L'indésirable désiré ○ Gideon
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Le 10 novembre 2016, le forum a fêté ses quatre ans !! A cette occasion, sa saison 5 a été mise en place. bril Et le 12/06/2017, sa version vingt-trois réalisée par Morphine est installée. Toutes les nouveautés sont à découvrir ici. coeurrose
Oh la la qu'est-ce que vouuuuus aiiiiiime !! coeurrose lele Et si vous nous aimez aussi, pourquoi ne pas nous le dire sur bazzart et sur PRD ? Et pourquoi ne pas voter sur T.I Top et Obsession ?

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L'indésirable désiré ○ Gideon

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MessageSujet: L'indésirable désiré ○ Gideon Jeu 28 Avr - 18:44

        
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C'est comme une putain d'affliction. Un miasme s’engouffre dans ses naseaux jusqu’à sa glotte. Le goût fumant est infâme. Un soupire, et elle reprend son chemin sans faire fi de la moiteur qui souille sa main droite. La douleur se fait de plus en plus abjecte, de plus en plus insupportable. C’est la bile qui monte de son estomac jusqu’à sa gorge, menaçant d’en extraire une liqueur acide. Clover se reprend mollement, évitant d’inspirer et d’expirer. L’odeur insipide des boyaux décomposés lui filent la nausée. Ses pieds grattent le sol, forçant son corps recourbé à avancer dans les rayons décharnés. Ce grand sanctuaire de débauche commerciale n’est plus ce qu’il était. Ironiquement, ça la fait marrer. Si les ‘ grands de ce monde’, comme ils aimaient se renommer, voyaient l’état de leurs précieux marchés … La brune sent ses longs filets bruns chuter en cascade sur ses épaules tandis qu’elle trébuche sur quelque chose. Ce n’est qu’en baissant les yeux vers le sol qu’elle réalise qu’il s’agit d’un énième cadavre. Bel et bien mort, celui-ci. Ses prunelles s’élèvent jusqu’au plafond alors qu’elle reprend son chemin, sentant la vie la quitter petit à petit.

C’est bien sa veine. Trois ans à survivre contre un virus, des années à survivre contre une mafia et divers truands,  et voilà qu’un simple petit pillard pourrait bien avoir sa peau. Elle est pourtant largement de cappable de mettre trois hommes au tapis. Cette fois, il a suffit d'un seul homme pour lui porter un coup fatal avant qu'elle ne l'achève de justesse. Sa main valide vient bloquer ses lèvres trop pleines, ses lippes qui lui bouffent le visage et qu’elle déteste. Elle retient une énième nausée compulsive en pressant le pas. Le trou dans son abdomen la ralentie quelque peu, il faut avouer que c’est … problématique.

« - P’tain, Clover. Avance ! qu’elle tente de se bousculer, sentant la vie qui s’écoule de son organisme.

Son t-shirt clair est souillé de crasse, de sueur et de sang. Encore un petit effort. Elle va bien trouver une infirmerie quelque part … De quoi soigner l’entaille de la lame et bander la plaie. Si elle ne se presse pas, l’hémorragie la tuera. Si un macchaber ne le fait pas avant. Une dernière impulsion, et elle contourne un vieil escalator pour se diriger droit vers la pharmacie qu'elle tente d'atteindre depuis au moins une demi-heure. Elle est à quelques mètres. Plus qu’un petit effort. Alors qu’elle avance, un son de pas provient jusqu’à ses esgourdes. Les réflexes diminués par la perte d’hémoglobine, l’ancienne agent sort son flingue trop tard alors qu’elle fait volte face. Pointé pile entre les deux yeux de celui qui se tient face à elle.
Non.
Impossible.
Sa main tremblante manque de lâcher son arme, alors qu’elle avise avec horreur le visage familier de l’homme qui se tient juste là. Ses yeux perçant au milieu de sa peau halée, son visage rongé par une barbe rousse. Ces yeux … Vieux dans l’âme. Malgré la haine qui l’empoigne, la rage folle et la peur panique, sa position laisse largement à désirer. Son échine est recourbée, son long bras droit tendu en hauteur alors que sa patte gauche fait rempart à sa blessure. C’est à peines si on distingue ses doigts sous cette masse sanglante.
- … Pas toi … qu’elle souffle malgré tout …
Elle vacille, tombe en arrière et son dos percute un mur. Tout devient flou et sa vision périphérique se fait de plus en plus abstraite. Il a tellement changé … Cette raclure ! Elle croyait en lui, fut un temps. Avant que l’italien lui mette la main dessous et tranche la gorge de son mari. Avant son coma. Pendant longtemps, elle avait cru l’entendre, lui, Alastar. Mais c’était impossible. Il l’avait trahie de la pire manière qui soit. Il n’était pas venu pour les aider. Il savait.
- Tu … »
Le flingue s’écrase à terre à l’image de sa propriétaire, tandis qu’elle inspire et expire avec difficulté. L'odeur insipide des cadavres s'enfonce dans sa gorge et elle regrette aussitôt. Son monde bascule. Elle ne doit pas s’évanouir. Mais ne l’aurait-il pas déjà attaquée s’il avait voulu la tuer ? Quelque chose cloche … Mais elle n'a plus le temps d'y réfléchir.  Ses prunelles roulent dans leurs orbites tandis que ses cils papillonnent, et bientôt, les ténèbres l’enveloppent dans leurs étaux glacials.



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Dernière édition par Clover E. Blackstorm le Ven 29 Avr - 15:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'indésirable désiré ○ Gideon Ven 29 Avr - 7:10



– devil is coming up for you –
GIDEON ET CLOVER / Hear the devil calling ; When I hear the devil calling, God will pay him for what he's do. see the fields burnin' ; When I see the feels burnin cause hell is coming through. feel the river rising ; When I feel the river rising devil coming up from you. I can't stop the Dogs of War. – BLUES SARACENO.


Le coin empestait ; une véritable infection, qui le forçait à garder le bout dormant de son turban ramené devant son nez, accroché dans un pli. La chaleur n’était heureusement pas des plus fortes, et il pouvait garder la tête couverte sans s’en retrouver harassé ; pourtant, quand bien même les températures auraient été trop élevées, il n’aurait sûrement pas enlevé le seul rempart qui protégeait ses voies respiratoires de l’odeur méphitique de putréfaction ambiante. Il n’avait jamais été du genre à se plaindre, même à voix basse ; l’apocalypse n’avait pas changé cette tendance, et la solitude exacerbée ne l’avait pas forcé à se mettre à se parler à lui-même pour avoir l’impression d’une quelconque présence humaine. À dire vrai, moins il avait l’impression que des parcelles d’humanité subsistaient, mieux il se sentait — la plupart du temps, en tout cas. Mais lorsqu’il s’agissait de combler des lacunes stratégiques dans ses ressources, il n’était généralement pas mécontent de croiser un signe de vie. Il s’adaptait, troquait ce qu’il avait à troquer, et reprenait sa route sans vraiment se soucier de ce qui pouvait bien arriver par la suite à ces groupes. Une vie de vagabond qu’il ne parvenait pas à détester, dans le fond.

Mais des groupes avec qui marchander, ça faisait un petit bout de temps qu’il n’en avait pas croisé, désormais. Il commençait à tomber en pénurie de bouffe, d’alcool, d’allumettes. Aussi avait-il choisi de faire un petit détour par le centre commercial qu’il avait repéré quelques semaines auparavant ; un petit saut ou deux dans les parages lui avaient déjà permis de faire un peu de ménage dans les éventuels rôdeurs qui subsistaient. Aujourd’hui, il ne restait plus que des cadavres en train de se décomposer — ce qui ne l’empêchait pourtant pas de tendre l’oreille, juste au cas où. Il fouillait dans les vêtements abandonnés là par les commerçants pressés de partir, plusieurs années auparavant. Les lieux avaient déjà été pillé, mais il restait clairement des stocks dans les petits entrepôts des boutiques. Et c’était là qu’il s’était dirigé, comme à son habitude ; les stocks de vêtements, de couvertures, et de babioles du genre étaient généralement les premiers que les survivants visaient, d’autant plus lorsque l’automne s’en venait. Pourquoi ne pas venir faire ses courses dans un lieu qui en était rempli, au lieu de courir après une fripe à se mettre sur le dos pendant des mois ?

Mais alors qu’il commence à rouler une deuxième couverture, prêt à l’embarquer, ses oreilles tendues captent un son qu’il identifie rapidement comme une voix — il n’est pas seul. Ni une ni deux, il laisse silencieusement l’épais drap retomber au sol, se redresse en prenant soin de ne rien faire cliquer ou tomber. Ses doigts saisissent le couteau de chasse à sa ceinture, alors que son autre main flotte au-dessus de l’arme à feu glissée à côté du fourreau. Et il se dirige en provenance du bruit, la tête froide et les veines bouillantes. Il ne met pas longtemps à apercevoir la silhouette qui se traîne, visiblement mal en point. Ça ne râle pas ; ça a parlé. Ça n’a pas l’air d’errer en quête de quoi bouffer, et ça semble d’ailleurs plutôt filer vers la pharmacie qu’il aperçoit à une vingtaine de mètres de là. Sans un bruit, il range son couteau, s’empare du revolver à sa ceinture. Quelque chose, dans cette silhouette, lui est familier — beaucoup trop familier. Et pourtant, toutes les options qui lui viennent sont mises de côté avant même d’être envisagées — impossible qu’il puisse s’agir de quelqu’un qu’il connaît. Il s’approche, des plus silencieux, mais sachant pourtant que l’autre finira par l’entendre. En prévision de cet instant, il lève son arme ; prêt à faire feu. Et lorsqu’il voit la silhouette remuer, il comprend qu’elle dégaine à son tour. Un cliquetis, et c’est une arme chargée qu’il braque sur la survivante, prêt à faire tomber son corps au milieu des autres, sans pitié. Mais lorsqu’il voit son visage, son doigt se fige sur la gâchette. C’est impossible.

Son regard s’est planté dans celui du fantôme, et il a naturellement relâché son arme d’une main, décrochant le pan de turban qui lui cache le visage, le laissant retomber sur son épaule pour permettre à sa vis à vis de l’identifier. Et il la voit trembler, manquer de lâcher son arme. Il n’a pas besoin d’une éternité pour analyser la position délicate dans laquelle elle se trouve, mais ne baisse pas la garde pour autant. Elle avait beau être en train de se vider de son sang, il ne lui faisait pas la moindre confiance. Pas alors qu’il l’avait laissée se faire rattraper par son ancienne vie, pas alors qu’il savait son mari mort à cause d’elle. Il avait pensé qu’elle ne réveillerait jamais ; il s’était trompé. Et la haine qui venait de prendre place dans la paire d’yeux qui lui faisait face le conforta dans son idée : mieux valait se méfier. Le temps n’effaçait pas tout, apparemment.

Elle souffle deux mots, perdue entre deux états de conscience. Il ne bouge pas, ne tremble pas. Pas le moindre geste d’hésitation, pas le moindre mot. Y a qu’sa respiration trop calme pour filer entre ses lèvres et forcer son torse à se soulever puis s’abaisser, que ses yeux qui clignent à des intervalles de temps bien trop espacés. Il la regarde vaciller sans faire le moindre geste pour l’empêcher de s’écrouler. Tant qu’elle ne sera pas inconsciente, il ne sera pas en sécurité. Il y a l’inquiétude au fond de ses tripes, mais son cœur reste de marbre. Ses yeux ne trahissent rien, et le canon de l’arme suit la chute de la jeune femme, le crâne toujours en visée. Il s’approche d’un pas, alors que le revolver de son ancienne protégée s’écrase au sol. Elle n’arrive plus à parler ; et bientôt, ses yeux eux-mêmes peinent à ne pas se fermer. Lorsqu’il les voit rouler dans leur orbite, lorsque le menton trouve l’épaule et que les muscles s’affaissent ostensiblement, il finit de franchir la distance qui la sépare d’elle. Son arme reste dressée jusqu’à ce qu’il n’ait saisi celle qu’elle avait laissée tomber, et qu’il ne l’ait glissée à l’arrière de sa ceinture. Accroupi, sans encore totalement baisser la garde, il cale la crosse toujours serrée contre son genou, les doigts de sa main libre glissant prendre le pouls de la jeune femme. Il le sent filer, bien que toujours présent. Assuré qu’elle n’est pas encore morte, il vient écarter la main quelque peu retombée de l’abdomen, observe la plaie ensanglantée. Va falloir s’occuper de ça, et vite.

Sans plus perdre de temps, il finit par ranger son arme et replacer sur son nez le pan de tissu qui visait à le protéger. Il sortit de sa poche le rouleau de bandage qu’il gardait toujours sur lui en cas d’urgence. Mais plutôt que d’en entourer grossièrement la plaie, ce sont les deux mains de la jeune femme qu’il va attraper, nouant solidement les poignets l’un avec l’autre. Ainsi, si elle se réveille, elle aura un peu plus de mal à tenter de se défendre ; et qui plus est, ça allait lui permettre de la porter avec une prise familière de l’armée, et de la déplacer le poids mort qu’elle représentait jusqu’à la pharmacie sans plus tarder. En espérant que là-bas, il reste de quoi la soigner.


Il la regarde, sans ciller. Elle est toujours étendue là où il l’a couchée, protégée par une couverture légère qu’il a récupéré dans le magasin après s’être occupée de sa plaie. La pharmacie avait été bien plus pillée que le reste des boutiques, mais il avait trouvé ce qu’il lui fallait. Le travail n’était pas resplendissant, mais il ferait l’affaire pour le moment, à condition qu’elle ne s’agite pas lorsqu’elle se réveillerait. Car il ne doutait pas qu’elle ouvrirait les yeux, tôt ou tard ; cette fille était increvable, et ce n’était pas la première fois qu’elle le lui prouvait. Mais pour le moment, elle était toujours inerte. Toutes les cinq minutes, à peu près, il vérifiait que son cœur battait toujours, et que le bandage qu’il lui avait fait n’était pas taché de manière trop inquiétante. Jusque là, les choses n’avaient pas trop mal été.

Il était retourné chercher le reste de ses affaires, avait disposé la pharmacie en un petit campement temporaire. Il avait laissé les poignets de la jeune femme attachée, veillant à faire un nœud solide mais pas trop serré. Par mesure de précautions, il l’avait fouillée, complètement désarmée. Il gardait tout sur lui, et avait éloigné de sa portée tout ce dont elle aurait pu se servir pour l’agresser. Lui avoir sauvé la vie ne garantissait pas la réaction qu’elle aurait en se réveillant, et il le savait. Mieux valait-il donc éviter de prendre des risques inutiles.

Il a sorti ses maigres provisions, les a coupé pour n’en prendre qu’un pauvre quart ; le reste ira à la blessée lorsqu’elle ouvrira les yeux. Elle en a besoin de plus que lui, si elle veut récupérer. La chance ne fait pas tout, parfois. La lumière a baissé, et la lampe à huile qu’il a amenée diffuse autour d’eux une lumière douce. Et il est en train d’avaler sa part du bout des dents, assis à quelques mètres d’elle, lorsqu’elle ouvre enfin les yeux. Il ne bouge pas, se contentant de baisser sa main, gardant l’autre solidement campée contre sa cuisse — arme à nouveau en main, braquée vers sa protégée. Ses yeux de glace la fixent, alors qu’elle semble émerger tranquillement. Et il la laisse revenir progressivement à elle, avant de lâcher quelques mots calmes et graves. « Tout doux. Tu r’viens de loin. » Et si tu pètes tes points de suture et que j’suis pas sûr d’être en sécurité, j’t’assomme pour les recommencer. L’arme reste levée vers elle, les traits impassibles. Et pourtant, dans le fond de sa caboche, les souvenirs affluent, les questions remuent. Gideon a laissé la place à Alastar, et il a l’étrange impression d’être revenus beaucoup trop d’années en arrière, quand tout était encore brisé. Mais la voilà, désormais ; partiellement réparée, le cœur capable de battre seul et les poumons de respirer. En plus d’être cruel et d’avoir un foutu sens de l’ironie, le monde était décidément beaucoup trop petit.


Dernière édition par A. Gideon O'Creary le Lun 2 Mai - 20:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'indésirable désiré ○ Gideon Ven 29 Avr - 15:54

        
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Le nuage qui l’enveloppe persiste. Parfois, elle sent sent des mains qui trifouillent sa plaie. Elle est bien trop vaporeuse pour saisir ce qui se trame juste sous son nez. Le choc l’a totalement assommée, et Clover ne récupère qu’au bout de longues minutes. La lumière est trop sombre lorsqu'elle commence à remuer, mais l’odeur insipide est moins gênante. Cet effluve lointain de morts, elle connaît et s'y est habituée. La pile de cadavres sur laquelle elle était tombée est, en revanche un cas bien plus rare. L’ancienne profiler a du mal à étudier tout ce qui l’entoure. A en juger par le support dur sur lequel elle est allongée, elle est sûrement sur le sol. Pourtant, lorsqu’elle tente de bouger, la gravité autour d’elle défaille. Non, elle est en hauteur. Un mouvement sur sa gauche l’alerte et Clover se souvient. Ses réminiscences affluent en masse dans sa caboche douloureuse. Alastar. Les gestes se font plus mécaniques et précis alors qu’elle ouvre les yeux, tentant un mouvement furtif. Ses mains liées s’agitent d’elles-mêmes, ouvertes pour foncer droit la gorge de l’homme qui se tient juste là. Mais le canon froid contre sa cuisse et les paroles de ce dernier la figent sur place. Ses muscles sous sa chair amaigrie se bandent tandis qu’elle déplie lentement son échine contre la table sur laquelle elle est allongée. Ou le comptoir, qu’impote. Ca tourne trop pour qu’elle prenne le temps de vérifier. Clover pose sa tête contre l’appuie froid, ses prunelles figées sur Alastar.

Elle le jauge sans lâcher une syllabe, puis l’étudie discrètement. Il est habillé essentiellement pour survivre. Seul le côté pratique semble l’inquiéter. Normal pour les conditions, mais elle l’a toujours connu ainsi. Toutes ses armes sont hors de portée. Bien visibles, mais inaccessibles. L’espèce d’enflure ! Ce petit fourbe sait ce qu'il fait, et il sait surtout à qui il à affaire. Mais d’une voix rauque, la brune ne peut s’empêcher de siffler avec dédain :

« - Je savais pas que tu t’étais mis à porter la burqa.


Malgré la haine dans ses prunelles claires, Clover est calme. Beaucoup trop stoïque face à cet infâme meurtrier. La brune sent une odeur de nourriture et détourne les yeux vers une lampe à huile. C’est la seule véritable source de lumière dans la pièce. Elle plisse les yeux, plie légèrement le cou et ajoute avec emphase. Il a fermé les grilles. Le périmètre est sécurisé, mais elle va avoir du mal à trouver une porte de sortie sans se faire attraper.

- Autant pour moi, c’est un taṛẓẓit, qu’elle lâche avec un parfait accent berbère.

Les minutes s’écoulent, et elle soupire.

- T’as pas très bien serré ce nœud, Alastar … C’est pas très prudent …

Oui, elle a le culot de dire ça malgré le flingue planté sur sa cuisse. A sa décharge, elle est plus trop à ça près. Lui casser le nez la réjouirait tellement … La brune baisse ses mirettes azures sur son buste, réalisant que son haut est remonté pour dégager son ventre. Il est totalement bandé. Il l’a soignée, pourquoi ? L’incompréhension la ronge alors qu’elle tente de repousser les questions. Il l’a trahie. Pourquoi la sauver ?

- Pourquoi je suis toujours vivante ? Tu prends de gros risques.

Elle n’a jamais été aussi bavarde, mais c’est pour la bonne cause. Elle ronge son frein malgré tout. Clover doit retenir la rage qui l’empoigne à pleine gorge, qui lui noue le bide et lui file la bile. Pour le moment, elle doit reprendre des forces, et il semble avoir gardé de la nourriture pour elle. S’il voulait la tuer, ce serait fait. Mais les théories qui lui tournent dans la tête sont de plus en plus inquiétantes.

- Qui est avec toi ? » crache-t-elle entre ses dents, ses iris dilatées au maximum.




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MessageSujet: Re: L'indésirable désiré ○ Gideon Ven 29 Avr - 22:09



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Il s’était attendu à ce que Clover essaie de lui sauter à la gorge, et de lui faire payer tout ce qu’elle avait pu traverser ; aussi n’eut-il pas la moindre surprise lorsqu’elle commença à remuer pour tenter de se déplacer, une fois ses esprits recouvrés. Si des gestes du genre lui avaient été moins familiers, sûrement se serait-il félicité d’avoir pris la peine d’éloigner ses armes, et de l’avoir attachée. Mais s’il y avait bien un réflexe qu’il avait intégré après toutes ces années passées au service d’un salaud dans le genre de Tiziano, c’était celui de désarmer son ennemi, et de le tenir hors d’état de nuire aussi facilement et aussi complètement que possible. Immobiliser Clover et retirer de sa portée tout ce qu’elle aurait pu utiliser pour se défendre n’avait pas posé le moindre problème ; l’inconscience avait aidé, bien qu’il ne ressentît pas la moindre fierté à cette idée.

Quelques mots, une arme bien en évidence et pointée vers elle avec soin ; rapidement, elle fut obligée de se détendre, et se laissa retomber contre sa couchette improvisée. Les yeux froids de l’ancien tueur ne cillèrent pas, alors qu’elle l’observait. Il avait eu tout son temps pour le faire, lorsqu’elle nageait encore dans les brumes de l’inconscience ; et pourtant, quelque chose dans le fait de voir son visage vivant produisait encore chez lui un certain effet de surprise. Si une part de lui restait aussi impassible qu’à l’habitude, une autre peinait à croire que ce qui se jouait sous ses yeux était bien vrai. Qu’il l’avait bien retrouvée, écroulée là, dans ce foutu centre commercial. L’abdomen perforé, mais bien en vie. Rien de la comateuse qu’il avait quittée, et qu’il avait cru ne jamais voir se réveiller. Comme quoi la vie réservait parfois des choses auxquelles on ne s’attendait pas.

Lorsqu’elle siffle son premier commentaire, il ne remue pas. Il renifle à peine, se calant un peu plus confortablement dans la chaise qu’il a tirée de derrière le comptoir. Sa main armée ne bouge pas, toujours prête à faire se coucher la Blackstorm une bonne fois pour toute si elle tente quoi que ce soit de stupide. Il la voit regarder autour d’elle ; il la sait étudier les issues, détailler la situation dans laquelle elle se trouve, et les options qui s’offrent à elle. Il n’a rien à lui répondre, alors ne dit rien. Rien, jusqu’à ce qu’elle fasse un commentaire sur ce nœud qui lui retient les mains prisonnières. « Je m’en serais voulu si t’avais perdu tes mains à cause d’un nœud trop serré. Laisse-les en évidence, tu veux. » Là où il pouvait les voir, histoire d’être certain qu’elle n’était pas en train d’essayer de se débarrasser de ses liens.

Il s’est assis suffisamment loin d’elle pour avoir le temps de réagir si elle bondit ; il l’a privée de ses armes, attachée. Il la tient en joue. Et pourtant, il ne baisse pas la garde un seul instant. Bien loin de la sous-estimer, il n’avait pas mis longtemps à se souvenir du parcours qu’elle avait eu, des écoles où elle était allée — et prudence était mère de sûreté. Il accueillit la remarque qu’elle lui fit avec son flegme habituel, soulevant son arme pour poser sa cheville droite sur sa cuisse gauche. La crosse du revolver vint se caler contre son pied ; l’arme était toujours chargée, braquée vers elle et prête à tirer. « Pourquoi je t’aurais tuée ? » Une question pour une question ; et laquelle était la plus stupide, il n’aurait su le dire. Il n’avait pas la moindre raison de la laisser mourir. Pas la moindre envie, non plus.

Ses sourcils se froncent lorsqu’elle pose sa dernière question. Une moue désapprobatrice passe sur ses traits, brièvement, avant que son visage ne retrouve son impassibilité. « Personne. » J’ai une tête à voyager accompagné ? Et il cherche à comprendre ce qui distille de l’inquiétude au milieu de toute la haine qu’il lit dans ses yeux. Rapidement, les options s’alignent et les idées s’empilent, pourtant toutes plus insensées les unes que les autres. « Ils sont probablement tous morts à l’heure qu’il est. » Une part de lui conservait cependant une certaine réserve — après tout, les pires étaient réputés pour partir en dernier.

Il la détailla quelques instants. Ses yeux glissèrent sur la couverture qui recouvrait partiellement le bandage de son abdomen, avant de retourner se vriller dans ses pupilles dilatées. Il n’avait vu ni griffure, ni morsure ; aussi avait-il supposé que ce qui l’avait attaquée était plus vivant que mort. Le cas échéant, il attendrait qu’elle ne meure pour s’assurer qu’elle ne revienne pas tenter d’le bouffer. Mourir étranglé était une option qu’il avait envisagée, mais l’idée de se faire dépecer par son ancienne protégée était, elle, totalement prohibée.
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MessageSujet: Re: L'indésirable désiré ○ Gideon Dim 1 Mai - 21:28

        
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Sarcastique, tête de lard caustique. La brune retient un sifflement méprisent, tout en pestant mentalement. Il a parfaitement étudié la pièce. Elle remue à peine sous le léger drap qu’il a disposé sur sa frêle silhouette fragilisée. A son agacement, elle voit qu’il dit vrai. Et elle n’est pas surprise. Mais, dans sa théorie, une petite faille se glisse sournoisement. Et elle met le doigt dessus avec voracité.

« - Tu sais parfaitement qu’il est capable de survivre autant que nous. Mais ... Tu ne mens pas, qu'elle affirme d'un ton surpris.

Pourquoi tu l’as pas arrêté ?

Elle est hypersensible. Bafouée et bouffée par diverses rancœurs, d’innombrables douleurs. Derrière son parfait masque d’austérité, elle perd le contrôle et sent sa poitrine se déchirer en miettes. Il n’avait rien fait. Pourquoi ? Pourquoi la sauver maintenant ? Pourquoi perdre son temps ? Elle ne comprend pas. Clover voudrait lui briser son foutu faciès émacié et rongé par le temps. Il n’a pas perdu de sa superbe, peut-être en possède-t-il davantage avec le temps. Il est comme un putain de bon vin en apparence, mais son goût semble amer. Il l’est sûrement. Il n’a rien fait, et à présent, il semble se démener pour l’empêcher de se venger. Il semble se lutter pour l’empêcher de crever.

Clover inspire longuement, profitant de la moiteur de l’air et l’oxygène pour remplir ses poumons. Ils manquent d’air. Elle manque de tourner de l’œil. Ses iris se figent à nouveau vers les provisions, et c’est l’instinct de survie qui prime sur la raison. Elle avisera par la suite, mais pour le moment …

- Tu comptes me filer cette bouffe, ou me regarder clamser à petit feu ?

Toujours aussi sagement corrosive. Son expression n’évolue pas. Elle a toujours été bien trop calme pour être mentalement pas bancale.

- Tu as vu mon état ? qu’elle soupire ensuite en levant le crâne, prête à se redresser. Je vais pas te sauter dessus, c’est pas très stratégique. »

Il sait qu’elle a raison. Elle a bossé pour le F.B.I. Elle a fait l’armée. Et certainement pas celle du salut. Son sourcil droit se hausse, signe qu’elle attend son approbation pour prendre position assise. Elle crève de faim, son abdomen lui fait un mal de chien, et des fourmis commencent à évoluer dans chacun de ses membres.  



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MessageSujet: Re: L'indésirable désiré ○ Gideon Lun 2 Mai - 20:44


there wasn't a wrong or a  right he could choose,
he did what he had to do

– THE CIVIL WARS.


Il ne lui ment pas — pas plus que d’habitude, pas plus qu’à quiconque. Il n’a aucune raison de le faire, et encore moins à elle. Tiziano n’est pas là ; il ne l’est plus depuis une paye déjà, et son homme de main n’a aucune crainte à ce sujet : si ce ne sont pas les zombies qui l’ont bouffé, ce seront les principaux requins de son marché. Aussi n’a-t-il pu retenir un certain rictus d’étonnement, sourcil haussé, lorsqu’elle lui a posé sa question. Et il lui laisse même le plaisir de riposter, de soutenir un argument contraire et parfaitement fondé. Cette ordure d’italien était parfaitement capable d’être sur ses deux pieds, à l’heure qu’il était. Pour autant, il y avait peu à parier pour que son ancien homme de main ne travaille à nouveau avec lui. Fallait dire c’qui était : même si Tiziano ne l’avait pas poursuivi, il n’avait sûrement que peu apprécié de se voir ainsi privé de son chien de chasse le plus fidèle et le plus avisé. Si les deux étaient venus à se faire face, la confrontation aurait sûrement été amenée à pointer le bout de son nez. Le cas échéant, seul le désespoir trop écrasant pour la fierté aurait pu amener son ancien patron à l’épargner et à vouloir en refaire son allié. Et dans un cas comme dans l’autre, le O’Creary n’aurait pas eu le moindre motif pour laisser vivre l’italien plus de temps qu’il n’en fallait pour le dire.

Tu ne mens pas. La constatation lui fit brièvement plisser des yeux, alors qu’il dévisageait la jeune femme sans se gêner. Qu’est-ce qu’elle croyait ? Il ne lui avait jamais menti, et n’avait aucune raison de commencer aujourd’hui. Alors il soutient son regard en chien de faïence, l’ancien tueur, jusqu’à ce qu’elle ne se détourne pour tenter de reprendre une inspiration. Et elle lui jette une nouvelle phrase, de cette verve qui semble ne jamais l’avoir quittée. Elle ne change pas d’attitude, pas plus que lui. Comme deux putains de rocs, pris entre les flots, mais incapables d’adapter leur position. Ce sont les marées qui bougent autour d’eux, et pas l’inverse ; ç’a toujours été comme ça, et ce le sera sûrement toujours.

Il se lève, arme toujours en main. Ses doigts libres attrapent la petite écuelle où il a entassée la bouffe restante, et il franchit les quelques mètres qui la séparent d’elle, index toujours sur la gâchette, arme pointée vers sa poitrine. « S’il avait survécu et qu’il s’était pointé, ç’aurait pas été pour chanter des chansons d’amour et d’paix, crois-moi. » Sans ménagement, il laisse tomber l’assiette sur le bout de la table. Ses yeux ne l’ont pas lâchée un instant, et ses iris sont parfaitement clairs dans leurs intentions : « si tu fais l’moindre geste suspect, tu vas t’retrouver avec un nouveau trou indésirable dans l’bide. Et c’lui-là, tu peux toujours t’gratter pour que j’te le soigne. » « J’ai rien d’autre, alors savoure. » Il fait quelques pas en arrière, retourne s’asseoir dans sa position de départ. Impassible, méfiant au possible. Elle n’a pas vraiment changé, par rapport à son souvenir. Un peu vieilli, tout au plus — qui n’aurait pas eu ce genre de ride sur la figure, après trois ans à survivre dans de pareilles conditions ?
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MessageSujet: Re: L'indésirable désiré ○ Gideon Jeu 5 Mai - 19:45

        
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Il est aussi stoïque qu’elle. Méthodique. Flegmatique. C’est tant mieux pour lui, elle, elle n’en démordra pas. Ca prendra du temps, mais maintenant qu’elle le tient, elle ne le lâchera pas. Elle n’a plus qu’une idée qui lui ronge le crâne. Tuer Alastar. Elle inspire longuement, attendant qu’il daigne lui filer ce dont elle a besoin. Mais elle tique. Même s’il ne la lâche pas du regard, même s’il garde son flingue pointé sur elle, Clover note la tonne de ration qu’il a laissé dans sa gamelle improvisée. Est-ce qu’il mangé la moitié de cette bouffe ? Ses prunelles avisent l’homme, dont une barbe rousse ronge son visage. Elle reste silencieuse en se redressant lentement. Ses lippes s’étirent pour former une vilaine grimace alors qu’elle tente de placer ses mains lier sur sa plaie. Réflexe qu’elle stoppe aussitôt, à quelques centimètres du drap. Elle va empirer son cas. La brune sent ses longs cheveux bruns retomber autour de son visage alors qu’elle inspire longuement. Elle a honte de s’être faite avoir. Et c’est pire de se faire surprendre par lui. Pourquoi lui ? En trois ans, elle n’est jamais tombée sur Alastar. Et la voilà ligotée, littéralement parlant. Du torse aux mains ! Fait chier. Elle écoute ce qu’il a lui dire, sans broncher davantage. Elle a demandé ce qu’elle voulait savoir. Clover hausse ses épaules amaigries, chopant le plat qu’il lui file de ses mains liées. La quarantenaire le pose sur sescuisses, contemplant la bouffe d’un air sceptique. Elle n’a jamais vraiment aimé manger les plats qu’on lui a préparé à l’avance. Et ce depuis toujours. Elle avait déjà cette foutue manie quand elle était plus jeune.

Y a des trucs qui changent jamais.

La survivante conserve son silence de plomb, se dépatouillant du mieux que possible avec ses deux pattes emmêlées. Ca lui prend du temps, de choper les aliments pour les engouffrer dans sa bouche. Respirer lui fait horriblement mal, autant que l’exercice de la mastication ou de la digestion. Elle a vu pire. Pour le moment, elle doit survivre. Même si sa survie dépend de lui. Ca a beau la débecter, sa ration ne fait pas long feu. Et c’est finalement avec le ventre plein et un léger sentiment de soulagement purement physiologique qu’elle se rallonge doucement. Elle est épuisée. Digérer autant de nourriture après une telle blessure demande bien trop de boulot à sa carcasse. Clover inspire longuement, fixant le plafond sans même faire fi d’Alastar. Ce foutu canon toujours planté près de sa chair. Finalement, le sommeil la gagne si rapidement qu’elle s'éveille plus tard en sursaut. Plusieurs bruits métalliques sont visiblement à l’origine de son éveil. Par réflexe, la brune plonge ses mains attachées sur sa cuisse, prête à extraire son arme de son holster, avant de se souvenir d’un petit détail non moindre. Alastar. La blessure. Le juron qu’elle crache est pourtant discret, alors qu’elle jette un coup d’œil à l’homme. Inutile de préciser qu’elle est incapable de bouger. Encore moins avec ses liens. Son regard est pourtant très clair. Dépêche-toi d’aller voir ce qui cloche !



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MessageSujet: Re: L'indésirable désiré ○ Gideon Dim 8 Mai - 7:37

Il lui avait laissé une quantité de bouffe non négligeable. De quoi récupérer quelques forces, de quoi faire en sorte qu’elle ne lui claque pas dans les bras après un jour ou deux à agoniser. Il était du genre prévisible, presque autant qu’il ne pouvait être coriace ; et toujours prendre suffisamment de vivres pour ses trajets était devenu une habitude à laquelle il n’avait plus rien à reprocher. Pourtant, il savait que la présence de Clover perturberait quelque peu ce programme. Au lieu d’une bouche à nourrir, il se retrouvait avec deux ; et s’il pouvait gérer les quantités les premiers temps, il lui faudrait rapidement les rationner, si elle n’y mettait pas un peu du sien. Si elle ne partageait pas c’qu’elle avait, elle aussi.

Après avoir mangé, sans vraiment relâcher sa vigilance ni lui jeter le moindre mot, la jeune femme se rallongea. Il l’entendit soupirer, et vit ses yeux se fermer aussi rapidement qu’ils n’avaient pu s’ouvrir, quelques minutes auparavant. Toute méfiante qu’il la savait, elle ne sembla pourtant pas voir le moindre mal à s’endormir ; rapidement, sa poitrine ne bougea plus qu’à un rythme des plus réguliers. Et lui, toujours assis, ne parvenait pas à décrocher son regard de cette silhouette, affaiblie mais fière. Il n’avait aucun doute quant à ses intentions : un jour, elle tenterait de le tuer. Ce n’était qu’une question d’heure, de jours. De semaines ou de mois, peut-être — qu’en savait-il ? Elle était patiente, elle était déterminée. Deux qualités qu’il avait toujours appréciées chez elle, mais qui se voulaient, cette fois, vouée à lui arracher la vie à un moment donné.

Les minutes passèrent, alors qu’il sentait ses propres muscles se détendre. Sa main autour de l’arme, elle, ne se relâcha pas ; ses sens restaient parfaitement éveillés, au cas où son invitée surprise aurait bougé. Prêt à tirer, prêt à la faire changer d’avis — pas question de mourir d’un coup dans le dos, pas après toutes ces années à survivre aux pires. Pourtant, il ne pouvait s’empêcher de sentir le sommeil progressivement le gagner, lui aussi. Bercé par la lumière vacillante de la lampe, les esprits chaloupés par les émotions de la journée. Il ne ferma cependant pas l’œil, se contentant de désarmer son arme sans pour autant la lâcher, la laissant plus confortablement calée contre sa cuisse. Ses yeux suivaient la petite flamme qui seule l’éclairait. Et le temps, lui, s’étirait inlassablement.

Il ne sut combien de temps avait duré cet état de passivité complet et reposant, lorsque les premiers cliquetis métalliques se firent entendre. Immédiatement, tous ses sens s’éveillèrent, son nez se détourna de la lampe, et ses yeux se mirent à fouiller l’obscurité. Les bruits venaient d’un peu plus loin, à l’extérieur de la pharmacie. Et il avait senti Clover se mettre à bouger, non loin de lui, réveillée avec autant de précipitation qu’il n’avait pu être arraché de sa contemplation. Il lui jette un rapide coup d’œil, son arme solidement tenue dans sa main libre ; si un regard pouvait tuer, sans doute serait-il mort fusillé. Mais pour l’heure, elle n’avait rien pour se défendre. Rien de plus que ce qu’il ne choisirait de lui donner.

Vivement, il bouge. Il s’empare de l’arme à feu dont il a privée Clover, la glisse à l’arrière de sa ceinture, et sort un petit couteau replié de sa poche. D’un geste vif, il le lance à la jeune femme. C’est tout c’que t’as le droit pour te détacher et te défendre. Me fais pas r’gretter, ou hier était l’dernier jour que tu voyais s’lever.  Les mots passent dans les yeux, alors qu’il éteint la lampe sans plus attendre. Son Glock dans une main, un couteau dans l’autre, il laisse ses yeux s’habituer à l’obscurité, alors qu’il s’approche à pas silencieux de la provenance des bruits. Impossible que ce soit des rôdeurs ; ça cause bien trop pour ça. Mais marcheurs ou pas, impossible de baisser la garde : dans des coins reculés, quelques survivants étaient rarement de bonne augure. Et c’qu’il restait d’humanité, il avait appris à ne plus lui faire confiance depuis bien longtemps déjà. « T’es sûr ? » Un. « J’te dis que y avait d’la lumière, là-bas. T’as ton couteau ? » Deux. « Ouais. »  « Shht. » Trois. Le bruit des pas qu’ils laissent derrière eux correspond au nombre de voix qu’il a entendues ; néanmoins, mieux vaut ne prendre aucun risque. Mieux vaut ne pas les sous-estimer.

Il les laisse s’approcher, tapis dans l’ombre. Pas du genre à vouloir se montrer, les mains en l’air en signe de paix. Pas du genre à vouloir s’approcher et leur proposer de s’asseoir à leurs côtés. Il a déjà assez d’une vengeresse frustrée à gérer ; il n’était pas question d’en plus devoir jouer à pile ou face avec sa vie, pour une bande de petits cons qui faisaient décidément trop de bruit. Il commencerait par cogner s’il le fallait, et ensuite aviserait. Pour l’heure, il était bien loin d’oublier que, tapie dans l’ombre, sa furie était armée. Sommairement, certes ; mais qu’est-ce que ça changeait ? Si elle avait un peu de jugeote, elle serait restée couchée. Elle aurait fait la blessée, histoire d’attirer leur attention — et il aurait pu les prendre en tenaille, sans que les autres ne s’attendent à quoi que ce soit. Oh, l’idée de la priver de tout moyen de défense pour la forcer à adopter ce plan l’avait bien effleuré. Pourtant, il était loin d’être assez arrogant pour parier sur ses seuls capacités, quand bien même son instinct lui soufflait allègrement qu’elles suffiraient. Clover avait le droit d’être capable de se défendre. Et si elle s’avisait de le poignarder, elle en paierait les conséquences une fois tout ce bordel terminé.

La grille grince. Ils ouvrent le rideau métallique de la pharmacie, plus silencieux que quelques secondes auparavant. Et le faisceau de leur propre lampe se promène sur les parois de la pharmacie, les débris jonchant le sol. Et finalement, ils le braquent sur l’endroit où la lampe à huile n’émet désormais plus qu’un mince filet de fumée. But be careful, guys. Devil's always hiding in the dark.
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MessageSujet: Re: L'indésirable désiré ○ Gideon Sam 28 Mai - 17:37

        
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Trois voix. Un trio de brigands, de survivants, de malfaiteurs ou qui sait, de cannibales. Dans tous les cas, ils sont une menace. Et aucun des deux n’y coupe, ce qu’ils entendent n’est pas bon pour eux et ils le savent. Clover fusille son compagnon d’infortune du regard, histoire de lui faire comprendre qu’il n’a pas intérêt à la laisser ainsi alors qu’une menace commune plane au-dessus de leurs têtes. Ils sont dans le même pétrin, sauf si … Sauf s’ils sont avec lui. A en juger par les gestes inquiets et défensifs d’Alastar, il semble pourtant agité par l’arrivée des trois intrus. Qui sait, peut-être a-t-il seulement peur d’être surpris par les mauvaises personnes. Peut-être fait-il seulement semblant pour endormir la méfiance de Clover. Mais c’est un plan stupide, trop idiot pour lui. Il est trop conscient de ce qu’elle est pour lui faire subir une fourberie pareille. La quarantenaire pince ses deux lippes pleines tout autant que ses paupières, prête à agir quoi qu’il arrive et ce, malgré ses blessures. Clover inspire longuement alors qu’Alastar finit par lui lancer une lame. C’est un petit couteau qu’elle attrape rapidement du côté de la lame. Avec flegme, elle le retourne pour empoigner le manche et détacher ses liens.

Ce ne sont que des intrus inopportuns.
Elle en a maintenant la preuve. Sans quoi il n’aurait jamais pris le risque stupide de lui filer cette arme. Clover descend souplement, quoi qu’un peu plus maladroitement que d’accoutume de son piédestal, fléchissant ses genoux pour trouver une position accroupie. Elle doit filer d’ici au plus vite et se glisser quelque part où ils ne pourront pas la surprendre tout de suite. Pas sans qu'elle ne le décide, ou elle est foutue. Dans son état, seul l'effet de surprise compte. Sans oublier que ça, c'est sa porte de sortie. Clover lance un regard à Alastar, pointant ensuite l’arrière du comptoir du menton. Jamais elle ne pourrait l’escalader si elle se planque par-là, et s’ils entrent, elle sera coincée à cause de son état. Rapidement, l’ancienne Profiler pointe sa lame vers une étagère, puis vers Alastar et le comptoir. Ils doivent se séparer pour mieux les surprendre. Aussitôt ce plan silencieusement proposé que ses pieds transportent son corps vers les étagères. Une fois à l’abri et à l’ombre, la brune attend que la grille s’ouvre. Ce n’est que grâce aux légers espaces entre certains produits et cartons qu’elle peut distinguer ce qui se profile de l’autre côté. Alors que la lampe torche éclaire la place où ils étaient quelques secondes plus tôt. Son cœur manque presque un battement avant qu’elle n'avise la place vide.

Et un soupire silencieux de soulagement s'échappe d'entre ses lippes.
Personne n'a le droit de tuer cet homme.
Personne sauf elle.


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MessageSujet: Re: L'indésirable désiré ○ Gideon Dim 5 Juin - 16:23


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Clover n’a pas perdu de temps, et Clover a un plan. Dans la pénombre, tandis qu’il surveillait avec attention les murmures des différents intrus, ses yeux avaient suivi la silhouette, qui lui faisait quelques rapides signes décidés. La prise en tenaille était la meilleure des opportunités qu’ils avaient, mais dans tous les cas, le O’Creary n’était pas inquiet : qui que soit ces types, il aurait été bien étonnant et fort hasardeux qu’ils aient la même formation que celle que les deux loups désormais tapis dans l’ombre de leur refuge avaient pu avoir. Pourtant, rien ne serait laissé au destin, et il était parfaitement hors de question de sous-estimer quelques indésirables connards qui avaient cru bon d’interrompre ces si charmantes retrouvailles.

À en juger par la silhouette des types qui venaient de faire irruption dans le petit commerce désaffecté, ils n’étaient pas là pour gentiment sympathiser. Les lames solidement fichées entre leurs doigts serrées ne faisaient que confirmer un peu plus la théorie des pillards que l’ancien homme de main avait échafaudée dès qu’il avait entendu les premiers sons de pas ; cependant, il ne comptait pas supprimer le bénéfice du doute qu’il était capable d’accorder à tout un chacun, et en neutraliser deux serait suffisant pour pouvoir interroger le troisième sans risquer de se faire égorger.

Le faisceau de la lampe de poche éclaire l’endroit où Clover se trouvait encore allongée, peu de temps auparavant. Pour les intrus, il ne fait plus aucun doute que quelqu’un se tenait là, il y avait quelques secondes à peine. Pour peu de tendre l’oreille, on aurait presque pu entendre leurs cœurs s’affoler, alors que la lampe tentait d’éclairer fébrilement les recoins de la pharmacie. L’un d’eux a levé la lame de son couteau et a fait un pas vers l’arrière — un pas vers Clover. La charge n’est pas encore donnée. Mais au moment où le faible halo lumineux se pose sur l’arbalète laissée appuyée au mur, l’un des types ne peut retenir un léger grognement. « What the… » Il s’interrompt, alors qu’un de ses camarades siffle entre ses dents. Mais avant qu’ils n’aient pu s’approcher de l’arme, le pied de l’ancien tueur à gage pousse volontairement un débris, signalant sa position. Il laisse l’effet de surprise complet à Clover, alors qu’un demi lui suffit amplement : l’homme à la lampe de poche braque le faisceau dans la direction du bruit, et la main puissante se saisit immédiatement de son poignet pour le tirer vers lui et tordre violemment. Son compatriote le plus éloigné de Clover a le temps de réagir plus vite que les autres, et se jette vers l’agresseur qu’il croit être le seul en lice, lame bien en main. La lame transperce la chair, le sang coule. Le bouclier humain perforé et l’assaillant sursautent en même temps, alors que le loup place quelques coups précis. Numéro deux a lâché son couteau, toujours planté dans l’abdomen de numéro un, et s’est écroulé à terre, l’impact d’un coup bien visible sur le haut de son front. Numéro un, lui, s’est recroquevillé à terre, l’arme fichée entre les côtes, la respiration sifflante, les deux mains serrées autour de la garde, n’osant la retirer. Après un rapide regard pour s’assurer que Clover s’est bien débarrassée de numéro trois sans faire de chichis, l’ancien tueur à gage s’accroupit aux côtés du blessé. Ses doigts se referment sur le manche de la lame, par-dessus ceux de l’intrus, alors qu’il enfonce un peu plus le couteau. L’autre pousse un léger cri, se trémousse, s’arrête bien vite pour ne pas remuer trop intensément l’arme dans la plaie. « Combien vous êtes ? » « V-va chier. » La lame se tourne dans la blessure, et le sang coule un peu plus abondamment, alors que l’autre pousse un cri moins contenu. S’il te plait. « Juste trois. Juste trois. » Et il peine à y croire, le diable accroupi là, ses yeux mats fichés dans ceux de sa proie. Un homme blessé ne dit pas nécessairement la vérité, et il le sait. La torture se poursuit un peu, et l’autre a lâché l’arme d’une main pour attraper le poignet de son bourreau. L’ancien homme de main ne cille pas, les traits aussi fermés qu’à l’ordinaire. Ses yeux ne lâchent pas le pauvre hère qui semble de plus en plus en peine de supporter la douleur, et qui n’arrive visiblement pas à se réjouir du maigre fait qu’il y a pire endroit qu’une pharmacie pour se faire blesser ainsi.

Finalement, la lame se retire brusquement. L’homme hoquète, et n’a pas le temps de dire ou de faire quoi que ce soit que le manche ensanglanté s’est écrasé contre sa tempe, le forçant à s’écrouler au sol. Et le loup se redresse, essuyant la lame contre son pantalon, se tournant vers la furie tapie à ses côtés, l’abdomen toujours bandé. Il tend sa main libre vers elle, doucement, alors que ses yeux se fichent dans les siens. Le couteau. Le regard est plutôt clair ; il est hors de question de la laisser se promener librement avec une arme, alors qu’il a lu son désir de le tuer dès les premiers instants. Et il ne lâche pas sa propre arme de fortune, récupérée à leur assaillant, et encore chaude de son sang. Le couteau, s’il te plait.
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MessageSujet: Re: L'indésirable désiré ○ Gideon Mer 29 Juin - 11:04

        
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C'est un massacre. Un enchaînement bestial est primaire. A peine s'est-t-telle jetée sur le premier homme qu'Alister en fait de même. L'hémoglobine dégouline déjà sur les doigts de la brune ravagée et enragée. C'est eux, ou elle.  Sa lame se rétracte de la plaie organique, et elle bondit déjà vers un troisième homme. Son compagnon d'infortune, malheureusement accroché à elle pour cette bataille bestiale et subite, a cloué sa victime à terre. Clover se débarrasse de sa seconde victime, inspire longuement et se déplie son échine pour observer Alister en mouvement. Il joue avec l'abdomen de la crapule étalé à terre, lui arrachant la vérité de force. La brune arque un sourcil, penchant sa bouille le côté, puis son échine pour poser ses mains sur ses genoux.

« - Il dit la vérité, qu'elle affirme en se redressant, croisant les bras et jaugeant Alister.

Flingue-,le. Première pensée dissoute dans son esprit.

A peine le temps d'y songer qu'il s'excuse, perforant le crâne du pauvre type. La cadavre rejoint ses deux petits copains d'arnaque à terre. Morts. Bien. La jeune femme recule légèrement, serrant la lame dans son poing. Elle la sent, fichée dans son poing, aussi collante que ses doigts à cause de l'hémoglobine. Alister fait pourtant déjà un mouvement vers elle, la main tendue pour récupérer son dû. Seules les iris de l'insolente remonte jusqu'à ses jumelles. Froides et glaciales, fermes. Elle jure et siffle entre ses dents. L'état sauvage lui pourri encore les veines.

- Si j'avais voulu te tuer, tu serais déjà au courant. », qu'elle se permet tout de même de lui cracher à la figure en lui passant la lame souillée.

Sale menteuse.



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MessageSujet: Re: L'indésirable désiré ○ Gideon Lun 18 Juil - 7:38

Il dit la vérité. Elle en avait l’air intimement persuadée, la bestiole tapie à ses côtés. Et il a fallu ça pour que les tortures prennent fin ; il a fallu qu’elle intervienne pour que le prédateur se décide à laisser sa proie en paix, et ne l’achève sans plus de cérémonie. Ça a pris une seconde ou deux avant qu’il ne se redresse, et qu’il ne finisse par se retourner pour la fixer, sans ciller. Elle est dressée dans l’ombre, la sauvage, le couteau qu’il lui a prêté bien en main, et son regard plus farouche que jamais. Ses doigts dégouttent du sang de sa victime, et il ne peut s’empêcher d’avoir la sensation de retomber trop d’années en arrière. Fallait croire que les instincts de survie ne se taisaient pas aussi facilement, et que l’apocalypse lui avait fait retrouver cette flamme que le coma lui avait durant trop longtemps arrachée.

Et quand elle parle, il ne peut empêcher un de ses sourcils de se hausser très légèrement. Bien rapidement, son expression reprend une impassibilité exemplaire, tandis qu’il essuie sa propre lame sur son pantalon, sans la lâcher des yeux. « Permets-moi d’en douter. » Et malgré le venin, elle finit par lui tendre la lame. Il l’essuie également sans la quitter des yeux, la toisant avec autant d’intensité qu’elle ne pouvait le faire depuis l’instant où elle l’avait reconnu.

Finalement, après quelques instants, ses yeux se détournent. Le petit couteau se replie, atterrit au fond de sa poche. Le second, lui, retrouve son fourreau, que l’irlandais détache de la taille de son défunt agresseur, pour passer à la sienne. Sans la moindre émotion sur ses traits, surveillant du coin de l’œil le moindre des mouvements de Clover, il se met à fouiller les cadavres. « Quand est-ce que tu penses être capable de te déplacer ? » S’il y avait bien une chose que son instinct lui dictait, c’était de ne pas rester dans les parages. Le peu de raffut qui s’était retrouvé amorcé par cette attaque surprise pouvait attirer d’autres pilleurs — dans l’hypothèse où d’autres traînaient dans les parages. Et pire que cela, il espérait surtout qu’aucun rôdeur ne vagabondait dans les environs. Dans tous les cas, l’idée de retourner à son maigre campement lui plaisait bien davantage que celle de rester dans le coin. Et à cette pensée faisait écho celle de la santé de Clover. Pas question de la laisser là, bien qu’il sache, au fond de lui, qu’elle était parfaitement capable de se débrouiller. Malgré la sauvagerie dans ses yeux, il doutait qu’elle ne le laisse partir sans ciller ; ou du moins, pas sans s’armer de l’intention de le filer, pour rester proche de lui quand le moment viendrait. Alors après tout, pourquoi s’encombrer de futiles pertes de temps comme celle-ci, quand elle pouvait simplement l’accompagner, lui offrant, à lui, la possibilité de la surveiller jour et nuit ?
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MessageSujet: Re: L'indésirable désiré ○ Gideon Ven 26 Aoû - 13:48

        
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Têtes de mule. Au pluriel. Aucun de vous deux ne lâchera l'affaire, c'est certains. Mais pour le bien de son nouvel objectif, autant oublier sa fierté pendant un temps. Surtout maintenant, alors qu'il semble clairement décidé à ne plus la lâcher. Pourquoi ? Pourquoi ne pas la fuir rapidement ? Affaiblie comme elle est … La question trotte tout de même dans son crâne alors qu'il questionne son état. Dommage, elle l'aimait bien, si on excepte l'odeur. Tout le nécessaire présent, des barrières pour se protéger des rôdeurs trop stupides pour penser à les soulever …

« - Ca va, j'peux bouger, qu'elle marmonne en le fixant d'un air morne.

La brune lui jette plusieurs œillades, les questions lui brûlant les papilles. Mais elle se penche, ramassant le peu d'affaires dont elle dispose, sac compris. Ses bras fins passent la vieille besace ravagée par le temps, tandis qu'elle se redresse. Il pend à présent négligemment à son épaule.

- Va falloir que je marche près de toi en cas d'attaque imprévue. J'aimerai bien éviter une second coup de poignard, ou autre sort plus définitif. T'y vois un inconvénient ?

Sarcastique. Caustique.

Pas qu'elle ne puisse pas se défendre à mains nues, mais son état suivie de cette tuerie est loin d'être à son avantage, Surtout lorsque les coutures craquent. Clover grimace, s'appliquant à glisser le sac sur son abdomen pour couvrir les traces de sang.

- … Pourquoi tu fais ça ? Tu pourrais te tirer assez vite pour être sûr que je te retrouve pas. Je suis pas en état de te pister et tu le sais

C'est plus fort qu'elle, les mots traversent ses lèvres avant même qu'elle n'est le temps de s'arrêter. C'est pourtant légitime.

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MessageSujet: Re: L'indésirable désiré ○ Gideon Lun 14 Nov - 5:26

Il l’écoute grommeler, la regarde ramasser ses maigres affaires sans traîner. Elle se redresse et il ne l’a pas lâchée des yeux, la sauvage, motivé par un désir d’être certain qu’elle n’allait pas s’effondrer à peine levée. Pourtant, elle tient debout. Elle cale son sac sur son épaule et elle le regarde, prête à partir. Lui lance quelques mots sarcastiques, face auxquels il ne manifeste pas la moindre émotion. Son visage reste impassible, et ses yeux se contentent de se détourner, alors qu’il fait quelques pas vers l’arbalète toujours calée contre le mur, un peu plus loin. « Non. » Il n’y voit pas d’inconvénients, et il comprend. Il lui jette un nouveau regard rapide, l’avise rapidement couvrir son abdomen à l’aide de son sac. Et ses yeux froids retournent vers le visage de son improbable compagne d’infortune, tandis qu’elle reprend la parole. Il s’occuperait de surveiller son état plus tard. L’important, pour le moment, c’était de sortir de là.

Un minuscule soupir s’échappe de son nez, alors qu’il s’est tourné vers ses propres affaires. « Je sais. » Il n’a rien d’autre à ajouter. Il sait qu’il pourrait s’enfuir, il sait qu’il pourrait tracer sa route sans se retourner. La laisser là, lui souhaiter silencieusement bonne continuation, et se contenter d’un regard froid pour tout au revoir. Mais quelque chose, au fond de lui, ne parvient pas à s’y résoudre. Il n’est pas capable d’y mettre des mots dans l’instant, mais la sensation le ronge depuis l’instant où ses yeux se sont posés sur elle quelques heures auparavant. Peut-être, au fond, ressent-il la culpabilité de son précédent abandon. De ces fois où il aurait dû être là — où il aurait voulu l’être —, mais où il ne l’était pas. Et peut-être qu’aujourd’hui, s’assurer de la maintenir en vie jusqu’à ce qu’elle récupère complètement était bien la moindre des choses qu’il puisse faire pour elle. Payer sa dette, à sa manière. Et ensuite, la laisser repartir. Reprendre sa route seul — préférer l’être, au bout du compte. Mais pour le moment, elle avait besoin d’aide. Et c’était presque trop naturellement qu’il s’était décidé à la lui fournir, malgré sa méfiance et son impassibilité face à la situation. « Si tu préfères rester là toute seule, j’te retiens pas.  » Loin de lui une telle pensée.

Toutes les armes soigneusement placées à portée de sa main, il hisse en bandoulière un sac d’affaires rassemblées un peu plus tôt dans la journée. Rapidement, un autre se retrouve également hissé sur son dos, avant qu’il ne passe la sangle de l’arbalète autour de son épaule, sa main refermée sur l’arme. Prêt à décocher une flèche sur quiconque se serait montré agressif — rôdeur ou survivant. « T’es prête ? » Un petit regard pour elle, une fois qu’il a vérifié que tout était bien empaqueté. Mieux valait ne pas s’attarder ici. Et si elle avait réellement besoin de faire la conversation à quelqu’un, sûrement trouverait-elle Maximus d’un plus grand réconfort. Il y avait, après tout, des choses qui ne changeaient pas. Et s’il y en avait bien deux pour en témoigner, c’était ceux-là.

the end.
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MessageSujet: Re: L'indésirable désiré ○ Gideon Dim 2 Avr - 2:29

Rp archivé suite à la suppression de Gideon. coeurrose

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