house on a hill (v)
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house on a hill (v)

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MessageSujet: house on a hill (v) Lun 1 Aoû - 19:42



house on a hill
Somewhere in the end we're all insane to think that light ahead can save us from this grave that's in the end of all this pain. In this house on a hill the dead are living still. Their intention is to kill and they will, they will... I am not afraid I won't burn out in this place. My intention is to fade

Les dents grincent de douleur. Les lèvres déchirées, trop mordues à la nuit. Le corps est enroulé dans une couverture. Trop sale. Mais assez épaisse. Carcasse devenue trop maigre. Alimentation qui laisse à désirer. Plus rien sur son chemin. C’est le vide, c’est le besoin de trouver quelque chose, n’importe quoi. Estomac en vrac. D’une boite périmée depuis un an. Mauvaise idée. Le ventre tiraille encore au matin. Il semble infime, enroulé dans la couverture. Quelques mèches pour souligner sa présence. De l’autre qui dort à côté de lui, Kym ignore. Le sommeil est bienfaiteur. Il oublie le reste, surtout le danger, la mort affamée qui rôde. Mourir avec Morphé. Il y pense, ça serait tentant, ça l’est un peu plus chaque jour. Se laisser crever, attendre le soir, attendre le premier rêve et dire bye-bye. C’étaient ses pensées d’avant, quand la solitude rognait le lionceau. Maintenant, il y a le camarade, l’Etranger qui rôde à ses côtés. Un molosse qu’il ne sait toujours pas apprivoiser, approcher. Juste un homme. Un homme aux paroles tranchantes, à l’accent singulier. Carcasse sur laquelle il marche au matin. Ignore les grognements. Pas de sa faute si l’autre prend toute la place. Tente une place. Partager, c’est du suicide. En trouver une autre devient nécessaire. Ainsi que plusieurs petits éléments. Faire des courses. L’idée chahute sa caboche. Provoque un sursaut des épaules. C’est un rire dans la gorge. C’est doux, puis ça valse du côté folie. Il ne s’arrête plus Kym. Il s’étouffe. Roule par terre. La toux calme ses nerfs affolés.

Dehors. Le soleil cogne la peau. Les rayons chatouillent la chair opale. Quelques tatouages maladroits. De ceux fait entre camarades. Des traits de travers. Et la jambe manquante. Le bout qu’il cherche désespérément. Trop lourde. Prothèse du pauvre. Il raccroche le membre. Le plastique. La duperie. Le voilà qui claudique autour du camp. Attente que l’autre se lève. L’envie d’aller le tirer de son nid. La patience en absence chez Kym. Assis sur un rondin de bois.

A peine l’autre pointe son museau que les paroles sont débitées. « Il n’y a plus rien… j’peux tirer des animaux de loin mais il n’y a vraiment plus rien »  Biches, lapins, écureuils qu’il est capable d’abattre. Une balle, précise. Un coup, net. Mais le son se répercute, le bruit attire les hordes, ou quelques uns. C’est à la chance de chacun. Tirer, c’est un risque. Une stupidité qu’il doit oublier. Arme dans le dos. Quelques munitions encore. Rien pour sauver sa peau. Sécurité de sentir le métal. Vide. Un leurre pour les ennemis. Carte qu’il présente devant eux. Des points entourés qu’il mentionne du bout du doigt. « Des magasins, il reste peut-être des conserves là-bas ? »  Décision stupide, dangereuse. Là-bas. C’est la grande inconnue. Ici, c’est la protection, au dehors, c’est la mort qui les guette. « On n’peut pas se nourrir de plantes continuellement » Les chairs desséchées. Le corps incapable de se lever. C’est le risque, la peur qu’un matin, plus rien ne veuille répondre. « Tu conduis… »  Nouveauté. Clés du bolide dans les mains de l’Autre. Douleur trop prenante ce matin. Fantôme des nerfs. « C’est pas très compliqué, je connais, j’y allais avec D… »  Le prénom racle sur la gorge, devient nœud. Le nom de l’autre, du dernier, de l’ex dévoré sous ses yeux. Souvenir de plusieurs fois. Il secoue la tête, ferme les yeux, et c’est fini. Pensée au passé.

(c) neon demon
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