrer dans la ronde. Et ne fit que réussir à l’énerver davantage. Le point de rupture n’était pas loin. Trash était sur le point de lever son arme quand Pierce l’envoya chercher les sacs. Un sourire en coin se dessina sur les lèvres de Mikhaila qui adressa un clin d’œil au fou furieux qui grommela avant d’obéir aux ordres. Le silence retomba sous les arbres et Mikhaila n’osait pas se retourner pour faire face à Pierce, sachant pertinemment qu’il possédait toujours une arme qu’il pointait sur sa tête. Elle le sentit se décrocher d’elle et lui relever les bras. Puis, il ordonna au dernier, Peter, de la fouiller. Elle haussa un sourcil surpris tandis qu’elle restait immobile. L’autre la regarda avec ce regard détestable qu’un homme pouvait avoir. Elle n’était alors plus qu’un morceau de viande à ses yeux, un moyen pour lui de se faire plaisir et de profiter d’un court instant pour faire ce qu’il voulait d’elle. C’est ainsi qu’il comprit l’ordre et l’ex-présentatrice de télévision se tendit des pieds à la tête.

De part son statut populaire, elle avait été un objet sexuel pour bien des hommes de ce monde. Tous avaient fantasmé sur elle et sur cette présentatrice sexy aux robes courtes et aux décolletés plongeant, perchée sur des talons vertigineux qui transformaient ses jambes parfaites en véritable courbes longilignes et infinies. Ses sorties dans la rue étaient bien souvent bousculées par des fans qui venaient essayer de décrocher une photo, un autographe, une main posée où ils le pouvaient. Et les autres célébrités avaient fini par l’accepter et à jouer avec ce côté sexy qu’elle avait, se battant presque pour être à son bras dans les soirées mondaines. Et pour couronner le tout, les paparazzis avaient cherché le moindre petit détail, lui prétendant des liaisons avec la moitié des célébrités du monde entier. Et à partir de là, son univers avait basculé. Si l’apocalypse tuait, il avait le don de maintenir en forme et les courbes de la jeune femme n’avaient que peu changées, si ce n’était qu’elle s’était surement affinée.

L’ahuri posa ses mains sur les chevilles de la jeune femme qui serra les dents. Bien des choses remontèrent à la surface dans ce simple contact, la renvoya à son adolescence difficile et à ce père cruel qu’elle avait eu et qui lui avait fait tant de mal. Clairement, la fouille ne ressemblait nullement à une fouille mais bien à des caresses envieuses et séductrice qu’elle détestait déjà. Il remonta doucement les mains sur le jean et Mikhaila tressaillit. L’envie de lui balancer un coup de genou alors qu’il se trouvait ainsi accroupi devant elle la démangeait mais Pierce sembla anticiper la chose et rappelant sa présence et celle de l’arme, il lui intima de ne pas bouger. De là où il était, il devait avoir une vue formidable sur le dos tendu de la jeune femme, prête à bondir comme un lion sur son assaillant. Mais elle resta immobile, essayant de se soustraire à cet instant cruel et horrible. Peter l’aurait violée qu’elle aurait très certainement été dans le même état. D’ailleurs, il aurait pu glisser les mains dans sa culotte, il l’aurait très certainement fait. Elle le regarda avec une rage folle. « T’as raison, connard. Profites en tant que tu as tes deux mains et tes dix doigts… »

Ce fut après plusieurs longues secondes durant lesquelles ce pervers ambulant lui tripota les seins que Pierce réagit, le rappelant à l’ordre. La Russe regarda avec dégout cet imbécile repartir, la queue entre les jambes. Elle ne le lâcha pas un seul instant du regard, se décidant à l’achever en premier. Le chef du groupe reprit alors la parole, lui indiquant qu’il aurait préféré qu’elle lui refasse à lui la façade. « Ferme les yeux cinq secondes et tu le retrouves mort. » Son ton était hargneux. Si elle avait su trouver la corde sensible chez Trash, le groupe venait de révéler la sienne et c’était en véritable prédateur fixant sa proie qu’elle scruta Peter sans relâche. Pierce resta derrière elle, la questionnant alors sur ce qu’il y avait dans le sac. Elle haussa les sourcils. « Pourquoi tu demandes ? Tu vas les fouiller de toutes manières, non ? » Elle croisa les bras sur la poitrine, autant pour se protéger un peu des regards de ces messieurs que pour montrer son mécontentement. « Des trucs persos. Des souvenirs. Ca te parle ? Ou alors t’es né après que toute cette merde ait commencé ? Tu fais pas ton âge si c’est ça… »
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] I can't be tamed ◘ Pierce & Mikhaila Dim 1 Mai - 20:31

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Pierce n’avait jamais compris leur délire à ces mecs-là. Forcer une femme, l’obliger, faire les choses sans leur consentement. Comment on pouvait y prendre un quelconque plaisir ? C’était dégueulasse sérieusement, arracher ce genre de truc. Il avait demandé à cet idiot de la fouiller et il transformait ça en séance tripotage histoire de se foutre la gaule peut-être. Peter se mettait sans doute rien sous la dent, mais il avait le temps de penser à ces choses là ? Pierce n’imaginait même pas le genre de type que ça avait pu être avant l’épidémie, un détraqué sexuel peut-être bien. Ou alors juste un pervers qu’avait jamais vraiment rien fait. Là, il s’en donnait à cœur joie. Rien d’étonnant à ce que chacun des muscles de l’européenne se tende, anticipant la main qui remontait sur son corps. Ca n’avait rien de plaisant. L’ancien militaire était tellement concentré sur la survie, trouver de quoi manger, de quoi boire, de quoi se défendre, de quoi se soigner, que ces besoins secondaires avaient évacué son cerveau depuis un sacré bout de temps. Il ne comprenait pas comment devant une femme, même à moitié nue, on pouvait s’enquérir de vouloir assouvir ce genre de pulsion alors qu’à tout moment une horde de rôdeurs pouvait débarquer, ou un groupe de survivants étrangers. C’était pas ça la priorité. La priorité c’était de rester en vie, pas de toucher et de caresser une femme. « T’as raison, connard. Profites en tant que tu as tes deux mains et tes dix doigts… » menaça-t-elle Peter, bien que ses paroles n’étaient que du vent. Elle demeurait agressive malgré la situation, malgré le fait qu’elle avait perdu la partie. Une sorte de façon de conserver un peu de dignité. Trouvant le spectacle désolant, Pierce finit par y mettre un terme, considérant qu’elle avait été fouillée. Il ne put s’empêcher d’avouer qu’il supportait à peine cet attardé qu’il se coltinait, et qu’il espérait voir mourir prochainement. Les mains inutiles étaient des bouches à nourrir, et ils n’avaient pas besoin de ça. « Ferme les yeux cinq secondes et tu le retrouves mort. » proposa la jeune intrépide, tentant sérieusement son bourreau. Mais il ne pouvait pas faire ça, il ne pouvait pas laisser lui prendre quelqu’un, ça envoyait un faux message. Si Peter faisait une connerie, il se chargerait lui-même de le buter, histoire de faire comprendre que les bras cassés n’avaient pas leur place dans son groupe.

En attendant le retour de Trash et l’arrivée des deux autres, toujours dans la forêt, il tenta d’en apprendre plus sur les sacs et leur contenu. « Pourquoi tu demandes ? Tu vas les fouiller de toutes manières, non ? » rétorqua-t-il, toujours agressive. Pierce fronça les sourcils, fallait qu’elle commence à capter. Ils allaient la garder, et ils allaient l’emmener. Maintenir cette position et conserver cette attitude n’était pas du tout dans son intérêt. « C’vrai. » marmonna-t-il simplement, imaginant déjà que le voyage du retour allait être long si elle lançait perpétuellement des piques aux uns et aux autres. « Des trucs persos. Des souvenirs. Ca te parle ? Ou alors t’es né après que toute cette merde ait commencé ? Tu fais pas ton âge si c’est ça… » annonça-t-elle finalement, terminant évidemment par quelques amabilités dont elle seule avait le secret. La photo de sa mère sembla brûler dans la poche de son jean, tandis qu’il prit une fraction de seconde pour réfléchir à ce qu’elle venait de dire. C’était bien son seul souvenir. « J’m’encombre pas d’ce genre de merde. » répliqua-t-il, comme piqué au vif. La garce allait commencer à l’atteindre, il fallait qu’il se reprenne. Trash fit distraction en revenant avec les sacs et avec les deux autres compères de la troupe. Ils furent satisfaits de constater que la fille avait été attrapée et qu’elle n’était pas prête de s’enfuir. « Montre. » ordonna Pierce à Trash qui s’avança vers lui sans jeter un regard à la jolie blonde. Il ouvrit les sacs pour jeter un œil à leur contenu. « On les emmène à Phoenix. » déclara-t-il après un hochement de tête. Pierce appela un autre type et lui fit signe de prendre sa place, c’est-à-dire derrière elle tout en la gardant en joue. Il rangea son arme à sa ceinture et sortit la corde de son sac avant de s’avancer devant elle. L’ancien militaire allait pour la rattacher mais il se ravisa au dernier moment, rappelant Trash auprès de lui pour lui prendre le haut de la captive. « T’lèves les bras. Pas d’mouvements j’te préviens. » s’adressa-t-il à l’européenne. Il abandonna son flingue, son couteau à sa ceinture et la corde dans les mains de Trash pour s’occuper de la rhabiller. La laisser faire présentait trop de risque. Passant le t-shirt par dessus la tête de la jeune femme, il glissa ses deux bras dans les manches et redescendit le vêtement sur sa poitrine et sur son ventre après lui avoir foutu les cheveux en vrac au moment du passage de la tête. Puis il reprit la corde des mains de son compère, attrapa les deux poignets de la jeune femme de son autre main pour les ramener devant elle et les serrer ensemble, les nouant d’un nœud marin. « On va marcher, on va r’joindre notre bagnole. T’vas marcher avec nous, y aura toujours quelqu’un qui t’auras en ligne de mire, alors essaie pas d’courir, essaie pas d’attaquer. Si t’as des trucs à dire, tu les dis. Si t’veux nous parler d’ton groupe, d’ta planque, tu l’dis. Mais évite d’ouvrir ta gueule pour essayer d’nous bourrer l’mou ou d’faire péter les plombs à un d’mes gars. C’est pigé ? » annonça-t-il, ayant cette habitude de donner des consignes à ses prisonniers. Pour que ça se passe bien, sans attaque, sans balle tirée, sans bruit. Le moment demeurait délicat, il fallait se déplacer sans se faire repérer par les morts. Il aurait pu tout aussi bien la bâillonner, sauf qu’elle pouvait aussi profiter de ce moment pour balancer des infos. La peur de ne pas savoir où elle allait atterrir pouvait définitivement jouer en leur faveur.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] I can't be tamed ◘ Pierce & Mikhaila Jeu 19 Mai - 22:11

I can't be Tamed

Des merdes. Voici comment Pierce voyait les vestiges de sa vie d’avant, ces restes du passé que certain essayaient de protéger coute que coute de l’âge et des aléas de la vie, se demandant si un jour, le monde retrouverait un semblant de normalité ou non. Les Mayas, les Egyptiens, les Rois du monde pensaient-ils, eux aussi, que tout ce qu’ils laisseraient derrière eux ne seraient que des merdes ? Si tel était le cas, ils seraient certainement surpris de constater que tous les souvenirs qui nous gardaient rattachés à eux trônaient aujourd’hui dans des Musées. La Russe adressa un regard surpris au jeune homme. Avait-il encore quelqu’un ou quelque chose pour le rattacher à une vie qu’il avait pu avoir avant que tout ne tourne à la catastrophe ? La question se posait généralement entre les survivants qui aimaient se rassurer en apprenant qu’ils n’étaient jamais seuls à devoir passer outre le deuil, la douleur et tout cet état d’impuissance. Dans sa chance, elle n’avait été confrontée au cadavre revenu à la vie de ses proches, se contentant de les laisser derrière elle dans de grands cris. C’était davantage ces cris qui pouvaient la hanter d’ailleurs, allant parfois jusqu’à perturber son sommeil déjà rare. Et bientôt, les cris de son ami de route, Brad, rejoindraient ceux des autres.

Elle garda le silence, cependant, non pas sans avoir une pensée pour les documents qui se trouvaient dans son sac à dos, vestiges d’un mariage qui fut jadis heureux et qui semblait, aujourd’hui, perdu dans le néant. Les trois hommes manquants du moments revinrent, Trash adressant un regard glacial à la jeune femme qui sourit en soin tandis que les deux autres prenaient place sans réellement se préoccuper de la situation, simplement satisfaits de constater qu’ils avaient réussi à la pincer de nouveau. Elle soupira mais resta bien immobile, consciente que la possibilité de s’évader, elle l’avait laissée filer avec cette chasse à l’homme improvisée. Le leader du moment demanda à voir les sacs et la blonde entendit qu’il les ouvrait. Elle pinça les lèvres, ne bougeant pourtant pas d’un pouce. Puis, il déclara une chose important aux yeux de Mikhaila. Phoenix. Pour elle, le nom de la ville résonnait comme un lointain souvenir. Mais un souvenir qui lui paraissait distant. Elle était bien incapable de dire où elle pouvait se trouver à l’heure actuelle mais se souvenait être entrée en californie et être montée plus haut que Los Angeles. Or, Phoenix se trouvait bien au sud de ce coin. Ils venaient d’aussi loin ?

Le chef se fit alors relayer et fit son retour dans le champ visuel de la jeune femme. Son regard clair fut attiré vers lui, essayant de décrypter des émotions sur un visage qui semblait impassible. Elle releva le menton, frissonnant légèrement sur le passage d’un courant d’air, la rappelant à son état à demi-nu dans cette forêt qui grouillait certainement de morts-vivants en tout genre. Elle le regarda faire tandis qu’il sortait une corde de son sac. Il souhaitait donc l’attacher, chose assez amusante qui permit à la jeune femme de prendre conscience du danger qu’elle représentait malgré tout pour eux. Elle allait se laisser faire quand il se ravisa, récupérant le T-Shirt de la jeune femme qui haussa un sourcil surpris. Voilà qu’il se montrait un poil compatissant… A moins que ce ne soit de la pitié ou un moyen pour lui de ne pas déconcentrer ceux qui faisaient route avec lui. Docilement, elle se laissa faire, ne se passant pas de laisser quelques commentaires. « Hmmm… D’ordinaire, c’est pour me déshabiller que les hommes donnent des ordres… Je te réserve donc cette première fois… » Son sourire en coin, inlassable, fut offert à celui qui s’apprêtait maintenant à lui lier les poignet. Une légère grimace lui échappa lorsqu’il serra les liens et son regard se plissa en guise d’avertissement. Puis, il donna les instructions à tout le groupe, incluant désormais la blonde qui se retrouvait là malgré elle. L’avantage, c’est qu’elle n’aurait rien à porter. Le désavantage, c’est qu’elle se sentait bien nue sans aucune arme. Et finalement, d’une tape dans le dos, ils prirent la route.

Elle resta silencieuse durant un instant, réfléchissant aussi rapidement que possible, se montrant attentive au moindre bruit. Si une horde débarquait maintenant, elle n’aurait que ses jambes pour fuir et aucun moyen de se défendre. Si elle ne souhaitait pas finir dévorée vivante, elle allait devoir faire parler son endurance… Ou ses dons de persuasion. « Je peux avoir un couteau au moins ? Si une bande de bouffeur débarque et que vous vous faites tous allumer, j’ai pas forcément envie de finir en steak, moi aussi… Pis bon, ça va nous faire une trotte jusqu’à Phoenix là… » Elle posa son regard clair vers le leader, essayant d’insister de ses iris pour montrer sa détresse. Et puis bon, en cas de problème, il dirait vraiment non à deux bras supplémentaires ? Si c’était le cas, alors il y avait sérieusement un problème quant au fait qu’elle avait pu ratatiner d’un coup de poing l’un d’eux.

Le silence devint pesant, elle qui avait l’habitude de parler avec son compagnon de route découvrait les tristesses de la solitude. Alors, elle s’adressa à ceux qui venaient de la capturer et qui ne la laisseraient certainement pas en vie. « Je n’ai pas de groupe. Je n’en ai pas besoin. Quant à ma planque, tu la trouveras vers l’Est, mais je te déconseille de t’y aventurer. Ce n’est plus un endroit sûr, à présent. »
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] I can't be tamed ◘ Pierce & Mikhaila Mar 24 Mai - 14:09

I can't be tamed
Pierce Higgins & Mikhaila A. de la Vega

Le plus simple aurait sans doute été de la tuer, de la planter au cœur, puis de glisser cette même lame dans son crâne pour qu’elle ne se transforme pas. Il y avait suffisamment de rôdeurs, pas la peine de venir nourrir cette armée de morts. Si Pierce réfléchissait bien à cela, il n’aurait aucun mal à imaginer ce qui pouvait advenir pendant le voyage. Sans doute allait-elle continuer de s’en prendre à Trash pour une nouvelle fois tenter de le faire sortir de ses gonds. Ou alors elle allait désigner une nouvelle victime, et peut-être même adopter une nouvelle méthode. Il y avait une forte probabilité pour qu’elle parvienne à modifier le comportement de l’un de ses hommes, ce qui pouvait potentiellement entraîner une situation dangereuse. Afin de diminuer ce genre de risques, et aussi pour garantir la concentration optimale des quelques gars qu’il avait pris avec lui pour cette patrouille, il la rhabilla. Les autres pouvaient appeler ça comme ils voulaient - délicatesse, gâchis ou autre - c’était purement stratégique. Manquerait plus qu’un abruti trébuche juste parce qu’il ne regardait pas où il mettait ses pieds, trop occupé à reluquer ce qu’il avait devant lui. La faiblesse d’esprit était bien pire que le manque de force physique. « Hmmm… D’ordinaire, c’est pour me déshabiller que les hommes donnent des ordres… Je te réserve donc cette première fois… » murmura-t-elle, toujours dans cette même optique de provoquer. Imperturbable dans sa tâche, il ne fit que vaguement répondre « J’suis honoré. » . Qu’il en avait rien à foutre. Donc, le type qu’ils avaient entendu mourir juste avant de tomber sur elle, c’était son mec ? Elle avait pas l’air bien bouleversée pour quelqu’un qui venait de perdre un proche, mais en même temps, pouvait-on lui reprocher ? Elle avait directement enchaîner dans une autre situation merdique, ce qui ne lui avait pas vraiment laisser le temps de pleurer les morts.  Quoiqu’il en soit, elle demeurait un risque, et il s’enquit de lui attacher les mains pour éviter toute mauvaise surprise.

Ils avancèrent dans les bois assez éparses, afin de regagner le véhicule laissé un peu plus haut sur la route. Pierce continuait de réfléchir afin de se décider sur ce qu’il allait faire. Mais pour l’instant, une chose était certaine, il voulait qu’elle marche. Pas question de l’attacher entièrement - donc de lui lier les chevilles - si c’était pour devoir la porter. D’une, ça risquait de les fatiguer et ce n’était pas nécessaire. De deux, ça rendait une personne vulnérable. « Je peux avoir un couteau au moins ? Si une bande de bouffeur débarque et que vous vous faites tous allumer, j’ai pas forcément envie de finir en steak, moi aussi… Pis bon, ça va nous faire une trotte jusqu’à Phoenix là… » s’exclama-t-elle après quelques instants en silence. Tous eurent un petit rire en comprenant qu’elle pensait qu’ils allaient en Arizona. Ca faisait une sacrée route d’ici. « Ouais, l’voyage va êt’ long. » grogna-t-il un sourire aux lèvres, s’amusant de la situation. Qu’elle croit ça, car en imaginant un assez long voyage, elle allait peut-être se décider à coopérer et à balancer de potentielles informations. « Et non, pas d’couteau. Si on s’fait attaquer, on avisera. » ajouta-t-il, sachant très bien qu’il était inutile de prévoir, ça ne se passerait pas selon les plans. Si ce n’était que quelques zombies, ils s’en occuperaient. Si autre chose s’annonçait et qu’il avait le temps, sans doute qu’il la détacherait, parce que ça faisait une paire de mains supplémentaires. Mais honnêtement, quand une horde débarquait, on avait rarement le temps de faire ce genre de choses. « C’plutôt calme alors relax. » précisa-t-il, pour éviter de se faire harceler tout au long du chemin. En fait, le calme ne voulait rien dire. Une horde pouvait bien se trouver à 500 mètres de là et leur tomber dessus d’ici peu. Ils le savaient tous, et ces mots étaient creux.

Personne parlait, ils étaient tous attentifs aux bruits. Les arbres craquaient, un léger vent faisait bruisser les feuilles, et leur propres pas faisaient crisser ce qu’il y avait sous leurs pieds. Mais sinon, rien. « Je n’ai pas de groupe. Je n’en ai pas besoin. Quant à ma planque, tu la trouveras vers l’Est, mais je te déconseille de t’y aventurer. Ce n’est plus un endroit sûr, à présent. » déclara la jeune femme, à la surprise de Pierce. Bien, elle parlait. Cela ne signifiait pas qu’elle disait la vérité, mais au moins, elle avait conscience qu’elle allait devoir faire avec eux pendant un moment et elle cherchait à s’adapter. « Pourquoi t’as laissé cette planque ? Tu bouges souvent ? » s’enquit-il, cherchant à en savoir plus. Les solitaires et les tous petits groupes étaient généralement nomades. Les plus gros groupes cherchaient à s’installer dans des zones relativement sécurisées, mais ce n’était jamais définitif. Soit on se faisait attaquer par les vivants, soit les zombies devenaient trop nombreux et il fallait de barrer. « Y a un type qui s’est probablement fait buter, c’pour ça qu’on a débarqué et qu’on t’a trouvé. Tu l’connaissais, c’tait qui ? Tu v’nais d’le rencontrer ou ça f’sait un bout d’temps qu’tu voyageais avec lui ? » demanda-t-il de nouveau, considérant que toute information était bonne à prendre. A peine eut-il fini sa phrase qu’un grognement se fit entendre sur le côté. Un rôdeur approchait. Pierce fit signe à deux de ses gars de rester autour de leur captive tandis qu’il s’approcha du mort, lui enfonçant une lame dans la tête. Puis, après l’avoir essuyée et remise dans sa ceinture, il revint vers le groupe pour reprendre la marche. La situation était tellement banale que c’était comme si rien ne s’était passé.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] I can't be tamed ◘ Pierce & Mikhaila Jeu 2 Juin - 15:35

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Visiblement, la perspective de se taper des kilomètres et des kilomètres jusqu’à Phoenix les amusait. Quelle bande de cons. Elle ne releva pas cependant. C’était à eux de la gérer maintenant, plus à elle de faire attention à ces moindres conneries. En revanche, le fait qu’on lui refuse une arme la fit tiquer. Elle n’aimait pas ça du tout. C’était comme se retrouver à poil pour de bon. Elle aurait préféré rester sans T-Shirt mais garder une bonne lame… Elle voulut protester pour faire valoir son mécontentement quand il souligna que l’endroit était calme. « Pour l’instant… » La Russe grinça des dents, la pilule étant bien difficile à avaler. Elle savait que tout pouvait dégénérer bien rapidement. Trop rapidement. C’était bien souvent dans ce genre de cas, généralement, que les hommes tombaient sous les morts, se faisant dévorer sans foi ni loi. C’était ce qui lui était arrivé plus tôt. Vous pensez la zone calme, sans risque, vous pensez que vous pouvez gérer… Et le ciel vous tombe sur la tête pour mieux vous assommer tandis que vous quittez ce monde pour de bon dans d’atroces souffrances…

Le silence retomba dans le groupe tandis qu’ils avançaient dans le bois à pas de loups. Seul le bruissement de leur pas sur les feuilles mortes venait le rompre. Chaque petit bruit lui faisait tourner la tête. Chaque semblant de grognement était une alerte qui la gardait bien éveillée. Elle soupira longuement avant de reprendre la parole, comme pour se rassurer et briser ce silence bien trop gênant. Alors elle parla du fait qu’elle ne vivait pas en groupe. Plus les gens étaient nombreux, plus ils étaient enclins à s’entretuer ou se faire repérer, elle l’avait remarqué. C’était comme pour chaque mission avec l’armée. Plus on envoyait de soldats, plus ça finissait en carnage. Puis, elle lui déconseilla de s’aventurer sur la piste qu’elle avait prise dans l’autre sens. Seule la mort demeurait là-bas. Alors, il commença à la questionner doucement sur elle et ses habitudes. Elle pinça les lèvres avant de répondre. « Les sédentaires sont toujours les premiers à mourir dans ce genre de crises… Ils attendent simplement que la mort ne vienne les prendre et, étant donné les circonstances actuelles, pas sur que celle-ci ne soit amenée par ceux que l’on pense… Alors oui, je bouge en continu, sans quoi je deviens une condamnée. Et j’ai laissé ma plaque principalement parce que les monstres sont arrivés. » Elle lâcha un soupir de lassitude.

Il aborda alors un sujet qui lui fit redresser la tête et l’observa. Son cœur se serra légèrement. Elle allait répliquer avec force quand un grognement se fit entendre. Elle écarquilla les yeux, se débattant seule avec ses liens, l’instinct de fuite reprenant le dessus. Mais la situation était sous contrôle. Deux hommes se rapprochèrent d’elle tandis que celui qu’elle avait identifié comme le leader s’avançait vers le mort ambulant, lui plantant un couteau dans le crâne. Ses râles se turent et il finit par s’effondrer sur le sol. Mikhaila se détendit alors, lâchant un long soupir. Son regard resta cependant sur le cadavre du rôdeur un long moment, dérangée par une étrange impression. Puis, elle fut entraînée en avant par un coup dans l’épaule. Alors elle soupira de nouveau avant de répondre à la question de l’homme. « Brad. Il s’appelait Brad. Et c’était un chic type. Moi qui n’ai jamais eu de famille, c’est surement ce qui se rapprochait le plus d’un frère et surtout, c’était un formidable caméraman qui mérite beaucoup de respect… Je le connais depuis des années et je… » Elle s’arrêta alors, les yeux écarquillés par la lumière qui venait de la frapper. Elle s’arrêta net dans sa marche et fit volte-face observant de loin le cadavre au sol. Puis, sans demander la quelconque permission, elle se précipita vers lui, le retournant sur le dos. D’un œil inquiet, elle observa la bouche ensanglantée de celui-ci et la tenue vestimentaire. Ce T-shirt rouge crasseux… « Merde… » Elle releva la tête, sentant son cœur battre fortement contre sa poitrine devant l’inquiétude qui la saisissait. Elle devait garder son sang froid et elle avait alors deux options. Les prévenir ou se taire. Sauf que la deuxième solution, dans des circonstances telles que celles qu’elle vivait, c’était un suicide, tout simplement. Elle écouta alors les possibles bruits autour d’elle. Avant de rejoindre le groupe qui la retenait captive sur la pointe des pieds. Celui qui s’appelait Peter commença alors à la ramener et elle l’intima au silence en posant son index sur sa bouche. Elle s’approcha du chef du groupe et chuchota. « Dis moi que vos armes sont chargées et que ce n’est pas du bluff… » Devant l’air totalement perdu du gars, elle pensa qu’elle allait devoir certainement lui exposer un peu mieux les faits. « Celui-là. » Elle dégsigna de ses deux mains liées le rôdeur mort. « Il était dans la horde qui nous a attaqué tout à l’heure, avant que vous ne débarquiez. Manquerait plus que le reste de ses copains ne déboulent… » Elle pouvait raconter des craques. Mais sa mine sérieuse et franchement concernée prouvait le contraire.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] I can't be tamed ◘ Pierce & Mikhaila Sam 4 Juin - 11:01

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Evidemment qu’elle n’était pas dupe. Si elle avait survécu jusqu’ici, c’était qu’elle avait su faire fonctionner ses méninges, réfléchir aux situations, les analyser, savoir les prévenir, savoir réagir. Et bien entendu, si elle était du genre nomade à tout le temps bouger, elle devait bien savoir que les zombies pouvaient débarquer partout, à tout moment, et parfois en quantité phénoménale. Le calme ambiant ne voulait strictement rien dire, l’instant d’après pouvant voir débarquer une horde de morts, marchant pour se délecter de chair vivante. « Pour l’instant… » grinça-t-elle entre ses dents, vraisemblablement contrariée par la décision de Pierce. Lui-même aurait sans doute apprécier qu’on lui laisse une arme, au-cas-où. Mais il ne pouvait se le permettre. Jusqu’ici, elle avait fait preuve de ruse. Dieu seul savait ce qu’elle était capable de faire avec un couteau. Lui qui avait pourtant l’habitude de sous-estimer les femmes, il avait clairement observé la capacité de celle-ci à manipuler les hommes. Alors manipuler les armes avec talent, pourquoi pas ?

La question n’étant pas ouverte, Pierce commença à la questionner. Peut-être allait-elle avoir la langue bien pendue après tout. Plus pendue encore qu’il ne se l’était imaginé. « Les sédentaires sont toujours les premiers à mourir dans ce genre de crises… Ils attendent simplement que la mort ne vienne les prendre et, étant donné les circonstances actuelles, pas sur que celle-ci ne soit amenée par ceux que l’on pense… Alors oui, je bouge en continu, sans quoi je deviens une condamnée. Et j’ai laissé ma planque principalement parce que les monstres sont arrivés. » raconta-t-elle d’une traite, à la plus grande surprise des membres du petit groupe d’expédition. Etait-ce vrai ? L’éternelle question. Cependant, ce qu’elle disait avait du sens, et comme elle semblait futée, Pierce avait plutôt tendance à la croire pour le coup. Lui-même était d’accord avec, quand il s’agissait de petit groupe. Avec les de La Vega, ils bougeaient tout le temps, avant de s’installer à Bodie. Mais ils avaient décidé de recruter, de s’ouvrir, parce que le nombre était aussi important. Avec les morts, oui, mais surtout avec les vivants, avec les autres groupes de survivants qui étaient ça et là. « T’as jamais été dans un groupe ? T’en as pas vu dans le coin ? » demanda-t-il, considérant qu’elle était plutôt apte à parler. Si elle pouvait lâcher des informations, ce serait un sacré bonus. Les voyageurs étaient ceux qui voyaient le plus de choses, sauf que ne restant pas longtemps au même endroit, ils ne pouvaient pas en observer l’évolution. Comme tout mode de voyage, comme toute méthode de survie, il y avait des avantages et des inconvénients. Il suffisait de faire le calcul, de considérer, de peser, de réfléchir. Et aussi d’essayer parfois. Pierce n’avait jamais tenté le groupe avant Bodie, et il devait avouer qu’il était parfois agréable de savoir qu’on était nombreux. Moins de crainte peut-être, même si ménager les susceptibilités s’avérait parfois  être compliqué. Continuant sur sa lancée, l’ancien militaire aborda le type qui s’était fait bouffer. Il ne ressentait pas vraiment de plaisir à savoir que ce survivant ne l’était plus. Se faire manger par la mort l’écœurait au plus au point, et il ne le souhaitait quasiment pour personne. La jeune femme prit la peine de répondre après qu’il se soit occupé du zombie. « Brad. Il s’appelait Brad. Et c’était un chic type. Moi qui n’ai jamais eu de famille, c’est surement ce qui se rapprochait le plus d’un frère et surtout, c’était un formidable caméraman qui mérite beaucoup de respect… Je le connais depuis des années et je… » s’exprima-t-elle, vraisemblablement dans l’envie d’en parler. Pierce ne s’était pas attendu à ce qu’elle dévoile des sentiments aussi intimes, ce qui le laissa légèrement sans voix. Comme les autres. Les captifs parlaient rarement autant.

Sauf que, sans comprendre pourquoi, elle s’arrêta, comme si elle venait de voir un fantôme. L’européenne présumée fit volte-face et se mit à courir vers le zombie à terre. Instantanément, tous levèrent leur arme, pointée en sa direction. « Ne tirez pas ! » ordonna Pierce, qui ne cessait de l’observer. Qu’est ce qu’elle foutait ? Elle comptait aller où comme ça, les mains attachées ? S’arrêtant finalement au niveau du mort, elle l’observa, comme prise d’angoisse. Finalement, elle revint vers eux en faisant preuve d’une discrétion étrange. L’ancien militaire lui mit la main dessus aussitôt qu’elle fut revenue à leur côté, attrapant son cou de sa poigne, et la tourna vers lui, face à face. « Qu’est c’que tu fous ? » demanda-t-il, les dents serrées, n’appréciant pas l’insubordination. « Dis moi que vos armes sont chargées et que ce n’est pas du bluff… » répondit-elle avec inquiétude. Si elle voulait jouer à leur foutre l’angoisse, il ne se laisserait pas si facilement entraîner là-dedans. Ou peut-être essayait-elle de savoir si tout ceci n’était que du pipeau ? « Celui-là. Il était dans la horde qui nous a attaqué tout à l’heure, avant que vous ne débarquiez. Manquerait plus que le reste de ses copains ne déboulent… » s’expliqua-t-elle enfin. Pierce resta silencieusement, l’observant avec insistant, essayant de percer son visage. Deux solutions : soit elle mentait et essayait de les faire paniquer pour les désorganiser et prendre l’avantage. Soit elle disait la vérité, et craignait pour sa propre vie. Ayant fait montre de ses talents de manipulatrice, les deux étaient possibles. Même si, au fond, elle était attachée, avec eux, donc dans la même merde. Laissant planer un silence, Pierce finit par la lâcher, retirant sa main de son cou. « Dans ce cas, on va reprendre notre marche, on est plus très loin. Mais fini les petites courses en solitaire, maintenant tu nous suis, et on va accélérer le pas. » déclara-t-il, la poussant légèrement devant lui pour qu’ils repartent tous. « Personne ne parle plus, à moins qu’il y ait vraiment un truc à dire. » ajouta-t-il à l’attention des autres.

Le reste du chemin, encore une quinzaine de minutes, se fit dans une certaine angoisse. Preuve que finalement, tout le monde la croyait. A l’affût, certains sursautèrent au moindre bruit. Ils n’avaient qu’une hâte, se barrer d’ici. Finalement, ils atteignirent la route et le soulagement fut commun quand ils virent la voiture. Pas une minute n’était à perdre. Pierce entraîna la jeune femme à l’arrière, lui faisant comprendre que sa place serait dans le coffre. « J’vais rendre ton voyage plus confortable. » déclara-t-il, tandis qu’il était derrière elle pour vérifier qu’elle avançait bien. Juste après avoir prononcé ces quelques mots, il lui frappa l’arrière de la tête avec la crosse de son arme. Juste assez pour qu’elle tombe dans les pommes, pas trop non plus, fallait pas l’abîmer. Trash le regarda en haussant les sourcils, comprenant pas trop pourquoi il faisait ça maintenant. « Fallait qu’elle marche, maintenant c’bon. Et puis, elle est trop maligne, elle pourrait r’tenir la route. » expliqua-t-il, tandis qu’il la portait à l’aide d’un camarade pour la hisser dans le coffre. Une fois que ce fut fait, il lui attacha les pieds, referma et monta à son tour dans la voiture, sur le siège du conducteur. Il était temps de la ramener à Phoenix.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] I can't be tamed ◘ Pierce & Mikhaila Dim 22 Jan - 19:33

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] I can't be tamed ◘ Pierce & Mikhaila

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[FLASHBACK] I can't be tamed ◘ Pierce & Mikhaila

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