Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. - Page 2
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Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad.

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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Sam 17 Juin - 7:33


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Je n’arrivais pas à croire qu’elle faisait vivre la blague aussi longtemps. C’était loin d’être comme dans le bon vieux temps, mais ça avait quelque chose de plaisant tout de même. Je retrouvais ma Aileen, même si elle avait quelque peu changé et même s’il y avait toujours ce mur pour nous séparer respectablement. Il y avait des moments où je ne la reconnaissais plus du tout, mais il y en avait d’autres où, au contraire, je revoyais mon ancienne amie en cette toute nouvelle personne, et il n’y avait rien de mieux que cela. Alors souriant comme un débile à cette sensation, je la fixe un moment -peut-être même un peu trop longtemps- et c’est pourquoi il me faut finalement secouer la tête. Je baisse les yeux au sol quelques secondes avant de les lever vers le paysage que nous offrait cet endroit. Je ne devais pas non plus me montrer trop optimiste, parce que je savais qu’il y aurait alors trop de risque que je sois à nouveau déçu, de plus que j’étais conscient du fait que j’allais alors devenir étouffant, encore une fois, et c’était la dernière chose que je voulais, sachant que c’était surement l’une des raisons qui avait causé son départ de notre groupe, sans même un au revoir. C’était donc même, plus une fuite qu’autre chose. Il est vrai que pour m’échapper, elle n’aurait pas pu faire autrement, si elle était venu m’en parler -et je ne l’imaginais pas du tout faire ça, vu comment nos grandes discussions sentimentales avaient complètement disparu de notre liste d’habitudes- je l’aurais retenu, j’aurais essayé de la persuader, ou de trouver une solution. J’aurais surement aussi été déchiré, entre elle et Desmond, entre elle et les obligations que j’avais envers notre groupe, que j’avais finalement laissé tomber, en plus, si ce n’était pas ironique, ça, je ne savais pas ce que c’était…

Tout cela pour dire que je décide donc de ne pas renchérir, puisque je ne voulais pas en faire trop non plus, et que je n’avais pas envie qu’elle finisse par se sentir mal à l’aise, malgré le fait que j’avais encore une dizaine de réplique en banque, au moins. « Je m’en occupe sans faute. » Je lui adresse tout de même un sourire, puisque je me dis que c’est mieux comme ça. Après tout, je ne connaissais pas Aileen aussi bien qu’avant, alors elle n’était plus du tout prévisible à mes yeux, je ne pouvais pas prévoir d’avance ses gestes ou ses réactions. Je préférais donc jouer la carte de la prudence, puisque j’espérais pouvoir profiter encore quelques fois de ce genre de petit moment agréable avec elle. Elle me manquait, elle me manquerait toujours d’ailleurs, ce qu’on partageait avant, mais au moins elle était là, elle était en vie, et ça serait stupide de ne pas en profiter. J’avais perdu tellement de gens, des gens qui avaient toujours été dans ma vie comme des gens que j’avais rencontré tout récemment, et cette liste n’avait absolument pas besoin d’être encore plus grande qu’elle ne l’était déjà. J’avais de la chance, je me le répétais sans cesse. Beaucoup de personne n’avait jamais revu aucun de leurs proches et moi j’en avais encore trois autour de moi, alors je n’avais pas le droit de me plaindre. La vie était difficile, certes, encore plus aujourd’hui, mais ce n’était pas une raison valable pour pleurnicher sans cesse et sans aucune bonne raison, surtout pas lorsqu’on savait pertinemment qu’il y avait bien plus malheureux que soi et que ces personnes tueraient pour avoir ce qu’on avait, parce que même si nous n’avions pas tout, on avait un peu plus qu’eux, et que c’était déjà ça.

Au moins, le fait de parler de Desmond n’avait pas énervé Aileen comme je l’aurais pensé. Enfin, énervé était un grand mot. Je savais simplement que son évocation n’avait surement pas plu à la blonde et que pourtant elle était restée très calme, elle n’avait même pas fait un seul petit commentaire à son égard, alors que ça aurait très bien pu tout foutre en l’air. Ça me paraissait étrange, d’ailleurs, d’être assis ici, avec elle, et de lui parler de notre bicyclette, mais je ne rêvais pas. « C’est peut-être pas aussi pratique qu’une voiture, mais c’est beaucoup moins d’entretien et c’est plus simple. Y’a pas beaucoup de chance qu’il ne fonctionne plus et en plus, t’as pas besoin de quoi que ce soit de plus que deux pieds, voir un seul, pour que ça marche. Donc ça fait très bien l’affaire. » C’est sûr qu’il y avait des points négatifs, mais même en voiture je savais qu’il y aurait surement des problèmes et surement des plus importants que les brûlures que les virages de Desmond causait sur mes mollets. J’allais survivre. Alors qu’une panne de batterie ou d’essence, ça ne s’arrangerait pas tout à fait de la même manière… Enfin, finalement, je décide de lui retourner la question, parce que je voulais lui montrer que moi aussi je pouvais, et je voulais, faire des efforts pour qu’entre nous ça marche cette fois, et surtout parce que j’étais curieux, que je m’inquiétais malgré-moi. Ça me rassure donc un peu qu’elle me dise qu’elle se plaisait toujours ici et que tout semblait allez bien, elle ne se plaint de rien et c’est surement une bonne chose. « Oui, c’est surement ce que je préférais le plus ici ; la tranquillité. C’est calme et surtout, c’est grand. Je ne me rappelais pas la dernière fois que j’avais connu un moment aussi paisible. » Oui, même si Desmond avait le don de me parler de tout et de rien à chaque minute de chaque journée. « Sans parler des paysages » lui accorde-je. Après avoir vu autant d’horreurs, il faut dire qu’être assis-là, devant de majestueuses montagnes et tout près d’une impressionnante cascade d’eau, c’était assez apaisant, parce qu’il était rare qu’on avait la chance d’assister à un si beau spectacle. « Je suis content d’apprendre que tu te plaît toujours dans ce parc, en tout cas » lui avoue-je ensuite honnêtement, en me permettant de lui sourire et de croiser son regard du mien -après tout, c’était bien l’une des choses les plus intimes qu’il m’était toujours possible de partager avec elle…


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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Sam 24 Juin - 17:48

Wish we could turn back time, to the good ol' days

Bien des choses ont changé entre eux, c'est indéniable. Mais Aileen se surprend à lancer une ou deux plaisanteries, ce qui a l'air d'étonner Conrad aussi. Pour autant, il n'en dit rien ... Et elle ne l'en remerciera sans doute jamais assez. Après tout, peut-être qu'il a lui aussi finit par s'habituer à leur nouvelle relation, à la nouvelle Aileen. Elle ne le saura sans doute jamais parce qu'il est hors de question qu'elle lui demande directement ... Mais elle constate, et cela lui fait incroyablement plaisir. Comme toujours, elle n'en montre rien. Son visage reste pour le moins impassible, et sa voix non plus ne trahit rien. Elle n'aime pas l'idée d'être trop prévisible, alors que c'était loin de la déranger autrefois. Mais tout a changé, et elle ne peut que l'accepter. Impossible, pour elle, de retourner en arrière, de redevenir un peu celle qu'elle fut ... Les choses sont ainsi, et si même Conrad réussit à les accepter, elle ne peut que le faire aussi. Un léger sourire étire ses lèvres, maintenant qu'elle tourne le dos à son ami de presque toujours. Elle peut se l'autoriser, puisqu'il ne la voit pas. Elle n'a pas envie de lui donner de faux espoirs, de le laisser imaginer qu'il leur sera encore possible d'entretenir une relation presque fraternelle. Ils sont ensemble, et il n'y a pas à se demander ce qu'ils sont là pour l'autre, et ce qu'ils ne sont plus. Ils sont là, ils discutent - comme si tout était normal d'ailleurs - et c'est là l'essentiel. Aileen s'est autorisée une entorse à sa règle d'or - ce qu'elle s'efforcera de ne pas reproduire dans le futur pour sa propre santé mentale - en s'excusant auprès de lui. Mais elle avait besoin de le faire comme elle a eu besoin de le serrer dans ses bras, un peu plus tôt. C'est comme ça. Une petite parenthèse enchantée qui aura au moins le mérite de rester à ses côtés jusqu'au bout. Elle veut y croire, cela ne la quittera plus ; son esprit lui refusera cette possibilité-là, de toute façon, elle en est sûre. La jeune femme, pourtant, a trop souvent montré qu'elle ne voulait plus avoir à faire avec le passé. Mais ce n'était bel et bien qu'une façade destinée à se protéger ...

Avec Conrad, elle peut s'autoriser quelques contournements, quelques exceptions. Parce qu'elle lui fait pleinement confiance. Cela n'a peut-être pas toujours été le cas, tant sa peur avait pris le pas sur sa raison mais c'est différent à présent. Elle peut se fier à lui, elle le sait. C'est pour ça qu'elle agit presque de manière naturelle avec lui. Mais rien ne dit que cela durera. Après tout, avec elle, on ne sait jamais vraiment à quoi s'attendre ... La preuve, là, elle est capable de parler de Desmond et des habitudes qu'il entretient avec Conrad sans avoir le poil qui se hérisse. Du moins, pas de façon visible. Conrad ne repère sans doute rien du tout, et c'est mieux ainsi. C'est son ami à lui, elle ne l'oublie pas. « Ah oui, c'est sûr qu'il y a plus de positif que de négatif. » Mais Aileen aime chercher la petite bête. Surtout par les temps qui courent. Tout est passé au crible fin avec elle, pour la simple et bonne raison qu'elle ne laisse rien au hasard. Qu'elle ne laisse plus rien au hasard, tout du moins. Il n'y a que comme ça qu'elle peut encore être debout, encore être en capacité de survivre et de discuter à ce moment précis avec Conrad. Sans cela, elle serait sans doute déjà morte. Comment, elle n'en sait rien ... Mais sans doute tuée par un survivant. C'est presque devenu la mort la plus commune, pour ceux qui tiennent encore. Aileen chasse ces idées de sa tête : ce n'est pas le moment. Pas le moment de laisser aller à ce genre de sombres pensées. Conrad n'est sans doute plus là pour très longtemps, et elle entend bien profiter de ces moments. Elle ne sait pas exactement quand, après tout, cela se reproduira, quand il reviendra. Et puis, maintenant, ils discutent de Yosemite et elle lui apprend qu'elle est effectivement toujours bien ici. A vrai dire, elle ne se verrait pas aller ailleurs. Pour une personne méfiante comme elle, c'est sans doute surprenant mais reprendre la route seule ne la tente pas, mais alors pas du tout ... Trop de trucs laissés au hasard et à la chance.

Ici, au moins, elle se sent en sécurité tout en ayant un espace de liberté suffisant pour ne pas avoir l'impression d'étouffer. C'est exactement ce qu'il lui faut, à elle. Mais visiblement, ce n'était pas le cas de Conrad. Il a préféré fuir avec certains de ses acolytes pour rejoindre une villa ... Pourquoi pas, hein. « Oui, c'est vraiment bien ici. Entre la tranquillité et les paysages, il y a tout ce qu'il faut. » Lâche-t-elle dans un souffle, incapable de parler plus fort. Elle fait pas preuve d'un grand enthousiasme mais Conrad doit le savoir à présent : cela fait partie de sa personnalité. Être expressive n'est plus dans ses attributs. Un sourire relève du miracle ... Ou presque. Bon, quand elle dit qu'il y a tout ce qu'il faut, elle n'a pas tout à fait raison. Conrad n'est plus là. Et, clairement, elle a plus besoin de lui qu'elle ne le dira jamais. C'est son pied à terre, son roc au milieu d'une mer déchaînée. Il est celui vers qui elle se serait automatiquement tournée autrefois. Et il se pourrait bien que cela n'ait pas autant disparu qu'elle veut bien le faire croire à qui veut l'entendre. Mais l'admettre à voix haute, et même l'accepter de son côté, c'est tout à fait autre chose ... « Et je suis contente de savoir que tu as trouvé ton coin tranquille à toi. » Ce n'est pas un reproche, Conrad le devinera sans trop de problème. Elle lui fait juste la remarque, en passant, comme lui vient de la faire pour elle. C'est vrai, elle est heureuse pour lui. Heureuse de savoir qu'il a trouvé des personnes capables de lui fournir ce qu'elle n'était plus en capacité de lui offrir. Au moins, il est bien. Et surtout, il est vivant. C'est déjà un repère pour elle, ça, un soulagement réel.




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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad. Mer 5 Juil - 8:38


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Contre toute attente et malgré tout ce qui c’était passé entre nous depuis le début de l’apocalypse, cette rencontre c’était plutôt bien passé. Nous étions encore très loin de la complicité que nous partagions dans le temps mais cela faisait longtemps que j’avais abandonné l’idée qu’elle soit un jour retrouvée. Ça avait même plutôt mal commencé ; c’est-à-dire moi, face contre terre après m’être étalé de tout mon long au sol, alors que j’essayais, initialement, de me montrer discret… Finalement, ça avait été une bonne chose, puisque sans ça, je ne savais pas si j’aurais pu lui adresser à nouveau la parole. Après tout, j’avais fuis de Yosemite sans même lui dire au revoir et nos rapports n’avaient jamais été merveilleux lorsque je vivais dans ce parc avec elle –peut-être pas dans la même tente mais tout de même. Elle m’avait déçu en partant comme je l’avais moi-même fait par la suite et je lui avais dit, je lui avais montré et je pense que c’est à ce moment que quelque chose entre nous s’est brisé, quelque chose qui n’était jamais arrivé auparavant puisque rien n’y personne n’avait jamais pu se mettre entre nous. Les choses avant changé, ça avait été déroutant, je n’avais pas su comment réagir, mais j’étais plus ou moins passé à autre chose aujourd’hui et Aileen était trop importante à mes yeux pour que j'abandonne tout simplement, peu importe la nature que prendra cette toute nouvelle relation. Je pensais lui avoir démontré tout cela et je pensais qu’elle était également sur la même longueur d’onde. Dans tous le cas, je préférais qu’on y aille doucement et qu’on ne précipite pas trop les choses. Il nous fallait à tous les deux s’adapter à cette nouvelle situation, retrouver nos repères, s’en créer de nouveaux. Rien ne disais ou ne garantissait que cela allait être facile, mais ça en valait la peine, non ? Cet après-midi en était la preuve pour moi.

D’ailleurs, au fil de notre conversation, des nouvelles qu’on s’échange à tour de rôle -puisque tout ce temps passé l’un sans l’autre ne fait pas s’arrêter le soleil de se coucher et de se lever constamment et que les choses bougent, changent- je remarque que le ciel se fait un peu plus sombre que tout à l’heure et pour cause ; non seulement, un gros nuage gris menaçait de faire tomber la pluie sur le parc d’une minute à l’autre, mais la journée avait également légèrement déclinée. C’était quelque chose que je ne remarquais pas vraiment avant, mais aujourd’hui c’était notre seule horloge fiable, alors il fallait s’y faire. Malgré cette constatation, je me permets de lui sourire une dernière fois, puisque cette discussion m’avait fait du bien. J’avais l’impression qu’on venait de mettre le passé derrière nous et il n’y avait rien de plus libérateur que cela. On pouvait enfin avancer, tout s’arrangeait, c’était un lourd poids en moins sur mes épaules… Je retarde encore de quelques minutes le moment de partir et un petit silence s’installe entre nous. Je profite un dernier instant de la présence de mon amie, de la vue que nous offre ce parc et de la bonne odeur d’eau fraîche qui nous provenait de la cascade. « Je pense qu’il faudrait mieux que j’y aille, si je veux avoir le temps de retourner à la villa avant que la nuit ne tombe. » Ce n’était aussi pas vraiment une bonne idée de faire tout ce trajet sous la pluie, au risque de tomber malade et de nos jours c’était l’une des pires choses qui pouvait nous arriver, alors valait mieux qu’on se dépêche avec Desmond. Je le savais et pourtant je n’avais pas envie de brusquer les choses, je voulais lui dire au revoir proprement cette fois, même s’il y avait eu la promesse silencieuse d’une prochaine rencontre. « Je suis content de t’avoir revu Aileen. Tes presque sourires m’ont manqué » la taquine-je une ultime fois, me levant finalement pour éviter que le tout devienne un peu trop sentimentale et même si je n’avais toujours pas envie de partir ; ce moment était passé trop vite à mon goût. « J’oublie pas pour les livres, j’essaye de t’apporter tout ça prochainement. » Je décide de ne pas être trop exact, de ne pas avoir l’air de prévoir une rencontre aux deux jours mais pas non plus à l’année. J’essaye d’être suffisamment distant pour que ce soit confortable pour elle, mais sans non plus agir comme si je n’avais pas de temps à lui consacrer ou que je n’avais pas envie de lui consacrer trop de mon temps. Un juste milieu. Enfin, si cela marchait, c’était une autre histoire…

En tout cas, je ne lui en demande pas trop. Je fais mon gentleman et je lui propose de la raccompagner à l’endroit où nous nous étions croisé au départ, puis c’est à cet endroit que nous nous séparons enfin. Elle prend la direction vers son camp -enfin je crois- et de mon côté je marche vers notre point de rendez-vous avec Desmond. Heureusement, la pluie ne s’était toujours pas mise à tomber et avec un peu de chance le nuage passera sans faire de ravage. Enfin, la météo n’est pas vraiment ce qui occupe mon esprit en ce moment. En effet, je n’arrive pas à me débarrasser de ce sourire débile et béat depuis que j’ai quitté la blonde, sourire qui je savais allait me valoir quelques remarques de mon compagnon de route, mais c’était bien le dernier de mes soucis. Il y a bien longtemps que je ne m’étais pas senti aussi bien ! Pour la première fois depuis le début de tout cela, j’ai l’impression d’avoir retrouvé une certaine stabilité, une certaine tranquillité d’esprit. Certes, beaucoup de choses me préoccupent encore, mais c’était devenu la routine, en fin de compte. Je me rendais compte que je n’avais pas tout ce dont j’avais envie, besoin, mais que j’avais déjà beaucoup et que c’était une chance inouïe sur laquelle je ne pouvais pas me permettre de cracher. De plus qu’il est bien facile que quelque chose ou que quelqu’un ne balaye tout cela d’un coup de main bien habile. Donc les règles étaient les suivantes ; ne pas se sentir trop confortable et profiter au maximum le temps que cela durera…


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MessageSujet: Re: Wish we could turn back time, to the good ol' days | ft Conrad.

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