She Just Won't Believe Me - Feat. June Parks
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MessageSujet: She Just Won't Believe Me - Feat. June Parks Mar 27 Sep - 2:32

Plus je restais immobile dans les buissons en bordure de la forêt, mes jumelles collées sur mes yeux occupés à scruter le village en contrebas, et plus je sentais June s’impatienter. Inutile d’avoir un lien de jumeaux pour savoir que ma sœur m’attendait de pied ferme dans les bois et que son humeur serait exécrable (plus exécrable que d’habitude, devrais-je préciser). Néanmoins, je ne pouvais pas me résoudre à mettre fin à ma surveillance, persuadé que dès que je détournerais le regard, il y aurait enfin du mouvement entre les bâtiments de la petite bourgade en contrebas. C’était moi qui avait insisté pour faire preuve de prudence avant de se lancer sur la route à deux voies qui émergeait d’entre les arbres, à quelques dizaines de mètres de mon poste, et qui descendait jusqu’aux premières maisons unifamiliales en périphérie du village. Une fois en terrain à découvert, nous serions des cibles faciles pour tout survivant posté aux environs. Malgré les nombreuses minutes à observer les alentours, je n’avais toujours aperçu aucun signe de vie dans la ville. Pas de bruit, pas de tour de garde, pas de filet de fumée, pas de silhouette dans les rues… Rien ne laissait penser que ce lieu était occupé par un groupe de rescapés, mais je ne parvenais toujours pas à chasser la sensation d’étau qui m’obstruait la poitrine. Nous n’aurions pas le choix de passer par le village pour continuer notre chemin. La rivière à notre gauche était trop tumultueuse pour que nous puissions la traverser à la nage et le terrain à notre droite était trop escarpé et ne menait qu’à de plus hauts sommets encore. Non, le pont à la fin de la route restait notre seul moyen de poursuivre. Je soupirai et fis un dernier tour d’horizon des yeux avant de ramper en direction des arbres.

En chemin vers ma sœur pour lui annoncer la nouvelle, je me préparai mentalement à la discussion qui allait suivre. J’anticipais une autre prise de bec entre nous deux. Lorsque nous avancions en direction d’un objectif commun, nous savions nous tolérer l’un l’autre. Nous ne parlions jamais beaucoup en route, préférant nous concentrer sur le chemin et garder un œil sur les parages histoire de ne pas nous faire prendre par surprise. Par contre, quand il était question d’une décision à prendre quant à notre itinéraire ou notre plan d’action, nous redevenions alors les jumeaux Parks d’antan, incapables d’en arriver à un consensus. Une fois à proximité de la cachette de ma sœur, j’annonçai ma présence à l’aide de notre code secret : le cri du Colin de Californie. June me répondit et je rejoignis la cachette. Je croisai rapidement son regard (Seigneur, ça va barder !) et je lui annonçai d’un simple signe de la tête que je n’avais rien repéré. Je me dirigeai aussitôt vers mes bagages et commençai à me préparer pour notre expédition inévitable. « Tu sais, ça ne veut pas dire que le village est sûr pour autant. Il peut grouiller de zombies endormis. Il nous faudra éviter de faire du bruit, alors je préfèrerais qu’on limite l’exploration au minimum. Rejoignons le pont et dépêchons nous de trouver une nouvelle cachette pour la nuit. » Nos réserves n’étaient pas à leur meilleur et je sentais que June voudrait profiter de notre passage obligé dans cette relique de la civilisation pour renflouer nos provisions. Pour ma part, j’avais toujours ce pressentiment que rien de bon ne nous attendait en ces lieux, même si mon intuition s’était déjà trompée par le passé… Je préférais ne pas avoir à passer la nuit dans l’un de ces bâtiments.

Ces endroits isolés grouillaient souvent de zombies. Trop écartés des centres urbains, il n’y avait pas beaucoup de signe de vie aux alentours pour pousser les zombies à s’éloigner. Ils finissaient souvent par s’immobiliser sur place, embaumant les alentours de leur odeur de pourriture et attendant une présence humaine pour les pousser à se remettre en chasse. « Nous devrions prendre les champs, même si le chemin sera plus ardu que sur la route. Nous serons moins visibles si nous passons dans les herbes que sur le bitume. » Je me faisais presque paranoïaque depuis que nous avions croisé une bande de pillards il y avait quelques semaines de cela. Trop occupé à argumenter sur l’embranchement à emprunter face à un carrefour, nous avions été surpris par une troupe armée qui approchait au loin et nous avions dû fuir sous leurs coups de feu. Nous avions réussi à les perdre une fois dans la sécurité des arbres. Depuis, je redoutais la présence d’autres survivants comme eux, qui avaient comme réflexe lors d’une première rencontre de détrousser et tuer plutôt que de passer leur chemin. J’espérais que cette expérience ait eu le même impact sur June que sur moi, mais je la savais moins craintive. Impossible d’essayer d’intimider ma sœur, qui préférait montrer aux autres de quel bois elle se chauffe plutôt que de s’enfuir la queue entre les jambes comme une bête apeurée. C’était pourquoi je croyais la confrontation inévitable. Jamais ma jumelle ne se laisserait dicter sa façon d’agir. Si elle voulait explorer ce trou perdu au milieu de nulle part, rien ni personne ne l’en empêcherait aussi facilement, pas même son frère.
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MessageSujet: Re: She Just Won't Believe Me - Feat. June Parks Mar 27 Sep - 4:18

    Ce foutu imbécile prenait beaucoup trop de temps pour un simple aperçu des lieux. Que pensait-il voir de plus que des rôdeurs ou des survivants dans ce village ? Cherchait-il à trouver des rats se partageant les restes d’humains malchanceux ? J’étais à ça de sortir de l’arbre creux dans lequel je m’étais caché pour aller le chercher par le col de son chandail. On avait dit 5 minutes pas plus. Qu’est-ce qu’il y avait de difficile à comprendre là-dedans ? 5 minutes et tu reviens. J’avais parfois l’impression qu’il était resté dans l’adolescence. Mais c’est ce qu’on dit des hommes pas vrai, qu’ils sont d’éternels ados. Cette maxime n’aura jamais été aussi vraie concernant mon frère jumeau. Il disait quelque chose et puis faisait complètement le contraire. Je lui faisais confiance, mais plus souvent qu’autrement il changeait ses plans et me laissais attendre comme une tarte. Exactement comme en ce moment. Mon couteau à la main, j’attendais avec une impatience grandissante qu’il revienne pour me dire, comme je l’avais prédis, qu’il n’y avait personne dans ce foutu village. J’avais jeté un coup d’œil de la forêt et l’absence d’activité était sans équivoque. Mais Iain avait toujours besoin de revérifier avant de faire quelque chose. Il avait peut être un bon instinct, mais parfois c’était trop, trop pour mon peu de patience.

    J’entendis soudain un bruit non loin de moi. Alerte, je serrais l’arme blanche que je tenais d’une main et m’apprêtais à attaquer si ça s’avérait être un rôdeur. Il ne serait pas le premier à périr au bout de ma lame mais je préférais cent fois mieux m’éviter ce trouble. Au moins j’étais en position debout, mais je serais très mal en point si une créature venait rôder trop prêt de moi. J’étais presque coincé dans ce foutu tronc d’arbre mais c’était la meilleure cachette que j’avais trouvé en attendant que Iain revienne. Il y avait bien sûr une intéressante colonie de champignons comestibles que j’avais prit le temps de cueillir en l’attendant. J’en avais rempli mes poches. Il n’y a pas si longtemps de cela, j’ai trouvé un guide des champignons comestibles de la Californie et je dois avouer sans aucune gêne qu’il nous a été utile plus qu’une fois. Je le lis souvent au coin du feu le soir ou à la lumière du clair de lune lorsque nous n’arrivons pas à trouver un toit pour la nuit et qu’un feu attirerait trop l’attention.

    Je desserrais ma poigne sur ma lame en entendant notre signal secret. Bonne nouvelle, ce n’est pas un rôdeur. Mauvaise nouvelle cet idiot m’a mit en rogne en double vérifiant ce que j’avais dit alors que je n’avais même pas eu à mettre les pieds en dehors de la forêt pour voir que le village était vide. Je sors de ma cachette et lui lance un regard noir. C’est presque ma marque de commerce depuis le début de cette apocalypse. Mais Iain est souvent exaspérant avec ses nombreuses craintes. Et puis il se mit à parler tout en récupérant ses bagages laissé dans ma cachette.

    « Limiter l’exploration au minimum ? On n’a presque plus rien à se mettre sous la dent. Qu’est-ce que tu crois que tu vas manger dans quelques jours ? De l’herbe comme la vache qu’on a vue en train de se faire dévorer par un groupe de rôdeur tout à l’heure ? » Dis-je d’un ton qui voulait dire ; ne vient pas me chercher. « Ce village est peut être notre seul moyen de trouver des vivres. Et toi tu voudrais passer en vitesse sans même jeter un coup d’œil ? Désolé, mais ça ne passe pas au conseil. Il va falloir que tu te fasses à l’idée que les rôdeurs sont partout. Même si on décidait de contourner le village, on pourrait quand même risquer de se faire tuer par je ne sais quoi. »

    J’attrapais mon sac par la bandoulière et le jetais sur mon épaule. Je lui tournais le dos sans rien ajouter et me dirigeais vers le village sans attendre son avis. J’en avais marre maintenant de toujours tout éviter. De double vérifier. De passer à côté d’endroit regorgeant de vivres dont on aurait besoin bientôt. S’il y avait des rôdeurs dans ce village et bien soit ! J’étais capable de me défendre si l’un d’eux essayait d’intenter à ma vie. J’avais de l’expérience maintenant, ça faisait plusieurs années déjà que nous survivions dans ce monde post apocalyptique, ce n’était pas comme si nous étions des débutants.

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MessageSujet: Re: She Just Won't Believe Me - Feat. June Parks Mer 28 Sep - 4:57

Eh bien justement, si le fait de bouffer de l’herbe peut m’éviter de tomber sur une horde de zombies dans le supermarché de ce village abandonné, je suis prêt à m’y mettre à la seconde même. Plutôt mourir de faim que de finir dévoré vivant. Mais bien sûr, ce n’est pas ce que je répondis à une June déjà furieuse, qui n’attendit même pas que je finisse de ranger mes jumelles dans mon sac pour se diriger vers la sortie de ces bois. Je courus pour la rattraper et je la suivis en retrait de quelques pas, essayant de conserver mon calme. La réaction de ma sœur m’avait exaspéré (Ce regard trop familier et ce ton de voix tout sauf agréable…) et il fallait que je me reprenne si je voulais éviter que la situation dégénère. Je n’allais pas laisser ma sœur gagner ainsi. Nous étions deux dans cette affaire et ma jumelle l’oubliait souvent. C’était déjà le cas quand nous nous occupions de l’épicerie et il fallait croire que les années de nomadisme n’avait rien changé à son comportement. Ça ne passe pas au conseil… Comme si tes cinquante pourcent de voix pouvaient faire pencher la balance à eux seuls ! J’allais devoir lui faire comprendre autrement que ce village ne m’inspirait pas du tout confiance. « Ce n’est pas parce que les rôdeurs se cachent partout qu’on est obligés d’aller au-devant du danger pour une canne de sauce tomate. » Mauvais départ pour moi. Ce n’était pas en jouant au même jeu que June que j’allais lui faire changer d’avis. Je pris une nouvelle inspiration et tentai la carte de la logique. « Tu sais très bien ce que je veux dire. Où veux-tu que les habitants de ce trou perdu soient allés une fois l’épidémie déclenchée ? Le prochain village est à des jours de marche. S’ils ne sont pas devenus des zombies, ils ont dû se terrer ici jusqu’à ce qu’ils soient morts de faim, ou pire. Il n’y a rien ici pour nous, si ce n’est des rôdeurs affamés ou des survivants paranos. »

Une fois hors de la protection des arbres, nous descendîmes la pente douce en direction des champs en friche qui continuaient jusqu’au village. Je sortis de ma poche mon couteau, sans toutefois en exposer la lame. J’avais besoin d’une meilleure arme de poing que ce court poignard, ne machette ou une épée peut-être. Néanmoins, celle-ci ferait l’affaire face aux rôdeurs si j’agissais de façon méthodique et que je ne me faisais pas prendre par surprise… Une fois devant les longs épis qui se ployaient sous le vent, je connus une hésitation quant à mon plan. Je posai une main sur l’épaule de June pour l’inciter à s’arrêter, même si je redoutais qu’elle prenne ce geste comme une forme de paternalisme, une vaine tentative de la raisonner. « Attend, tu as raison sur un truc par contre. Les monstres sont partout. En évitant la route, nous pourrions aussi bien tomber sur des zombies camouflés dans ces herbes. Utilisons plutôt l’accotement. » Je n’avais pas du tout réfléchi au fait que si ces champs représentaient une bonne cachette pour nous, ils en étaient une meilleure pour les rôdeurs, tapis au sol en attendant que nos pieds se pose à proximité de leurs dents. Sans attendre sa réponse, je me dirigeai vers le bitume. Ce changement de plan jouerait-il en ma faveur ou ferait-il en sorte de mettre June encore plus en colère ? Il y avait certaines situations où, malgré les années passées en sa compagnie, je ne savais pas du tout comment ma jumelle allait réagir. Parfois, je me disais qu’elle faisait exprès d’agir de façon opposée à mes attentes, justement parce qu’elle les avait devinées et désirait plus que tout me contredire, d’où le cercle vicieux de rancœur duquel il nous était impossible de sortir complètement. Si seulement June pouvait traîner avec elle son mode d’emploi plutôt que son bouquin sur les champignons !

Une fois à proximité de la route, j’agrippai la gourde d’eau la plus près de ma main et pris une gorgée. La chaleur de l’après-midi se faisait pire ici que dans les bois. L’humidité de la forêt pouvant rendre l’atmosphère compacte et étouffante, mais cela se révélait moins dangereux que la brûlure cuisante du soleil californien sur ma peau. Je craignais les coups de chaleur plus que les coups de soleil, mais je me protégeais tout de même en portant des chemises aux manches longues et une casquette. Des journées comme celles-ci rendaient la gestion de l’eau problématique. Je ne voulais pas me rendre malade à force de marcher sans m’hydrater, mais je devais faire attention à mes provisions. Nous pouvions toujours regarnir nos gourdes dans les rivières, mais cela faisait en sorte que nous devions utiliser un filtre ou encore prendre le risque d’attraper un virus. L’eau embouteillée était préférable, mais très rare. Comme la nourriture comestible d’ailleurs. June avait raison sur un point, ce village était notre seul point de ravitaillement avant bien longtemps. Je sentais que je devais me rallier à l’idée de ma jumelle d’un point de vue logique, mais mon instinct de survie me criait de ne pas céder. À moins que ce ne soit mon orgueil que j’entends…
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MessageSujet: Re: She Just Won't Believe Me - Feat. June Parks Dim 2 Oct - 1:22

Bla bla bla. Qu’est-ce qu’il en avait des choses impertinentes à me dire. Et je n’en avais rien à faire, mais je me retenais. Je me retenais beaucoup plus depuis l’invasion des morts qu’auparavant. Il était tout ce qui me restait maintenant. Peut être ne le voyait-il pas mais j’essayais de me retenir et d’être moins acide dans mes remarques. Mais c’était difficile de ne rien dire quand il avait aussi peur de tout. Si j’avais écouté tout ce qu’il proposait, nous serions cachés dans une petite pièce noire, la porte barricadée avec seulement des pâtes alimentaires crues comme repas. Nous ne pouvions pas rester enfermé ou se cacher quelque part éternellement. Ni nous cacher du danger sans arrêt. Parfois, il faut prendre des risques pour toucher le jackpot et c’était ce que ne semblait pas comprendre Iain. Ce n’est pas en évitant chaque petite bourgade qu’on trouvera de quoi s’armer, se protéger et se mettre sous la dent. Les munitions ne se cachaient pas dans les arbres.

« Tu veux savoir où ils sont allés ? Je vais te le dire moi où ils sont allés. » Déclarais-je en m’arrêtant subitement de marcher pour le regarder. « Ils ont probablement fait comme tout le monde au début de l’épidémie. Ils sont partit dans les grandes villes pour se procurer des vivres et ils y sont morts. Alors que nous nous sommes enfuit de la ville pour aller en campagne. Tu sais bien que ceux qui sont restés chez eux ont finit par sortir une fois leurs armoires vidés et que le reste ont essayés d’aller se réfugier sur une base militaire. »

Comme si l’armée aurait pu faire quelque chose contre les rôdeurs. Comme si un mur pourrait empêcher une créature qui ne souffrait pas de douleur physique ni de la faim de faire ce qu’elle voulait. Ces monstres allaient où ils voulaient et rien ne les en empêcherait jamais. C’était la principale raison pour laquelle je ne rejoignais aucun groupe. Ils avaient un faux sentiment de sécurité et du jour au lendemain, ils se retrouvaient sans rien. Ils n’étaient pas assez aux aguets et c’était le pire sentiment. Je continuais de marcher à travers les épis de maïs, guettant toutes traces de mouvements. Il n’y avait que le vent pour troubler la quiétude de l’endroit. En sentant une main se poser sur mon épaule, je sus que mon frère pensait comme moi. Se n’était pas du tout sécuritaire de se balader dans ce champ. Un rampeur pourrait apparaitre à n’importe quel moment et nous faire perdre pied. Je tournais la tête et la hochais en l’entendant dire que nous devrions utiliser la route pour notre sécurité. Je n’étais pas très grande et je ne voyais à peu près rien à travers les épis. Je me dirigeais vers la route à la suite de Iain et me sentit un peu mieux de voir devant moi, au moins maintenant je savais à quoi m’attendre. Rien ne pourrait me tomber dessus par surprise, je détestais les surprises… J’ajustais le foulard que je portais sur la tête et fronçais les sourcils. Le soleil était fort aujourd’hui et je posais une main au dessus de mes yeux pour voir devant moi.

« Il me faudrait une casquette comme la tienne. Si tu en trouves une quelque part garde la moi. » Dis-je en regardant Iain.

Un foulard protégeait ma tête mais ça n’empêchait pas le soleil de m’aveugler. Et ça pouvait être un risque dans notre environnement. Je devais voir en tout temps ce qui se déroulait autour de moi si je voulais rester en vie. Pour l’instant, je voyais le bitume qui s’allongeait devant nous et plus loin le village. De chaque côté, nous étions entouré de champ de maïs qui semblait s’allonger à perte de vue. Ce village était petit, mais j’étais presque sûr qu’il cachait de nombreuses trouvailles. Et peut être aussi quelques rôdeurs…

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MessageSujet: Re: She Just Won't Believe Me - Feat. June Parks Mar 4 Oct - 3:19

J’avais évité de répondre à la réplique de June, mais cela m’avait coûté beaucoup d’efforts. Je commençais à peine à relâcher les muscles de ma mâchoire, gardés tendus pour éviter que des mots malheureux s’en échappent. Parfois je me demandais si ma sœur réfléchissait avant de parler ou si elle espérait seulement heurter les sentiments des autres pour gagner l’argumentaire. Se rendait-elle compte que ses paroles ne faisaient pas de sens ? Si ces types sont restés jusqu’à crever de faim, alors pourquoi perdre notre temps à fouiller leurs garde-mangers ? N’est-ce pas pour la nourriture que tu voulais explorer, June ? Je gardai toutefois ces phrases pour moi, préférant conserver le semblant de coopération qui s’installait entre nous. Ma sœur avait accepté le changement de chemin sans rouspéter et me demandait maintenant de l’aider à lui trouver un couvre-chef semblable au mien. Autant conserver cette ambiance encore un moment. « Bien sûr. Il ne faudrait pas que le soleil te vieillisse prématurément et qu’on nous prenne pour une mère et son fils. » Je me retournai pour lancer un sourire, espérant que June comprenne que je blaguais. Selon sa réponse, je déciderais ensuite si je lui garderais une casquette ou si je choisirais plutôt un chapeau de pêche miteux lors de mes recherches. Puéril, mais tout de même satisfaisant comme revanche.

Nous avançâmes en silence sur le bas-côté de la route et nous finîmes par atteindre les premières demeures du village. Il s’agissait de petites baraques sans étage qui comportaient un sous-sol, à voir les minuscules fenêtres qui perçaient les fondations de béton. Elles étaient toutes construites sur le même modèle et était difficilement dissociables les unes des autres. Couverts de poussière et écaillés, leurs revêtements extérieurs devenaient de plus en plus similaires. Le spectacle devait être aussi triste avant l’épidémie, bien que les années passées depuis avaient fait en sorte d’endommager certaines fenêtres et de laisser les mauvaises herbes croître jusqu’à la mi-cuisse dans les jardins. Ce village n’était que le croisement de deux principales routes d’une région peu achalandée, car trop éloignée des autoroutes. Une petite bourgade où les maisons tombaient en ruine faute d’attention de leurs propriétaires, où les jeunes fuyaient sans jamais se retourner une fois leur diplôme en poche, où les désillusionnés venaient s’isoler pour voir leurs rêves mourir. Je sais que j’exagère, mais je ne peux m’empêcher d’être reconnaissant de ne pas avoir vu le jour ici. La vision de ces maisons ne m’apportaient pas qu’une certaine nostalgie de mon passé à Sacramento, elle refaisait également resurgir mes craintes. Ces lieux étaient en bien piteux état et pourraient nous tomber sur la tête n’importe quand, mais qui savait si ce n’était pas ce qu’ils contenaient qui était le plus mortel pour nous.

J’arrêtai de marcher pour observer les alentours. « June, tu sais ce que je pense de tout ça. Je reconnais que nous avons besoin d’eau et de vivres, mais j’ai un mauvais pressentiment sur cet endroit. Toutefois, si tu ne veux pas abandonner l’exploration, au moins allons-y ensemble. Je me sentirai mieux si je sais que tu te trouves juste dans la pièce d’à côté. » Il nous arrivait de nous séparer les lieux auparavant, couvrant ainsi plus de terrain et réduisant le temps nécessaire pour faire le tour de la zone. Néanmoins, cette tactique avait certains désavantages, dont celui de nous rendre plus vulnérables aux attaques. Nous avions d’autres codes sonores bien sûr, comme celui que j’avais employé dans la forêt, mais une fois mort, il nous est impossible de les utiliser… Si je ne pouvais chasser mon angoisse, autant la maîtriser de mon mieux. « Ces baraques ne me semblent pas prometteuses en tout cas… J’espère pour toi que le centre-ville est en meilleur état. » Si on peut appeler ainsi le carrefour. Comme toute bonne ville américaine, il devait y avoir au moins un diner et un magasin général à ce croisement, non ? Je me demandais ce qu’il en resterait. Nos vêtements étaient sales et puants, malmenés par les fuites, le sang des rôdeurs, la sueur de nos efforts… Nous pourrions profiter de tenues de rechange, si jamais il ne restait plus de nourriture. Je me tournai vers June et attendis sa réponse.
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MessageSujet: Re: She Just Won't Believe Me - Feat. June Parks Dim 9 Oct - 3:27

À son commentaire sur mon vieillissement prématuré, je tournais la tête dans sa direction pour lui offrir mon sourire le plus sarcastique. Il pouvait vraiment être un salaud parfois et comme je savais que ce n’était pas la pire chose qu’il pouvait me dire, je ne répondais pas à sa pique. Et parfois je le méritais. Je n’étais pas un ange non plus et il fallait s’endurer à travers toutes les situations que nous vivions. J’avais beaucoup changé depuis, mais il m’était impossible d’être quelqu’un d’autre que moi-même. Il y avait quelque chose de satisfaisant dans le fait de répondre aux autres, et encore plus quand la réplique était méchante, brutale ou inattendue. Voir notre interlocuteur changer d’expression faciale ou buter dans ses mots en parlant, il n’y a rien de plus satisfaisant.

Une fois suffisamment proche du village nous nous arrêtions de marcher. Iain en profita pour observer et je fis la même chose. Il n’y avait aucun rôdeur à l’horizon mais les apparences pouvaient parfois être trompeuses. Ce village était abandonné depuis le début de l’épidémie. Juste à voir les maisons qui tombaient en ruine et l’absence d’activité (que se soit vivante ou pas) on comprenait rapidement que les habitants de ces maisons n’y étaient pas restés longtemps. Je me demandais bien pour quelle raison d’ailleurs. Il devait bien y avoir une explication derrière l’état de dégradation des lieux. Si quelques survivants y étaient restés depuis l’évasion des rôdeurs, on en verrait les signes. Mais pour l’instant l’endroit me semblait désert. Iain me dit encore une fois qu’il avait un mauvais pressentiment et je ne pu m’empêcher de rouler des yeux. Allons. Je ne me fiais jamais à ses mauvaises impressions. De nombreuses fois nous aurions passés à côté de matériel intéressant si je l’avais écouté. Je ne faisais pas confiance à son instinct. Il avait droit à son opinion. Il avait droit de dire ce qu’il pensait. Mais ça ne voulait pas dire que j’allais la respecter.

« Non, je ne veux pas abandonner l’exploration. Et si ça te fait plaisir, j’accepte ton plan. Allons justement voir de quoi à l’air ce ‘’centre ville’’ comme tu le dis si bien. » Dis-je pour ensuite me remettre en marche.

Si on pouvait appeler un centre ville deux rues qui s’entrecroisaient. Je regardais devant moi en grimaçant presque. Des gens avaient habités ici auparavant. Qu’est-ce qu’ils avaient bien pu trouver à une ville aussi minuscule et sans aucun intérêt ? J’espérais du moins que l’endroit aurait un intérêt pour nous deux aujourd’hui. En arrivant à l’endroit même, je m’arrêtais pour regarder attentivement une petite épicerie qui avait été saccagée. Les vitrines de façade avaient été brisées et on voyait qu’un groupe de survivant avait essayé d’en faire quelque chose. Il y avait des planches de contreplaquer contre la façade pour empêcher qui que ce soit d’y entrer, mais le matériel avait lâché à certains endroits. J’admirais maussadement le bâtiment, me disant que notre épicerie avait probablement le même look aujourd’hui. Juste après que nous nous soyons enfuit de la ville au début de l’épidémie, j’avais imaginé que notre épicerie avait été envahit de survivants se bousculant pour se procurer les vivres dont ils allaient avoir besoin pour survivre. J’avais imaginé les vitres de façade défoncées, les étagères renversés et les gens se battant pour la dernière conserve de petits pois.

« Je me demande de quoi à l’air le Parks’s Fine Food & Groceries aujourd’hui… Mais j’imagine que je préfèrerais ne pas savoir. » Commentais-je sans me retourner.

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MessageSujet: Re: She Just Won't Believe Me - Feat. June Parks Mar 11 Oct - 4:26

Comme je m’y attendais, June ne voulait pas renoncer à fouiller ce village, que je soupçonnais être infesté de poussière et de déception, mais au moins elle avait accepté ma proposition de rester ensemble. Je sentais que ma sœur faisait des efforts en ce moment, pour que nous continuions à voyager ensemble sans s’étrangler. La June que je connaissais aurait aussi bien pu donner une réponse négative à ma requête dans le seul but de me refuser quelque chose à laquelle je tenais. Je me promis donc de faire des efforts de mon propre côté pour ne pas être constamment dans ses jambes durant l’exploration et pour me retenir de lui demander de partir aux cinq minutes. Nous avançâmes vers le centre-ville, appellation que ma sœur trouvait aussi ironique que moi compte-tenu de la petitesse de l’endroit. Ma jumelle se figea devant la façade de l’épicerie et je savais ce qui devait se dérouler dans sa tête en ce moment, puisque la même chose se passait dans la mienne. Nous avions eu une entreprise semblable quelques années auparavant, à une époque qui me paraissait tellement plus lointaine qu’elle ne l’était en réalité.

Ma sœur émis le commentaire auquel je m’attendais. Est-ce que notre commerce avait le même air pitoyable que celui devant nous ? Des d’éclats de verre devant les fenêtres, des barricades délabrées qui ne ralentiraient pas grand monde, un silence de mort qui régnait en ses murs ? Parks’ doit avoir le même air que l’épicerie devant nous… et être tout aussi vide de vivres depuis le temps. Me rappelant que j’avais promis des efforts envers June, ce n’est donc pas ce que je lui répondis. « Je préfère ne pas savoir moi non plus. Pour être franc, je ne sais pas si je serai un jour prêt à y remettre les pieds, ou seulement retourner à Sacramento. Trop de souvenirs… » J’avais passé ma vie à Sacramento, à l’exception de deux années de fac. J’y avais grandi, j’y avais embrassé ma première copine, j’y avais dirigé mon (notre) propre commerce… Cette vie me paraissait pratiquement irréelle et il m’arrivait de souhaiter l’oublier. Elle me faisait inutilement mal, puisque jamais le monde ne redeviendrait ce qu’il était. Pour avancer dans cet environnement froid et stérile, il fallait parfois sacrifier notre bonheur, celui présent ou celui que nous avions ressenti avant cette catastrophe.

« Bon, entrons avant que le soleil nous cause une insolation. Je te suis. » Autant en finir au plus vite si je voulais traverser ce pont avant que le ciel se fasse trop sombre pour continuer. En approchant de la porte, j’entendis un bruit subtil derrière moi. Je me retournai en vitesse, sortant du même coup la lame de mon couteau. Un rapide coup d’œil aux alentours me confirma qu’il n’y avait rien. Pas de ruelle pleine de zombies, pas de survivant arme au poing, pas de mouvement nulle part. Je regardai sur les toits, dans les vitrines fracassées… Rien. Pourtant, mon cœur ne voulait pas ralentir sa cadence. C’est une fausse alerte. Une volet qui grince, une tuile tombée d’un toit, un oiseau qui s’est envolé… Je devenais fou. Je pris de grandes inspirations pour chasser la boule que je sentais au fonds de ma gorge et me dirigeai à la suite de June dans l’épicerie.

L’intérieur était sombre, la lumière extérieure étant bloquée par les panneaux cloués à la hâte aux fenêtres. J’entrepris de sortir ma lampe torche de la poche de mon sac et d’éclairer les rangées devant nous. Le spectacle était désolant, même pour quelqu’un qui n’avait jamais possédé de commerce semblable auparavant. Les étagères étaient vides si on excluait la crasse et les déjections de souris. Il y avait sur le sol des emballages vides de produits : pellicules plastiques chiffonnées, boîtes de carton éventrées, cannes de métal rouillées et tordues… J’avançai dans la rangée, silencieux et tendu, prêt à faire face à tout rôdeur qui apparaîtrait par surprise. Une fois au bout, je m’apprêtai à arpenter le rayon suivant quand mes yeux se posèrent sur un zombie au sol. Je reculai d’un pas et portai la main à ma ceinture, vers mon pistolet, avant que mon esprit n’enregistre le détail qui changeait tout. L’infecté avait un trou en plein front, ce qui le rendait aussi inoffensif qu’un poisson rouge.

J’avais toujours le cœur qui s’affolait dans ma cage thoracique tandis que je contournais le cadavre immobile. Je respirais par la bouche pour me calmer, mais les effets ne se faisaient pas sentir à l’exception d’une sécheresse de la gorge. Je poursuivis jusqu’au bout encore une fois et je pris une pause pour boire une gorgée d’eau. L’endroit puait le renfermé et l’humidité, l’air était alourdit par toute la poussière qui flottait. Je détestais explorer ce lieu, j’étais déjà à bout de patience après deux allées. Les mains sur les hanches, je songeais à trahir mes bonnes intentions pour aller dire à June que nos fouilles ne seraient à rien. Pesant le pour et le contre dans la balance, je vis alors l’un des rayons de lumière, provenant d’un trou dans une planche aux fenêtres, disparaître un instant. Pétrifié, je cessai de respirer, pour finalement retrouver le contrôle de mon corps lorsque la fente suivante fut elle aussi assombrie un court moment. Je coupai l’alimentation de ma torche, décrochai mon pistolet et chuchotai : « June ! Eh June ! Il y a quelque chose qui approche dehors ! » Une goutte de sueur coulait sur mon front tandis que je me répétais de conserver mon calme.
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MessageSujet: Re: She Just Won't Believe Me - Feat. June Parks Ven 14 Oct - 2:55

J’écoutais à peine le commentaire de mon frère. Les yeux rivés sur la petite épicerie, plongée dans une vague de nostalgie. Qu’est-ce que je ne redonnerais pas pour retourner à cette époque lointaine où tout allait si merveilleusement bien. J’avais été une telle imbécile de ne pas m’en être rendu compte à ce moment là. J’avais voulu toujours plus, jamais satisfaite de ce que je possédais. Pourtant… J’avais un toit sur la tête, la sécurité, un emploi que j’aimais et mes proches étaient toujours vivant. Pas qu’ils étaient tous morts, Iain était encore là, mais mes parents me manquaient encore par moment. Ils me manquaient quand des moments comme ça arrivaient. Tomber sur une épicerie dilapidée. J’oubliais souvent que nous vivions dans un monde de mort où nous devions tout faire pour survivre. Que nous ne dormions jamais deux fois à la même place. Que notre alimentation se constituait principalement de nourriture en conserve, d’animal sauvage que nous sommes arrivés à tuer et que nous sommes en minorité comparé aux zombies.

Iain proposa alors que nous entrions avant de finir avec un coup de chaleur et j’approuvais de la tête. Je commençais déjà à ressentir l’effet de la chaleur et il était préférable que je me mette à l’ombre pour ne pas passer le reste de la journée étendue quelque part avec un mal de tête impossible. Comme la porte était barricadé, je m’approchais d’une fenêtre et poussais de mes deux mains contre l’une des planches qui placardait la façade. Les clous lâchèrent prises et je pu repousser la planche pour voir à l’intérieur. Je ne voyais rien de suspect alors j’entrais par l’ouverture que je venais de faire.

« Je ne vois rien qui puisse essayer de nous bouffer. Du moins pour l’instant… » Murmurais-je en direction de mon frère pour qu’il entre à ma suite.

J’attendais que mon jumeau me rejoigne avant de commencer mon exploration de l’endroit, le laissant aller là où il avait envie d’aller. De mon côté, je me dirigeais vers les caisses enregistreuses. Ce n’était pas l’argent qui m’intéressait, mais tout ce que les autres survivants auraient pu laisser trainer. Ils croyaient peut être qu’il n’y avait que de l’argent dans les caisses enregistreuses (ce que n’importe quel personne n’ayant jamais travaillé dans une épicerie croirait) mais je connaissais tous les endroits dans lesquels ont cachaient de la marchandise. Derrière un comptoir, je m’agenouillais et m’attaquais aux serrures des tiroirs que personne n’avait osé toucher. J’avais pris l’habitude de crocheter les serrures rudimentaires et j’espérais que j’y trouverais quelque chose d’intéressant. Personne n’avait pensé à les ouvrir, mais je savais que je pourrais y trouver du tabac, des barres de chocolat ou même des piles. Lorsque la première serrure se brisa sous mes doigts, j’ouvris le tiroir pour y découvrir un certain nombre de paquets de gomme à mâcher. J’en attrapais quelques uns pour les fourrer dans mon sac à dos et passais à l’autre tiroir. Et juste quand la serrure s’ouvrait sous mes doigts, j’entendis la voix désespéré de mon frère. Je laissais mon travail pour me relever et le localiser. Il était dans une rangée et regardais dans la direction d’une fenêtre. Caché derrière le comptoir, je n’avais rien vu, mais il avait peut être raison. Je m’approchais lentement de la fenêtre par laquelle nous étions entrés et regardais subtilement par le trou entre deux planches. Je vis deux rôdeurs qui marchaient lentement, se dirigeant je ne sais où. Peut être avaient-ils entendus le bruit de la planche que j’avais décroché tout à l’heure. Mais il n’y avait presque aucune chance pour qu’ils arrivent à s’immiscer dans l’établissement. Je les regardais s’éloigner lentement, n’entendant bientôt plus leurs grognements. J’avais gardé mon sang froid pendant tout ce temps, sachant que deux rôdeurs ne constituaient en rien une menace. Surtout s’ils ne pouvaient pas nous atteindre. Je rejoignais Iain.

« C’était deux rôdeurs qui ont du nous entendre entrer tout à l’heure. Continue de chercher. L’épicerie n’a pas été fouillée en profondeur, regarde ce que j’ai trouvé. » Je lui refilais un paquet de chewing gum, un sourire aux lèvres. « Dans le premier tiroir que j’ai ouvert. Et les autres sont encore tous verrouillés, j’imagine que les autres survivants ne savaient pas où regarder. »

Puis je retournais à ma recherche, me replantant derrière le comptoir. En ouvrant le deuxième tiroir, j’y trouvais des blagues à tabac. Je ne pu m’empêcher un rire victorieux et j’en serrais la plupart dans une poche de mon sac. Ça serait grandement utile lorsque nous tomberions sur d’autres solitaires ou même un des groupes. Le tabac se vendait cher de nos jours et j’arriverais à l’échanger contre des vivres.

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MessageSujet: Re: She Just Won't Believe Me - Feat. June Parks Mar 18 Oct - 2:47

Tandis que June s’approchait des planches pour inspecter dehors, j’armai mon pistolet et cherchai des yeux une position à couvert en prévision des affrontements. Je ne comptais pas tirer le premier coup, mais je préférais prévoir les problèmes que notre infraction pourrait nous causer. Personne n’aimait qu’une bande d’inconnus ne vienne piller ses dernières réserves… Je me plaçai derrière un étal de légumes près de l’entrée et attendis que les intrus approchent des planches qui bloquaient la porte. June revint vers moi pour m’annoncer qu’il n’y avait qu’un couple de rôdeurs qui déambulait dehors. Ce que je craignais s’était avéré vrai : le village était loin d’être aussi vide qu’en apparences. Nous avions dû réveiller ces deux zombies en latence en s’introduisant dans l’édifice. Combien d’autres allions nous croiser ici ? Cette mauvaise nouvelle avait toutefois un côté positif. Les zombies étaient plus faciles à éviter et à mettre hors d’état de nuire en cas d’affrontement que les survivants. Ma sœur me tendis ensuite un paquet de gomme à mâcher, tout excitée de sa découverte, avant de me recommander de poursuivre la fouille. J’avais oublié à quel point les chewing gums sont un atout précieux ! Que de valeurs nutritives ces petits carrés contiennent ! Était-ce vraiment le mieux que nous allions trouver ici ? Nous perdions notre temps, du temps précieux que nous aurions pu mettre à profit en trouvant un abri pour la nuit de l’autre côté de cette ville, une fois le pont traversé. Sérieusement, tout cela pour ces gommes rosées ? Qui goûtaient l’aspartame et vous détruisaient la mâchoire ?

Encore une fois, je ne devais pas perdre patience malgré l’envie de le faire. Je suivi le conseil de June et poursuivit dans les allées. La troisième se révéla décevante, comme les premières, et la quatrième abritait un couple de rats qui détalèrent à ma vue. Avec ces deux-là, il ne faut pas compter trouver quelque chose de comestible dans ces rayons. Ma sœur semblait avoir mis la main sur de quoi faire son bonheur près des caisses et je me dis que je devrais moi aussi inspecter les recoins spéciaux de l’épicerie plutôt que de perdre mon temps entre les étagères. L’entrepôt avait sûrement été dévalisé, mais il y avait de grandes chances que les rayons les plus élevés contiennent de quoi ayant échappé aux survivants. Après tout, les chariots élévateurs avaient besoin d’énergie pour fonctionner et j’avais espoir que les rescapés enfermés ici n’aient pas eu le temps de dégarnir les étages du haut. Je me dirigeai donc vers le fond du magasin et, une fois les portes de caoutchouc traversées, je me retrouvai dans la noirceur de l’entrepôt. L’humidité avait gravement affecté l’endroit, à en croire l’odeur. Je fis un tour rapide des lieux, mais il ne semblait pas y avoir d’échelle stable, les seules présentes étant pliables et grandement affectées par la rouille. Il n’y avait pas d’autre solution. Callant ma lampe de poche entre mes dents, j’agrippai l’échafaud le plus près et je me mis à escalader. Une fois arrivé tout en haut, je découvris effectivement qu’un paquet de vivres avait échappé à la vue des anciens occupants. Je pris ma lampe entre mes mains pour lire l’inscription. Sauce soya.

Déçu, je remis ma lampe dans ma bouche et m’apprêtai à grimper sur la rangée du haut. J’entendis alors un grincement horrible et sentis que je tombais vers le sol. Ces étagères étaient fixées au sol, mais l’humidité avait dû détruire les boulons. Et moi je m’y agrippe de tous mon poids. Je lâchai ma prise pour atterrir sur le sol en roulant tandis que les structures tombaient les unes sur les autres. Le crissement du métal contre le métal et le fracas des bouteilles sur le sol produisait un vacarme qui allait sûrement se faire entendre jusqu’à l’orée de la forêt. Je retins mon souffle. Ma sœur cria mon nom et je me retournai vers la porte par laquelle j’étais entré. Des débris bloquaient la sortie. Je tentai de les traverser pour aller retrouver ma jumelle, histoire d’affronter à deux ce qui allait se produire. C’est alors que j’entendis des coups qui martelaient contre le contreplaqué qui obstruait les fenêtres. « June, ne bouges pas, j’arrive ! » Voyant bien que je n’arriverais jamais à traverser entre les montants de métal effondrés, je reculai et me mis à courir en direction de l’autre section de l’entrepôt, où une autre porte me permettrait d’atteindre la salle principale. Lorsque j’approchai du couloir reliant les deux parties de la réserve, une porte s’ouvrit à la volée devant moi et une vague de rôdeurs sortit de l’ouverture. Il devait s’agir d’un énorme congélateur dans lequel on avait enfermé les zombies, mais le manque d’électricité avait eu raison de sa température qui paralysait les morts-vivants.

Le chemin bloqué, je fis un rapide demi-tour. Il me restait peu de temps pour fuir l’endroit avant de me faire bloquer dans un coin. Mon canif ne me sauverait pas la vie cette fois. Je courus vers la porte de livraison. Le mécanisme de verrouillage était rouillé. Le corps parcourus de poussées d’adrénalines, je tirai avec force sur la poignée jusqu’à ce qu’elle bouge enfin. Je me détournai pour voir les zombies escalader mollement les débris des étagères. Je poussai la porte, mais les roues oxydées frottaient en cillant sur les rails. Vite-vite-vite ! En grinçant, je créai une ouverture qui s’élargissait centimètre par centimètre. J’y tirai mon sac et y passai de côté. Une fois en sécurité, je vis un long bras grisâtre en émerger pour tenter de m’attraper. Je remis mon sac sur mes épaules et je courus dans la ruelle adjacente, histoire de revenir à l’avant et de rejoindre June. Mon chemin fut encore une fois entravé lorsque je vis une demi-douzaine de rôdeurs avancer vers ma direction, attirés par les bruits provenant de l’arrière-boutique. Je sortis mon pistolet et tirai un coup, mais la balle fila dans le vide sans toucher aucun zombie. Je fis feu une nouvelle fois, mais mes mains tremblaient trop pour que mes coups soient précis. Je jurai tout en rangeant mon pistolet. Les coups de feu avaient attiré deux fois plus de bestioles et je sentais que celles de l’entrepôt allaient finir par venir à bout de la porte de livraison rouillée. Je rebroussai chemin à contrecœur, sachant que ma sœur était tout près, mais inaccessible.

Je courus dans les allées et sortis dans une rue. Partout, j’entendais les grognements des zombies en dormance qui, dissimulés dans les édifices ou les ruelles, avaient maintenant été réveillés par le bruit de mon pistolet. Je courus à en perdre le souffle, zigzaguant entre les véhicules et évitant par deux fois des zombies apparus par surprise. Une fois arrivé au pont, je regardai derrière moi. Je ne voyais que des silhouettes qui boitaient dans ma direction, mais pas de trace de ma sœur. Je traversai le pont et continuai de courir longtemps de l’autre côté de la rivière. Je ne m’arrêtai que lorsque je fus en sécurité sur le toit d’un bâtiment, uniquement accessible par une échelle. Silencieux, je fixai l’horizon avec mes jumelles, cherchant June au loin. Il n’y avait pas de traces d’elle, uniquement des vagues de zombies qui déambulaient sans me voir, puisque je me terrais dès que je les apercevais au loin. La nuit arriva, mais je gardai mon poste le matin suivant. Je dus toutefois me raviser en après-midi. June savait où me trouver, si elle n’avait pas traversé ce pont, c’était parce qu’elle n’était pas sortie de ce village. Je savais que c’était une mauvaise idée, je le savais. Je ne pouvais pas identifier ce que je ressentais. Ma sœur et moi passions tout notre temps à nous contredire et à nous tomber sur les nerfs depuis notre naissance. Néanmoins, elle était la seule famille qu’il me restait. Elle était ma jumelle.

Je passai la nuit à me réveiller, mes seuls rêves étant de cauchemars où June finissait invariablement dévorée vivante devant mes yeux. Le lendemain, je préparai mon sac, mais j’étais incapable de quitter mon poste d’observation. Je savais que je ne pouvais pas retourner dans ce village maintenant que les rôdeurs déambulaient dans ses rues à la rechercher de chair fraîche, mais je ne pouvais pas partir sans ma sœur. Elle est morte. Il me faut l’accepter. Peu importe combien de fois je me répétais ces mots, mes yeux restaient secs. Depuis toute cette histoire, je n’avais jamais pleuré personne. Ni ma mère, ni mon père, ni mes amis. J’avais fait un mur autour de mes sentiments et même la mort de ma sœur ne pouvait pas l’ébranler. Je n’arrivais pas à la détester non plus. June avait insisté pour que nous explorions cette épicerie et elle en avait payé le prix. Elle était trop bornée pour m’écouter, pour faire confiance à mon instinct... Mais c’est quand même ma bêtise qui l’a tuée. Sans ce vacarme dans les entrepôts, elle serait encore en vie. La culpabilité me coupa le souffle et c’est à ce moment que je me mis à pleurer. Le soir venu, j’ouvris l’une de mes dernières conserves et je mangeai le cœur lourd. Je me sentais seul au monde sur ce toit balayé par le vent. Je devais bouger vite si je ne voulais pas mourir de faim ou de soif, mais je ne pouvais pas me résoudre à vivre si j’avais causé la mort de ma sœur. Les gens disent que les jumeaux sentent quand l’un d’eux a mal, mais je ne ressens plus rien en moi maintenant.

Ces pensées me firent écarquiller les yeux. Non, je n’avais rien ressenti de spécial en m’enfuyant. Je savais que le lien jumeau était une idiotie, mais à cet instant, c’était la dernière chose à laquelle je pouvais me raccrocher. Et puis June est tellement têtue et agressive, jamais elle n’aurait acceptée de finir ainsi, tuée par des carnassiers sans cervelle. Si quelqu’un pouvait se sortir d’une situation pareille, c’était ma sœur. Je concentrai toute mon attention sur cette pensée et le lendemain je quittai mon toit. J’allais retrouver ma jumelle, peu importe où elle était allée. Nous avions une destination en tête en traversant ce village et j’étais désormais sûr que June ferais des pieds et des mains pour la rejoindre par un autre chemin. Je ne voulais surtout pas qu’elle arrive avant moi pour me faire ensuite la morale. J’imaginais déjà son sermon, je la voyais me crier qu’elle en avait bavé bien plus que moi pour atteindre notre objectif et que j’avais quand même trouvé le moyen d’arriver en retard. Cette pensée me fit sourire. Pour une fois, je remerciai le ciel que ma sœur ait autant un sale caractère.
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MessageSujet: Re: She Just Won't Believe Me - Feat. June Parks Jeu 20 Oct - 21:00

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MessageSujet: Re: She Just Won't Believe Me - Feat. June Parks

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She Just Won't Believe Me - Feat. June Parks

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