Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad.
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Plutôt crever que de faire ce foutu vaccin !

× Âge du perso : :
31 ans, bientôt 32.

× Localisation (+ avec qui) :
en Californie, et plus précisément à Yosemite.

× Avant, j'étais : :
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MessageSujet: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Ven 29 Juil - 15:51

Wish we could turn back time, to the good ol' days

Le temps n'est désormais plus qu'une succession de jours qui se suivent et se ressemblent tous. Depuis son arrivée à Yosemite, Aileen n'a vu que peu de choses bouger. Ce sont les mêmes têtes qu'elle croise au quotidien, et ce sont les mêmes choses qu'elle fait jour après jour. Elle a beau essayer de diversifier et varier un peu ses activités, il est très difficile de parvenir à un résultat qui soit concluant. Cela dit, ça fait un bail qu'elle n'a pas quitté le parc même. Elle a longuement envisagé de le faire, le matin même. Mais la motivation l'a très vite quittée. Et, secrètement, elle espère croiser une tête en particulier qu'elle n'a pas vu depuis un moment ... C'est idiot, pourtant. Ils ne se sont pas vus depuis les retrouvailles post-zone, et cela ne s'est franchement pas bien passé. Il sait qu'elle est ici, à Yosemite. S'il devait revenir, il l'aurait fait depuis longtemps ... Alors, oui, c'est idiot. Elle ne voit pas pourquoi il reviendrait maintenant. Et elle voit encore moins pourquoi elle l'attend si impatiemment. C'est elle, après tout, qui a tenu à dresser dès le départ de sacrées barrières entre eux, comme si elle avait besoin de se protéger de lui ... Non, elle n'en a pas besoin. Mais ses vieux démons la hantent, et prennent toute la place. A tel point qu'elle a parfois l'impression d'étouffer, en présence d'autrui. C'est ce qui la pousse si souvent à prendre du recul et à se tenir à l'écart de tout le monde. Ce n'est pas si compliqué d'y parvenir, ici. Il y a de grandes forêts, de grandes étendues d'herbes vides et désertées par la majorité des survivants. Elle s'est déjà pas mal éloignée des camps principaux, et elle sait qu'elle arrivera bientôt à la limite des barrières érigées pour leur protection à tous. Elle le sait, parce qu'elle tourne trop souvent en rond. Souvent seule, parce que c'est ainsi qu'elle aime être. La plupart le savent et s'y sont faits, depuis le temps.

Alors qu'elle marche facilement depuis une, voire deux heures, Aileen regarde autour d'elle. Ici, c'est parfait. Elle sait précisément comme trouver ces moments de tranquillité qu'elle chérit tant. Il lui suffit de s'éloigner du centre du campement - seule, bien sûr - et se trouver un coin comme celui-là. Face à elle, ce qui s'apparente à une clairière, derrière elle le grillage. Elle s'installe au pied d'un arbre, à distance raisonnable de l'unique chose qui la sépare de l'extérieur et donc de potentiels rôdeurs. Pour l'instant, il n'y en a pas en vue, mais elle reste prudente. On ne l'est jamais trop, et elle le sait. Son sac à dos désormais posé à côté d'elle, elle fouine dedans quelques instants. Elle y trouve vite une canette de coca dont la date est dépassée depuis ... et bien, depuis trop longtemps. Mais cela fait au moins autant de mois qu'elle n'y prête plus la moindre attention. Elle grimace en buvant la première gorgée, et puis ça passe sans problème. Faire la difficile, ça n'a jamais été son truc, et cela l'est encore moins depuis que l'épidémie a frappé les Etats-Unis. Les habitudes dépassées - et désormais inutiles mais passons - ayant la vie dure, Aileen ne balance pas la canette à distance, elle la remet sagement dans son sac. Elle la balancera dans une poubelle, dont ils se débarrasseront, Esteban et elle, lors de leur prochaine sortie. Éventuellement. Pour passer le temps, et surtout pour retarder le moment où elle retournera à ce qui se rapproche maintenant le plus de la vie réelle, Aileen sort un livre et le feuillette pour retrouver sa page. Orgueils et Préjugés de Jane Austen. L'occasion ne s'était jamais présentée avant aujourd'hui, mais comme elle a beaucoup de temps à revendre maintenant, c'est le moment ou jamais. Sauf qu'elle est vite interrompue par un bruit, dans les arbres voisins à celui à côté duquel elle est assise. Ni une ni deux, elle se met sur ses pieds, et tend son couteau devant elle, le livre déjà au sol et son autre main posé sur le flingue dans son holster. Quelle que soit la personne qui arrive, elle est prête. Enfin, peut-être pas autant qu'elle l'imagine.



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en présence très réduite jusqu'au 9 août
Maybe it was all too much. Too much for a girl to take.
I don't want to play this game no more. I don't want to stay 'round here no more. Like rain on a Monday morning, like pain that just keeps on going on. Look at all the hate they keep on showing, look at all the stones they keep on throwing.

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# W I L L H O O Dyou'll always be my princess

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× A propos du vaccin : :
Un vaccin... T'es drôle ! C'est que des conneries.

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Trente-quatre ans, et toujours aussi sexey.

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Je me promène sur les routes de la Californie avec Desmond, Rebekah et Anna.

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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Ven 19 Aoû - 6:41


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#WILLHOOD ⋆ Carry on my wayward son, there'll be peace when you are done. Lay your weary head to rest, don't you cry no more. Carry on, you will always remember. The center lights around your vanity.





C’était quand même un peu malsain, d’en être arrivé à ce point, d’être forcé de l’espionner, de l’observer de loin sans qu’elle n’en sache rien. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’était pervers, mais si je le disais à voix haute je ne trouvais pas de mot plus précis pour décrire le sentiment dégueulasse qui m'envahissait et qui me faisait me sentir mal. En même temps, si je rencontrais un type d’en mon genre j’avoue que je n’aurais pas le réflexe de lui faire confiance au contraire, à mes yeux il serait louche, et pourtant encore une fois me revoilà à Yosemite, camp que j’avais quitté avec Desmond, pour son plus grand plaisir, il y a presque sept mois de cela, marchant dans la direction où je savais la blonde s’être installée. Ce n’était pas ma première visite depuis mais la raison restait la même ; j’avais besoin de la voir, tout simplement, et ce besoin existait bien avant l’apocalypse et le réveil des morts, seulement aujourd’hui il était beaucoup plus agaçant à supporter puisqu’elle était désormais beaucoup moins présente. Nous vivons parmi les morts depuis un moment maintenant, c’était rendu la routine de planter ma hache dans deux ou trois têtes de zombies par jour, quoi de plus normal ? Mais ça, le manque qu’elle laissait au creux de ma poitrine, je ne m’y habituais pas. C’était loin d’être honorable de s’installer à quelques mètres de son campement et d’y resté quelques heures simplement pour la regarder faire les tâches les plus banales qui soit, ne faisant pas très attention à l’homme qui l’accompagnait. Il ne fallait pas, parce que bien que je ne le connaissais pas vraiment -si c’est pas pour dire pas du tout- je le détestais déjà profondément et ce sentiment émanait bel et bien de la jalousie insondable que j’éprouvais à son égard. C’était bien la première fois qu’il m’arrivait d’être jaloux à propos d’une fréquentation d'Aileen, quelque chose qui ne m’avait encore jamais dérangé, mais ce n’était pas le fait qu’elle pouvait potentiellement entretenir une relation plus qu’amicale avec lui, non c’était plutôt le fait qu’à mes yeux j’avais perdu sans raison la place importante que j’avais depuis longtemps occupé dans la vie de la blonde, qu’aujourd’hui sans savoir pourquoi elle ne me faisait plus confiance, elle me fuyait presque comme la peste et il m’était impossible de seulement l’enlacer, alors que lui… qui venait de je-ne-sais-où, avait apparemment la permission d’être à ces côtés. Qu’est qu’il avait d’aussi spécial ? Elle me connaissait depuis l’adolescence, elle était mon amie la plus précieuse, j’avais toujours été là pour elle et je ne l’avais jamais blessée, et pourtant c’était lui qu’elle avait choisi, alors que je ne serais même pas surpris d’apprendre qu’il tuait déjà avant l’apocalypse vu sa tête et qu’elle ne pouvait connaître que depuis le début de cette grosse blague il y a trois ans. Alors je me répète, qu’est qu’il avait d’aussi spécial ?

Tout ça pour dire qu’il ne fallait pas que je m’en préoccupe. Je me sais depuis longtemps avoir hérité du caractère sanguin de mon père et j’accumulais les frustrations, en ce moment. Me mettre en colère serait trop facile et comme je ne connaissais pas mon ennemi et qu’il semblait bien se débrouiller… En plus d’être un deuxième choix je ne tenais pas tellement à me faire pété la gueule solide par son chien de garde, j’avais suffisamment piétiné mon honneur au nom de cette histoire à mon goût. Le silence s’abat dans mon crâne alors que j’entends les pas d’une personne marcher dans ma direction, mais semblant être suffisamment loin pour passer à ma gauche. Je n’y fais pas tellement attention tout de suite, moi qui était encore assez loin du campement d’Aileen, venant à peine de quitter Desmond. Dieu seul sait ce qu’il venait faire ici, mais espérons qu’il ne foute pas encore la merde et me revienne en un seul morceau, trop de gens déjà voulait sa tête sur un plateau. Cependant, lorsque je vois au travers des branches quelques mèches blondes, je fais un pas de plus et me cache derrière un arbre avec l’habilité bourru qui me qualifiait si bien. Une fois l’ombre passée, je me penche et reconnaît tout de suite mon amie. Alors c’est avec le sentiment de devenir de plus en plus louche au ventre que je la suis à quelques mètres d'elle pour être sûr de ne pas être vu ou entendu, valait mieux être prudent, je me savais très peu discret, malheureusement. C’est après une vingtaine de minute de marche qu’elle s’arrête finalement et s’installe près du grillage, nous étions sacrément loin du centre du parc mais cela ne m’étonnait pas d’Aileen 0.2, qui aimait tant sa solitude éternel. Je fais comme elle mais reste debout, du moins durant un moment, mais lorsque je m’apprête à m’installer au sol à mon tour j’ai le malheur de poser le pied sur une branche qui craque et résonne dans le silence plombant de l’endroit. Je grimace et lève les yeux en espérant qu’Aileen n’y porte pas attention, mais bien entendu c’était peine perdu, celle-ci brandissait déjà son couteau, de nouveau sur ces pieds, la main contre son arme, prête à toute éventualité. Je reste immobile un moment, me disant que si elle n’entendait plus rien elle se calmerait en pensant que c’était qu’une petite bête ou même peut-être le vent, puis je pousse la branche d’un geste brusque du pied, un peu énervé. Mauvaise idée ; je me prends les pieds dans les grosses racines de l’arbre qui me camouflait et tombe par terre comme un débile en faisant un bruit épouvantable. Impossible qu’elle ne pense que ce n’est qu’une bête maintenant et moi qui m’était éraflé les deux coudes et avait presque manger de la terre en tombant ne pensait malheureusement pas à bondir sur mes pattes dans la seconde et m’enfuir en courant tout comme le ferrait un voleur. Essayez de tiser une histoire qui tienne debout maintenant…


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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Dim 28 Aoû - 20:54

Wish we could turn back time, to the good ol' days

La routine. L'emmerdante et inlassable routine ne la lâche pas. Faut dire qu'elle ne fait rien pour changer ce point. Chaque jour, c'est le même système qui se remet en place, les mêmes manies et habitudes. C'est sa façon à elle de tenir, sa façon à elle de ne pas sombrer dans la folie. Elle trouve toujours le moyen de s'occuper, ce qui lui permet de ne pas laisser ses pensées dériver de partout ... Conrad, sa mère, sa sœur, son père, ... Tout est bon pour ne pas penser à eux. Pour ne pas penser au fait que Conrad et elle se sont quittés en mauvais termes et que, peut-être, elle ne le reverra jamais. A quoi bon se faire autant de mal ? Elle préfère lire, chasser, marcher, parfois aller chercher des victuailles à l'extérieur. C'est tout de même dans l'enceinte même du parc - la partie sécurisée en tout cas - qu'elle passe le plus clair de son temps. Aller dehors, c'est trop risqué. Et elle n'est plus sûre de pouvoir se permettre autant qu'avant de mettre en danger sa sécurité. C'est peut-être stupide, peut-être complètement idiot, mais c'est ainsi. De toute façon, elle ne sort plus seule. Si elle se le permettait - trop - souvent dans la zone 51, ce n'est plus ainsi aujourd'hui. Mais cela ne l'empêche pas de continuer à le faire de temps en temps, ne serait-ce que pour trouver de la bouffe et, surtout, pour ne pas perdre la main. Il ne manquerait plus que ça, tiens. Que Yosemite ne soit plus un lieu sûr, qu'elle doive partir de nouveau et qu'elle se retrouve totalement déshabituée à la vie dehors. Non, hors de question. Elle a survécu jusque-là, ce n'est pas pour se ramollir bêtement. D'ailleurs, il semblerait que, pour l'instant en tout cas, ses réflexes soient intacts. Alors qu'un bruit vient tout juste de se faire entendre, elle est d'ores et déjà sur ses pieds, une main tenant son couteau devant elle et l'autre posée sur son arme à feu. Elle sait, pourtant, qu'il y a peu de chances pour que cela soit un rôdeur. Elle pencherait plutôt pour un animal, ou un survivant. Mais on n'est jamais trop prudent, n'est-ce pas ? Et dans le cas où ce serait un survivant, elle est justement encore plus méfiante. « Qui est là ? » La fin de sa phrase est étouffée par le boucan qui suit. Ce n'est plus une simple branche qui a craqué ... Mais quelqu'un qui vient de s'effondrer lamentablement sur le sol. Cette fois, c'est sûr, elle n'a pas à faire à un animal. L'idée de devoir se battre avec un pauvre type tapi dans l'ombre ne l'enchante guère, aussi décide-t-elle de prendre les devants pour en finir au plus vite. Elle fait quelques mètres, sur ses gardes et les yeux à l'affût du moindre détail pouvant la mettre sur la voie. Qui se tient là ? Étendu sur le sol, probablement. Parce que seules quelques minuscules secondes - qui lui ont semblé des heures - viennent de s'écouler, et qu'elle n'a pas entendu de bruit indiquant qu'il -ou elle- s'était relevé.

Il ne lui faut pas longtemps avant de trouver l'origine du bruit. Et c'est en effet une personne qui se tient là, par terre, au milieu des branches et des feuilles mortes. Un homme, dont la silhouette ne lui est pas étrangère. Il faut quelques secondes de plus à son cerveau pour se remettre de la surprise, et assembler A + B. Là, seulement, elle ouvre la bouche, les sourcils froncés et le bras d'ores et déjà prêt à se baisser. « Conrad ?! » L'étonnement est de mise. Qu'est-ce qu'il fait là ? Ils ne se sont pas vus depuis des mois et si elle est, bien sûr, très heureuse de le savoir là et en bonne santé, elle est surtout surprise. Elle s'attendait à trouver quelqu'un ici, mais pas Conrad. Certainement pas lui. « Tu ... Ne t'es pas fait mal ? » C'est peut-être ce qu'il lui faut demander en priorité. Après tout, il vient de chuter. Pas de très haut, mais une chute reste une chute. Il peut avoir percuté une pierre, une branche mal placée, ou quoi que ce soit d'autre dans le genre. Elle n'ose pas imaginer ce que cela aurait donné s'il était armé ... Enfin, il l'est sûrement, mais elle ne voit pas de sang alors sans doute n'avait-il pas de couteau dans la main. En tout cas, la surprise n'est pas encore passée mais elle ne perd pas le Nord. « Qu'est-ce que tu fais là ? » Sa voix est neutre, pas le moins du monde pourvu d'agressivité ou de reproche. Elle n'est pas là pour ça. Et, avant toute chose, elle est heureuse de le voir. En une minute à peine, le reste refait surface et l'étonnement laisse place à la joie de le savoir ici. Elle ne sait pas si c'est fait pour durer, elle ne sait pas s'il n'est pas un mirage qui va s'évaporer dans les secondes à venir. Mais il est là. Et c'est tout ce qui compte ... Ou presque. Parce qu'elle regrette aussi - et surtout - beaucoup de choses. Comme de n'avoir jamais su lui exprimer ce qu'elle ressentait vraiment, n'avoir jamais été capable de lui dire pourquoi elle agissait ainsi avec lui. Après tout, il avait le droit de savoir. Il a été son plus fidèle ami pendant des années, avant comme après l'apocalypse et elle ... et elle, elle l'a accueillie froidement, l'a abandonné maintes et maintes fois et ne s'est jamais montrée enthousiaste comme elle aurait dû l'être en le voyant. Il doit la détester, ce n'est pas possible autrement.



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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Mer 28 Sep - 4:00


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Bon, il fallait bien que cela arrive un jour ou l’autre, non ? Je m’attendais à quoi, ou juste ? Venir ici l’espionner le temps que je pourrais, avant qu’elle ne disparaisse encore peut-être ou que le camp tombe, sans qu’elle ne s’en rende jamais compte ? Non, il fallait être débile pour croire ça. Je n’avais jamais su être discret, j’avais l’habitude d’être au centre de l’attention et de me faire remarquer avant, en plus qu’être hyperactif ne me permettait pas de rester bien longtemps assit dans mon coin tranquillement, sans oublier que la chance nous avait quitté depuis quelques années déjà. Je pose mes mains contre la terre, prêt à me relever, mais la voix d’Aileen m’arrête dans mon élan. Je n’étais pas sûr d’être prêt à affronter son regard, je ne savais même pas quoi lui raconté pour me justifier. Elle savait que j’étais partit du parc ; je m’en étais bien assuré d’ailleurs. Je n’avais pas tellement envie de lui dire la vérité, lui montré à quel point j’étais pathétique et misérable, mais lui mentir me semblait tout aussi impossible ; elle me connaissait beaucoup trop bien, elle saurait tout de suite que je lui raconte des conneries, obligatoirement. Sauf que je n’étais pas sûr qu’elle en dirait grand-chose, finalement qu’est que ça pouvait lui faire de savoir pourquoi j'étais ici ? C’était triste mais je ne savais plus anticiper ces réactions… Elle était contente que je sois parti ? Ça l’énervait ou l’angoissait que je sois peut-être de retour au parc et donc de nouveau dans ces jambes, à essayer de renouer nos liens passés comme un débile et me frappant constamment contre un douloureux mur de pierre, encore et encore, mais retentant avec toujours plus d’ardeur ? C’était blessant de me dire que c’était peut-être la vérité, et je me disais qu'Aileen ne pourrait jamais se dire quelque chose comme ça, donc d’un autre côté j’avais envie de me dire que ça l’avait touché que je parte, qu’elle aurait voulu que je reste, mais cette possibilité me semblait être beaucoup trop parfaite pour s'avérer véridique… L’amie que je connaissais avant ne pouvait s’effacer, et accepter la nouvelle Aileen était difficile, alors tout se tiraillait dans mon esprit et aucun camp n’arrivait à vaincre l’autre. Ma matière grise n’était plus que de la bouillie. Je n’avais jamais été doué avec les sentiments, les femmes m’avaient toujours rendu dingue et je n’avais aucune honte lorsque j’avouais ne jamais les avoir comprises, sauf qu’avant, avec la blonde, c’était plus simple, tout était clair…

Bien que j’aurais voulu rester face contre terre pour toujours en espérant qu’elle oublie ma présence et retourne tranquillement lire son livre, je finis par me relever en sachant que c’était totalement improbable, et qu’il était temps de faire un homme de moi. J’évite pourtant son regard le plus longtemps possible, regardant l’état de mes vêtements qui étaient intactes, heureusement, et repoussant le plus de terre possible de ceux-ci, massant ensuite mon coude gauche, puis l’autre. Pendant ce temps, aucune réponse intelligente me vient, bien malheureusement, pas que ça m’étonnait par contre… Aileen enchaîne alors et je lui en serais éternellement reconnaissant. « Non, rien de cassé. Il en faut bien plus pour envoyer Williamson au tapis. » Je rigole doucement, mais rapidement mal à l’aise par la suite. C’était tout moi ; lancer une vanne débile et tout sauf marrante en essayant de faire s'envoler les tensions. Bizarrement, après un peu plus de trente-ans de vie sur Terre, je n’avais toujours pas compris que ce n’était pas du tout efficace, même que ça avait souvent l’effet totalement inverse que celui désiré… « Qu'est-ce que tu fais là ? » Il fallait s’y attendre.. Je passe une main contre ma nuque, évitant à nouveau son regard. « Eh.. » Je glisse ensuite mes mains dans les poches de mon jeans souillé de terre, levant les yeux vers la blonde. « En fait, Des’ avait à faire ici, mais bon tu le connais un peu, il est bizarre dans son genre, il voulait être seul, j’sais pas pourquoi. » Ça passait bien, non ? Je ne mentais pas totalement, je ne disais tout simplement pas toute la vérité et c’était bien mieux comme ça. C’était trop dur de lui avouer qu’elle me manquait et que je ne pouvais pas m’empêcher d’atterrir ici plus souvent que je ne le voudrais. C’était plus fort que moi, j’avais besoin de la voir de temps en temps, ne serait-ce que pour quelques heures. Ça me tuait de la savoir ici, si proche. On pourrait être ensembles, mais on ne l’était pas, parce qu’elle ne le voulait pas. Pourquoi ? Aucune idée. Aileen 0.2 préférait les types louches à ceux qu’elle connaissait depuis toujours, c’était comme ça. « Et toi, qu’est que tu fais ici ? » Je lui retourne la question comme si je ne l’avais pas du tout suivis, mais je me rends rapidement compte qu’elle n’avait pas vraiment de sens ; Aileen était à Yosemite depuis un moment déjà ce n’était pas un secret pour moi et elle le savait. « Enfin, je veux dire, tu t'étais pas installée plus par là-bas ? » Je pointe derrière-moi à l’aide de mon pouce, sachant pertinemment que son camp se trouvait plus vers ma gauche, mais encore là, il n’était pas nécessaire qu’elle sache que je l’espionnais depuis des semaines déjà, c’était une bonne recette pour qu’elle me fuit encore un peu plus. Je ne savais pas comment lui parler désormais, je ne me sentais plus à l’aise de le faire, en fait, et je n’avais plus envie de lui montrer que je tenais à elle beaucoup plus qu’il ne l’était permis, parce que je ne ressentais plus ce qui nous unissait dans le passé, ça c'était estompé et je savais maintenant que ce n'était plus quelque chose de réciproque, un fait beaucoup trop blessant. N’étant pas masochiste, je ne cherchais donc pas forcément à enfoncer un peu plus le couteau dans la plaie et à y jeter allègrement du sel, tout simplement.


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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Dim 2 Oct - 21:56

Wish we could turn back time, to the good ol' days

C'est improbable ... Mais vrai. Conrad vient bien de s'étaler de tout son long là, sur cette terre. Et Aileen l'a vu pratiquement instantanément. Il ne lui a pas été difficile de le reconnaître ; elle le connaît par cœur, Conrad. L'inquiétude vite effacée par la réponse de Conrad, les questions finissent inévitablement par arriver. Et c'est avec une distance inadmissible qu'elle s'entend lui demander ce qu'il fait là. C'est dingue, comme ils sont devenus de parfaits étrangers l'un pour l'autre. Il y a bien longtemps qu'elle n'a plus ri à ses blagues, et il y a aussi bien longtemps qu'ils ont cessé de se comprendre. Conrad traîne avec Desmond Dieu seul sait où et Aileen, elle, est restée à Yosemite. Pas seule, mais elle n'a pas changé de camp contrairement à lui. Du coup, c'est d'autant plus suspicieux de le retrouver ici. Enfin, suspicieux peut-être pas ; c'est aller trop loin trop fort. Mais étrange, ça, oui. Et le pire, c'est sans doute que Conrad traîne à lui répondre, prend son temps. Elle se pose encore plus de questions ... Vite atténuées par ce qui vient. Desmond. Encore et toujours Desmond. En même temps, à quoi s'attendait-elle ? Elle lui a bien fait comprendre, consciemment et inconsciemment, directement et indirectement, qu'elle n'était plus la Aileen d'autrefois. Et que, par conséquent, leur relation ne pouvait qu'en être atténuée. Bref, ce n'est pas le moment de s'apitoyer, surtout pas sur quelque chose qu'elle a elle-même causé. « Oui, j'imagine bien. » Elle n'ajoute rien, ce n'est pas le moment de se mettre à critiquer Desmond avec qui le courant n'est définitivement jamais passé. Conrad n'est pas là pour l'entendre dire des choses pareilles, et elle n'a aucune envie de provoquer une dispute dans un moment pareil. Il faut qu'elle passe par-dessus le malaise évident de Conrad, et leur discussion devrait bien se dérouler.

Mais sur quoi pourrait-elle se baser, hein ? Le fossé creusé entre eux est immense, perceptible pour quiconque s'approcherait d'eux à ce moment précis. Ils sont loin l'un de l'autre, leurs regards s'évitent et le malaise est palpable. D'un côté comme de l'autre. Heureusement pour la santé mentale de chacun d'entre eux, Conrad lui retourne la question et évite du coup qu'une gêne plus grande encore s'installe. Imaginez un peu dans quel état ils pourraient se retrouver si un silence lourd se mettait en place ... Brr, elle ose à peine l'imaginer. Peut-être pour gagner du temps - ou peut-être pour tout à fait autre chose, elle n'en sait rien à vrai dire -, Aileen regarde dans la direction indiquée par Conrad. Son "camp" n'est pas tout à fait là, c'est un peu plus sur la gauche en fait. Mais elle ne lui en tient pas rigueur. Ce n'est rien de grave. Surtout que cela fait un moment maintenant qu'il est parti ... Il ne se repère peut-être plus aussi bien qu'avant dans le parc. Enfin bref, aucune importance. Elle tourne de nouveau la tête dans sa direction et, finalement, ose le regarder. Elle n'a pas de quoi se sentir mal à l'aise. C'est de Conrad dont il s'agit. Un Conrad plus gêné que jamais. D'ailleurs, elle ne l'avait jamais vu dans des états pareils avant aujourd'hui ... Et, encore une fois, c'est entièrement de sa faute. Ah, qu'elle peut s'en vouloir parfois. « Et bien ... Je lisais. Enfin, j'avais envie d'être un peu seule. » Est-ce vraiment étonnant ? Non, absolument pas. D'ailleurs, c'est dans l'horreur la plus totale qu'elle constate avoir ce point en commun avec Desmond. Bordel de merde, elle ne préférerait pas. Mais ce n'est qu'un détail parmi tant d'autres, ils sont tous les deux très différents. Diamétralement opposés même.

De là, le silence trouve le moyen de s'installer. Que peuvent-ils se dire ? Que peuvent-ils faire pour remédier à cela ? Aileen l'observe en silence, sans savoir comment se lancer. Sans savoir si, oui ou non, il faut qu'elle ouvre la bouche pour dire quelque chose. Pour s'excuser peut-être, au moins pour s'expliquer. Elle n'en fait rien. Ce n'est plus dans ses habitudes, ce n'est plus du tout quelque chose qu'elle sait faire. Autrefois, elle se serait lancée sans se poser de questions ... Mais ce temps est loin, révolu. Et elle n'est pas sûre de savoir comment aller à l'encontre de cela. « Je suis contente de te voir ... » Cela faisait longtemps, après tout. Depuis que Conrad a pris la décision de quitter Yosemite. Elle ne lui a jamais vraiment demandé pourquoi, et elle a sans doute bien fait. Ce n'est pas une personne foncièrement méchante, mais il aurait sans doute eu de grandes difficultés à lui mentir. Le temps a peut-être fait son oeuvre en les éloignant, mais il en reste qu'elle le connaît très bien. Qu'elle l'a longtemps côtoyé ; de loin, certes, mais tout de même. Alors il ne pourrait pas aller à l'encontre de ce qu'il pense réellement. Perdue dans ses pensées, Aileen ne réalise pas tout de suite ce qu'elle est en train de faire. Ou plutôt, ce qu'elle a déjà fait. Ses pas l'ont peu à peu faite se rapprocher de Conrad, et elle se tient à présent plus proche de lui qu'elle ne l'avait été depuis une éternité. Et, sans qu'elle sache comment et pourquoi, ses bras viennent encercler son torse et elle pose son front sur son épaule. C'est peut-être sa façon à elle de s'excuser, de se faire pardonner. Les gestes valent mieux que les mots, paraît-il. Alors, pour cette fois en tout cas, elle a vaillamment combattu toutes ses appréhensions, et l'a pris dans ses bras. Et ce n'est pas aussi dérangeant qu'elle aurait pu l'imaginer. Peut-être bien parce que c'est Conrad.



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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Dim 30 Oct - 2:46


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Il y avait quelque chose qui avait changé, dans sa façon de me regarder, de me parler. Finalement, peut-être que mon départ l’avais plus perturbée que je ne l’aurais cru au départ. On aurait dit qu’elle avait devant elle un fantôme. C’est vrai que me revoir ici devait la surprendre, après tout ce temps, vu comment j’étais parti de Yosemite. Ça ne me ressemblait pas du tout de faire ça. Sans Desmond je n’aurais surement jamais quitté le camp d’ailleurs, en colère ou non, mais je savais que je serais également beaucoup plus pathétique que je ne l’ai été, que je serais toujours une épave, ou alors, tout simplement, réellement un fantôme. Le fantôme de moi-même. J’avais toujours eu le sourire aux lèvres et j’avais tout fait pour ne pas changer cela malgré ces années de plus en plus difficiles parmi les morts, c’était la seule chose qu’il me restait d’avant. Sauf qu’Aileen avait été le coup de trop. Elle avait surement cru que j’avais changé en me voyant mettre les voiles comme ça. Après tout, revenir et l’espionner quelques heures, juste pour la voir un peu, m’assurer qu’elle aille bien, ça c’était bien tout moi. Voilà pourquoi cela l’étonnait surement de me voir dans les parages. D’ailleurs, j’avais l’impression qu’elle savait pertinemment que je racontais que des conneries par rapport à la raison pour laquelle je me promenais ici, ce qui n’aidait pas du tout à la crédibilité de mon discours. En tout cas, si il y avait une chose qui n’avait pas changé c’était bien le fait qu’elle n’aimait apparemment toujours pas du tout Desmond, puisque je la sens éprouver du dégoût de tout son être lorsque je prononce son prénom, même si je voyais également bien qu’elle essayait de se contenir un minimum, par respect. Il m’arrivait de reconnaître ma meilleure amie, de sorte que parfois j’étais capable de la lire, comme avant. Il est vrai que dans notre jeune temps, nous aurions pu tenir une conversation complète en se regardant simplement dans les yeux, mais tout ça était bel et bien derrière-nous aujourd’hui. Ce lien spécial qui nous unissait, il n’en restait plus que de maigres fragments. Si au départ j’avais cru que j’aurais pu retrouver cela, le reconstruire, ce n’était plus le cas désormais, j’avais compris. Ce n’était plus tellement nouveau en plus, maintenant, mais à chaque fois que je la voyais c’était comme si je le réalisais pour la première fois à nouveau. Malgré le fait que quelque chose avait changé depuis la dernière fois que je l’avais vu -ou que je lui avais adressé la parole, plutôt- le reste restait semblable. Un froid persiste entre nous, du coup, comme toujours depuis qu’on s’était retrouver à la zone, et notre conversation est vide. On parle de banalités pas possibles et donc, rapidement, il ne nous reste plus grand-chose à se dire et la situation devient gênante. On reste planté là et on se fixe en silence, cherchant très certainement tous les deux quelque chose à ajouter. Lui demander comment elle se porte ? Dire qu’il fait beau aujourd’hui ? Demander ce qu’elle lisait, peut-être ?

Je me fige et toutes ces pensées stupides quittent ma tête lorsqu’elle parle à nouveau, avant que j’ai pu trouver un sujet de conversation intéressant. Sauf que c’était les derniers mots que je pensais entendre. Depuis longtemps je ne m’attendais plus à ce genre de déclaration. Il est vrai qu’il lui était arrivé de me dire des mots plutôt gentils, des mots que j’aimais entendre et qui n’étaient pas vides, mais jamais elle ne les avaient prononcé avec autant d’honnêteté, ou peut-être qu’elle l’avait fait, mais ça ne m’avait pas paru vrai, à moi. Cette fois, je les avais ressenti jusqu’au plus profond de mon être, j’en avais même frissonné. C’était étrange, non ? Ce que de simples mots pouvaient faire ? À quel point ils pouvaient être parfois si insignifiants mais qu'à d’autres moments ils pouvaient signifier absolument tout ? On les sous-estimait beaucoup, encore plus maintenant que c’était la loi du plus fort. Sous le choc, je ne trouve pas quoi lui répondre, c’était pourtant simple de lui dire que j’étais content aussi de la voir, qu’elle m’avait manqué… C’était des choses que je me répétais à moi-même si souvent… mais rien de tel ne sort de ma bouche, non, rien d’intelligent, en tout cas. « Merci » dis-je alors. Ça ne faisait aucun sens, de dire merci, durant un moment pareil, mais la première chose que j’avais voulu lui dire c’était merci, tout simplement. Je n’avais jamais été très doué avec les mots, moins que je l’étais pour échapper à des grosses brutes sur le terrain, mais ça n’avait jamais été aussi flagrant. Ça avait pourtant été plus qu’honnête, mais après coup je me sens tout de suite un peu débile. Bizarrement, cela dit et pour une fois, j’ai l’impression qu’elle comprendrait ce que je voulais exprimer, qu’elle me connaissait assez pour comprendre, qu’un morceau de nous que je croyais disparu pour toujours avait repris subitement sa place. Ensuite, tout c’était passé plutôt vite, ou alors c’était l’impression que j’avais de la scène puisque je n’avais compris ces intentions qu’une fois que ces bras furent autour de moi. Je ne réagis, encore là, pas tout de suite, mes bras restant au long de mon corps paresseusement le temps que l'information monte au cerveau, mais finalement, je l’enlace à mon tour et je ferme les yeux. Elle n’avait pas voulu m’approcher de trop près durant toutes ces semaines alors la sentir aussi proche me semblait bien irréel. Je ne l’avais d’ailleurs enlacé qu’une seule fois avant ça. Ça n’avait rien d’aussi naturel que lorsqu’on s’était tombé dessus au tout début de ce chaos, mais il y a maintenant longtemps que je n’avais pas connu quelque chose d’aussi bon. Je ne la serre pas trop fort et me promet de ne pas la retenir trop longtemps non plus, puisque je ne voulais pas lui faire peur, mais j’espérais bien tout bas qu’elle resterait volontairement dans mes bras pour toujours.


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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Ven 11 Nov - 14:20

Wish we could turn back time, to the good ol' days

C'est vrai que la situation est bizarre. Pire que ça, elle est gênante. C'est ça, précisément. Aileen est gênée. Et elle sait, elle devine que Conrad l'est aussi. Ce n'est pas une question d'avoir été surprise par son arrivée ou, pour Conrad, d'avoir été surpris caché derrière un arbre - parce que, elle s'en doute, cela ne pouvait qu'être ça -. Ce n'est pas non plus parce qu'il est tombé devant elle et que cela a de quoi mettre mal à l'aise. Non, c'est autre chose. Quelque chose de plus profond, de tellement fort que c'est presque palpable. Il n'y a plus rien de leur vieille relation, à ce moment précis. Mais Aileen le refuse, elle ne peut pas accepter cette idée. D'une certaine façon, Conrad est son dernier lien à sa vie d'avant, à celle qu'elle était autrefois. Elle aimerait tant pouvoir y retourner parfois que c'est douloureux ... Quand elle est avec Conrad, elle a presque cette impression, que c'est en train de revenir ou, tout du moins, que cela pourrait revenir. Et puis, bien sûr, après les choses se mettent en lien et elle réalise que pas du tout, que ce ne sont que des chimères qu'elle ne pourra plus approcher ... Mais vivre dans les rêves, ce n'est pas toujours une si mauvaise idée. Pas quand c'est sur de si courtes périodes. Face à lui, elle réussit à sourire et à se détendre un peu. Par rapport à ce qu'elle lui a accordé les fois précédentes où ils ont pu se voir et se croiser, c'est un miracle. Dont il se rend visiblement compte, parce que sa réaction est des plus ... étranges. Inhabituelles, aussi. Un simple merci lui échappe, et ils se regardent dans les yeux quelques secondes supplémentaires. A croire qu'ils sont devenus deux parfaits étrangers l'un pour l'autre. C'est un peu ça, dans le fond. Et si c'est difficile et douloureux à accepter pour Aileen, il le faut bien. Parce que c'est ainsi, la (sur)vie continue son cours et ils n'y peuvent rien changer. Tout ce qu'ils peuvent faire, tout ce qu'Aileen peut faire - parce que, après tout, cela doit venir d'elle et de personne d'autre -, c'est faire un pas dans sa direction.

Plusieurs pas dans sa direction, même. Elle en a déjà fait un en lui disant qu'il lui a manqué. A présent, elle se lance en avant et le prend carrément dans ses bras. Ça, pour un miracle, c'en est un. Elle en revient à peine elle-même. Et pourtant, cela semble merveilleusement naturel. En quelques secondes, avant de se lancer, elle appréhendait ... Au final, ce n'est en rien dérangeant. Elle se sent juste ... à sa place. Oui, c'est ça. Elle se sent de nouveau elle. Elle se sent de nouveau en sécurité et assurée de n'avoir rien à craindre de lui. Elle le sait, pourtant, et elle l'a toujours su, qu'elle n'a pas à avoir peur de lui. C'est un mec bien, son ami. Il ne lui fera jamais de mal intentionnellement. Alors qu'elle ... Elle a été monstrueuse avec lui. Si elle pouvait retourner en arrière, pourtant, elle sait qu'elle ne ferait rien de différent. Parce que, malheureusement, certaines choses ne peuvent pas être changées. Et c'est tout cela qui a fait d'elle ce qu'elle est devenue. L'apocalypse est l'unique coupable. Elle peut se blâmer elle aussi autant qu'elle le veut, elle ne peut rien y changer. C'est comme ça, faut faire avec. En tout cas, c'est assez étrange mais galvanisant en même temps de retrouver son étreinte. Au final, ils n'ont jamais eu l'occasion, dans le passé, d'être aussi proches l'un de l'autre. La distance ne les a pas aidés à être proches physiquement ... Mais psychiquement, il en était bien sûr tout autre. Alors, évidemment, c'en est d'autant plus perturbant. Mais pas gênant pour un sou. Au contraire, une fois que Conrad a cédé et répond à son étreinte, Aileen se sent même très bien. Elle le découvre pour la première fois, d'une certaine façon. Et la tension a considérablement diminué à présent, à tel point qu'elle se laisse complètement aller, sans se soucier plus amplement d'où ils viennent et de ce qu'ils ont traversé, ces dernières années. Il n'y a plus deux survivants qui prennent un peu de temps pour cesser de songer au pire, il n'y a plus que Conrad et Aileen qui se redécouvrent. Les vieux amis en passe d'oublier la distance qui a tant changé de choses entre eux.

Peut-être pas définitivement, qui sait ? Non, Aileen n'y croit pas. Leur amitié est vraiment altérée, quoi qu'ils en pensent et quoi qu'ils veuillent croire. C'est comme ça. Mais cela ne doit pas les empêcher de se rapprocher de nouveau. Aileen se soucie de lui, peu importe ce qu'elle a pu laisser paraître ces derniers temps, en réagissant à peine positivement à leurs retrouvailles. En s'éloignant volontairement de lui. Pire, en le laissant tomber dans l'un des pires moments de leur survie. C'est elle qui s'est mal comportée et, d'une certaine façon, le serrer contre lui, c'est essayer de lui présenter ses excuses. Elle ne parvenait pas à le symboliser jusque-là mais c'était de ça dont elle avait besoin : de savoir qu'il est toujours là malgré tout. Qu'il ne lui en veut pas assez pour s'éloigner d'elle de manière totale. Elle veut savoir que, d'une manière ou d'une autre, il restera toujours à ses côtés. Qu'il ne la maudira pas pour le restant de ses jours. Alors, si c'est inattendu pour elle autant que ça le sera pour Conrad, elle s'entend tout de même prononcer ces quelques mots : « Je suis désolée pour tout. » Là, c'est sorti. Et elle est toujours dans ses bras. Peut-être parce qu'elle ne veut pas croiser son regard compatissant, peut-être parce qu'elle ne veut pas se confronter à lui plus que ça. Elle avait juste besoin que ces quelques mots sortent. Qu'il sache, au moins, qu'elle ne l'a pas oublié et qu'elle n'a pas l'intention de le faire. Elle aussi, elle sera toujours là pour lui, elle aura toujours une pensée pour lui. Quoi qu'il arrive et où qu'ils soient ... Il était important qu'il le sache. Y a plus qu'à espérer pour qu'il le devine, à présent. Parce qu'elle ne se sent pas non plus capable de lui expliquer tout ça en long, en large et en travers.



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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Jeu 19 Jan - 8:17


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En arrivant ici ce matin je m’étais attendu à tout sauf à ça. En fait, je ne m’étais pas vraiment imaginé grand-chose, je pensais que tout allait se dérouler comme d’habitude, que j’allais rester à distance et l’observer quelques heures, juste le temps de m’assurer qu’elle allait bien, juste le temps de me rappeler qu’elle était toujours là… Il a seulement fallut qu’Aileen décide de changer ces habitudes pour que tout bascule et s’enchaîne. Le résultat n’était pas désagréable loin de là et je ne m’en plaignais pas puisque sans ce changement, sans ma chute, sans qu’elle met vu malgré-moi, elle ne serait jamais atterrit dans mes bras, parce que j’avais bien trop peur de faire les premiers pas et qu’elle, me pensant surement maintenant loin jusqu’à il y a quelques minutes ne pouvait pas non plus faire grand-chose. Alors peut-être que j’avais été, en quelque sorte, chanceux à travers ma malchance. Je ne savais pas exactement ce qui l’avait fait changer d’avis et de comportement mais pour l’instant c’était bel et bien le dernier de mes soucis. Je préférais profiter du moment parce que je savais que souhaiter qu’il dure pour toujours n’y changerais rien ; bientôt elle se reculerait, l’espace reprendrait sa place entre nous et bien que je m’étais habitué à sa présence durant ces derniers mois maintenant que je l’avais sentis, l’espace d’un instant, s’évaporer, je savais qu’il me semblerait étrange, malaisant et désagréable, tout comme il l’avait été au tout début. Je ne savais donc pas si ce moment me rendrait la vie plus difficile ou alors plus agréable mais dans tous les cas je ne regretterais certainement pas ce moment. J’ose poser doucement l’une de mes mains contre ces cheveux, en espérant que cela ne la ferais pas fuir et ne la rendrait pas inconfortable. Je frôlais à peine ces mèches mais cela me contentait, j’avais même fermé les yeux puisque les arbres qui nous entouraient me ramenait trop au moment présent et que j’aimais à penser que pour l’instant nous étions à une toute autre époque et dans un tout autre monde.

Aileen me ramène cependant à la réalité lorsqu’elle prononce quelques mots à nouveau. Encore-là, je ne m’y attendait pas. J’ouvre les yeux sous la surprise et peut-être même l’incompréhension. Il est vrai qu’elle était toujours différente de celle que j’avais connue avant l’épidémie, mais elle était aussi différente de celle que j’avais retrouvé à la zone 51, bien qu’elle se rapprochait plus de cette version que de l’autre, celle que j’espérais depuis trop longtemps retrouver. Elle se trouvait maintenant dans un entre deux. Je ne m’attendais pas à ce que cela dure, peut-être qu’elle allait à nouveau se renfermer après mais c’était toujours mieux que rien et bien que cela pouvait paraitre stupide, ces excuses me faisaient beaucoup de bien. Ces derniers mois j’avais souvent eu l’impression que je ne comptais plus tant que ça, que si je n’étais pas là eh bien tant pis et c’est tout. Nous n’étions plus les mêmes et ce qui nous unissait était également différent, mais je savais maintenant que je n’avais pas été qu’une ombre, qu’elle avait conscience du mal qu’elle m’avait fait et qu’elle s’en voulait, qu’elle n’avait surement pas voulu et que donc, j’étais toujours quelqu’un à ces yeux. J’avais toujours éloigné la possibilité du contraire le plus loin possible, me rattachant toujours à ce que je connaissais d’elle et de nous, puisque même si tout n’était pas pareil Aileen restait quelqu’un de bien, Aileen restait mon amie. C’était tellement naïf mais si je n’avais pas pensé ainsi je n’aurais jamais pu traverser tout ça, je le savais. Je pouvais la perdre partiellement mais la perdre définitivement ne pouvait pas être une option à ce moment, puisque je n’avais plus qu’elle. Aujourd’hui c’était différent mais cela ne changeait rien au fait que la blonde avait toujours été l’une des personnes les plus importantes pour moi, que j’avais déjà trop perdu et que je n’avais sincèrement pas envie que cette longue liste ne s’allonge encore un peu…

Bien entendu, encore une fois, il me fallut quelques secondes pour réagir. Il avait fallu que je me convainque que je ne rêvais pas et ensuite il me fallait trouver quelque chose à lui répondre. C’était difficile de choisir les bons mots puisque j’avais tellement de chose à lui dire mais que tout ne se formulait pas forcément de la bonne manière dans ma tête. Je pensais que la situation était délicate, j’avais presque peur qu’elle se brise dans mes bras et je n’osais donc pas la serrer trop fort ou même bouger, j’avais aussi peur d’être maladroit, de dire ou de faire ce qu’il ne fallait pas. En vrai je ne savais tout simplement pas sur quels pieds danser avec elle, plus maintenant. « Oui, moi aussi. » L’honnêteté était surement ce qui était le plus simple. Dire ce que je pensais franchement ne m’avait pas toujours été bénéfique dans la vie mais parfois je sentais que c’était la bonne chose à faire. Après tout, je n’avais pas réagi d’une bonne manière, j’avais agis comme quelqu’un d’autre, j’avais agis comme l’aurait fait Desmond. Ça ne me ressemblait pas de laisser des gens derrière, d’être mesquin… Je ne pouvais pas me mentir, j’avais voulu la secouer, la faire réagir, peut-être même la blesser… même si à ce stade je ne pensais plus que mon départ l’affecterais tant que ça. Je n’avais plus sut quoi faire pour qu’elle me regarde, pour qu’elle me parle. J’avais seulement voulu qu’elle comprenne à quel point ça faisait mal lorsqu’on voyait quelqu’un qu’on aimait profondément nous tourner le dos. Je savais que j’aurais dû être plus mature, qu’essayer de me venger ainsi comme un gamin avait été loin d’être intelligent. Elle méritait donc que je m’excuse moi aussi. Nous avions tous les deux fais des erreurs mais peut-être que nous pouvions maintenant les laissé au passé et avancer. Je savais que je n’allais jamais être capable d’oublier complètement et je savais aussi que rien n’allait jamais être comme avant mais ce n’était pas une mauvaise chose que d’avancer, ça ne pouvait que nous faire du bien à tous les deux en fin de compte.


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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Ven 27 Jan - 20:26

Wish we could turn back time, to the good ol' days

Pour une fois, Aileen se laisser aller. Rien qu'un peu, il est vrai. Mais un peu, venant d'elle, de celle qu'elle est devenue, c'est déjà pas mal. Même plus que ça, c'est vraiment très bien. Et même si elle ne l'exprime pas à voix haute, elle sait que Conrad en est le premier surpris. Quoi que peut-être plutôt le second, elle-même a encore du mal à réaliser. Lui non plus ne l'exprime pas. Tout ça se fait dans le plus grand des silences. Juste deux amis qui profitent de la chance rare qu'ils ont de se retrouver. Deux amis qui s'enlacent comme si le monde autour d'eux n'était pas en ruines. Mais il l'est. Définitivement. Et eux aussi ont été profondément changés par tout ce qui s'est passé jusqu'à présent. Eux aussi ne sont plus qu'un tas de cendres ... métaphoriquement, bien sûr. De manière encore une fois tout à fait surprenante, c'est Aileen qui brise le silence. Pour prononcer trois ridicules et pauvres mots, mais quels mots ... Elle ne se serait jamais plus crue capable de les dire un jour. Et pourtant, c'est bien ce qui vient de se passer. Elle ne se sent pas plus tendue qu'il y a quelques instants. A vrai dire, elle est même plutôt détendue pour quelqu'un qui vient de dire quelque chose qu'elle aurait imaginé insortable. Dans le présent comme dans le futur plus lointain, d'ailleurs. Conrad doit être aussi surpris qu'elle. Elle le sent, lui, se tendre un peu. C'est futile, fugace même, mais elle le sent. Elle le sait, elle le devine. Elle le connaît bien, Conrad. Malgré le temps qui a passé, malgré les épreuves qui les ont changés et éloignés l'un de l'autre. Elle sait comment il est. Elle sait presque comment il pense. Et nul doute qu'il ne s'attendait pas à ça en venant aujourd'hui. Bizarrement, ça l'a fait sourire Aileen. Elle ne se sent pas gênée, ni mal à l'aise. Juste bien. Presque confiante, d'une certaine façon et jusqu'à un certain point. Quelques secondes s'écoulent et là non plus, l'atmosphère ne se retrouve pas alourdie par tout ce qui vient de se passer. Dans le fond, pas grand chose, mais pour eux, tellement de choses ...

Et puis, finalement, Conrad lui retourne ses mots. Enfin, pas tout à fait. Mais il lui fait comprendre que lui aussi regrette pas mal de choses. Aileen ne dit rien, il n'y a rien à ajouter de toute façon. Elle se contente de profiter pendant quelques secondes supplémentaires de leur étreinte. Finalement, elle se décide à s'écarter de lui. C'est bizarre, et étrangement froid, de couper tout contact entre eux. Elle ne fait rien pour les rapprocher l'un de l'autre, pourtant. Elle recule d'un pas ou deux, et le regarde, un demi-sourire aux lèvres. Sourire qui s'évapore assez rapidement. Elle a peut-être un peu changé ... enfin, non, pas vraiment. Tout ça, elle ne sait pas d'où c'est sorti. Du soulagement de le savoir, et le voir, en vie peut-être. De la colère contre elle-même pour tout ce qu'elle lui a - surtout indirectement - fait subir alors qu'il n'a jamais rien fait contre elle. Bien au contraire, il a toujours été prévenant et attentif aux moindre de ses besoins. Bref, ce n'est pas le moment de se fustiger de nouveau. Le voilà, le malaise qui revient. Un semblant de gêne flottant qui vient alourdir l'atmosphère. Elle détourne le regard pendant quelques secondes, le temps de prendre sur elle et de se ressaisir totalement. C'est Conrad, putain ! Elle ne devrait pas se sentir et se comporter comme ça en sa présence. Ça n'a jamais été ainsi entre eux. Et pourtant ... Tant de choses ont changé qu'elle ne sait même pas par où commencer. Et Conrad lui-même n'a pas dit grand chose depuis le début de tout ça. Ce n'est même pas qu'ils n'ont rien à se dire, c'est juste que ... et bien qu'un mur invisible s'est dressé entre eux. Elle vient de le fissurer un tout petit peu en franchissant un pas de géant, mais ça n'a rien cassé du tout. Le mur, il est toujours là. Fort et solide. Impénétrable. Elle a beau regarder Conrad, elle ne parvient plus à le voir comme autrefois. Pas parce qu'il a physiquement changé - bien que ce soit clairement le cas -, mais parce qu'elle ne sait plus ... elle ne sait plus comment se comporter normalement avec lui. Plus comme avant.

Parce que tout est différent, et ils en ont tous les deux conscience. C'est ce qui rend la situation encore plus détestable. Aileen aimerait franchir ce mur, le briser en mille morceaux et retrouver la relation qu'ils avaient avant. Mais plus rien n'est pareil. Plus rien ne peut se reconstruire comme autrefois. Néanmoins, cela ne veut pas dire qu'elle veut le voir disparaître en un claquement de doigts. Ce n'est pas parce qu'elle lui a dit ce qu'elle avait à lui dire, et qui lui pesait depuis si longtemps et qu'ils ont fait un pas en avant qu'elle doit en faire dix en arrière et lui demander de dégager au plus vite. Non, certainement pas. Elle ne le veut pas, de toute façon. De manière tout à fait paradoxale, elle est assez gênée par tout ça mais elle ne veut pas le voir disparaître. Pas de nouveau. Pas si vite. Alors, elle le regarde de nouveau et elle se décide à ouvrir la bouche ... encore une fois. « Est-ce que tu as besoin de vite partir ? » Ce n'est pas grand chose, dans le fond. Et elle le sait très bien, Aileen. Mais elle lui pose une question avec une idée derrière la tête ... enfin, un semblant d'idée. Rien de brillant. Elle veut juste avoir la possibilité de passer un peu plus de temps avec lui ... rien qu'un peu. Comme si elle pouvait s'enfermer avec lui dans une bulle, dans une espèce de petite parenthèse qui ne durera pas et qui n'est pas sans faille, mais qui est là tout de même. Et ça, déjà, c'est un miracle. Pour elle, comme pour lui.



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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Sam 4 Mar - 5:56


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Depuis ces derniers mois, vu de l’extérieur, personne n’aurait jamais pu se douter qu’un jour elle fut l'une des personnes les plus importantes dans ma vie et que je l'étais aussi pour elle. C’était impossible à déterminer et surtout inimaginable, vu comment on se comportait lorsqu’on était ensemble. Même si il était invisible, ce mur bâti entre nous se sentait, on pouvait étirer le bras, écarté les doigts, et presque poser la main contre de la brique froide, et même si il était entre nous, que c’était seulement Aileen et moi qui pouvait comprendre que c’était différent d’avant, j’avais l’impression que tout le monde pouvait aussi le sentir. C’était comme si j’essayais d’avancer mais que quelque chose m’en empêchait, alors je restais immobile mais tout en moi se révoltait contre cet état. Aujourd’hui, je n’avais pas l’impression que cela venait seulement de moi, je n’avais plus l’impression qu’Aileen était forcément confortable, derrière ce mur, alors que depuis un moment, depuis que je l’avais retrouvée, finalement, elle l’était parfaitement. Quelque chose avait changé. D’ailleurs, alors que je l’avais toujours dans mes bras, je me rends compte à quel point le contact humain me manque, à quel point la proximité d’autrui est quelque chose d'absent dans ma vie maintenant et que j’en souffre. Sauf qu’avec la blonde, c’était encore un peu plus spécial, parce qu’on c’était connu pendant des années et que, pourtant, nous n’avions encore eu que quelques occasions d’être aussi proche l’un de l’autre, alors cette étreinte était spéciale et voulait dire beaucoup de chose. J’en profite jusqu’à la dernière seconde et même si lorsque la blonde s’éloigne la sensation est désagréable, qu’un vide qu’elle venait de nourrir se forme à nouveau au creux de mon ventre, je ne regrette pas ce rapprochement éphémère. Il l’était, forcément, parce que presque aussitôt, Aileen perd son sourire, c’était à peine si j’avais pu l’apercevoir. Elle détourne le regard et moi, je reste silencieux. J’appréhende le pire. Si j’étais normalement quelqu’un d’assez optimiste, je savais qu’avec elle c’était la mauvaise approche. Je ne pouvais pas prévoir ces gestes, plus maintenant, et lorsqu’elle s’enfuyait alors que j’espérais qu’elle reste, ça faisait trop mal. Alors j’attends, je me dis que si elle veut partir maintenant c’est son choix, que si elle n’est pas prête à aller plus loin je le comprendrais. De toute façon, je me sentirais mal de lui en demander plus, parce qu’elle en avait déjà fait beaucoup. En arrivant à la zone, j’avais eu l’impression que de faire un pas de trop vers elle me coûterait un coup de couteau dans l’estomac, je ne savais pas pourquoi et je ne lui avais jamais posé la question, mais alors, je savais que ce qu’elle venait de faire avait surement été assez dure, pour elle, même si ça pouvait paraître anodin pour d’autres.

Je la regardais souvent et je me demandais ce qui avait bien pu se passer pour qu’elle en arrive-là, ce qu’elle a bien pu endurer comme malheurs. Certes, nous avions tous changé, j’ai changé aussi, mais pas autant… Aileen avait toujours été sympathique et amical, même si elle avait eu de mauvaises phases et de mauvaises journées comme chacun d’entre nous. J’étais maintenant habitué de la voir aussi renfermée et solitaire, mais il faut dire que ça m’avait beaucoup surpris au tout début. J’en avais des frissons, rien qu’à y penser. La blonde ne m’avait jamais rien dit à ce sujet et je ne lui avais jamais demandé de me dire quoi que ce soit puisque ça ne semblait pas être ce dont elle avait besoin, alors j’imaginais le pire, je m’inquiétais même si c’était dans le passé, qu’aujourd’hui elle était en sécurité -ou du moins, le plus qu’on peut l’être… Je savais aussi qu’elle savait se défendre, qu’elle était une battante -bien que cela n’était pas nouveau-, mais c’était plus fort que moi et je m’inquiétais. J’essayais pourtant de ne pas le laisser trop transparaître, parce que je ne voulais pas la mettre mal à l’aise, parce que je ne voulais pas qu’elle pense que je la voyais comme un animal blessé et faible, ce n’était pas ce qu’elle était, mais malgré cette dure carapace de protection, je voyais cette fêlure qui la marquait et que je pensais ne jamais pouvoir disparaître complètement, cette fêlure autour de laquelle elle avait évoluer, changer, pour le mieux et pour le pire. C’est ce qui me faisait la regarder aussi ; comme si j’étais la raison de tous ces malheurs et que je m’en voulais à n’en plus être capable de respirer correctement. Mais les mots, ils avaient disparus entre nous, ils n’étaient plus que souvenirs lointain, alors je ne voulais pas qu’elle perçois mal mes mots en regardant dans mes yeux, qu’elle y voit de la pitié alors qu’il n’y avait que compassion.

Sortant de mes pensées et surtout d'une certaine et triste contemplation, je lui souris un peu alors qu’elle me permet de la regarder dans les yeux à nouveau ; finalement elle semblait résignée à vaincre ses peurs et l’option de prendre ses jambes à son cou n’en était plus une. De mon côté, je reste toujours plus prudent, parce que la brusquer est bien la dernière chose que je souhaite. « Est-ce que tu as besoin de vite partir ? » Je secoue de la tête en premier lieu pour répondre à sa question. Après tout j’avais prévu de rester quelques heures ici même avant ma chute et ces retrouvailles inattendues, et Desmond saurait s’occuper, j’en étais persuadé. « Tu penses à quoi? » demande-je alors en retour. Autrefois peut-être que j’aurais eu l’air joueur, sauf que même si il y avait eu cette proximité, entre nous, je ne me sentais pas encore tout à fait et assez à l’aise pour l’instant. Pas dans le sens que j’étais mal à l’aise avec elle, mais je le sentais plus venant d’elle, une certaine, encore et toujours, distance. Lorsqu’on réussis à s’approcher d’une petite bête, qu’on tend la main pour caresser sa tête et qu’elle se laisse faire, on ne se met pas à crier pour autant, parce que même si elle semble t’avoir adopter pour le moment, elle reste sauvage, elle reste sur ces gardes. Je me sentais être dans la même position avec Aileen, alors je restais calme, ouvert, et de toute façon, aujourd’hui, l’énergie et la vie que je portais ne faisait plus vraiment partie de moi, peut-être que c’était le poids de ma vision maintenant plus pessimiste du monde qui avait cet effet-là, je n’en savais rien, mais en tout cas je savais et je sentais depuis quelques mois que quelque chose que je pensais être fondamental, ancrer en moi si profondément, ne l’était pas tellement, finalement.


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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Sam 11 Mar - 12:09

Wish we could turn back time, to the good ol' days

C'est triste, c'est morne. Malgré leur étreinte, malgré le semblant de proximité qu'Aileen a instaurée, il n'y a plus la chaleur de leur relation d'autrefois. Il semblerait que tout ça soit mort avec la majeure partie de la population mondiale. Impossible de la rallumer, impossible de la sauver ; leur complicité n'est plus. Aileen ne s'était jamais connue si défaitiste, et c'est pourtant ce qu'elle est devenue. Pour autant, elle se bat toujours. Pour autant, elle ne baisse pas les bras face à l'adversité et elle s'efforce de continuer à survivre même quand tout semble aller de travers. Mais ce qu'ils viennent de vivre, avec Conrad, c'est aussi rare qu'éprouvant pour elle. Elle a l'impression qu'elle vient de courir un marathon, et d'y mettre toute son énergie. Elle est épuisée, elle a le poids du monde sur ses épaules. Son sourire disparaît aussi vite qu'il est arrivé, et elle se décide à s'écarter de lui. Ce serait trop bizarre, de rester plus longtemps dans ses bras. Et elle n'en a de toute façon pas la force ; toute énergie vitale l'a quittée depuis une éternité. Il lui arrive d'ailleurs de se demander ce qui fait qu'elle continue à se battre malgré tout, envers et contre tous. Ce n'est certainement pas le plaisir à être là en tout cas. Se battre sans arrêt, courir pour survivre, ça n'a rien de plaisant. C'est même horripilant en fait, et Aileen se sent assez souvent comme un robot qui fait des gestes mécaniques sans avoir de réel objectif. Sans avoir d'objectif tout court, en fait. Elle continue parce qu'il faut continuer, c'est ce pourquoi elle est programmée. Mais ça s'arrête là.

Alors, oui, tout ça est très bizarre pour elle, en plus d'être inhabituel. Elle est la première étonnée d'avoir fait un tel pas dans sa direction ... et n'est visiblement pas la seule. Comme elle est sur sa lancée, elle décide de ne pas s'arrêter en si bon chemin et lui demande carrément s'il a besoin de partir assez vite. Elle ne sait pas quelle est la réponse qu'elle attendait et espérait, mais est assez satisfaite de savoir qu'il peut rester, puisqu'il hoche la tête. Difficile de dire pourquoi. Quoi qu'il en soit, il lui demande ce à quoi il pensait, et elle se retrouve mise à mal. Oui, c'est vrai, à quoi pensait-elle ? Le truc, c'est qu'elle n'en sait rien. Elle n'en a pas la moindre foutue idée. Et elle se retrouve bien en peine pour lui répondre. Comme elle est devenue cette espèce de robot qui ne montre pas ses émotions, pensées et sentiments, son hésitation ne se lit sans doute pas sur son visage. Et, assez vite, elle hausse les épaules. « Je ne sais pas. On peut se promener ? » Hyper enthousiasmant comme idée, tiens ! Mais elle n'a pas mieux en stock, et Conrad devra s'en contenter autant qu'elle. De toute façon, ce n'est pas comme s'il y avait beaucoup d'activités à leur disposition dans le coin. Chacun est dans sa petite "vie", et il est bien loin le temps où divers spectacles étaient organisés pour divertir le plus grand nombre. Tout ça n'est plus, n'a plus raison d'être. Et Aileen s'en contente bien, elle ne s'imaginerait pas profiter de musique, rire devant des pitres. Tout ça, ça n'est plus pour elle, ça n'est plus pour personne.

Quoi qu'elle ne peut pas savoir, peut-être que Conrad aurait bien aimé, lui. Elle ne sait même plus ce qui peut l'intéresser ou ne pas l'intéresser. Tous les deux, ils ne se connaissent plus vraiment. Ils ont gardé des fragments de leur amitié passée, mais celle-ci lui semble tellement lointaine ... Ils ont perdu tellement, depuis. Chassant ces idées de sa tête, Aileen recule encore de quelques pas et pivote sur ses talons. Elle récupère toutes ses affaires - dont son livre - qu'elle avait laissées traîner au pied de son arbre, puis se tourne dans sa direction. « Y a un coin joli par là, viens, je vais te montrer. » Yosemite est, de base, un parc qui attirait pas mal de visiteurs autrefois. Aileen n'avait jamais eu la chance de le voir, elle qui n'avait jamais voyagé avant son départ pour San Francisco en décembre 2012. Ironie du sort, elle se retrouve à présent à survivre dans un paysage qui la faisait rêver sur internet autrefois. Et elle a largement eu le temps d'en faire le tour, bien qu'elle n'ait pas encore tout vu. Ça y est, ils sont partis. « Alors, tu es où maintenant ? » Elle n'est pas sans savoir qu'il a quitté Yosemite, et elle ne sait pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose ; après tout, n'est-ce pas ce qui lui a permis, à elle, de réfléchir à tout ça et de le serrer dans ses bras aujourd'hui malgré tout ? En même temps, elle ne sait pas où il est, avec qui il est, et comment il survit. C'est assez déstabilisant, tout ça.



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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Mar 21 Mar - 2:05


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Ce n’était pas vraiment ce à quoi je m’attendais, mais cela me convenait, tout de même. De toute façon, aujourd’hui ou avant, je n’avais jamais été quelqu’un de très difficile, et ce n’est pas comme si j’avais prévu quelque chose de tellement plus palpitant en venant ici. J’étais sensé la regarder de loin pendant quelques heures... Alors que je pouvais discuter avec elle, finalement, donc peu importe ce qu’on faisait. Je voulais seulement passer un peu de temps avec elle et si elle m’avait proposé de rester c’était surement qu’elle aussi, elle avait envie de passer du temps avec moi. C’était déjà un miracle, elle aurait toujours pu me dire de partir une fois l’étreinte terminée, ça aurait pu être trop d’un coup, elle aurait pu avoir déjà tout donné ce qu’elle pouvait, mais ce n’était pas le cas alors je devais me contenter de ce que j’avais. J’avais conscience que c’était déjà beaucoup venant de la blonde, même si hors contexte, ce n’était vraiment pas grand-chose. J’hoche donc de la tête en souriant un peu, glisse mes mains dans les poches avant de mon jeans encore un peu terreux de ma chute, et je la laisse rassembler ces affaires avant de la suivre dans la direction qu’elle avait pris. J’étais curieux de savoir où elle m’apportait. Pourtant ça n’allait surement pas être tellement surprenant, il y aura de la terre, de l’herbe, des arbres, peut-être de l’eau… Bref, on était dans un parc alors on savait quand même un peu à quoi s’attendre, ce n’était pas comme si il y avait un Disneyland caché quelque part par ici, mais bon, j’imagine que cette petite rencontre imprévue avec Aileen et cette étreinte, encore plus imprévue, m’avaient rendu, au moins partiellement, mon optimisme. Celui qui me qualifiait si bien avant, beaucoup moins bien aujourd’hui. Nous perdions tous quelques parties de nous-même en cours de route, bien malheureusement. Partons à l’aventure, ais-je envie de dire, mais je me retiens. Pas de conneries débiles pour rendre l’atmosphère encore un peu plus tendu qu’il ne l’est déjà, c’était déjà un peu mieux que ça l’était avant, je trouvais, ce n’était certainement pas aussi chaleureux que tout à l’heure, lorsqu’elle était encore dans mes bras, mais de mon côté, j’avais l’impression que c’était un peu, juste un peu, moins froid qu’avant, que depuis tout ce bordel, alors je n’avais surtout pas envie de faire un pas de travers qui nous ramènerait en arrière, parce que c’était bel et bien un rapprochement que je n’attendais plus et je me disais que si je gâchais tout, peut-être que mon ancienne amie ne trouverais plus jamais la force de refaire ce qu’elle venait de faire…

Enfin, pour l’instant tout allait plutôt bien, je n’avais encore rien dit ou fait qui semblait l’avoir mise mal à l’aise, il suffisait que je continue sur ma lancée. « Alors, tu es où maintenant ? » Oh… Bonne chance à moi, finalement. Qu’est que je pouvais bien lui répondre ? Je n’avais pas envie qu’on parle de Desmond, mais je n’avais pas non plus envie de lui mentir, de toute façon je savais que je n’allais jamais être capable de bien mentir, je n’avais jamais eu à le faire devant Aileen, j’avais pris l’habitude d’être honnête, clair comme de l’eau de roche. Je lui racontais même les choses dont j’avais vraiment honte, parce qu’au final elle ne me jugeait jamais. Parfois il lui arrivait de me gronder un peu, puisqu’il faut dire qu’il m’arrivait souvent d’être con, de faire des gaffes, mais elle savait qui j’étais, elle savait que je n’étais pas quelqu’un de mauvais et que je ne cherchais jamais, jamais, à faire le mal autour de moi. En fait, parfois, je le faisais en essayant trop de faire plaisir à tout le monde« Je suis dans une villa, pas trop loin d’ici en fait. C’est assez bizarre de se retrouver à nouveau dans une maison, de dormir dans un lit confortable… » Je rigole légèrement. « Des.. Desmond, il essaye de la sécuriser un max et il est persuadé qu’on aura à nouveau l’eau bientôt… » Je passe l’une de mes mains contre ma nuque et je regarde droit devant moi. Après tout, il était mon ami et il ne m’avait jamais laissé tomber. Il avait pris soins de moi quand j’allais au plus mal. Je n’avais jamais compris pourquoi ils ne s’aimaient pas, tous les deux, et je trouvais cela tellement dommage. J’aurais aimé pouvoir avoir tous ceux qui comptent pour moi près de moi, mais nous n’étions pas dans un conte de fée, et je ne pouvais pas avoir tout ce que je voulais. Aileen était avec quelqu’un, de toute façon, elle était là où elle voulait être, j’imagine. Je n’avais tout simplement pas envie de lui mentir, ça ne servait à rien, je ne voulais pas qu’on recommence sur de mauvaises bases. « Et toi ? Tu te plais toujours ici ? » demande-je alors. Je n’avais pas spécialement envie de parler de sa façon de survivre, non plus. Qu’on soit séparé me déplaisait beaucoup, mais je devais respecter ses choix ; son bien-être était le plus important. Je devais passer à autre chose, être content de ce que j’avais, parce que je n’allais surement pas goûter à plus.


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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Mar 28 Mar - 16:46

Wish we could turn back time, to the good ol' days

Tout ça, Aileen elle-même ne le comprend pas. Elle a le sentiment d'avoir un peu baissé sa garde, pour une fois. Peut-être parce qu'il s'agit de Conrad, peut-être parce qu'elle est dans une bonne journée. Mais ça lui fait un bien fou, elle se sent un peu revigorée. Un peu, parce qu'il est difficile de dire qu'elle est redevenue la Aileen d'autrefois. Même impossible, en fait. Sans qu'elle s'en rende compte, sans que qui que ce soit ne puisse l'en empêcher, elle a peu à peu changé. Elle est devenue une toute autre personne, une personne sur laquelle Conrad ne peut plus vraiment compter. Elle tient toujours à lui, pourtant. Il a représenté tellement pour elle, c'est compliqué de faire un trait dessus. Mais ce n'est plus comme avant et ça, elle ne pourra rien faire pour le changer pour de bon. Alors elle se contente de profiter de l'instant présent. Comme d'habitude, elle vit au jour le jour, elle profite de ce qu'elle a au moment ou elle l'a. Sans jamais faire de vagues, sans jamais se sentir particulièrement enjouée. Les émotions trop fortes, hormis la peur, n'existent plus chez elle. Elle ne ressent plus comme avant, elle n'arrive plus à se sentir bien. Pas souvent, en tout cas. Pour l'instant, son état semble plutôt stable. Elle est contente d'être là avec lui, sans en faire trop. N'écoutant que son courage, elle décide de le guider jusqu'à un coin qu'elle apprécie tout particulièrement. C'est un peu devenu son jardin secret, qu'elle n'a même jamais partagé avec Ezeckiel, mais c'est Conrad, alors elle l'y emmène avec plaisir. Il accepte, et elle ose lui poser une question sur le chemin.

Elle ne cherche pas à savoir s'il en est gêné, s'il aurait préféré qu'elle ne lui demande pas. Plus que tout, elle veut se comporter avec lui normalement. Du moins, aussi normalement que cela puisse l'être. Elle veut qu'ils puissent discuter sans avoir à songer à tout ce qu'il y a autour. A Desmond, à Rebekah, à Ezeckiel, aux rôdeurs. Il a quitté Yosemite et, d'une certaine façon, elle se sent plus proche de lui maintenant qu'il y a quelques mois en arrière. La distance leur a peut-être été bénéfique. A moins qu'elle ait, une fois de plus, changé doucement mais sûrement. Le prénom de Desmond, il le prononce avec pas mal d'hésitation. Elle peut comprendre pourquoi, il sait qu'ils ne s'aiment pas, Aileen et lui. Enfin, Desmond ne l'aime pas. L'inverse est vrai, mais moins dans un registre d'agressivité. Du moins, de son point de vue à elle. Rien ne dit qu'elle n'est pas agressive au moins autant que lui sans qu'elle en ait conscience. Elle laisse tout ça à l'état de pensées, et préfère rebondir sur ce qu'il lui a dit. En faisant mine de rien, mine de n'avoir pas entendu son prénom et mine de ne pas sentir un relan d'agacement à l'évocation de ... à son évocation. « Oh, d'accord. Vous êtes bien installés, là-bas ? Ce n'est pas trop risqué ? » Vivre dans une villa ... Un rêve autrefois, un risque certain aujourd'hui. Après tout, elles ne sont pas forcément toutes sécurisées. Mais Aileen croit comprendre qu'ils bossent là-dessus. Il va juste falloir leur faire confiance. Une chose est sûre : elle n'a pas l'intention d'y mettre les pieds un jour.

La question ne se pose pas. Certainement pas aujourd'hui. Ils sont là tous les deux, et c'est déjà très bien. Ils discutent comme si de rien était, et c'est très bien aussi. Aileen ne peut pas empêcher ses pensées de lui échapper, de temps à autre. Notamment lorsqu'il parle de la bizarrerie d'être de nouveau dans une maison - ce qui lui rappelle les premiers jours de l'épidémie où ils étaient tous les deux -. Dans l'ensemble, tout se passe bien, et elle réussit à se contrôler tout en discutant, et en marchant. Ils devraient bientôt arriver à destination. « Oui, ça va. » Elle hausse les épaules, l'air de dire que cela n'a pas d'importance. Ça en a, dans le fond. Mais elle ne veut pas en faire trop, ou lui donner l'impression qu'elle se porte mieux sans lui. Ce n'est pas le cas. « Les gens sont dans leur coin, et c'est très bien comme ça. » C'est ce qui lui plaît le plus, à elle ; que chacun se débrouille. Evidemment, sur certains points, il y a des discussions et de l'entraide. Mais Aileen aime assez ce côté chacun pour soi. Ça la soulage du point de la sociabilité. Plus besoin de faire semblant, rarement besoin de prétendre. « Et ... voilà. » Elle provoque un peu de suspens, avant de pousser de son bras quelques branches qui obstrue la vue. Finalement, derrière celle-ci, elle dévoile un paysage resplendissant. Ils sont au bord d'une balaise. Sur leur droite, une cascade qui déverse des litres d'eau dix bon mètres plus bas. C'est vert, mais ça ne glisse pas. C'est grand, et ça donne une vue sur une bonne partie de Yosemite. Une partie inoccupée, et pas protégée par des grillages puisqu'en hauteur. Elle adore venir ici.



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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Mar 4 Avr - 3:35


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Je suis content de voir que le prénom de Desmond ne fait pas réagir Aileen tant que cela. Pour le coup, j’avais eu un peu peur. Après tout, nous savions tous les deux, enfin, tous les trois, qu’ils ne s’aimaient pas, bien que je les appréciais moi, de mon côté, mais je n’en avais jamais parlé sérieusement avec Desmond, au final, et encore moins avec Aileen. Je n’avais donc jamais su pourquoi il y avait eu hostilités, ils semblaient vouloir garder cela entre eux, alors je ne cherchais pas à savoir plus qu’ils ne me disaient par eux-mêmes, cela ne m’empêchait pourtant pas d’être toujours peiné d’être forcé de les voir séparément. Peut-être qu’elle était passée à autre chose, qu’en voyant que notre duo persistait elle s’était fait à l’idée, ou peut-être qu’elle n’en avait pas grand-chose à faire tant qu’elle n’avait pas à être en contact avec lui directement. J’étais un grand garçon de toute façon et je n’avais besoin de personne pour prendre des décisions. Tout comme Aileen d’ailleurs. Moi non plus, je n’aimais pas la compagnie qu’elle avait choisie, pour d’autres raisons certes, mais nous étions tout de même un peu dans la même position. Elle ne s’immisçait pas dans mes affaires et j’en faisais pareil ; c’était rendu comme ça, entre nous, aujourd’hui. « Oui, on est plutôt bien installés. Je pensais aussi que ce n’était pas une bonne idée au départ, mais on commence à plutôt bien sécuriser l’endroit. » Entre temps, il n’était pas interdit de se voir rien que tous les deux, loin de tout ça, de tout le monde et de ce chaos permanent. En ce moment, c'était plutôt calme, cela dit. Nous étions dans un coin qui ne semblait que très peu fréquenté et habité. Pour le moment je n’avais pas encore aperçu d’autres survivants, et c’était surement pour cela que j’avais trouvé la blonde ici ; elle aimait la solitude. D’ailleurs, elle me le confirme -même si je n’avais plus vraiment besoin de l’entendre de sa bouche rendu à ce stade- lorsqu’elle répond à ma question, qui était en fait la sienne, que je lui avais simplement retourné. Je ne peux pas m’empêcher de sourire en coin en l’entendant dire que c’était très bien comme ça. Un peu parce que je reconnaissais Aileen dans ces mots, enfin, la femme qu’elle était devenue, et un peu aussi parce que justement, malgré tout ça, ce déchirement et ce temps passé séparé l’un de l’autre, j’apprenais à nouveau à la connaître. Doucement, mais certainement. C’était mieux que rien.

Cela ne nous prend pas beaucoup de temps avant d’arriver au fameux endroit dont la blonde me parlait un peu plus tôt. Je ne l’imaginais pas comme ça, il faut dire. C’était magnifique. Je savais qu’il y avait des montagnes par ici mais je ne m’y étais jamais vraiment aventuré avant aujourd’hui. Desmond me prenait trop de mon temps, j’imagine. Je passe dans l’ouverture qu’elle créait en écartant des branches et je m’avance -pas trop non plus, nous avions été témoin de la maladresse qui peux me hanter parfois, et si je tombais de là, ce n’était pas que de la terre sur un jeans et un peu de honte qui me feraient mal-. « Wouah, j’adore ! » dis-je tout en regardant autour de moi comme un gamin qui découvrait le monde enfin. Cela dit, ce n’était pas tellement grand, alors je fais rapidement le tour et je finis par m’installer au sol, invitant Aileen à en faire de même. Enfin, si, la vue était grandiose et il était difficile d’en voir la fin, mais le petit bout du haut de la falaise où l’on pouvait marcher -sans se tuer, merci bien- un peu moins. Je replie mes jambes et je pose mes avant-bras contre ceux-ci, reliant mes mains ensemble. Je respire l’air frais, ça sentait le printemps, surement à cause de l’eau qui tombait juste à ma droite, puisqu’il me semblait que nous n’étions pas vraiment dans ces environs-là. J’étais plutôt habitué au climat de la Californie après tout, alors souvent je pouvais deviner, au moins, dans quel saison nous étions à peu près, et en ce moment j’optais plus pour l’automne qu’autre chose. Je finis par tourner la tête dans la direction de la blonde et en voyant son livre je fronce les sourcils, penche un peu la tête en essayant de lire ce qui se trouvait sur la couverture. « Qu’est que tu lis ? » demande-je alors, par curiosité mais aussi pour faire la conversation. Je n’étais pas vraiment un fervent lecteur mais je m’intéressais à la blonde, je voulais me sentir à nouveau proche d’elle, le plus proche qu’on pouvait l’être aujourd’hui, puisqu’il y avait des barrières que je ne connaissais pas avant et que je savais infranchissables, je l’acceptais d’ailleurs. J’en viens même à me dire que ce petit coin pourrait devenir notre petit coin, celui où on pourrait se retrouver parfois, juste pour discuter un peu. Je n’en demandais pas plus. Je n’ose pourtant pas lancer l’idée tout de suite, je trouvais qu’elle avait déjà beaucoup donné pour maintenant, je ne voulais pas qu’elle se sente étouffée, ou brusquée. Alors je préfère tout simplement profiter de ce moment, en espérant tout de même, silencieusement, qu’il ne serait pas le dernier avant longtemps…


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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Jeu 6 Avr - 13:24

Wish we could turn back time, to the good ol' days

Dans le fond, Aileen a conscience qu'elle a trop laissé les choses traîner, entre Conrad et elle. A force de repousser sans arrêt le moment où elle irait discuter avec lui de tout ça, de leur situation et relation à la dérive, elle a attendu. Et, résultat des courses, il a finit par partir. C'est cruel à dire, mais elle se demande si ce n'est pas pour le mieux. Après tout, il est tout de même là aujourd'hui. Et elle a été capable de se montrer plus proche de lui qu'elle ne l'avait été depuis une éternité. Cette séparation leur a peut-être fait du bien, même si Aileen sent qu'il y a toujours ce fossé infranchissable entre eux. Qui sait, ils réussiront peut-être à le combler un jour ou l'autre ... pour l'instant, leur discussion est encore un peu en surface. Ils ne discutent pas des sujets les plus importants. Desmond est à peine évoqué, Ezeckiel pas du tout. C'est mieux comme ça, oui. Mais cette distance la fait souffrir, quoi qu'elle en dise. Un peu plus ou un peu moins, hein ... Elle n'est plus à ça près. Et elle n'a, de toute façon, pas envie de lui dire tout ce qui a pu se passer entre leur séparation du tout début de l'épidémie, et le moment où ils se sont retrouvés vers la zone. Ces détails là, elle préfère les taire. Conrad n'a pas besoin de tout savoir. « Tant mieux. » Elle ne se moque pas de lui, non, elle est parfaitement sincère. S'il est heureux là-bas, avec eux, c'est tant mieux pour lui. C'est tout ce qu'elle aurait pu espérer, tout ce qu'elle aurait pu désirer. Ce n'est plus avec elle qu'il peut l'être, de toute façon. Trop de choses les ont séparés, éloignés, au point qu'ils sont à peine capables de se regarder dans les yeux aujourd'hui. Pas sur la durée, en tout cas. Les choses finiront par s'améliorer, elle veut y croire. Après tout, rien n'a jamais pu les séparer complètement. Pourquoi ce serait différent cette fois ? Elle travaille sur son caractère de merde, et ils parviendront à trouver des moments pour eux, rien que pour eux. La suite, elle est assez simple. Désireuse de partager quelque chose avec lui pour une fois, elle décide de l'emmener jusqu'à son coin à elle. Qui sera désormais leur coin à eux, c'est implicite car pas exprimé à voix haute. Elle ne se sent pas capable de dire des trucs pareils alors que ça fait des années qu'elle tient tout le monde à distance comme elle peut.

Arrivés sur place, Conrad s'extasie devant la vue qui leur est offerte. Elle s'autorise un léger sourire, satisfaite de l'avoir amené jusqu'ici. C'était la meilleure idée qu'elle aurait pu avoir, et elle ne la regrette pas le moins du monde. Bien au contraire. Il s'installe sur le sol, et elle aussi. Un peu plus loin de lui, parce qu'elle aime bien balancer ses jambes dans le vide. Elle sécurise quand même ses appuis ; ce serait dommage de faire une connerie ici et maintenant. Elle a l'habitude, de toute façon. Elle fait toujours ça, sans doute parce que ça lui permet de dominer le paysage et d'avoir l'impression que c'est elle qui est en contrôle. Alors que, pas du tout, de toute évidence. Le silence s'installe et, cette fois, il n'est pas gênant, pas lourd. L'atmosphère lui semble toujours détendue, et Aileen en profite pour fermes le yeux trente secondes. La légère brise qui caresse sa peau lui procure un bien fou. Ici, elle se sent revivre. Il en a toujours été ainsi, depuis qu'elle a découvert cet endroit. Elle reste tout de même toujours sur ses gardes ; on ne sait jamais ce qui peut se passer derrière soit. Mais elle peut se libérer un peu de ce poids aujourd'hui ; Conrad est là. Elle ne l'a pas oublié, et sa question ne la surprend pas plus que ça. Il veut engager la conversation, et elle doit faire des efforts. Répondre à sa question sans relancer quoi que ce soit ne serait pas très sympa, elle peut faire mieux que ça. « C'est du John Keats, poète anglais. Endymion. Je l'ai trouvé dans une maison il y a quelques temps de ça. » Elle n'aurait jamais pensé dire ça un jour mais, finalement, l'épidémie n'a pas que du mauvais. Cela lui a permis de lire bien des choses sur lesquelles elle n'aurait jamais posé les yeux autrefois. Ça lui a ouvert l'esprit ... un peu trop à son goût, peut-être. « Je l'ai bientôt fini, je pourrai te le prêter après si tu veux. » Si elle lui prête, après tout, cela signifie qu'elle le reverra afin qu'il lui rende tout ça ... C'est une façon comme une autre pour s'engager dans le futur. Pour Aileen, en tout cas, c'est un grand pas en avant. A tous les coups, Conrad ne manquera pas de le révéler ... Sans pour autant en parler. Il reste très discret à ce niveau-là, et respectueux aussi.



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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Ven 14 Avr - 6:29



WISH WE COULD TURN BACK TIME,
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AILEEN BLACKHOOD & CONRAD WILLIAMSON
Quand j’y pense, je me rends compte que ça aurait pu se passer beaucoup plus mal, entre Aileen et moi. À vrai dire, j’en avais presque fait des cauchemars. Il faut dire que depuis un certain temps j’avais finis par être de plus en plus pessimiste, mais comme nous ne nous étions pas vraiment quitté en bons termes, j’avais tout de même eu raison de craindre sa réaction après coup. Elle m’avait tourné le dos alors que j’avais été compréhensif et à l’écoute, j’avais alors préféré ne pas m’imaginer ce qu’elle ferait maintenant que j’avais agis en vrai trou du cul… C'était donc légitime, mais aussi un peu paranoïaque, sauf que tout ce qu’il y avait à retenir dans cette histoire c’était que maintenant je me sentais beaucoup plus léger. Je ne m’étais pas rendu compte à quel point cette histoire me pesait jusqu’à ce qu’Aileen me libère de ce poids. J’étais content de savoir que tout n’était pas forcément perdu, même après tout ce qui c’était passé. C’était peut-être stupide de croire qu’on pouvait tout effacer -ou presque- et recommencer. Peut-être que je m’y étais mal pris, la dernière fois. J’avais agis comme je l’avais toujours fais avec elle et ça n’avait surement pas été ce qu’elle avait besoin à ce moment, ça l’avait étouffé. Enfin, c’est ce que je supposais, vu sa fuite. J’avais donc l’intention de lui laisser beaucoup plus d’espace ; c’était l’espace qu’avait causé mon départ de Yosemite qui avait fini par aider Aileen à s’ouvrir un peu plus, après tout. Alors je me disais que c’était peut-être comme ça qu’il fallait s’y pendre aujourd’hui, avec la blonde. C’est pourquoi, lorsqu’elle s’installe un peu plus en avant de moi contre le haut de la falaise, je ne dis rien. De toute façon, ça rendait le tout moins malaisant. Je pouvais l’observer sans avoir l’impression de la déranger, et elle, elle n’avait pas besoin de faire semblant, de sourire et de porter un masque pour me faire plaisir. J’avais tout simplement à me l’imaginer, puis je n’allais pas me plaindre alors que j’avais tout de même une très belle vue. Ces mèches blondes virevoltaient doucement de temps en temps lorsque le vent soufflait un peu, faisant briller la couleur sous le soleil aux rayons qui s’y frappaient. Je ne la quitte donc pas souvent des yeux, même si la vue méritait elle aussi que je m’y attarde parfois, alors qu’un petit silence s’installe entre nous. On prenait tous les deux le temps d’apprécier le calme et le paysage. Des moments pareils, s'étaient plutôt rares.

Je finis tout de même par essayer de faire un peu la conversation, en posant une question sur le livre que j’avais vu et qui semblait lui appartenir. Je redresse la tête alors qu’elle me répond, n’ayant plus vraiment besoin d’essayer de déchiffrer ce qu’il y avait sur la couverture maintenant que mon amie me l’avait dit. De la poésie ? Je retrousse un peu le nez. Ce n’était pas vraiment une matière que j’avais aimé à l’école, le français, l’étude des textes. C’était très souvent beaucoup d’étude et de longs -très longs- cours magistraux dans lesquels je finissais toujours par avoir des fourmis dans les jambes. C’était intéressant, je trouvais… parfois. Sauf que ce n’était pas pour moi. J’avais toujours été un homme d’action et cela depuis tout petit. Je ne connaissais même pas ce John Keats. J’en avais peut-être entendu parler durant mes études, mais bon, ce n’était pas tellement le genre de choses que j’avais choisis de me souvenir… Pourtant, j’accepte sans hésiter alors qu’elle me propose de me le prêter lorsqu’elle aura fini. « J’aimerais bien, oui. » C’est ce que je réponds, alors que je doutais fortement apprécier ce livre, le fait que je n’aimais pas lire en serait surement l’une des principales causes. Cependant, j’étais curieux, et je savais que j’allais faire un effort pour le finir, juste pour pouvoir en parler avec Aileen ensuite. Après, si je devais repartir avec ce bouquin, ça voulait dire que j’avais une excuse pour revenir dans le coin… et c’était une idée qui me plaisait beaucoup. « Je suis désolé Aileen. » Un autre silence avait eu le temps de s’installer avant que je ne parle à nouveau. Je l’avais déjà dit tantôt, mais j’avais envie de lui redire, d’une façon plus sérieuse cette fois. « J’avais besoin de… je sais pas, à vrai dire, mais je voulais sortir de Yosemite. C’est grand ici mais j’ai eu l’impression, à ce moment, que ça ne l'était tout de même pas assez pour nous deux » poursuivis-je alors, d’un ton sincère, puis comme si je ne voulais pas l’obliger à répondre ou qu’on tombe forcément dans une grande discussion sentimentale, je change de sujet. « Tu sais... On est pas obligé de parler, c’est bien aussi de juste être là tous les deux. Tu peux même lire, si tu veux. » Je ne voulais pas déranger ces plans, la forcer à discuter si elle n’en avait pas envie. De toute façon, nous le faisions déjà avant ; s’appeler même si on n’avait rien à se dire, après tout on s’appelait très souvent et après un moment il n’y avait tout simplement rien de nouveau à raconter. Alors on faisait chacun nos affaires, on se parlait parfois un peu pour ne rien dire certes, mais c’était tout de même agréable de seulement " être " avec elle. Je ne voyais donc pas pourquoi ça ne le serait pas maintenant.
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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Mar 18 Avr - 0:22

Wish we could turn back time, to the good ol' days

Ce doit être étonnant, pour Conrad, de noter tous les changements opérés chez Aileen, depuis la dernière fois qu'ils se sont vus. Pour une fois, elle réussit à se mettre à sa place et à voir les choses selon son point de vue, sa perspective. C'est qu'il y a tellement de choses qui les ont séparés dernièrement ... Et depuis leurs retrouvailles dans la zone, on ne peut pas dire qu'Aileen ait été très engageante. Bien au contraire. Avec elle, c'était distance et froideur. Elle a même finit par prendre la fuite. Avant qu'ils ne se retrouvent à Yosemite, et que ce soit à Conrad, cette fois, de s'en aller. Elle ne sait même plus s'il l'a prévenue, s'il ne l'a pas fait. Et dans le fond, elle ne lui en veut pas. Certainement pas. Il lui arrive même, égoïstement, de se demander si ce n'était pas leur meilleure option. Après tout, l'un à côté de l'autre, les silences étaient gênants, l'atmosphère pesante. Et Aileen ne faisait rien pour changer cela. Elle ne sait pas si, finalement, ce n'est pas cette distance qu'il a finie par imposer, qui leur permet d'en être là aujourd'hui. Assis non loin l'un de l'autre, à discuter du bouquin que lisait la jeune femme avant de le voir - ou plutôt l'entendre - débarquer. Elle n'hésite pas à lui dire qu'elle lui prêtera s'il le souhaite. Après tout, ce sera une occasion pour eux de se revoir, et ils pourront en discuter. Essayer d'élaborer autour de ces poèmes. Aileen sent l'hésitation chez Conrad, mais il finit par accepter alors elle ne s'en formalise pas. C'est sans doute que, comme elle, il n'a jamais été un amateur de poésie. Elle le connaît, alors elle sait que c'est ça. Mais avec l'épidémie, le temps est devenu incroyablement long. Les journées défilent lentement. Et Aileen n'a pas trouvé grand chose d'autre pour passer le temps. « Je pourrais même en trouver d'autres à l'occasion, je dois en avoir des affaires. Et des romans, cette fois. » Ce sera toujours plus intéressant que des poèmes. Pour eux, en tout cas. Ils auront de quoi discuter. Ils parleront des personnages, de la trame principale et de la façon dont tout se résout à la fin. Ça n'a pourtant jamais été leur truc, à l'un comme à l'autre. Mais l'épidémie a changé beaucoup de choses. A commencer par ça. Elle voit un peu loin peut-être, mais elle préfère ça que se dire qu'elle ne le reverra jamais. Cette idée lui est inconcevable et insupportable. Elle regarde dans sa direction, notant quelques détails qu'elle étudiera plus tard. Notamment le fait qu'il a l'air exténué. Triste, aussi. Mais qui ne l'est pas de nos jours ? Personne. Absolument personne. C'est ce qu'il lui semble, en tout cas.

Alors que le silence retombe entre eux, toujours pas lourd de non-dits ou lourd tout court, Aileen tourne de nouveau la tête en face d'elle. Elle admire ce paysage, et elle ne cessera sans doute jamais de le faire. Elle n'a jamais autant exploré et découvert de nouveaux endroits que depuis que l'apocalypse a frappé la surface de la Terre. Ironique, n'est-ce pas ? Mais c'est un fait. Et elle réussit parfois, quand elle regarde l'horizon comme maintenant, à se dire que rien de tout ça n'est vrai. Que ça se passe dans sa tête, et dans sa tête uniquement. Elle revient à la réalité, pourtant, quand la voix de Conrad lui parvient de nouveau aux oreilles. Il est désolé, mais de quoi ? Elle ne tourne pas la tête vers lui. Non, elle se contente de fermer les yeux et d'attendre. Parce qu'elle sait qu'il ne s'arrêtera pas là. Et, en effet, c'est le cas. Très vite, les explications suivent. Et elle comprend. « Tu sais, ce n'est certainement pas moi qui vais te juger pour ça ... » Elle ne lui dira pas que c'est, selon elle, peut-être pour le mieux. Elle l'a déjà suffisamment blessé comme ça et elle ne veut pas donner l'impression qu'elle ne se soucie pas de son sort. Ce n'est pas ça, certainement pas ça. Mais c'est devenu tellement compliqué pour elle, de s'exprimer et de mettre des mots sur ce qu'elle ressent qu'elle préfère rester silencieuse. Et se contenter de ça. Elle est sûre que Conrad saura le faire lui aussi. Il fait déjà tellement d'efforts que ça ne devrait pas être trop difficile pour lui. Elle rouvre les yeux et se tourne vers lui, en revanche, quand la suite vient. « On peut discuter aussi, ça va. Je ne vais pas lire alors que tu es là. De toute façon, tu repartiras dans quelques heures, avant que le soleil se couche, hein ? » Preuve qu'elle se soucie vraiment de lui. Elle refuse qu'il rentre alors que la nuit est déjà tombée. Logique, en même temps. Elle ne veut pas qu'il prenne de risques inutiles, qu'il prenne des risques tout court. Enfin, ça, c'est inévitable. « Tu es venu à pieds au fait ? » Ah, la curiosité. Mais elle a bien envie de savoir où elle se trouve, cette villa. Enfin, surtout si elle est loin ou non. Mais elle se doute d'avance qu'elle ne le rejoindra jamais là-bas. Il n'y est pas seul alors ça lui semble tout à fait compromis. En particulier parce que Desmond est là-bas, mais pas seulement. Autant qu'ils continuent de se retrouver ici ... A moins, bien sûr, que ça ne soit trop dangereux pour lui. Dans ce cas, ils trouveront une autre solution. Un compromis.



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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Mer 26 Avr - 4:16



WISH WE COULD TURN BACK TIME,
TO THE GOOD OL' DAYS
AILEEN BLACKHOOD & CONRAD WILLIAMSON
Si un jour on m’avait dit que j’en serais là, assis au bord d’une falaise avec Aileen, à discuter de bouquin… J’aurais surement rigolé, possiblement pleuré de rire, même. Ça ne nous ressemblait tellement pas, en tant que personne mais aussi en tant que duo. La blonde avait toujours été un peu plus douée que moi avec ce genre de chose mais je savais qu’elle n’était pas non plus une folle des bouquins, puisque j’en avais connu, des gens comme ça. Comme mon frère par exemple, même si les jeux vidéo étaient plutôt proche en tête de sa liste de passe-temps favoris. De mon côté, les seuls bouquins que j’avais lu au complet c’était ceux qu’on m’avait demandé de lire à l’école, et même, certains avait fini quelque part dans le fouillis qu’était toujours ma chambre, sans ne jamais réapparaître… J’avais surtout été plus sérieux rendu à l’université, et je me rappelais que chaque page était une torture absolue. La seule chose qui me faisait continuer c’était l’idée que tout cela avait un but, que je ne le faisais pas pour rien, qu’un jour j’allais me retrouver sur le terrain des grands sportifs de football et que j’allais être fier d’avoir bossé dur, autant en entraînement que dans mes cours, pour en arriver là. Ensuite, en tant qu’amis, et bien, je ne me rappelais pas une seule fois où nous avions discuté de livres, je n’avais donc vraiment pas besoin de me prononcer plus que cela là-dessus, il était clair que ça n’avait jamais été notre truc, avant aujourd’hui. Si ça devait l’être maintenant... Pourquoi pas ? Ce n’était pas comme si j’avais tellement autre chose à faire et si ça pouvait devenir une excuse pour venir ici sans me sentir pervers et tordu, j’étais partant. D’ailleurs, maintenant que j’y pensais, je me rappelais qu’il y avait une bibliothèque, dans la villa. Bien entendu, j’étais passé devant elle sans même m’en rendre compte ou y lancer plus qu’un regard, ce qui m’avait surtout intéressé dans cette pièce c’était le petit bar. « Si tu veux, je peux t’en apporter, des romans, ou des poèmes… Il y a une bibliothèque à la villa, je n’ai pas eu le temps de fouiller vraiment pour le moment et elle est surement poussiéreuse, mais je pourrais peut-être trouver quelque chose d’intéressant si je m’y attarde. » Je ne lui proposais pas de venir elle-même, ça serait un peu déplacé, surtout vu qu’elle était avec quelqu’un et que j’étais moi-même avec Desmond, j’espérais seulement rapporter des livres qui lui plairait… « Tu as des titres peut-être ? Ou des auteurs ? Je sais pas, Shakespeare, genre. Quelque chose que tu aimerais lire ? » Au moins comme ça je saurais m’enligner un peu. Sinon, il faudrait bien que je me débrouille, de toute façon je pouvais toujours faire plusieurs aller-retour… En vrai, j’espérais en faire plusieurs, de toute manière.

La discussion dérive ensuite sur un sujet un peu plus sérieux et je ne pouvais que me blâmer pour ça. J’aurais peut-être du éviter, Aileen aurait pu mal réagir, mais heureusement ce n’était pas le cas et de toute façon je n’aurais pas pu en faire autrement ; j’avais besoin qu’elle sache que je m’en voulais. J’avais compris qu’elle n’était plus vraiment du genre à ouvrir son cœur, à pleurer et à parler des heures durant de ses états d’âme. Elle s’était renfermée et bien que cela m’ait pris un peu de temps, j’avais finis par l’accepter. Je ne lui demanderais rien en retour, je voulais simplement qu’elle sache, pour que tout soit clair. Je n’avais aucune envie qu’elle pense que les raisons de mon départ étaient autres, ou qu’elle se dise que j’avais fini par m’en foutre complètement. C’était tout le contraire. Si je m’en étais foutu, je serais resté à Yosemite, parce que sa présence ou son absence n’aurait absolument rien changé ; bien sûr c’était si on ne prenait pas en compte Desmond et toutes ces petites crises qu’il avait fait pour me pousser à quitter le parc. Hors, la croiser continuellement me faisait mal et j’avais eu besoin de prendre un peu l’air, comme je venais de lui expliquer. Je n’arrivais plus à gérer la situation, à me gérer moi-même. Alors j’avais fuis et je pense que dans un certain sens, bien que ces dernières semaines avaient été difficiles, être loin m’avait aidé à passer à autre chose, ça m’avait aidé à cicatriser.

Même si j’avais rapidement changé de sujet afin qu’elle ne se sente pas forcé de répondre quoi que ce soit, elle rajoute quelque chose qui se veut quelque peu rassurant. Je souffle discrètement, relâchant seulement un peu d’air mais me sentant beaucoup plus léger que je ne le devrais normalement. Je décide de ne rien ajouter à cela, mais je souris un peu, malgré le fait qu’elle ne pouvais pas le voir. Je voyais bien qu’elle n’avait pas envie de parler de tout cela plus que nous l’avions déjà fait, qu’elle avait tout dit ce qu’elle avait voulu me dire, et moi aussi de mon côté maintenant, donc je ne voyais pas l’intérêt d’insister. Le passé était dernière nous et il était maintenant temps de penser à ce qui se trouvait devant nous. « Oui, le chemin sera plus sûr comme ça » lui répondis-je alors. Je ne savais pas si elle avait demandé cela puisqu’elle s’inquiétait, ça pouvait toujours être parce qu’elle avait hâte que je la laisse un peu seule, mais je préférais me dire que c’était plutôt l’inquiétude. J’étais tout de même content de l’entendre dire qu’elle voulait bien qu’on discute, puisque ça voulait dire que je ne la dérangeais pas dans que cela, tout compte fait. « On est venu en vélo, en fait. On cherche une voiture en ce moment mais c'est un peu galère… » Inutile de lui dire qu’en plus nous n’en avions qu’un seul et qu’il avait été volé ici par Desmond juste avant notre départ. Ce n’était donc pas tellement commode mais ça avait le don d’être un peu moins long, donc nous pouvions faire plus dans une journée que si nous étions seulement à pieds. « C’est plus rapide comme ça. On vit plutôt proche, je saurais pas te dire à combien de temps exactement, mais à pieds c’est assez long, en tout cas, mais acceptable. » Moi qui détestait marcher, en plus. C’était mieux que de rester assis puisque je bougeais un peu, mais je préférais largement la course. Sauf que lui dire que je préférais courir pour venir, du coup, lui ferais savoir que j’étais venu ici plus d’une fois, que j’avais essayé la marche, la course et le vélo… Donc pas que quelque fois, mais beaucoup de fois, et je ne saurais pas quoi lui dire si elle me demandait ce que je faisais dans le coin…
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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Sam 29 Avr - 22:04

Wish we could turn back time, to the good ol' days

C'est normal, que ce soit encore un peu bizarre entre eux. Peut-être que ça s'arrangera avec le temps, peut-être pas. Aileen, elle, parvient sans trop de problème à se contenter de ce qu'ils ont. Avec tout ce qui leur est arrivé dernièrement - notamment Aileen qui a abandonné Conrad sans le prévenir -, elle ne peut que les féliciter de réussir à être là. Tous les deux, à discuter comme si rien de tout ça ne s'était jamais produit. Ce qui est bizarre, dans cette conversation qu'ils partagent, c'est sans doute le sujet. Un livre. Pire, un recueil de poèmes. Ça, c'est loin d'être dans leurs habitudes. Mais Aileen passe son temps de cette façon, et elle s'en félicite. Cela leur permet d'éviter des silences trop gênants, même si ceux-là s'avèrent finalement relativement appréciables. Conrad lui apprend qu'il y a une bibliothèque à la villa, et qu'il pourrait apporter des bouquins de là-bas. Elle doit avoir les yeux qui pétillent, face à cette idée. Heureusement, elle n'est pas tournée dans sa direction alors il ne s'en rend pas compte. Mais elle finit par regarder vers lui, souriant. « Ce serait génial ... Enfin, si ça ne dérange personne ... » Non parce que Desmond pourrait s'y opposer ... Tout comme Rebekah, à vrai dire. Aileen ne s'entend pas vraiment bien avec ces deux-là, alors il faut s'attendre à tout. Surtout au pire. « Je n'ai pas de préférence ... Tout peut faire l'affaire. Absolument tout. » Voilà un nouveau changement radical dans la personnalité d'Aileen. Il lui arrivait de lire autrefois, bien sûr. Mais jamais autant que ça. Et jamais tout et n'importe quoi. Là, elle pourrait mettre son nez dans un bouquin atrocement vieux, sans que ça ne la dérange le moins du monde. Qu'il prenne un livre au hasard dans cette bibliothèque, elle s'en contentera bien. De nouveau face à l'immensité du parc de Yosemite qui s'étend devant elle, Aileen ferme les yeux. Elle adore être ici, vraiment. Mais c'est particulièrement bien de l'être avec Conrad. Elle sent qu'elle va adorer leurs petites réunions, pas encore officielles mais elles ne tarderont sans doute pas à le devenir. Après tout, pourquoi ne pas passer un peu plus de temps avec lui, maintenant que les choses semblent s'être calmées dans le coin ?

Evidemment, Aileen ne dort plus sur ses deux oreilles depuis bien longtemps, et ça ne risque pas de se reproduire de sitôt. Pour autant, elle peut profiter de la quiétude du coin pour retrouver son vieil ami, qu'elle semblait avoir perdu de vue depuis trop longtemps. Rien ne sera jamais plus comme avant, mais ils peuvent toujours essayer de faire au mieux. Pourquoi pas construire une relation nouvelle, qui prenne en considération les nouveaux eux. Leurs nouvelles personnalités, et tout ce qui va avec. La discussion dérive un peu, et Aileen sent que l'atmosphère s'alourdit. Elle réussit néanmoins à faire mine de rien, et à trouver quelque chose à lui répondre. Elle a eu le temps de relativiser et de penser à tout ça, depuis que Conrad a quitté Yosemite. Sans vraiment la prévenir d'ailleurs. Mais elle ne lui en veut pas, certainement pas. Comment le pourrait-elle ? Elle l'a elle-même abandonné ... Et quelque chose lui dit que c'est arrivé plus d'une fois. Elle refuse juste de trop y penser, parce que regarder en arrière devient facilement douloureux. Aileen ne regarde pas en direction de Conrad, mais elle comprend vite qu'il préfère changer de sujet. Parfait, ça l'arrange elle aussi. Elle se renseigne aussi sur son moyen de locomotion, celui avec lequel elle est venue jusqu'ici. Il n'est pas avare sur les détails, et c'est tant mieux. C'est qu'il sait qu'il peut lui faire confiance, à elle. Elle ne va pas aller dire aux pires des enfoirés où se terre Conrad Williamson et sa clique. En fait, elle ne va même pas s'approcher de cette villa. Mieux vaut éviter ça. Elle hoche la tête face aux informations qu'il lui fournit, avant de se tourner pour de bon vers lui. Elle ne va quand même pas le laisser observer son dos tout le temps qu'ils passeront ensemble, d'autant qu'ils discutent. C'est la moindre des politesses ... même si tout ça n'a guère plus d'importance aujourd'hui. Un minimum, tout de même. En vélo. C'est original, elle n'y avait jamais pensé. Ce n'est pourtant pas bête du tout. Pas d'essence, pas de problème de moteur, de courroie ou d'elle ne sait trop. Les voitures, c'est très compliqué. A pieds, c'est fatiguant et usant pour les chaussures. Alors qu'ils n'ont plus vraiment accès à des magasins pour réparer tout ça.

« D'accord. » Elle comprend mieux, à présent. La villa est à une distance acceptable, mais sans doute pas non plus atteignable à pieds. Enfin si, mais il doit y avoir pas mal de temps de marche ... Et c'est mieux d'éviter de s'épuiser de cette façon. Aileen peut le comprendre. Et l'accepter pour de bon. Ce n'est plus aussi simple qu'autrefois de rejoindre un point A et un point B. Logique. « C'est devenu compliqué de trouver des voitures fonctionnelles ... » Elle le dit à voix haute, mais elle aurait tout aussi bien pu s'abstenir. Conrad le sait, après tout. Il a vécu dehors lui aussi. Et il est en recherche d'une voiture, c'est qu'il n'a pas trouvé son bonheur, et peut-être même qu'il ne le fera jamais qui sait ... C'est compliqué, en effet, et c'est rien de le dire. Aileen a abandonné cette entreprise afin de s'éviter des déceptions. Elle se contente de ce qu'elle a, et c'est déjà très bien. Vivre au jour-le-jour, la voilà la solution. Enfin, pour elle. Conrad n'est pas obligé d'avoir la même vision des choses. C'est normal, que leurs avis soient divergents ... Ils ont tellement changé tous les deux, et leurs routes se sont éloignées plutôt que rapprochées. Il faut voir les choses telles qu'elles sont, et les accepter ainsi. « Mais du coup les vélos ne vous suffisent pas ? Remarque pour transporter des trucs ça ne doit pas être bien pratique ... » ça ne fait pas de bruit et c'est économe - en plus de s'abîmer moins vite et d'être plus prévisible -, mais il y a aussi des points négatifs. Aileen en a conscience. Elle songera peut-être à se trouver un vélo, tiens. Certains utilisent des chevaux - oui, elle a déjà vu ça -, mais elle n'est pas vraiment habituée à monter à cheval. Donc, elle va éviter d'en arriver là. D'autant qu'il est difficile de trouver des chevaux à présent ... Pas entretenus, certains ont dû s'enfuir. Mais les retrouver - pour ceux qui n'ont pas été bouffés -, les apprivoiser maintenant semble très compliqué ... Voire même inenvisageable.



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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Lun 8 Mai - 4:32



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La blonde semblait ravit d’entendre que je pouvais lui rapporter des bouquins de la villa. Après tout j’imaginais que ça ne devait pas être tout simple d’en trouver de nos jours, plus facile que l’essence et la bouffe certes, puisque les gens ne devaient pas vraiment se les arraché, les livres, aujourd'hui, mais ce n’était pas à tous les endroits qu’il y en avait alors il fallait se promener... Étant à Yosemite c’était peu commode, du coup. C’était la moindre des choses, ce n’était pas comme s'ils nous servaient à quelque chose et puis il y en avait tellement, de plus que c’était simple de lui en apporter. Vraiment, si ça pouvait lui faire plaisir… et si ça pouvait me permettre de la voir un peu plus en même temps, je ne disais pas non. Je lui rends son sourire lorsqu’elle se retourne vers moi brièvement, content de voir le visage de mon amie rayonner ainsi. Cela faisait tellement longtemps que je ne l’avais pas vu sourire. Certes il lui arrivait d’étirer discrètement les lèvres, mais ça semblait forcé, convenu, celui-ci, il me paraissait sincère et il n’y avait rien de plus agréable. J’avais toujours aimé aider les autres, j’avais toujours été du genre à aller parler aux gens à qui personne ne parlait, c’était d’ailleurs de cette manière que j’avais rencontré Desmond, qui était maintenant un de mes meilleurs amis. Même Aileen, on pouvait dire que je l’avais rencontré un peu de cette manière. Après tout, à cette fête, qui semblait avoir eu lieu il y a trop longtemps, elle n’avait pas eu l’air très en forme et pourtant c’était elle que j’avais décidé d’aller voir, parmi toutes les belles filles qui s’y trouvait. On avait même fini la soirée d’une façon plutôt sérieuse, on c’était mis à discuter de ses problèmes, qui n’avait rien à voir avec une peine de cœur d’adolescente ou une dispute quotidienne entre lycéennes… J’aurais pu finir cette soirée d’une façon beaucoup plus agréable, j’aurais pu faire la fête, finir dans la chambre d’une fille un peu saoule -et surement l’aurais-je été moi-même- et passé une nuit torride dans ses bras… mais j’avais préféré rester avec Aileen, et si c’était à refaire je ne changerais rien, parce qu’il n’y avait rien de plus satisfaisant que de savoir que quelqu’un allait mieux grâce à toi, peu importe quel était l’importance, l’ampleur de ton impact, tu avais fait quelque chose de bien, tu avais fait une différence.

« Enfin, si ça ne dérange personne ... » ajoute-elle alors, curieusement. Je fronce légèrement les sourcils alors que je ne la quitte pas des yeux. Pourquoi pensait-elle que cela dérangerait Desmond ? Ce n’était pas comme s'il s'en souciait vraiment, de ce qui pouvait arrivé à ces vieux livres qui traînaient et puis de toute manière, ce n’était pas de ses affaires. Aileen était un sujet sensible, pour une raison que je ne discernais pas très bien, mais il savait qu’elle faisait partie de ma vie et qu’il n’y pouvait rien, de toute façon il n’allait surement même pas s’en rendre compte puisque justement, ce n’était pas quelque chose dont nous parlions ensemble. « Ce n’est pas du tout un problème » répondis-je alors, lui assurant donc que peu importe ce que Desmond en pensait, si seulement il l’apprenait, ça ne changeait pas grand-chose. Je ne l’imaginais pas vraiment s’en faire, mais nous ne savions jamais vraiment avec lui. Dans le pire des cas, il ferait peut-être une crise, puis on allait passer à autre chose, comme on le faisait toujours. Dans tous les cas, c’était mon problème, surement pas celui d’Aileen, j’allais m’en occuper et elle ne devait pas s’en faire. Je m’en occupais toujours, lorsque cela concernait Desmond, j’en avais fait ma responsabilité il y a longtemps de cela et aujourd’hui c’était toujours pareil. J’hoche ensuite de la tête, lui souriant. Si elle ne voulait rien en particulier, j’allais donc fouiller dans ce que j’avais et tenter de lui apporter ce qui me paraissait le plus intéressant, je tenterais surement aussi de varier mes choix, ainsi elle touchera un peu à tout ce que j’avais, ce qui semblait être ce qu’elle voulait justement. « Je trouverais bien. » Je lui souris maintenant en coin, ne m’inquiétant plus vraiment à ce sujet maintenant. Après tout, Aileen semblait seulement vouloir que je lui apporte quelque chose, n’importe quoi, donc je n’avais pas vraiment à m’en faire.

Passant des livres aux grandes confidences du coeur, on en vient à discuter de mon moyen de locomotion et même de la distance qui nous séparait, lorsque nous étions séparés. Ça n’avait pas tellement d’importance, de ce dont nous parlions, le seul fait de discuter avec elle était plaisant, pour moi, puisque cela faisait trop longtemps que nous ne l’avions pas fait. C’était pourtant quelque chose de plutôt simple, qui pouvait paraître futile même, mais lorsqu’une personne t’avait autant manqué, lorsque tu avais ressentis son absence jusqu’au fond de toi, c’était les choses les plus simples qui te paraissaient être les plus agréables. C’était seulement le fait de la retrouver, d’être capable de tout mettre sur pause, le temps d’un instant, qu’il soit bref ou qu’il soit long, pour simplement profiter du fait que nous étions toujours en vie, que nous étions toujours ensemble, malgré tous les obstacles et tous ceux qui s’étaient mis au travers de la route que nous partagions, au final on retournais toujours à la maison. Au final, on se retrouvait toujours, peu importe à quel point nous étions tous les deux endommagé, et ça, c’était ce qui comptait le plus. « Ça l'est, c'est sûr. Enfin pour l’instant on se débrouille avec le vélo, au moins c’est plus rapide qu’à pieds, on verra ce que l’avenir nous réserve. » Est-ce un reste de l’optimiste qui me qualifiait si bien dans le temps ? Peut-être. Je ne savais pas si celui-ci allait survivre une fois que je serais loin de la blonde, s’il aura toujours de quoi se nourrir, de quoi respirer, mais la dernière chose à laquelle j’avais envie de penser pour l’instant c’était bien à ce qui m’attendait une fois que je la quitterais, même s’il n’était pas con de croire que je pourrais bientôt revenir. « On as nos sacs et Desmond a installé un petit panier sur le guidon, donc ça va, le problème c’est plus le fait qu’on en a un seul, en fait » lui avoue-je alors. Après tout, à quoi bon lui cacher ce genre de petits détails ? Ce n’était pas comme si Aileen n’était pas déjà consciente des conditions difficiles dans lesquels nous vivions aujourd’hui, elle en était elle-même victime, comme nous tous.
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Dernière édition par Conrad Williamson le Ven 19 Mai - 19:23, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Ven 12 Mai - 21:16

Wish we could turn back time, to the good ol' days

D'emblée, Aileen accepte la proposition de Conrad. Ce sera vraiment cool, pour elle, de le revoir revenir avec des livres qu'elle pourra lire, et à propos desquels ils pourront peut-être discuter ensuite. Non seulement parce que, ainsi, ils se reverront avec certitude, sans le moindre doute. Mais aussi parce qu'elle s'ennuie quand même assez souvent. Ce n'est pas faute d'avoir cherché, mais les livres ne sont pas si simples que ça à trouver. En fait, ça n'est jamais sa priorité et on peut le comprendre. La prochaine fois, elle fera peut-être un petit détour par une bibliothèque - mais c'est rarement écrit sur un bâtiment que c'est ce dont il s'agit -, ou bien une papeterie. Enfin, si Conrad lui rapporte de quoi bouquiner ce ne sera peut-être pas nécessaire. Mais elle n'oublie pas qu'il n'est pas seul, dans cette villa. Cela ne dérangera-t-il pas Desmond qu'il lui apporte des livres, à elle ? Conrad ne lui avouera peut-être pas pour qui il emmène tout ça, mais on ne sait jamais. Il semble tout à fait envisageable à Aileen que Desmond puisse la suivre ... Ou deviner que c'est elle qu'il rejoint ! Elle se monte la tête pour rien là, c'est sûr. Desmond n'est pas aussi diabolique qu'elle veut le croire. Ça l'arrange, pourtant, de l'imaginer ainsi. Parce que ça explique pourquoi il la déteste autant, et pourquoi elle-même a beaucoup de mal avec lui. Enfin, qu'importe. Visiblement, ce ne sera pas un problème, et c'est tout ce qui compte. Elle hoche la tête en entendant son ami lui faire comprendre que la question ne se pose tout simplement pas. Elle ne va pas insister, après tout ce ne sont pas ses affaires. Si, aujourd'hui, Conrad est avec Desmond dans cette villa, et pas avec elle ici à Yosemite, c'est en grande partie par sa faute à elle. Pour ne pas dire sa faute à elle, et à elle uniquement. Elle l'a laissé tomber maintes et maintes fois. Et même si la elle d'il y a quelques mois avait toutes ces informations en sa possession, elle doute franchement qu'elle changerait quoi que ce soit à son comportement. C'est moche à dire - et elle ne le fera jamais à voix haute -, mais c'est comme ça.

Elle est devenue ce qu'elle est devenue. Et Conrad a changé, lui aussi. A moindre mesure, mais il a changé tout de même. Dans un monde comme celui-là, c'est inévitable. C'est même, à vrai dire, indispensable et vital. Les choses sont ce qu'elles sont de toute façon, il va falloir apprendre à composer avec. Et c'est exactement cette voie-là qu'ils empruntent, d'ailleurs. Ce ne sera pas facile et aussi rapide qu'ils pourraient l'espérer, mais ça viendra. Aileen veut y croire. Cette quiétude, cette optimisme, ce n'est plus elle. Mais en ce qui concerne Conrad, elle préfère garder un brin d'espoir. De distance, aussi et malgré tout, parce qu'elle ne sait pas comment elle réagirait si elle venait à le perdre, lui aussi. Ce n'est pas le moment de penser à ça, elle va se rendre dingue. Aileen laisse libre choix à Conrad de lui ramener ce que bon lui semble de sa bibliothèque. Franchement, elle ne fait pas - ou plus - sa difficile. Qu'il lui apporte le premier livre qui lui tombera sous la main, tant que c'est de l'anglais, elle saura s'en contenter. Elle le lira même avec passion, se connaissant. La conversation dévie assez vite sur un tout autre sujet, qui semble bizarre à Aileen. Elle n'a pas l'habitude d'évoquer les difficultés du quotidien. Mais avec Conrad, cela lui semble anormalement simple. Comme si, d'une certaine façon et jusqu'à un certain point, le fait qu'ils se connaissent d'avant les aide plus qu'elle ne l'aurait imaginé. Avec lui, elle n'a aucune difficulté à parler de tout ça. En fait, elle trouve même ça ... Normal. Quoi que ce n'est peut-être pas une bonne chose : cela signifie qu'ils s'habituent à ce qui les entoure. Il le faut bien, c'est sûr. Mais l'apocalypse n'est pas tout ce dont ils auraient jamais pu rêver. C'est effarant, de voir à quel point leurs vies ont changé - en mal, bien sûr - sans que cela les choque outre-mesure. D'ailleurs, il arrive à Aileen de se demander où elle en serait, sans tout ça. Toujours dans son bar minable à servir des verres à des alcooliques perchés devant son comptoir dès dix-huit heures ? Aux côtés de Conrad, à San Francisco ?

Alors qu'elle pose les yeux sur lui, une nouvelle fois, ses sourcils se froncent. Cette hypothèse ne lui semble pas si absurde. Si son voyage n'avait pas immédiatement été gâché, elle ne sait pas où ils en seraient, tous les deux. Mais elle se fait sans doute un peu trop de mal en pensant à tout ça. Elle ferait mieux de se concentrer sur la discussion très sérieuse qu'ils sont en train d'avoir. Cela vaut mieux. Tout vaut mieux que les chemins pentus sur lesquels elle était sur le point de s'aventurer. Les doigts de sa main posée sur le sol tâtent le sol, agrippent des petites pierres et les quelques herbes qui traînent de ça et là. Seul signe du semblant de gêne qui l'habite. Cela ne devrait pourtant pas choquer Conrad : elle a tellement changé, elle, que ses manies avec. Il ne peut plus deviner grand chose d'elle. Du moins, c'est ce qu'elle croit. « En même temps, ce n'est pas si mal à vélo ... Je n'y avais jamais pensé, mais ça fait moins de bruit. Et ça ne consomme pas d'énergie autre que la vôtre. » Ce qui peut être un sacré désavantage, il est vrai. Mais avec ça, les points positifs peuvent faire peser la balance en faveur de ce moyen de locomotion. Pour Aileen, en tout cas, ce n'est pas une mauvaise idée. Et puis c'est toujours mieux que de marcher, en fait. Plus rapide et plus sûr aussi. Toujours moins que la voiture cela dit. « Si j'en trouve un, un jour, je penserai à toi. » A toi, pas à vous. Elle veut bien accepter l'idée que Desmond et Conrad traînent si souvent ensemble, mais faut pas abuser non plus. Elle fait déjà de grands efforts, il ne faut pas trop lui en demander. « Je suis sûre que vous finirez par en trouver un. » Aileen qui fait preuve d'optimisme, en voilà un miracle ! Conrad a intérêt d'en profiter, ce n'est pas quelque chose qui se produit souvent. Bien au contraire.



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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Ven 19 Mai - 20:47



WISH WE COULD TURN BACK TIME,
TO THE GOOD OL' DAYS
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C’était simple mais c’était aussi très agréable. Après tout, c’était devenu compliqué entre nous, mais avant, ça ne l’avait jamais vraiment été. C’était comme si on avait toujours été fait pour être ami. Certains pourraient dire que la distance prouvait que non, mais au contraire, je pensais que c’était justement ce qui prouvait le contraire. Rien n’était jamais parfait, ou en tout cas, rien ne l’était bien longtemps, et c’est justement le fait que nous étions loin qui rendait la tout moins parfait entre nous, même si avec le temps je m’étais habitué à ce qu’elle le soit. Aileen avait sa vie là-bas et moi j’avais ma vie en Californie. Le plus ironique, c’est que maintenant que nous n’en avions plus du tout, de vie -après tout, on survivait, ce n’était pas ce que j’appelais vivre- et bien il fallait qu’autre chose nous sépare. Comme si nous étions forcément obligés d’être loin l’un de l’autre. Sauf qu’aujourd’hui, il n’y avait plus aucun moyen de se rejoindre, de communiquer, autrement qu’en personne. C’était simple pourtant, enfin, ça me paraissait être simple, il nous suffisait simplement d’être ensemble. Non ? Les choses étaient plus compliquées que cela, elles l’étaient toujours… Je devais donc me contenter de ce que nous avions. Peut-être que c’était même mieux comme ça. On se voyait ici, juste tous les deux, il n’y avait donc plus personne pour se mettre entre nous. On s’isolait. C’était même l’une des premières fois depuis longtemps que j’étais vraiment seul avec elle. Il y avait tous ces gens à la zone, et nous devions tous les deux faire notre part des choses, puis ensuite on avait fait partit de ce groupe, donc encore d’autres gens, encore d’autres tâches, oui puisque je ne pouvais pas m’empêcher de m’impliquer, d’aider tout le monde. Au moins, là, je pouvais lui accorder toute mon attention et il y avait beaucoup moins de chance que je fasse une bêtise, puisque j’avais le temps d’essayer de la comprendre, d’agir en conséquence, ce que je n’avais pas forcément le temps de faire lorsque nous étions en groupe.

En plus, c’était officiel, maintenant. Ça n’avait pas été dit clairement, mais nous avions bien convenu que je lui rapporterais des livres à lire, ce qui voulait dire qu’on allait forcément se revoir. J’espérais être tout de même capable de lui laisser un peu d’air entre nos rencontres, je n’avais pas non plus envie qu’elle se sente étouffer, je n’avais pas envie de commettre la même erreur. J’avais bien compris qu’il ne fallait pas que j’agisse comme je le faisais avant avec elle, ce n’était plus ce dont elle avait besoin, ce n’était puis ce qui l’aidait à se sentir mieux, c’était tout le contraire. J’avais seulement réussis à la faire se sentir tellement mal qu’elle avait fini par s’enfuir. Peut-être qu’elle avait l’impression que je lui demandais constamment d’être comme avant, même si j’avais justement voulu avoir l'effet inverse… Sauf qu’il était bien difficile de se comprendre lorsqu’on ne communiquait pas, quelque chose qui ne faisait plus du tout partit de nos habitudes, on avait perdu cette capacité. On pouvait parler de tout, pourtant, mais surement pas de ce qu’on ressentait. Toujours, on changeait rapidement de sujet, c’était inévitable. Ça c’était même produit ici même, alors qu’on discutait, et j’étais le seul coupable. Si normalement j’étais très à l’aise avec le fait de ne pas parler de ce genre de chose, avec Aileen c’était différent, je me sentais toujours obligé d’être honnête avec elle. C’était comme si dès que j’étais en sa présence, je m’ouvrais comme un livre et comme avec personne. C’était une vieille habitude, j’imagine, que j’essayais de corriger, puisque j’avais bien conscience que c’était surement l’une des raisons qui avait fait fuir la blonde et c’était bien la dernière chose que je voulais voir se reproduire.

Heureusement, elle ne semblait pas m’en tenir rigueur. C’était passé plutôt bien. En fait, tout c’était passé plutôt bien. Moi qui avais tellement eus peur de ces retrouvailles… Même parler de Desmond ne l’avait pas tellement fait réagir. Sauf qu’il fallait bien que je lui en parle, vu ce dont on discutait. Il faisait partit de mon quotidien aujourd’hui, c’était comme ça. Je me disais donc qu’elle faisait beaucoup d’effort pour que ça marche entre nous alors je savais qu’il fallait que j’en fasse de même de mon côté. Il fallait que ça vienne de nous deux, sans ça, on allait jamais y arriver, mais maintenant que je voyais qu’Aileen voulait la même chose que moi, je ne voyais pas pourquoi cette fois ne serait pas la bonne. « C’est pratique oui, en plus comme ça on a pas à tout porter nous-même, puis c’est toujours bien de garder un bon cardio, la marche c’est pour les vieux. » Je souris un peu en coin, même si la blonde fixait plus le sol qu’autre chose. Cette réplique-là, je l’avais sorti au moins des centaines de fois. J’avais toujours cru qu’être en forme était important, mais ce n’était pas le cas de tout le monde, et quand les gens te voyaient courir alors que tu pouvais tout simplement marcher, ils posaient des questions, ce à quoi je savais toujours répondre avec brio -pour une fois. Aujourd’hui c’était encore un peu plus vrai, les rôdeurs te faisaient courir dans tous les sens, même si parfois il y avait aussi des survivants encore un peu plus dangereux qui en faisait de même. « Si tu en trouve un, on ira se faire des ballades » plaisante-je en souriant un peu plus. Après tout, ce n’était pas comme si Desmond allait accepter que je prenne le vélo, pas sans poser beaucoup trop de questions, et s'il apprenait que ça concernait de près ou de loin Aileen, et bien les chances qu’il me le laisse tombait pour de bon dans le négatif. En plus, je ne voulais pas la blonde accepter une telle proposition si elle avait été sérieuse, elle ne semblait plus trouvé l'intérêt de s'amuser en ces temps difficiles, alors que de mon coté rire c'était ma façon de passer au travers, de me relever. « Ça serait bien, on pourrait porter encore un peu plus de choses. » Ça voulait dire des sorties plus efficaces, mais aussi un peu plus d’intimité. Desmond tenait tellement à cette fichue bicyclette qu’il ne me laissait jamais pédaler, et j’avais aussi envie d’être capable de me rendre à Yosemite, seul, sans que cela ne me prenne beaucoup de temps. Je pouvais à peine rester au parc lorsque je n’utilisais pas le vélo et où allait le vélo allait, assurément, Desmond.
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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Jeu 25 Mai - 18:31

Wish we could turn back time, to the good ol' days

Discuter ainsi avec Conrad, comme si tout allait bien et comme si tout était normal - ou presque -, ça lui fait du bien, à Aileen. Évidemment, c'est toujours un peu bizarre et tendu, et différent d'autrefois, mais pas non plus jusqu'à être hyper désagréable. Elle s'adapte, elle essaye du moins. Et puis elle essaye de se comporter aussi normalement que possible. Après tout, elle n'a aucune envie de voir les choses se détériorer une nouvelle fois. C'est précisément ce qu'elle souhaite éviter. Alors que la discussion se poursuit, les pensées d'Aileen, elles, sont à mille lieux d'ici. Elle réussit pourtant à garder le fil, ce n'est pas si compliqué de faire les deux en même temps. Mais elle se rappelle de leurs précédentes rencontres, de toutes les discussions qu'ils ont pu avoir dans la sphère post-apocalyptique. Souvent, cela a été chaotique. Mais parfois aussi, ils ont réussi à passer outre les différents qui se sont placés en travers de leur route pour s'entraider. Ce n'est pas arrivé bien souvent, et pas sur un niveau équitable à ce qu'ils partageaient autrefois, mais c'était déjà ça. Aujourd'hui, Aileen sent que les choses sont différentes. Sans doute cela vient-il du temps qui s'est écoulé, depuis leur dernière rencontre. Des horreurs qu'ils ont pu se dire, à une ou deux reprises. Elle n'en sait rien, mais les faits sont là. Et elle est bien contente que ça tourne bien. Elle profite de chaque instant de cette rencontre, parce qu'elle ne sait pas quand cela se reproduira. Ils ont, certes, décidé de se revoir, ne serait-ce que pour qu'il lui prête des livres ... mais quand ? C'est ça, la véritable question. Et puis, Aileen préfère éviter de vivre avec cette certitude. Ils ne peuvent être sûrs de rien, par les temps qui courent. C'est trop risqué, pour leur santé mentale. Il vaut mieux qu'elle reste sur la réserve, et qu'elle vive au jour-le-jour, sans trop se demander quand et comment Conrad reviendra dans le coin, afin de la voir. Ils n'ont plus de moyens de communication non plus, alors il faudra qu'elle se contente de ça. Elle se débrouillera pour y arriver. C'est toujours mieux que de n'avoir plus du tout de ses nouvelles.

Parce que quand il n'est pas là, il peut lui arriver n'importe quoi, qu'elle ne saurait jamais. Si demain il se faisait mordre - et elle ne le souhaite bien évidemment pas -, elle ne saurait pas. Ce n'est pas Desmond qui viendrait l'en informer, ni même Rebekah à vrai dire. C'est donc préférable qu'elle soit ainsi, à profiter de l'instant présent et à ne surtout pas penser à l'avenir, à ne pas trop espérer en tirer du plaisir. La vie est devenue terne et morne, et il n'y a rien qu'elle puisse faire pour y changer quoi que ce soit. D'ailleurs, ils discutent principalement de choses très pratiques, tous les deux. Le vélo, elle n'a jamais songé à s'en approprier un. Et pourtant, c'est une très bonne idée. Comme elle l'a dit, ça ne demande pas tant d'énergie que ça - tout en permettant de garder une certaine forme -, et ça ne fait pas de bruit - ce qui est très pratique, cela va sans dire et ça ne nécessite pas d'explications -. « Oui, il y a beaucoup de points positifs. » Après, comme pour tout, il y en a aussi des négatifs. Comme le fait que ça ne protège pas tant que ça des attaques de rôdeurs. Dans une voiture, il y a un minimum de sécurité - et de possibilités de tous les écraser -. Ce n'est pas le cas d'un vélo, tout est à l'air libre et les risques sont donc décuplés pour cette raison. Et puis, la roue peut crever, la chaîne se défaire, bref ... Rien de trop stable qui puisse durer éternellement. Mais avec un minimum de connaissance et d'outils, il est possible de garder tout ça en forme. Au pire, il doit y en avoir dans les magasins et tout ça, non ? Si tant est qu'on puisse les ouvrir ... Parce les grilles ont bien souvent été tirées. Ce n'est, de toute façon, pas la première chose que les survivants récupèrent dans ces espaces. De même dans les garages des différentes maisons ... Aileen jettera un oeil plus avisé sur tout ça, à l'avenir. Elle tient à en trouver un autre pour Conrad, qui n'en a qu'un, qu'il partage donc avec Desmond. C'est sa façon à elle de s'excuser pour tout ce qu'elle a pu lui faire subir, depuis le début de l'épidémie.

Dans un autre contexte, et avec une autre Aileen, sa réflexion aurait pu la faire rire. Pas là, elle se contente d'un sourire, un bien faible sourire. « Ça me va. » L'ironie suinte par chacun de ses mots, mais qu'importe. C'est vrai, il doit le savoir : faire des balades n'est plus vraiment à l'ordre du jour. Plus personne ne fait ça, c'est impossible. De nos jours, on fait des excursions, on part en recherche de vivres et de divers objets nécessaires à la survie. On ne se promène plus ; c'est trop risqué. Après, dans Yosemite, c'est peut-être faisable. Mais néanmoins dangereux : hors des grillages, il est toujours aussi envisageable de croiser des rôdeurs, ou même des survivants mal intentionnés. C'est ça, qui court les rues, qui les dirige d'une main de maître. « D'ailleurs ça ne doit quand même pas être très pratique, si ? Vous avez des sacs à dos ? Parce que les simples cabas ou sacs de sport par exemple, ça ne peut pas tenir très bien sur un vélo ... A moins que vous en ayez un avec un petit panier devant. » L'image est assez drôle : Desmond, ou Conrad, sur un vélo avec panier, en train de ramener ses courses dans une immense villa, où traînent ses "compagnons de route". D'ailleurs, Aileen se demande bien de qui son groupe est constitué. Rebekah et Desmond, de toute évidence - quoi qu'elle en soit moins sûre déjà pour Rebekah -. Mais il y a sûrement d'autres personnes, encore ... Peut-être des gens qu'elle ne connaît pas. Si Conrad vit ainsi avec eux, c'est qu'elle doit leur faire confiance ... Mais Aileen a bien du mal à accepter l'idée. Évidemment, elle ne le lui dit pas : ça ne sert à rien d'attiser les rancœurs qui existent déjà entre eux. Elle est prête à prendre le risque de ne plus rien lui dire du tout plutôt que de faire ressortir ce qu'elle espère voir rester derrière eux. Même si la distance, elle, risque de rester là quoi qu'ils fassent et disent.



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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Sam 3 Juin - 22:17



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Tout était beaucoup plus simple comme ça. Il n’y avait aucun doute : Aileen et moi, on avait changé, respectivement, mais ça voulait dire que forcément, notre relation aussi avait changé. Nous voulions des choses différentes, on voyait ce nouveau monde de deux façons inassimilables, il n’avait plus les mêmes couleurs, puis on avait également des façons de survivre qui ne se rejoignaient plus. Quelque chose c’était brisé, dans l’harmonie qui définissait si bien nos personnalités lorsqu’elles s’unissaient et c’est pourquoi ça ne fonctionnait plus comme avant. On avait essayé, pourtant, mais on savait où ça nous avaient mené… Elle et moi, ce n’était plus possible, plus sur le long terme en tout cas. Bizarrement, la blonde avait besoin de nouveau. Je n’arrivais pas à le comprendre avant et encore moins aujourd’hui, je ne pensais même pas élucider ce mystère un jour. Moi, au contraire, je m’accrochais au passé. Aux gens que je connaissais, aux choses que je faisais, c’était ce qui m’aidait à avancer, alors qu’Aileen préférait oublier. Donc on ne pouvait plus s’enfuir au soleil main dans la main, on le savait tous les deux. Il fallait profiter des petits moments qu’on pouvait partager ensemble, isolé de tout le reste. Là, au moins, c’était comme si on s’arrêtait dans le temps, l’espace d’un moment. Ce qui empêchait qui que ce soit, ou quoi que ce soit, de se mettre entre nous. Ensuite, il nous faudrait laisser l’horloge tourner à nouveau, le soleil se coucher et tout le reste reprendre sa place initiale, nous séparer. C’était apparemment comment le monde avait envie de tourner et parfois il y avait des choses qu’on ne pouvait pas combattre, qu’il ne valait mieux pas défier. On l’avait appris à nos dépends, après tout. On avait seulement réussis à empirer la situation qui n’avait jamais vraiment été formidable dès le départ, alors c’était bien jouer. En tout cas, il fallait bien grandir un jour, accepter même ce qu’on préférerait ignorer et prétendre ne pas voir. C’est ce que je m’efforçais de faire. Avec le temps, je l’espérais, ça deviendra la routine. Si seulement Yosemite tient assez longtemps pour ça, ou même notre villa, avec Desmond. Il ne fallait pas trop s’habituer, être trop confortable, tout était bien éphémère de nos jours, il y avait toujours des rôdeurs ou d’autres survivants qui te trouvaient trop à l’aise et qui détruisait tout ce que tu avais construit. Ça ne m’empêchait pas de recommencer à chaque fois. J’étais comme ça. Je n’aimais pas abandonner, je voulais tout sauver, que ce soit des personnes ou autre chose. D’ailleurs, j’avais essayé de sauver Aileen, et j’avais aussi essayé de sauver ce qu’il nous restait d’amitié, mais j’avais merdé et ça avait fait mal. Pourtant, j’étais toujours ici, et j’essayais à nouveau. Je ne pouvais pas lui dire adieu, c’était trop difficile. Le seule autre moyen c’était de persévérer, peu importe ce qui peut arriver. Si ça voulait dire lire des bouquins, alors lire des bouquins ce sera.

Pour l’instant, on discutait d’autre chose, les livres ça allait être pour une prochaine fois, parce qu’il y aurait une prochaine fois. Même si ce n’était pas tellement mon truc, au moins je savais que ça me changerait les idées, et que pour une fois depuis longtemps on aura quelque chose en commun avec la blonde. Qui se retrouvait aujourd’hui pour parler d’histoires ? Surement plus grand monde… C’était presque aussi loufoque que l’était ma proposition de balade à vélo. Au moins, ça fait sourire un peu Aileen, même si ce n’est que très légèrement. Elle renchérit même, sans trop en faire non plus. Ça pourrait me vexer, de la voir réagir aussi faiblement, en tout cas, ça l’avait fait plusieurs fois, depuis qu’on s’était retrouvé, puisque j’avais l’habitude de la faire rire, mais je savais qu’aujourd’hui j’avais déjà de la chance si elle souriait. « Enfin, il faudra que je vérifie dans mon agenda, je ne suis pas sur d'avoir des disponibilités avant quelques mois… » Je continue de plaisanter, prenant un air un peu snob, comme si j’étais un homme de bureau important aux nombreuses réunions, l’espace de quelques secondes avant de retrouver mon sourire. Comme si j’avais mieux à faire, hein ? Une fois qu’on était installé quelque part, qu’on avait un peu tout ce qu’il nous fallait, il ne restait plus qu’à sortir de tant en tant afin que nos ressources ne s’épuisent pas. Entre-temps… La vie maintenant, c’était survivre, tout simplement. « Ouais, on a nos sacs, puis Desmond à installer un panier en avant. Alors on se débrouille. C’est juste assez long lorsque tu es derrière… » Moi qui déteste attendre, en plus, et c’est pas comme si je pouvais faire grand-chose pour passer le temps ou me dégourdir, à l’arrière du vélo… J’étire ensuite l’une de mes jambes et je lui montre deux brûlures contre mon mollet, épaisses comme l’était un pneu pour roues de vélo et légèrement arrondies. « En plus, il adore contourner tout ce qu’il peut contourner, alors c’est pas rare que j’me brûle contre la roue. » Bon, j’avais connu pire, mais c’était agaçant. J’hausse finalement des épaules. « Mais c’est mieux que rien » conclue-je en pliant de nouveau ma jambe, accotant toujours mes avant-bras contre mes genoux. Ce n’était pas comme si on pouvait se permettre d’être capricieux. Desmond l’était un peu, mais comme l’était un gamin, alors c’était gérable. De mon côté, je m’étais toujours contenté de peu et ça ne changeait pas aujourd’hui. De toute façon, je ne connaissais pas bien les voitures, et bien que Desmy arrivait souvent à bout de tout et n’importe quoi, je ne l’imaginais pas du tout sous le capot d’une bagnole, c’était donc peut-être mieux comme ça. « Sinon, toi tu t’en sors toujours bien, ici ? J’veux dire, mis à part les gens qui sont dans leurs coins… » Je souris un peu, taquin. « Je me rappelle que c’était plaisant tout de même, cet endroit » avoue-je, levant les yeux vers le ciel. Si on ne prenait pas en compte Desmond et Aileen, j’avais apprécié le temps que j’avais passé ici, puis j’avais envie aussi qu’elle me parle un peu d’elle. Est-ce que tout allait bien ? Elle s’entendait toujours avec Ezekiel ? Elle ne manquait de rien ? C’était important pour moi. Je m’étais assuré qu’elle était en vie et j’avais vu de loin que tout semblait allez pour le mieux -enfin, autant que ça pouvait l’être- mais je ne savais pas grand-chose, au final, et c’était plus fort que moi ; je ne lui faisais pas confiance pour prendre soins de mon amie, mais ce n’était pas comme si quelqu’un allait jamais être assez bien, à mes yeux, pour Aileen…
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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Mar 6 Juin - 22:31

Wish we could turn back time, to the good ol' days

Et non, Conrad doit l'avoir remarqué, il n'a plus la faculté de la faire rire comme autrefois. Ce n'est pas de sa faute, c'est elle qui a largement moins tendance à l'hilarité. C'est du passé, tout ça. Si elle sourit, c'est déjà un miracle. Un miracle qu'il faut apprécier à sa juste valeur parce qu'il ne se produit pas en permanence. Pas souvent du tout, à vrai dire. Faut avouer, quand même, que Conrad a certaines facilités à le faire apparaître, ce sourire, sur son visage. Deux fois à la suite - sans compter toutes les fois précédentes -, c'est magnifique. Peut-être parce qu'avec lui, il y a une certaine légèreté et impression de familiarité qu'elle ne peut pas avoir avec tout le monde. Avec Conrad, d'une certaine façon, elle retourne en arrière. Elle redécouvre son ancienne elle, ses vieilles habitudes et sa personnalité depuis longtemps réduite à néant. En tout cas, elle y arrive là, tout de suite. Parce qu'elle ne l'a pas vu depuis longtemps, parce qu'elle est heureuse de le savoir en pleine forme et bien vivant. Parce que, aussi, elle s'en veut de tout ce qu'elle a pu lui faire subir ces derniers mois, ces dernières années. Elle n'a pas été des plus agréables et elle le sait très bien. « Hum ... Tu m'enverras par courrier ou par mail ton agenda de Ministre. » Par courrier ou par mail. Elle ne sait pas si elle doit rire ou pleurer de cette évocation. Les courriers, ça passe encore. Mais les mails ... Qui dit mail dit internet. Qui dit internet dit électricité ... Autant dire que cela appartient à un passé bel et bien révolu qu'elle n'espère plus revoir un jour. Dans le fond, elle se fiche bien de ne plus avoir d'ordinateur, d'accès direct à Google et sa multitude de ressources ... Mais c'est ce qui va avec qui la rendrait presque malade, si elle n'avait pas accepté l'idée depuis longtemps. Tout ce que ça amène ... Toutes les pertes qui entourent celle-là. Tout ce qu'ils n'ont plus depuis longtemps, tout ce qu'ils n'auront plus jamais. Mais, clairement, elle a fait son deuil. Par la force des choses, pas parce qu'elle l'a voulu ou quoi que ce soit de ce genre.

Aileen est ramenée sur Terre par la force des choses là aussi. Ils discutent du vélo de Conrad, celui qu'il partage avec Desmond. Elle est curieuse de savoir comment ils fonctionnent avec ça. Les réponses ne tardent pas à venir, et elle doit dire qu'elle n'est pas très étonnée. Elle se retient de lancer une pique destinée à Desmond, consciente que ce n'est pas le moment d'envenimer les choses. Ça ne le sera jamais à vrai dire ... Conrad est ami avec lui et elle ferait bien de l'accepter. Tant qu'elle n'a pas à le supporter, hein ... Ça devrait le faire. Mais oui, ça va le faire. « Ah oui j'imagine que ça ne doit pas être simple ... » Il y a donc bel et bien des inconvénients à privilégier un vélo plutôt qu'une voiture, comme le font la plupart des survivants depuis le début de l'épidémie. Mais le carburant commence à manquer, et il faut trouver des alternatives pendant qu'il en est encore temps. Aileen n'a jamais pris la peine de songer à ça ... Mais elle ferait bien de le faire. Marcher ne la dérange pas, mais ils manquent clairement d'énergie ... Autant s'éviter d'en perdre encore plus. « C'est sûr que c'est mieux que rien. Et qu'avec l'essence qui se fait de plus en plus rare ... C'est on ne peut plus pratique. » Plus elle y réfléchit, et plus elle se dit que c'est ça qu'elle devrait se trouver : un vélo. Mais elle a d'autres préoccupations, et tout le temps pour y penser. Du moins, c'est ce qu'elle s'efforce de croire. Dans le fond, elle a conscience que le temps commence à manquer. Qu'elle finira par se retrouver à court de voiture fonctionnelle et qu'elle sera dans une merde noire ... Elle n'aura plus qu'à compter sur ses pieds pour la mener d'un point à un autre et autant dire qu'elle sera très vite épuisée. Les Etats-Unis, ce n'est pas un pays que l'on peut traverser à pieds sans se soucier de l'épuisement. Impossible d'y échapper dans ces conditions. Et puis, il fait chaud en Californie alors ça n'arrange pas ses affaires ... Surtout que l'eau aussi est devenue une denrée rare. Elle a appris à récupérer l'eau de pluie, heureusement.

Soudain, alors qu'elle ne s'y attendait pas vraiment, Conrad lui pose des questions sur la vie ici, à Yosemite. Il veut savoir comment ça se passe pour elle ... Elle n'est pas dupe, il lui semble que le prénom d'Ezeckiel flotte dans les airs sans être clairement prononcé. Ça lui va bien ainsi. C'est même préférable à vrai dire. Elle profite qu'il regarde en l'air pour l'observer lui. Elle ne sait pas bien ce qui lui passe par la tête - il y a longtemps qu'elle n'a plus la faculté de déceler ses moindres émotions -, mais elle se décide à lui répondre. Elle a baissé les bras à ce niveau-là. « Oui c'est vraiment bien ici ... j'aime toujours autant la manière de fonctionner. » Il devinera sans problème ce qu'elle veut dire par là : elle aime la tranquillité offerte à chacun et chacune. Ils sont tous libres d'évoluer comme bon leur semble, avec les moyens qu'ils jugent bon. Avec certaines limites, bien sûr. Et l'obligation d'effectuer certaines rondes, afin de s'assurer que les grillages tiennent toujours. Minimum syndical. « Il y a juste ce qu'il faut de coopération, j'aime ça. » Elle se demande, tout à coup, à quel moment précis il s'en est allé, Conrad. Ce n'est pas comme s'il lui avait envoyé une missive pour la prévenir ... Et il est fort probable qu'elle ne s'en soit pas rendue compte tout de suite. Shame on her ! Evidemment, elle s'en veut pour ça. Et la question ne franchit pas la barrière de ses lèvres. « Les paysages sont époustouflants aussi ... Comme tu peux le voir juste ici. » Retour à la réalité, et à la cascade juste à côté d'eux. Près de laquelle elle est, et où elle adore se réfugier. Être seule n'est pas bien compliqué à Yosemite, mais c'est tout de même ici son coin favori. Conrad l'aura compris, à présent. Et il n'est pas difficile de deviner pourquoi. Suffit de regarder tout ça ... La réponse devient immédiatement l'évidence même.



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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad.

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Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad.

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