AS I LAY DYING | ft. Clarke
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MessageSujet: AS I LAY DYING | ft. Clarke Jeu 27 Oct - 22:29

AS I LAY DYING

Faith est partie pour la journée, laissant Naël dans une panade sans nom. Comment est-il censée gérer Clarke ? Bordel, mais elle va l'avoir tué avant que le soleil se couche ! Est-ce que, pour autant, il va faire des efforts pour se montrer plus acceptable et sympathique ? Bien sûr que non, pardi. Il va se comporter exactement comme d'habitude, et tant pis si ça ne plaît pas à la gamine qui lui traîne dans les pattes. Assez ironique de penser pareille chose alors que c'est lui, finalement, qui la trimballe de partout plus qu'autre chose ... Mais bref, passons. C'est le sourire jusqu'aux oreilles - comme d'habitude - que Naël sort de la voiture dans laquelle ils ont été obligés de passer la nuit dernière. Faith est partie à l'aube Dieu seul sait où chercher des provisions, laissant, donc, Naël et Clarke derrière. Du côté du jeune homme, ça ne le dérange pas le moins du monde. Bon, la petite blonde n'est pas la fille la plus agréable qu'il ait jamais eu à supporter, mais il fait avec. Ce n'est pas le genre de détail qui l'empêche de se comporter comme l'être détestable qu'il peut parfois être. Il est pourtant plein d'entrain et de bon humeur. Il serait même capable de sauter de partout si ses jambes n'étaient pas aussi engourdies. Il est assez grand, et dormir dans une voiture comme la sienne - car, oui, c'est la sienne, et la sienne uniquement - n'est pas des plus agréables. Mais ils n'avaient pas le choix : ils n'ont pas eu le temps de trouver un endroit plus spacieux où crécher avant que le soleil se couche la veille. En tout cas, Faith est partie tôt, et Naël a réussit à se rendormir plus ou moins rapidement, une fois cela fait. La tête contre la vitre, il lui semble même avoir un peu ronflé à un moment, ce qui l'a réveillé. Elles ont l'habitude les filles, de toute façon. Même si, évidemment, la plupart du temps, ils réussissent à avoir une pièce chacun dans une maison assez grande, histoire d'avoir un peu d'intimité de temps à autre.

Bon, en tout cas, il ne sait pas où en est Clarke dans son processus de sommeil, mais il va falloir qu'elle se bouge. Installée sur la banquette arrière - devenue son lieu de prédilection depuis qu'ils ont quitté la zone puisqu'ils sont quasiment en permanence sur les routes -, il n'arrive pas à voir, de l'extérieur, si elle dort ou si elle est repliée sur elle-même sans raison particulière. Se penchant en avant depuis la petite fenêtre, Naël pousse le vice jusqu'à poser son front sur la vitre froide pour essayer d'apercevoir quelque chose. Mais il n'y a rien à faire : c'est un amas de couverture qui se trouve là. Et, pour ce qu'il en sait, Clarke pourrait tout aussi bien ne pas être là ... et lui faire une petite blague, ou un truc dans le genre. Mais non, bien sûr, ce n'est pas son genre ... Pas du tout ! Alors plutôt que de patienter plus longtemps - ça ne lui ressemble pas de le faire -, Naël donne quelques coups contre la vite. Allez, il use de la manière forte d'emblée plutôt que de l'appeler gentiment pendant quelques minutes jusqu'à ce qu'elle réagisse. « Clarke !! » Quelques coups supplémentaires contre la vitre, plus forts ceux-là. « Claaaaaaaarke. » Il doit avoir l'air inquiet, à être si pressé mais c'est juste ... c'est juste dans sa personnalité, en fait. Dans les faits, il sait qu'elle est là - ou, quoi qu'il en soit, pas loin - et qu'elle va bien. Mais ils ont plein de choses à faire, et leur grasse matinée a assez duré. Enfin, la sienne en tout cas. Il ne sait, après tout, pas si Clarke dort toujours. « Faut qu'on aille chercher des provisions et aussi qu'on t'entraîne à te battre un peu, ta technique n'est vraiment pas encore là. » Ce n'est peut-être pas la bonne méthode ... Mais c'est la sienne. Méthode Naël Warrens, certifiée 100% efficace. Ou pas.



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MessageSujet: Re: AS I LAY DYING | ft. Clarke Sam 29 Oct - 14:50

       
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        AS I LAY DYING Feat Naël.  



Qu'elle vie de merde. Non mais qu'elle vie de merde ! Dites que j'suis pessimiste si vous le voulez mais bordel, j'vous jure que c'est vrai. J'ai une vie pourrie et ça, depuis que les morts ont décidés de ne plus rester mort. Ouais, vous avez bien lu. Les morts vivants, où comme nous les appelons maintenant, les rôdeurs, ont prit le contrôle de la foutu planète terre. Ouais des zombies, comme dans Call of Duty. Sauf que c'était beaucoup plus drôle dans le jeu vidéo. Parce que bon, même si au finale, je me faisais bouffer au bout de 5 minutes, il suffisait de lancer une nouvelle partie et j'étais repartie pour la tuerie. Aujourd'hui, il n'y a pas de retour en arrière possible. Tu as deux options : Soit tu te fais attraper et ils te bouffent entièrement,ne laissant que des morceaux de boyaux par-ci par-là. Soit tu te fais attraper, ils te mordent, tu meurs, et tu ressucites en bouffeur de chaires fraîches. Alors ouais, ma vie craint complètement. Et je mets tout le monde au défi de trouver une lueur d'espoir dans toute cette merde !

Et ce matin là, ma vie craignait encore plus que d'habitude. Nous avions dormit dans la voiture hier soir. Faute d'avoir trouvé un endroit acceptable. Enfin acceptable est un bien grand mot. Il n'y a plus rien de bien douillet dans le coin depuis un bail. J'étais crevée et je m'étais endormie assez rapidement, pour une fois. J'avais essayé de me mettre à peu près à l'aise à l'arrière de la vieille caisse que Naël couvait comme son bébé. En réalité, elle était nulle, bruyante, et j'avais mal partout. Mais bon, fallait bien se contenter de ce qu'il y avait à disposition. Nous avions une voiture, c'est plus que ce que certain avait. Positive attitude. Bref. Je m'étais emmitouflée dans de vieilles couvertures trouées que nous trimballions depuis longtemps. Pas que j'étais frileuse mais j'étais pas fan fan du froid non plus. Et le fait de me cacher sous mes couettes, m'aidait à oublier les ronflements affreusement énervant de Naël. Et me cacher le filet de bave qu'il avait parfois au coin d'la bouche par la même occasion. Putain, même quand il dormait j'avais envie de le frapper. J'aurais troqué à peu près n'importe quoi pour une paire de boule quies. L'espoir fait vivre.

Tout aurait été presque parfait, étant donné que je n'avais pas si mal dormis que ça, si un crétin n'avait pas jugé bon de venir m'emmerder. Et par crétin, je veux dire " ce grand couillon de Naël ". Quand ses poings frappèrent sur la vitre, mon corps se redressa de lui-même et un son sembable à un cri s'échappa de ma bouche. Non mais quel con ! Je clignai des yeux, enlevant la mèche de cheveux de mon visage. J'étais déjà pas du matin en me réveillant toute seule, mais alors avec un réveil comme celui-là... Mais il avait l'air tellement pressé que je me mis à stresser. J'essayai de me débarrasser de mon amas de couettes en battant des pieds. Je cherchais mon arme partout. Jusqu'à ce que Naël me dise qu'il fallait juste aller chercher de quoi manger. Je tournai la tête vers lui et le fusillais du regard. Tout ça pour... ça ? Non mais c'est une blague. Je soufflai un coup pour me calmer. Du stress et de l'énervement. J'vais l'tuer. Je pris davantage mon temps, ruminant toute seule dans la fin fond de la voiture. Pestant sur cet homme enfant immature et complètement cinglé. Il allait me tuer un jour. Mais vraiment. J'enfilai ma veste et ouvris la portière de la caisse d'un coup sec, passant pas loin du visage souriant de Naël. Je le fixai sans rien dire pendant quelque minutes, pesant le pour et le contre entre le tuer ou juste lui balancer une bonne réplique bien corsé. « La prochaine fois que tu me réveilles comme ça, j'te jure j'te roule dessus avec ta vieille voiture toute pourrie. Avec un peu de chance, tu mourras du tétanos avant de te transformer en cheaseburger dégoulinant pour les rôdeurs. » assenais-je acide en passant la sangle de mon fusil autour de mon épaule. Et en plus il se permettait de me dire que j'étais trop nul en baston. GOUJAT ! Je le bousculai un petit peu en passant à côté de lui. Je m'étirai, au cas où nous aurions besoin de taper un sprinte. « Ouais, bah c'est pas comme si je te l'avais jamais demandé ! C'est peut-être TA technique d'apprentissage qui est à chier, t'y a déjà pensé ? »


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Dernière édition par Clarke R. Patterson le Jeu 10 Nov - 15:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: AS I LAY DYING | ft. Clarke Jeu 3 Nov - 22:33

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C'est. Quoi. Le. Problème. Encore ? C'est à n'y rien comprendre ! Pour autant qu'il le sache, Naël ne s'est pas approché le plus possible de l'oreille de Clarke pour lui hurler de se bouger les miches avant qu'il la jette au milieu d'une horde de rôdeurs. N'est-ce pas ? Alors il ne voit vraiment pas pourquoi elle se réveille d'aussi mauvaise humeur. Ah, les femmes. Naël comprend mieux les rôdeurs qu'elles, c'est dire à quel point ce sont des êtres humains infiniment compliqués et durs à vivre en plus d'être de véritables mystères ! Il devrait laisser tomber. Tout simplement. Mais il est avec deux d'entre elles. Deux ! Et pas n'importe lesquelles qui plus est ! Faith et Clarke sont toutes les deux, oui toutes les deux hyper bizarres. La preuve. Clarke sort de la voiture l'air furibond et, déjà, l'apostrophe. Finalement, il faut modifier la question initiale de tout ce charabia : c'est quoi son problème ? Elle a toute la banquette arrière pour elle toute seule, bordel ! Est-ce que ça ne lui permet pas d'avoir des meilleures nuits qu'eux ? Rabat-joie, rabat-joie, rabat-joie ! « Oh, ma petite. N'insulte pas Francky ou elle va te rouler dessus d'elle-même. » Francky ? Sa voiture, pardi ! Son petit paradis sur Terre autrefois, devenu l'un des lieux qu'il aime le moins. Pas que Clarke et Faith le dérangent tout le temps ... m'enfin, elles ne sont quand même pas faciles à vivre, il faut le dire. Ce qui ne l'empêche pas de continuer à sourire comme un crétin, malgré la situation dans laquelle il est. Clarke est de mauvais poil, sans doute à cause de lui pour une raison qu'il ignore, comme d'habitude, et il n'y a rien qu'il puisse faire pour se sortir de là. Si, s'en aller. Mais elle doit venir avec lui ; c'est trop dangereux qu'elle reste seule. Et pas pour n'importe quelle raison ... « Arrête un peu, quand il n'y a pas les bases, il n'y a pas grand chose à faire tu sais ... » Difficile de dire s'il plaisante ou s'il le pense sincèrement. Ce qui compte, c'est que Clarke le prendra sans doute mal et se mettra dans des états pas possibles, faisant redoubler l'hilarité de Naël déjà à des sommets.

En attendant d'en arriver là, ils ont du chemin à faire et ce n'est pas en se disputant pour des broutilles qu'ils vont se mettre en marche. « Allez, go go go ! On y va avant de prendre racine. » Sauf qu'au lieu de s'élancer le premier, Naël prend quelques minutes supplémentaires pour faire le tour de son bébé affectueusement surnommé Francky depuis quelques temps. Et, surtout, il s'arrête devant le coffre qu'il ouvre. A l'intérieur, il récupère un sac à dos, son nunchaku qu'il accroche à celui-ci et un flingue qu'il glisse entre sa ceinture et son pantalon devenu trop large. Là, il est fin prêt. Enfin ... Presque. Il ferme le coffre, verrouille la voiture et entreprend de masquer celle-ci autant que possible. Un peu de boue sur les vitres, de la terre sur son sommet, bref ce genre de détails qui feront peut-être la différence si quelqu'un passe par ici. Il n'a aucune envie qu'on essaye d'embarquer sa voiture chérie. Bien sûr, il gardera les clés sur lui, mais ça n'empêchera personne de faire une tentative, si jamais c'est ce qu'ils veulent et/ou qu'ils en ont besoin. Finalement, une bonne dizaine de minutes supplémentaires se sont écoulées quand il retourne auprès de Clarke. Là, c'est le moment. Il en a décidé ainsi. « On va plus loin, hein. Y a un espèce de petit quartier qu'on pourra visiter. Faith nous retrouve ici même en fin de journée, ce qui nous laisse largement le temps de faire le tour des environs. » Et c'est rien de le dire ! Un dernier regard en direction de Francky, et Naël s'élance en direction de leur destination. « Qu'est-ce que tu veux tenter aujourd'hui ? Le couteau ? ... » Une idée lui vient soudain en tête. Et plutôt que d'y réfléchir plus longuement, il ouvre de nouveau la bouche : « ... Le nunchaku, peut-être ? » Son sourire n'avait pas été aussi grand depuis plusieurs minutes au moins ! Il est tout fier de sa boutade. Pas sûr, en revanche, que cela plaise à Clarke. Elle manque clairement d'humour. Est-ce que ça s'enseigne, ça, tiens ?



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MessageSujet: Re: AS I LAY DYING | ft. Clarke Jeu 10 Nov - 18:45

       
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        AS I LAY DYING Feat Naël.  



Naël me regardait avec des yeux de merlant frits. A croire qu'il ne m'avait jamais vue râler. Faut dire que ça arrivait quand même à chaque foutu minutes depuis 4 ans. Je voyais déjà sur sa mine un gros point d'interrogation du genre " mais qu'est-ce qui lui arrive encore ? " comme si il n'avait pas encore tilter que son comportement de joyeux gnome souriant était super agaçant. Non mais sans blague. On avait le droit de faire la gueule ok ? On était dans un putain de monde apocalyptique où quand ce n'était pas des monstres assoiffés de sang qui essayaient de nous bouffer c'était des humains devenuent cinglés. On avait le droit de râler, de traîner les pieds et de pester contre tout le monde sans raisons évidentes. On avait le droit d'hurler - pas trop fort quand même - de pleurer toutes les larmes de son corps et de faire une tête de chien gâleux sans qu'un couillon comme Naël te regarde avec des grands yeux perduent comme si ce n'était pas normal. Etre de mauvaise humeur est parfaitement logique quand on vit dans ce bled paumé ravagé par la rage et la mort. Merde à la fin. Et le fait que Naël n'y comprenne rien était parfaitement logique aussi. C'gars là, il avait toujours la banane comme si rien n'était entrain de se passer. Comme si il était chez les bisounours et qu'il risquait pas la peau de ses fesses à chaque fois qu'il posait le pied par terre. Il respirait la bonne humeur. Et y a rien de plus énervant que d'assister à ce spectacle alors que toi, t'a juste envie de butter tout le monde.

Bref, j'avais arrêté d'essayer de comprendre Naël et il avait - je pense - pas pigé ma réaction. Ok, restons en là. C'était pas la première fois que je baissais les bras et que je détournai le regard de son foutu visage et de sa foutu incompréhension. Putain, il a jamais eut 18 ans ou quoi ? Je poussais un soupir et contemplai le paysage devant moi. Rien de bien paradisiaque. Juste un pauvre bled tout dégueux à l'abandon. Comme partout. Il n'y avait plus rien de beau dans le coin depuis longtemps. J'avais arrêté d'espérer trouver une zone épargnée. La zone 51 n'avait été qu'une illusion de sécurité qui avait vite chaviré. Aucun endroit sur terre n'avait put éviter cette épidémie. C'était comme ça. Valait mieux se faire une raison. C'était toujours foutrement désespérant c'est tout. Franchement, comment avoir envie de se lever le matin ? On faisait toujours la même chose. Chercher un minimum de confort, un minimum de bouffe, éviter au maximum les grandes villes, piller des maisons où il n'y a déjà plus rien, courrir pour sauver ses miches, éviter les groupes de cinglés, éviter les humains siphonnés du bulbe. Et recommencer. Jour après jour. Alors ouais, je faisais la gueule, et que cela plaise à Naël ou pas c'était pas mon problème. J'avais aucune envie de faire des efforts. J'en revenais pas que ce lourd dingue avait donné un nom à sa poubelle. Je levai les yeux au ciel en enfonçant mon bonnet sur ma tête. « Francky ? Tu t'fou d'moi ? C'est pourrie comme nom ! J'sais pas moi, un peu de respect pour Franck Sinatra. Ca craint ! » Ce truc méritait même pas de nom de toute façon. C'était un tas de ferraille que Naël voulait absolument préservé alors que même un gang en voudrait même pas. Alors peut-être que j'étais la plus jeune, et peut-être que dans son infinie générosité on me laissait la banquette arrière mais il n'empêche que malgré la place qu'elle offrait - son seule avantage - les sièges était dures comme de la roche. Alors place ou pas, c'était clairement pas la Francky la plus confortable du monde. Cela dit, je ne voulais pas contrarier Naël - pour une fois - j'pouvais comprendre qu'il aimait cette chose comme la prunelle de ses yeux. J'étais bien amoureuse de mes rangers moi. C'était aussi débile. Faut dire qu'on s'émerveille pour pas grand chose d'nos jours. Pas tellement d'autres choix de toute façon. Alors ouais, j'aurais laissé passer le Jacky et continuait mon petit bonhomme de chemin sans insister sur son comportement idiot avant qu'il ne me balance que je n'avais pas les bases pour me battre. Même pas les bases. Alors que je pensais que je me débrouillais plutôt pas mal. Je ravalai aussitôt le petit sourire en coin que j'allais laisser apparaître. A la place, je grognai. Ouais, comme les rôdeurs.  « Nan mais t'es pas chier toi  ! Parce que t'étais ceinture noire de karaté avant que les zombies débarquent ? J'te signale que j'allais au lycée avant tout ça. J'ai jamais demandé à me transformer en prof de bodyforce. » Ouais bon peut-être que j'aime pas trop qu'on critique mes talents - ou l'absence de mes talents - surtout Naël. Ce gars sautait partout comme un kangourou doppé au speed à longueur journée. Il pensait peut-être être parfait mais c'était loin d'être le cas. J'aurais tellement voulue que Faith soit là. Contre Naël, je savais que je pouvais toujours compter sur son soutien et son intervention. Je fronçai les sourcils et le regardai recouvrir Francky donc, avec de la boue et des feuilles. « S'tu veux mon avis, elle est vachement plus belle comme ça qu'avant. Elle pique moins aux yeux.» Je lui fis un grand sourire sarcastique. J'te hais.

Naël prit tout son attirail et s'en équipa. Il m'expliqua notre destination et nous nous mîmes en route sans rien dire. Je l'observai du coin de l'oeil. Il avait une tronche de concentré. Je savais qu'il fallait toujours regarder partout autour, histoire d'écarter le danger et de pas se faire surprendre au cas où. Naël me demanda ce que je voulais tester aujourd'hui. Mais je me mis à rire. « Putain Naël, tu ressembles à une tortue ninja avec tout tes flingues. » Ouais c'était assez rare que je fasse de l'humour mais j'avais pas put m'en empêcher pour le coup. Il n'empêche que mon excès d'hilarité s'évapora assez vite quand Naël me montra son nunchaku. Et son sourire à la con refit son apparition. Je regardai ses dents. Putain c'était le seul mec qui arrivait à garder les dents blanches malgré l'absence de dentifrice. Ce Héro. Je ne lui dirais jamais bien sûre. « J'ai pas tellement envie de faire partie de la " Team Jacky Chan " merci mais non merci. Le couteau ce sera très bien Naël.»


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MessageSujet: Re: AS I LAY DYING | ft. Clarke Dim 13 Nov - 1:15

AS I LAY DYING

Son bébé, à Naël, c'est sa voiture. Il n'aura jamais d'enfant - n'en a jamais voulu de toute façon - alors, pour compenser, il a ça. Sa précieuse, précieuse voiture. Très récemment surnommée Francky. Franchement, il ne voit pas ce qu'elle lui trouve de moche, Clarke, à ce petit nom sympathique. Mais il voit bien, à l'expression de son visage, que ça ne lui plaît pas. Et même qu'elle trouve ça ridicule. D'ailleurs ses dires ne tardent pas à confirmer les soupçons de Naël. Qui, au lieu de se braquer, explose de rire comme un crétin. Non mais là ... C'est une blague, hein ? Francky lui fait immédiatement penser à Frank Sinatra, on aura tout entendu ! « Non mais tu déconnes, hein ? Dis-moi que t'as jamais écouté Frank Sinatra ... je pourrais faire une crise cardiaque là, tout de suite. » C'est idiot de sa part de dire ça parce que, s'il en faisait une, il se relèverait vite en tant que rôdeur et Clarke se retrouverait dans la merde. Mais Naël n'est clairement pas le genre de personne à saisir la portée de ses paroles avant de les prononcer ... Alors, au lieu de s'en soucier, il rit de plus bel. « Hilarant, hilarant. Mais sache que, Francky, ça lui va très bien. Alors arrête un peu de la juger, elle va finir par se vexer et nous lâcher. » Oui, il parle de sa voiture comme d'un être vivant et capable de penser. Et alors ? Il est où le problème ? Naël, lui, il ne voit pas. Pas du tout. Bon, plutôt que de s'attarder plus longuement sur le manque flagrant de considération de Clarke, il se concentre sur sa tâche. D'abord, se préparer en s'armant. Ensuite, recouvrir partiellement sa voiture de boue et autres choses en tout genre pour la masquer aux yeux du monde. Son bébé mérite protection plus que quiconque/quoi que ce soit d'autre. « Ceinture noire, peut-être pas. Mais je n'en étais pas loin. » Un clin d'oeil en direction de Clarke et le voilà qui retourne à sa tâche. Difficile de savoir s'il est sérieux ou non. Mais c'est toujours comme ça avec Naël en fait ... La petite blonde doit en avoir l'habitude maintenant. Ou alors, elle devrait vraiment songer à s'y faire.

Quoi qu'il en soit, c'en est terminé. Un peu dépité, Naël observe Francky. Elle n'est franchement pas belle comme ça, il la nettoiera comme il pourra un peu plus tard. Il ne pourrait quand même pas la laisser dans cet état éternellement. Visiblement, songer ainsi c'est aller à l'encontre de la pensée de Clarke, mais il s'en contre-fiche bien. Il a son opinion, et ... Elle a le sien. Mais cela ne l'empêche pas de jeter un regard faussement sévère dans sa direction. Décidément, elle a décidé de tester ses nerfs aujourd'hui. Qu'elle se méfie, il pourrait bien se mettre à grogner lui aussi. Non mais ! Il l'ignore plutôt que de s'aventurer sur un terrain d'autant plus glissant et termine de s'armer. Peu après, Clarke lui lance quelque chose qui, de loin, peut éventuellement ressembler à un compliment. Alors, il sourit de plus bel et tous ses soucis préalablement évoqués s'envolent en un quart de seconde. C'est ça, Naël : l'imprévisibilité même. Le lunatique par excellence. « Oh, je te remercie grandement ! L'idée de ressembler à une tortue ninja n'est pas pour me déplaire. Cela fait de toi Rafaello, du coup ? » Ou pas. Clarke n'a sans doute pas envie d'être assimilée à une tortue ninja. Mais tant pis si elle le prend mal, Naël ne va pas réfléchir dix millions de secondes à chaque fois qu'il veut dire quelque chose, par peur de la froisser. De toute façon, ça ne lui ressemble pas le moins du monde ; lui il parle et il réfléchit après ... Ah non, il parle et il n'y réfléchit jamais. Ou que très rarement, quand l'occasion se présente ou quand il devient difficile de passer outre. Clarke doit s'y être fait depuis le temps. Ou pas. Parce qu'elle n'a pas l'air enchanté de l'entendre lui proposer un truc qui implique un nunchaku ... Pfff, qu'elle rabat-joie, franchement ! Les nunchakus, il n'y a rien de plus classe. Surtout quand il s'agit de perfectionner son style 100% tortue ninja. Cette Clarke, hein, franchement, il faut qu'elle sourit plus souvent. Et si on retournait aux compliments à la place de ça, hein ? Il aime mieux quand elle est coopérative et de bonne humeur. Mais c'est encore loin d'être gagné ...

Clarke aime se mettre en position de briseuse de délire par excellence. C'est comme ça, Naël n'y peut rien. Et, finalement, il s'en accommode plutôt bien. Il le faut. « T'es pas drôle ... » Il affiche une moue boudeuse. Là, franchement, il s'approche plus de l'enfant que du type ayant plus de la trentaine. Mais il s'en fiche de ça aussi. Il se fiche de tout, de toute façon. Il ne faut pas être devin pour s'en rendre compte. Naël est comme ça, point à la ligne. Et il perd très vite cet air faussement attristé pour un sourire aussi large que ceux qu'il affiche d'habitude. Ah lala, y a de quoi perdre ceux qui l'entourent. Il change d'humeur comme de chemise ... Enfin, plus maintenant. C'est plus rare, en effet, de changer de chemise. Et de tout autre type de vêtements aussi. Mais il vaut mieux ne pas trop y songer au risque de devenir fou pour de bon. « Mais bon, c'est toi qui rates quelque chose, ce n'est pas moi ! » Un dernier regard derrière lui est nécessaire pour rassurer Naël. Il voulait juste être sûr que sa voiture n'a pas bougé depuis qu'ils l'ont quittée ... Evidemment, la réponse est non. Il s'en doutait. Mais bon, il est difficile pour lui de s'empêcher de succomber aux tentations qui se présentent à lui. « Le couteau, ce sera alors. » Comme s'il avait le choix ! Faire changer d'avis Clarke, c'est juste impossible. C'est comme s'il tentait de faire ça avec Faith ... La blague. L'énoooorme blague ! « On verra ça quand on sera dans une maison, pas à découvert comme maintenant. » Et oui il lui arrive, à lui aussi, d'être sérieux ! Mais rien qu'un peu, hein, il ne faut pas trop lui en demander. « Ça serait bien qu'on trouve assez d'eau pour se permettre de prendre un semblant de douche ... Tes ... tes cheveux en ont besoin. » Il se moque - gentiment mais ouvertement - d'elle, et il sait que ça ne va pas lui plaire. Mais c'est après tout ce qui l'intéresse : la voir s'agacer et bouillir dans son coin. C'est sa façon à lui de communiquer, que voulez-vous.



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MessageSujet: Re: AS I LAY DYING | ft. Clarke Mer 16 Nov - 11:58

       
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Je levais un sourcil en l'entendant. Non mais il mesurait jamais la porté de ses mots. Et clairement j'avais pas tellement envie qu'il me fasse une crise cardiaque maintenant et dans ce contexte. J'serais obligé de lui foutre une balle dans la tête et même si je ne lui dirais probablement jamais, ça me ferait royalement chier de devoir en venir à ça avec lui. Il m'avait sauvé des griffes de mon père, et il prennait soin de moi depuis. C'était une très mauvaise façon de le remercier que de lui enfoncer une balle dans le cerveau. M'enfin. J'ai de grandes chances de devoir le faire un jour. A moins que je n'y passe en premier. Dans tous les cas je ne laisserai certainement pas Naël se transformer en rôdeur. Il méritait mieux que ça. « Je connais Franck Sinatra. Mon père en était fan, avant que tu le transforme en chaire à saucisse. Détends ton slip Naël, c'était juste une blague. » Franchement il était jamais content. Quand je faisais la gueule, ça n'allait pas. Quand je faisais de l'humour, ça n'allait pas non plus. J'allais finir par plus faire d'efforts du tout. J'étais quand même ravie de l'avoir un peu irrité avec ma petite réfléxion sur Francky. Ouais, elle était vachement plus belle pleine de gadoue et alors ? Il était clairement de mauvaise foi avec son engin. Elle faisait un boucan du diable et il continuait de la traiter comme si elle ronronnait à merveille. Il se voilait complètement la face.   « C'est déjà un miracle qu'elle ait tenu jusque là. » murmurai-je entre mes dents, regardant la voiture d'un air dédaigneux. Ouais c'était un putain de miracle qu'elle roule encore. Et je ne serais même pas étonné qu'elle nous claque dans les dents un jour prochain. C'truc était en miettes et il n'y avait que Naël qui ne s'en rendait pas compte. J'aurais aimé que l'on commence déjà à chercher une francky number two. Histoire de pas se retrouver dans la panade comme ça, au beau milieu de nulle part. On avait quand même amasser pas mal de trucs depuis qu'on avait repris la route. Et il y avait des objets assez sympa que je n'avais pas envie d'abandonner derrière moi. Des trucs assez rare qu'on avait trouvés par hasard et qu'on allait pas pouvoir emmener si Naël coupait pas le cordon avec sa bagnole. Je savais que Faith essayait de lui en parler aussi et qu'elle détestait cette voiture autant que moi. Faut dire qu'elle était pas discrète et qu'on allait se faire avoir à un moment donné. Par un groupe de pillard ou par une horde. Son clin d'oeil ne me fit ni chaud ni froid et j'étais certaine qu'il n'avait certainement pas fait de karaté avant tout ça. Pas Naël. Il le regardait à la télé au maximum. Mais il n'avait jamais posé un pied sur un tatami de toute sa vie, c'était impossible. Fallait le regarder gigoter son nunchaku pour s'en apercevoir tout de suite. Il avait sûrement trouvé ça hyper rigolo de trouver c'truc dans une maison. Et il avait joué à Kung fu Panda parce qu'il était dans son trip d'adolescent prépubère. Point final. A la rigueur il avait peut-être quelque base en combat rapproché. Et peut-être qu'il avait rencontré quelqu'un qui lui avait apprit quelque tour de passe passe avant de me rencontrer. Mais fallait pas non plus me faire croire qu'il était aussi fort que Jacky Chan. Je n'allais certainement pas lui demander de m'éclairer et de toute façon, j'étais jamais vraiment certaine que Naël me disait la vérité. Il était trop dans son délire pour ça. J'avais arrêter d'attendre des réponses sérieuses de sa part.

Bref, j'avais réussi à lui faire perdre son sourire quelque secondes. Il suffisait de regarder sa mine sombre et son regard sévère pour comprendre que j'avais fait une brèche dans sa bonne humeur. Merci Seigneur. Parfois, cela faisait du bien de ne plus voir son sourire colgate max white pendant une micro seconde. Cela le rendrait presque moins agaçant. Même si cela ne durait jamais bien longtemps. Et j'avais même pas finis de penser à ça qu'il se remit à faire briller ses dents comme une boule à facette. Fais chier. C'était du Naël tout craché. Alors que je cherchais juste à l'enerver un peu plus, il prit mon " tortue ninja " pour un compliment. J'avais fait effet boule de neige. C'était moi qui était desespéré maintenant. Je resserais davantage mes doigts sur mon arme, détournant le regard de son visage d'enfant pour analyser les parages. J'avais presque envie qu'un zombie fonde sur nous histoire de le dégommer pour passer mes nerfs. « Nan moi j'suis maître Splinter. Celui qui te donne des ordres et qui te botte les fesses si t'obéis pas. » grognai-je en lui jetant un regard de coin. Et en plus, splinter avait un putain de sabre. J'aurais tellement adoré avoir ça. Cela faisait quelque semaine que j'en cherchais un. Je ne pensais pas trouver ce genre d'arme dans des maisons chicos de banlieue. Enfin, elles étaient plus tellement luxueuses maintenant. N'empêche qu'un sabre valait une fortune et que je pouvais toujours tombé sur la maison d'un fana de film japonais avec une collection de BD et un lame toute belle encadré sur un mur. J'pouvais toujours y croire.

Les beaux jours étaient définitivement derrière nous. J'avais franchement pas chaud ce matin alors que l'on se déplacait aussi silencieusement que possible vers la petite ville. Etre silencieux avec Naël était quasiment impossible de toute façon. Alors MOI j'essayai d'être silencieuse. Naël c'était l'éléphant dans le magasin de procelaine. Un éléphant maigre comme un clou mais un éléphant quand même.   « J'essaie de faire de l'humour à ton niveau. Excuse moi, c'pas toujours facile. » argumentai-je en lui faisant un sourire saracastique. Et Toc. Dans tes carries. En réalité je ratais rien du tout et j'avais clairement pas envie de le voir ondoyer comme un vers avec son nunchaku et certainement pas envie non plus de me ridiculiser en essayant de l'imiter. C'était sur et certain qu'il allait me faire faire des trucs à la con. Des figures menthe religieuse et l'oeil du tigre. Ou des trucs du même genre. Et il était hors de question que je m'amuse à ça avec lui. Certainement pas avec Naël. J'allais en entendre parler pendant 10 ans. « Enseigner tu feras et serieux tu seras. Sinon moi casser la gueule de maître Yoda. J'suis claire ? » Ouais j'avais un humour de merde et alors ? J'avais perdue la main depuis l'temps. Nous nous approchions davantage de la ville et mes sens se mirent en alerte. J'étais toujours beaucoup plus nerveuse lorsqu'il y avait des habitations. Parce que des rôdeurs pouvaient sortir de n'importe où et qu'il était plus facile de croiser des survivants. Et il n'était pas tous tout beau tout rose. La plupart avait peté un fusible et était aussi sadique que les walkers. L'humanité était vraiment dans une merde noire putain. J'étais pas franchement d'humeur à encaisser les réflexions de Naël dans ses conditions. Je tournai tout mon corps vers lui et abattit la crosse de mon arme sur son crâne. « Oh j'suis vraiment désolée que la vue d'mes cheveux sales t'incomode Franck Provost mais j'te permets pas d'me donner des leçons alors que tu pus l'bouc ! » Crétin.




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MessageSujet: Re: AS I LAY DYING | ft. Clarke Dim 20 Nov - 0:16

AS I LAY DYING

Qu'on s'en prenne - que Clarke s'en prenne - à lui, pas de problème. Mais qu'on touche à son bébé, à sa chérie, à sa voiture d'amour, à sa Francky, ça, non. Il ne l'accepte pas. Ne l'a d'ailleurs jamais fait, et ne le fera jamais. C'est un peu tout ce qu'il lui reste de sa vie d'avant, en fait. Parce que même sa précieuse solitude n'est plus, et qu'il a parfois des doutes sur le bien-fondé de ce changement là. Alors, franchement, qu'on laisse tranquille sa voiture qui le suit - ou plutôt le transporte - depuis des années. Clarke réussit pourtant à lui arracher un sourire et ce, quand bien même elle vient de faire une ""blague"" sur sa voiture chérie. Ce n'était pas drôle, pas drôle du tout. Pour que Naël pense ça c'est que, franchement, y a un truc qui cloche. Il est toujours le premier pour rire, faire le con, et se comporter comme un grand enfant. Mais venant de Clarke ... ben bordel, c'est bizarre. Il n'avait même jamais imaginé qu'elle puisse un jour lui dire qu'elle faisait juste une blague. Elle doit bien avouer, elle aussi, que ce n'est pas dans ses habitudes. Y a de quoi être surpris, et plus encore. « Avoue que, venant de toi, une blague c'est surprenant. » Et même plus que ça, c'est juste ... impensable. Enfin, jusqu'à maintenant. Peut-être que, à l'avenir, Naël prêtera une plus grande attention à ce genre de choses venant d'elle. Puisque, maintenant, il sait qu'elle en est capable. Enfin, il lui faudra quelques jours pour s'en remettre, et surtout pour se faire à l'idée. Comme c'est saugrenu. Sur le trajet, Naël ne sait pas bien qui parle le plus : lui ou elle ? Peut-être les deux. Elle se défend comme elle peut, alors qu'il la taquine autant qu'à l'accoutumée.

Il doit bien l'avouer, c'est assez plaisant de la voir rétorquer comme ça. C'est bizarre à dire, mais c'est vraiment le signe qu'elle est de bonne humeur ce matin. Et pourtant, il l'a réveillée comme un sauvage, ça, on ne le cachera pas. Et personne ne pourra dire le contraire, pas même Naël. Alors il se prête au jeu, il se montre aussi moqueur que d'habitude ... En osant peut-être un peu plus encore. Après tout, elle a l'air de bien le prendre ; et ça, c'est un miracle en soit. « Arrête, t'es bien en-dessous de mon niveau. C'est à peine si tu arrives à m'arracher un sourire. » Et, encore une fois, venant de lui c'est assez étonnant. Naël a toujours un sourire crétin collé au visage. D'ailleurs, il est persuadé que Clarke ne croira pas un mot de ce qu'il vient de dire ... et elle aura parfaitement raison. Ce n'est pas qu'il ment, c'est qu'il enjolive la réalité. Et qu'il lui répond ce qui lui vient en tête. Ni plus ni moins. « Très claire, très claire. Et même un peu trop, en fait. J'te signale que je te mets la pâté au kung-fu. Et qu'on va finir par en venir aux mains si tu fais trop la maligne. » Ouh la non, mieux vaudrait pour tous les deux qu'ils évitent. Naël n'est pas un type violent, mais il ne fait pas franchement la différence entre une femme ou un homme, entre un adulte et une adolescente, si on lui saute dessus. Heureusement pour lui, Clarke non plus n'est pas violente ... Enfin, en théorie. Parce que là, elle vient de prouver tout le contraire en lui foutant un coup de crosse sur le crâne.

« AÏE !! » Il en fait un peu trop, il est vrai. Déjà, il fait franchement trop de bruit ; mais Naël part de l'idée qu'il vaut mieux que les rôdeurs viennent tout de suite jusqu'à eux plutôt qu'ils ne les prennent par surprise. Et, ensuite, elle n'a pas frappé si fort. Il a à peine senti la crosse ... c'est en tout cas ce qu'il dirait si elle lui posait la question. Dans les faits, il a un peu mal. Mais rien qu'un peu : Clarke n'a pas besoin de savoir, elle ferait trop la fière si c'était le cas. Et Naël ne le supporterait pas. « J'pue pas le bouc, t'as juste le nez trop près de la bouche. » Là, il y va fort. Et, d'ailleurs, en prévention de la réaction de Clarke, il s'est déjà éloigné d'elle. Quelques mètres plus en avant, histoire de ne pas la mettre au devant de véritables dangers, mais pas trop non plus. Ce serait dommage de la perdre dans l'affaire : Faith ne lui pardonnerait jamais. Elle a beau joué les dures et faire celle qui se fiche de tout, il sait que, quelque part, au fond d'elle - trèèèèès au fond d'elle - il y a un cœur qui bat. Et un cœur qui apprécie un peu trop Clarke. Allez comprendre. Toutes ces histoires de sentiments, Naël n'y comprend rien. Il ne lui semble pas, pour sa part, qu'il en ait déjà eu, ne serait-ce qu'une fois dans sa vie. Clarke, il la protège parce que sinon elle serait seule, c'est tout. Il n'y a pas d'autre raison sous-jacente à cela, n'allez pas chercher plus loin. Il ne le fait pas, lui.

En tout cas, ils viennent d'arriver à proximité de la "ville", et Naël décide, quand même, de baisser d'un ton. Il ne faudrait quand même pas qu'une horde de rôdeurs s'abatte sur eux alors qu'ils viennent tout juste d'arriver. Ce serait franchement dommage. « Surtout, n'oublie pas de regarder où tu mets les pieds : certains rôdeurs traînent n'importe où. » Ça a failli lui arriver, une fois. Un zombie sans jambes rampait sans faire le moindre bruit, et est sorti de nul part d'un coup d'un seul, au détour d'une rue. Il a attrapé sa jambe. Mais Naël a été plus rapide, et heureusement : de son autre pied, il lui a fracassé le crâne sur le bitume. Ce n'était pas très plaisant, comme expérience. Et depuis, il fait toujours attention à ce que cela ne se reproduise pas. Clarke n'est pas bête, mais ce n'est pas non plus quelque chose d'évident, à laquelle tout le monde pense d'instinct. « On fouille cette maison puis on aménage le jardin pour s'entraîner. Ça te va, comme ça ? » Un miracle : Naël n'a pas fait la moindre blague depuis quelques longues minutes. Ce n'est pas dans ses habitudes, il faut qu'il se rattrape comme il peut avec ce qu'il a ; c'est-à-dire pas grand chose. « Et ... ensuite, on verra si on peut trouver de l'eau. » Un regard insistant en direction de ses cheveux et le tour est joué. Clarke comprendra sans auuuucun mal ce dont il veut parler. Elle va le tuer, mais tant pis : ça valait le coup. Largement.



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MessageSujet: Re: AS I LAY DYING | ft. Clarke Jeu 24 Nov - 18:30

       
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Ouais bon d'accord, pour une fois, j'dis bien pour une fois, j'étais d'accord avec lui. C'est vrai. Clarke Patterson qui fait une blague, c'est un putain de miracle. Et je me surprends parfois moi même. Faut pas croire. Mais bon. Fallait bien positiver nan ? Encore une fois, j'avais dut mal à me dire que c'était moi qui était en train de penser ça. Positiver. C'mot faisait pas du tout partie de mon vocabulaire en temps normal. J'étais plutôt du style à déprimer, crier ma misère en agitant les bras dans tous les sens, pleurant toutes les larmes de mon corps et massacrant les gens avec mon regard assassin. Ca c'était moi. Mais j'sais pas. Aujourd'hui j'avais besoin de peut-être, pas être moi. Ou si vous voulez tout savoir, être la moi d'avant. La Clarke qui avait toujours le sourire aux lèvres,  qui était tout le temps de bonne humeur et qui était d'une agréable compagnie. Une Clarke dont on pouvait pas se lasser. Une Clarke dont on réclamait la présence parce qu'elle était toujours de bons conseils et qu'elle donnait envie de rire. Je soupirai, des souvenirs de bons moments me revenant brutalement en mémoire. C'était le bon temps. Ouais j'peux le dire. J'étais tellement plus humaine que maintenant. J'étais parfaitement consciente de la sale bête que j'étais devenue depuis l'invasion. Mon père était mort. Et j'avais changé. Comme tous les survivants. Sauf peut-être Naël qui semblait ne pas prendre en compte que c'était la fin du monde et qui continuait de sourire comme si nous allions avoir une vie meilleure un jour. Peut-être qu'il avait encore l'espoir que quelqu'un viendrait nous chercher. Peut-être qu'il était heureux de se lever le matin parce qu'il avait en tête l'image de l'armée débarquant en grande pompe pour nous sortir de ce guepier. Moi j'y croyais plus depuis longtemps. Tout le monde était mort. Et il restait que nous. Que quelques survivants décimés par-ci par-là, luttant pour leurs survies en ayant parfaitement conscience qu'un jour ou l'autre, on aurait plus la force de tenir la cadence. C'est comme ça que je voyais les choses. Et  c'est la perspective de ce destin morbide qui me donnait cette humeur de chien. « J'étais drôle. Avant. Il m'reste un peu d'jus sûrement.»  J'avais pas non plus envie de lui donner trop d'espoir en lui laissant penser que j'allais être comme ça tous les jours. C'était un jour béni aujourd'hui, c'est tout. Connaissant le monstre, il allait m'emmerder à longueur de temps pour avoir des blagues, que je n'aurais probablement pas envie de faire, on allait encore se disputer, Faith allait s'en arracher les cheveux et moi j'allais sûrement avoir envie d'étrangler Naël. Encore. Rien d'inhabituel là-dedans.


Bien entendu, Naël ne serait Naël sans en rajouter une grosse couche. Il ne lui avait pas fallut très longtemps pour comprendre que j'avais encore du gaz. Il était déjà là au garde à vous, prêt à faire encore plus chier son monde. J'avais l'impression de voir son exécrable sourire s'agrandir de minute en minute comme dans les cartoons. Et moi j'avais juste envie de lui foutre un upercut. « C'est quand même pas de ma faute si t'es incapable de voir le talent quand tu l'as devant toi.» Bien sûre Monsieur Warrens se prenait pour le roi d'la blague alors qu'il était le seul à comprendre les siennes. Partant de ce point de vue là, forcément, personne n'était à son niveau. Et j'avais certainement pas envie de faire partie de la " Team Blague de Merde " comme lui. J'allais l'appeler comme ça maintenant. TBM. Fallait absolument que je mette Faith dans la confidence quand elle nous rejoindrait. J'en riais d'avance. Et je savais que je riais solo et que Naël allait me prendre pour une folle dingue. C'était parfait. Peut-être qu'il allait finir par avoir peur et me lâcher la grappe. C'était mal le connaître m'enfin bon. « Dans tous les cas tu auras la honte. Déjà parce que si tu frappes une gamine de 18 piges alors que t'en a quasiment le double, tu passeras pour un enfoiré. Et à l'inverse si je gagne, t'auras perdu contre une gamine de 18 piges alors que t'en a quasiment le double mais en plus t'auras perdu contre une fille.»  Je trouvais que mon raisonnement était tout à fait logique. Naël allait sûrement me répondre qu'il n'y aurait probablement pas de témoin ou alors seulement des rôdeurs et comme ils sont pas doués en articulation il allait être sauvé. Ou une autre connerie du genre dont j'me passerais bien. N'empêche que si je rentrais en disant à Faith que Naël m'avait frappé, il allait finir eunuque. Et j'étais pas sûre qu'il ait vraiment envie qu'elle donne ses roubignoles à manger aux zombies. 

Naël ne serait pas non plus Naël si il en faisait pas des caisses. Alors bien sûre quand mon arme percuta son petit crâne il hurla comme un attardé. Non mais j'vous jure. Je zieutai dans tous les coins à la recherche d'un possible rôdeur qui l'aurait entendu crier. Non mais rien que pour ça je lui en aurait bien mis un deuxième. C'était bien sûre une certitude qu'il joué la comédie. Je n'avais pas put lui faire aussi mal. Et même si je l'aurais voulut, je ne l'aurais probablement pas fait. Ou pas mais c'est pas la question. Le truc c'est que Naël n'avouerait probablement jamais. « T'es qu'une fillette Warrens. »  C'est tout ce que j'avais à dire a propos de ça. Et quand je disais que je ne lui aurais pas fait plus de mal que ça, j'mentais. Parce qu'étant donné ce que je venais d'entendre, j'avais plus envie de lui foutre un plomb dans les fesses que de m'excuser. Prévoyant, ce petit vaurien s'était déjà éloigné de moi de plusieurs mètres. Mais c'était pas possible que je laisse passer un truc pareil. Franchement c'était au-dessus de mes forces. Je ramassai une pierre par terre et lui lançai dessus. Et je n'arrêtai que lorsqu'elles furent toutes de son côté et que j'en trouvais plus une à proximité de ma position. « Si tu chlingues. Tu sens tellement fort que tes récepteurs olfactifs ont littéralement fondus.  » C'était pas forcément la réplique la plus acerbe du monde, mais n'empêche qu'elle avait d'la classe. En réalité j'avais tellement envie de l'étriper que j'avais pas eut la force de réfléchir à quelque chose de mieux. J'avais juste envie de prendre sa putain de Francky et de lui rouler dessus plusieurs fois. J'avais envie de meurtre et il était temps de partir à la chasse au zombie. J'allais tous les dégommer. Ouais.

En arrivant près de la ville, Naël trouva intelligent de fermer sa grande bouche pour être polie. Ce qui m'arrangeait particulièrement. Déjà parce que sa voix m'agaçait vachement. Et puis j'avais pas tellement envie qu'une horde de zombie s'excitent en sentant l'odeur de ma bouche - tiens Naël - et viennent à la pêche à la viande. J'aquiescai mollement de la tête lorsque mon chers compagnon de route m'avertit de faire attention également à l'endroit où je posais mes pieds. J'essayai d'être attentive à tout. L'environnement. Les odeurs. Les bruits. J'essayai d'être la plus discrète possible tout en mettant de la force dans mes bras pour éviter les tremblements des muscles. « Ouai, ça m'va.  » J'avais pas tellement choix de toute façon. J'avais jamais vraiment fait de terrain avant, c'était un peu la première fois. J'étais pas vraiment nerveuse mais je me sentais plus tendu. Il pouvait bien sûre pas arrêter de me vanner sur l'état de mes cheveux. Je jetai un regard au sien. C'était pas vraiment ça non plus. Et ses fringues franchement c'était plus possible. Et en réalité j'men foutais complètement de l'état de mes cheveux. Ouais ils devaient sûrement être dégueulasse, avec des feuilles, des branches, de la terre, peut-être même du sang, mais c'était que des cheveux. Plutôt que de lui répondr, je lui montré mon majeur. C'était la meilleure réponse possible. Crétin round 2.




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MessageSujet: Re: AS I LAY DYING | ft. Clarke Sam 3 Déc - 18:29

AS I LAY DYING

Pour être tout à fait franc - avec lui-même en tout cas -, Naël a beaucoup de mal à imaginer Clarke drôle. Il a autant de difficultés à se faire à l'idée qu'elle puisse être drôle là, tout de suite, qu'à se dire qu'elle ait un jour pu l'être. Pourtant, avant, elle était bien une fille comme les autres, non ? Elle était très jeune, à l'époque. Elle devait vivre comme le jeunes de son âge, des rêves et des projets plein la tête. Elle a tout perdu. Et si, pour le commun des mortels, c'est très cruel et difficile d'y songer, ça ne pose pas de problème concret à Naël. Parce qu'il ne sait pas ce que ça veut dire, il ne saisit pas la portée de tout ça. Clarke ne le comprend sans doute pas, mais c'est comme ça. Naël est un être infiniment insensible qui l'a toujours été, et pour qui l'épidémie n'a finalement pas changé grand chose. Si ce n'est, bien sûr, qu'il voyage désormais avec deux personnes supplémentaires - plus quand l'occasion se présente -. C'est un réel changement pour lui, et il ne se voit pas faire évoluer quoi que ce soit d'autre. Chaque chose en son temps. Qui sait, peut-être qu'un jour il se sentira capable d'abandonner sa voiture pour en prendre une autre plus sûre. Mais ce jour est encore loin, c'est une certitude ... « On ne peut pas avoir honte sans avoir de spectateurs tu le sais ça, hein ? Personne ne verrait quoi que ce soit sur le coup, et personne ne verrait rien non plus après. » Là, il a parlé trop vite. Parce qu'il y a bien quelqu'un qui trouverait le moyen de s'en rendre compte à un moment ou un autre : Faith. Elle est redoutable. Observatrice. Et elle ne lui laisserait pas la moindre chance de s'expliquer. De toute façon, c'est une affaire qui roule : il plaisante. Jamais il n'irait sans prendre à elle. Il ose espérer que, quand même, Clarke le sait. Manquerait plus que ce soit l'inverse, tiens. « Dois-je te rappeler - encore - qui a quel âge parmi nous deux ? » Non parce que là, on saurait tous immédiatement qui c'est, la fillette. Clarke. Encore et toujours elle. Ce n'est qu'une gamine. Elle a dix-huit ans à peine comme elle vient de le dire, et Naël en a pratiquement le double. Qui a dit que ce n'est pas l'âge qui compte ? C'est stupide. Mentalement, Naël est peut-être un peu moins vieux, il est vrai. Mais ça ne change rien. La fillette, c'est Clarke, point à la ligne. Il a crié pour lui faire plaisir, essayer de lui faire croire qu'elle l'a vraiment effrayée, ou qu'elle lui a vraiment fait mal. Résultat, c'est Clarke qui a eu peur avant de vérifier que personne n'a rien entendu.

Evidemment, que personne n'a rien entendu. Il n'y a personne à l'horizon. Personne dans le secteur. Peut-être des rôdeurs à la limite mais ce sont des crétins. Alors s'ils sont coincés dans une maison, ils n'en sortiront pas de sitôt. Ce qui laisse du temps à Naël et Clarke pour chanter, danser et même crier autant qu'ils le désirent. Enfin ... Il a, là aussi, du mal à imaginer Clarke chanter et danser. Elle qui est à peine capable de parler calmement et gentiment. Elle est trop repliée sur elle-même pour s'autoriser à faire de tels trucs. Et c'est fort dommage, sinon ils s'amuseraient bien tous les trois. Vous imaginez ? Ils vagabonderaient gaiement de village en village, dégommant quelques zombies sur leur route mais rien d'autre. Ah, le rêve ... Le rêve de Naël qui ferait bien de revenir sur Terre. La situation, en effet, est en train d'évoluer. Ils progressent dans leur cheminement et une maison commence déjà à se dessiner à l'horizon. Il donne quelques indications - qu'elle connaissait sans doute déjà à Clarke - avant de poursuivre sa route. Elle ne dit plus grand chose, la petite blonde. Même quand il la taquine - encore - sur ses cheveux sales. Décidément, elle manque vraiment d'humour cette Clarke. Il faudra qu'ils bossent là-dessus. Mais pour cela encore faudrait-il que Clarke en ait l'envie. Et, clairement, ce n'est pas le cas. Elle se complaît dans son attitude d'ado perturbée. Plutôt que d'y songer trop longtemps jusqu'à perdre son sourire éternel - comme si cela pouvait arriver - Naël saute d'un sujet à l'autre. Plus ou moins. « Tu devrais me raconter les blagues que tu connais. Je me fais juge et te déclarerai solennellement si, oui ou non, tu possèdes encore de l'humour. » C'est qu'il est très bien placé pour estimer ce genre de choses, non ? Il est lui-même très drôle. Souvent dans la moquerie, il est vrai, mais très drôle quand même. La preuve, il se fait toujours beaucoup rire. Quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse. D'ailleurs, il ne comprend pas que cela n'atteigne jamais ni Clarke, ni Faith. Elles ont peut-être besoin de recevoir quelques cours ? Il doit se proposer. Il le doit. Pour le bien-être de leur vie en communauté. « J'peux t'enseigner deux-trois rudiments si tu y tiens. » Sa réponse, il la devine déjà. Mais qui ne tente rien n'a rien, n'est-ce pas ? Il se doit d'essayer de faire un pas dans la bonne direction. Sans quoi, Clarke pourrait bien finir par le rendre fou ... Ou par devenir folle elle-même. A moins que ce ne soit déjà fait, dans un sens comme dans l'autre ? A méditer. A méditer très sérieusement.

Mais pour l'instant ils ont fort à faire et Naël se doit de se montrer un tant soit peu plus mature qu'à l'accoutumée. C'est à lui de gérer cette sortie. Clarke n'est pas encore prête pour voler de ses propres ailes, ils ont encore beaucoup de choses à voir et à définir ensemble. Cela viendra. Mais pour l'heure elle doit se reposer sur lui, qu'il - et elle - le veuille ou non. Une fois arrivé à hauteur de la porte d'entrée d'une première maison - puisqu'il est légèrement en avant par rapport à Clarke -, Naël la pousse. Comme il n'a pas l'habitude de se montrer précautionneux avant il s'avance plutôt dans l'entrée et regarde autour de lui, attentif tout de même. Il est avec Clarke, et si ce n'est pas normal pour lui de se montrer méfiant et aussi sérieux, il se doit de le faire. Faith le tuerait s'il arrivait quoi que ce soit à la petite blonde. Et il se doute que lui aussi s'en voudrait à mort ... Dieu seul sait comment c'est possible que, lui, Naël Warrens, ressente pareille chose. « Tu restes derrière moi. Et surtout ne fais pas trop de bruit, ça te changera. » Il tourne la tête à un degré impressionnant pour pouvoir la regarder, un sourire plus éclatant encore que d'habitude collé sur la face. Ahah, elle va le détester. TELLEMENT, le détester. Mais c'est bien ce qu'il adore non ? Il est passionné par les humeurs de Clarke, il aime la faire chanter et marcher. Il aime la rendre folle, dingue et lui donner des envies de meurtre. Comme avec Faith. Quoi que c'est un peu différent quand même. Bon, il est temps de s'aligner sur leur objectif de nouveau, et de chercher de quoi les nourrir pour les jours à venir. Pour ça, encore faut-il faire un premier tour de la maison. « Ferme la porte sans la claquer avant de me rejoindre s'il te plaît. » Première pièce, la cuisine. Il n'est pas très long avant de remarquer qu'il n'y a ni rien, ni personne. Et Naël et Clarke ont tôt fait de faire le tour du rez-de-chaussée. A présent, le premier - et unique - étage. Encore une fois, c'est Naël qui, le premier, s'engage dans les escaliers. A moins, bien sûr, que Clarke n'ait envie de se lancer dans cette folle aventure. Mais Naël serait carrément tendu si tel était son souhait.



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MessageSujet: Re: AS I LAY DYING | ft. Clarke Mer 14 Déc - 11:59

       
Dust devil swept you away

        AS I LAY DYING Feat Naël.  



Naël semblait songeur. Comme si le fait qu'un jour j'ai pu être drôle était complètement impossible. Mais c'était vrai. Avant, j'avais beaucoup d'humour. J'étais toujours la première pour les conneries. J'avais la joie de vivre. Dure à imaginer, je sais, mais c'était le cas. On ne pouvait pas malgré tout m'en vouloir d'avoir changer du tout au tout depuis le commencement de l'épidémie. Les morts vivants, passons. Mais c'était bel et bien la mort de mon père qui m'avait fait ouvrir les yeux sur la vie que j'allais mener pendant encore un sacré bout de temps. J'avais compris que j'allais en chier jusqu'à ma mort. Qui allait surement être beaucoup plus rapide que je ne l'aurais voulut. L'espérance de vie depuis l'invasion avait fait une chute libre. En bref, c'était la merde, je le savais, et j'avais plus du tout envie de rire. Naël, lui, ne semblait pas avoir pris en compte que nous allions tous finir par nous faire bouffer à un moment donné. Ou tuer par des psycopathes. Des cannibales. Ou que sais-je encore. Par un truc en tout cas, et un truc pas normal du tout. Ou alors pire, il s'en foutait complètement. Les mauvaises nouvelles glissaient sur Naël comme la pluie sur les ailes d'un canard. Limpide. Fluide. Sans accroches. Il ne prenait rien au sérieux. Et c'était ça son problème. Parce que la fatalité ne l'avait pas encore frappé. Alors que moi, je me réveillais avec tout les matins. Et c'était pour ça qu'on le trouvait si agaçant avec Faith. Parce que rien ne semblait avoir d'importance dans la vie de Naël. Ni le fait qu'on crevait de faim. Ni le fait qu'on soit obligé de parfois faire des nuits blanches. Ni le fait de fuire. Ni le fait qu'on soit seul au monde. Ni le fait que les rôdeurs ne semblaient jamais s'épuiser. En bref, Naël allait bien. Quoi qu'il arrive. Et c'était encore pire que tout le reste. Parce que Faith et moi, ça n'allait pas et qu'on était obligé de contempler jour et nuit la banane que cet imbécile avait sur le visage. Et lui ne semblait pas comprendre pourquoi nous, on faisait toujours la gueule. Le réel problème de Naël n'était pas sa bonne humeur continuelle, ses blagues de merde ou son irritant rire de yenne, c'était que rien ne semblait le déranger. Comme si ce que nous étions entrain de subir n'importait pas. Comme si c'était normal. Et c'était ça, qui me donnait envie de le tuer un peu plus chaque jour. « T'y crois même pas toi même » J'haussai un sourcil en tournant la tête vers lui.  « Peut-être qu'il y aurait pas grand monde pour le voir, t'a raison. Mais UNE personne le verrait tout de suite. Et c'est CETTE personne qui importe le plus. » Il savait très bien de qui je voulais parler. Faith. Cette incroyable Faith. Je m'étais toujours demandé si Naël ressentait quelque chose pour elle. Enfin j'veux dire, si il ressentait des sentiments amoureux. Ou une attirance. Enfin quelque chose d'autre que de l'amicalement correct. Il devait quand même se rendre compte qu'elle était possiblement la seule femme avec qui il allait passer le reste de son existence. A moins qu'elle n'arrive plus à le supporter et qu'elle se casse. Ou que l'un des deux meurent. Ou qu'une autre femme apparaisse soudainement dans le groupe. Mais peu importe. Les chances étaient minces. Et Faith ? Derrière son masque de froideur et son évident ressentiment à l'égard de Naël cachait-elle des sentiments amoureux pour ce crétin ? J'allais certainement pas leur demander. Je connaissais déjà la réponse de toute façon. Non. Pour les deux. Faith serait horrifiée à l'idée que je me pose cette question. Et Naël m'éclaterait de rire au visage en me traitant de folle. Ce que j'étais peut-être. Mais n'empêche que j'observais avec attention. Et que je ne louperai pas de le leur faire remarquer si je voyais un truc louche. Clarke veille les cocos. « Pose ne serait-ce qu'un de tes petits doigts de Hobbit sur moi et Faith le saura immédiatement. » Ouais c'est ce qu'on appelle une menace. « Si t'a envie de finir eunuque c'est ton problème Lord Varys, pas le mien.» Ouais j'étais à fond dans les comparaisons cinématographiques aujourd'hui. Game of thrones me manque putain.

J'étais toujours sur le qui-vive après le cri de Naël. Il était marrant lui. Il me demande d'être discrète mais lui se promet de gueuler comme un putois. Je rageais intérieurement, grommelant contre lui, contre cette situation de merde, contre les zombies, contre toute les injustices qui semblent ensevelir ma vie. En voyant que nous commencions à pénétrer dans la ville, je sentis mes membres se raidirent. Naël n'avait pas l'air super concentré et moi j'étais beaucoup trop novice pour assurer notre protection. Je lui lancai un regard assassin. Putain si Faith avait été là, elle aurait même pas hésité avant de le dégommer sur place. Mais pour le coup, il était mon seul rempart contre les rôdeurs et je n'avais pas le choix que de le supporter encore une bonne partie de la journée. J'allais engueuler Faith ce soir. C'était sûre. Mon doigt ne semble pas l'avoir ému plus que ça. Pour preuve son sourire ultra bright encore présent sur son visage. Putain. Sa bonne humeur me tappe sur le système. Il ne pouvait vraiment pas être sérieux 5 petites minutes ? 5 misérables petites minutes c'était pas trop demandé quand même si ? « La blague, c'est que je me retrouve coincé avec toi toute la journée. Elle bien bonne celle là nan ? » Il était sérieux lui. Il avait vraiment des idées de merde parfois. Rectification : souvent. J'avais absolument pas envie de jouer à ce petit jeu avec lui. Et j'avais certainement pas envie de participer à son délire. Je levai les yeux au ciel. Encore. J'allais finir par bloquer mes yeux dans mes orbites. Imaginez la gueule que j'allais avoir si ça arrivait. « Toi ? M'apprendre quelque chose ? Si j'y tiens ? J'me me suis trompée, t'a beaucoup d'humour en faite. » C'était d'ailleurs le truc le plus drôle qu'il avait jamais sortis.

J'essaie de ne pas me laisser distraire par Naël. J'ai bien dis j'essaie. Et j'avoue être ravie de voir qu'il semble plus concentré lorsque nous arrivons devant la maison. J'l'avoue j'suis stressée. Je sais que je n'ai pas le droit à l'erreur. Je ne peux pas prendre la chose à la légère. Il en va de ma vie et de celle de Naël. Qui sait ? J'allais peut-être lui sauver la mise aujourd'hui. Et en guise de remerciement il allait peut-être enfin me foutre la paix... Ouais, je rêve. Je secouai la tête, comme pour me remettre les idées en place. Concentration Clarke. Regarde bien. Analyse. Naël poussa la porte qui grinça légèrement. Si un zombie était là dedans, il allait rappliquer d'une minute à l'autre. Je jetai un coup d'oeil à l'intérieur, rien pour l'instant. Je jetai un regard derrière moi. Rien non plus. Comme je le disais, je ne voulais pas me faire surprendre. Et certain zombies sont silencieux. Enfin, a peu près. « C'est celui qui a la plus grande gamelle de la planète qui me dit ça, c'est la meilleure. »  Genre moi je faisais du bruits. Alors peut-être que j'avais pas les meilleurs réflèxes du monde, peut-être que je prennais encore un peu de temps pour viser correctement, mais on pouvait pas m'enlever le faite que j'étais relativement discrète comme fille. Et le faite qu'il se tord presque le cou juste pour me narguer avec son sourire béat me fit rougir de colère. Je posais ma main sur sa tête et tournai son visage avec force vers la maison, appuyant une dernière fois pour bien lui signifier de regarder à l'intérieur et de ce concentrer sur ce qu'il y avait en face. A la Rogue dans Harry Potter quand Ron et Harry stressent à l'idée de n'avoir personne pour aller au bal alors qu'ils sont en perm. J'espérais secrètement lui avoir fait un peu mal. Même juste un tout petit peu serait une bonne nouvelle. On rentra dans la maison, l'arme bien en main, je scannais la pièce. Ignorant les volutes de poussières. Je fermai la porte avec douceur derrière moi comme le demanda Naël. Pour une fois qu'il disait quelque chose de censé, j'allais quand même pas désobéir. Et puis maintenant que nous étions enfermé avec probablement quelque zonards, j'avais plus du tout envie de jouer à l'ado perturbée ou en pleine crise. Je voulais juste apprendre à m'en sortir pendant des raids. Peut-être même que Naël allait arrêté de jouer au crétin. La meilleure nouvelle de la journée. Nous fimes le tour du rez-de-chaussée. Rien. Pas de zombies. Et rien de bien intéressant non plus. Naël emprunta l'escalier pour accèder à l'étage. Je pris une grande inspiration, gardant les yeux bien ouverts. Il était hors de question que je passe en premier. Il voulait jouer au prof, à lui l'honneur. J'essayais de faire attention à tout. Tout mes sens étaient à l'affut. Je prenais en compte ce qui se passait derrière moi. Au cas où. « J't'en prie, si y a un truc là-haut, ne fait rien de stupide » Je chuchote par prévention. Mais j'veux surtout que Naël arrête de jouer au gamin 5 petites minutes et qu'il prenne en compte que je tiens à mes miches et que j'ai pas envie de mourire parce qu'il aurait eu envie de faire une blague à la con. Svouplaît.




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MessageSujet: Re: AS I LAY DYING | ft. Clarke Mar 27 Déc - 12:50

AS I LAY DYING

Clarke a le don de toujours lui balancer à la gueule ce qu'il ne veut pas entendre. Bien sûr qu'il y aurait une personne en particulier qui le remarquait s'il s'en prenait à elle. Non pas que ce soit dans ses plans, hein. Mais si elle se blessait toute seule, Faith serait capable de lui faire croire que c'est de sa faute, à lui. A croire qu'elle aime l'accuser de tous les maux de la Terre. Enfin, ce n'est pas nouveau et Naël est loin d'être du genre à ruminer et à pester contre le monde entier. En fait, il ne le fait même pas contre ses compagnes de voyage, pourtant très chiantes. Et rabats-joies surtout. Elles sont toujours en train de tirer la tronche et de le rappeler à l'ordre. Pff. Comme s'il en avait besoin. Il ne réplique rien, à la remarque de Clarke. Il se contente de la fusiller du regard, ce qui est en inadéquation totale avec le sourire idiot qui apparaît toujours sur ses lèvres, aussi brillant et éclatant qu'à l'accoutumée. Il a finit par comprendre, à la longue, que c'était un trait de sa personnalité que les deux filles détestent par dessus tout. Le voir sourire en permanence, ça les rend dingues. Ça les fout dans une rage impossible. Forcément, il en joue, et il accentue encore plus ce côté-là. Les énerver, ces deux-là, c'est sa passion. Son passe-temps, si l'on peut dire ça ainsi. Et elles sont toutes les deux aussi faciles l'une que l'autre à agacer. Il essaye de noter des différences entre les deux, sans grand succès pour l'instant. Sur le chemin qui les mène à la première maison qu'ils vont visiter, Naël continue de déblatérer ses conneries. Il continue, aussi, de lui lancer des regards et des sourires qui, il le sait, pourraient presque suffire à la mettre en rogne pour de bon. Comme ils sont presque arrivés à destination, il n'insiste pas sur certains points soulevés par Clarke, et se contente de lui faire des « bleuh bleuh bleuh » très enfantins. Il lui tire même la langue à une ou deux reprises, pour lui faire comprendre qu'il se fiche bien de ce qu'elle lui dit. Enfin ça, elle le sait probablement déjà. Il ne finira pas eunuque sur un prétexte aussi fallacieux. Faith est une sacrée tigresse quand elle veut, mais un coup de nunchaku bien senti, et tout roule. Là, par contre, il est obligé de réagir. Elle ne lui a pas fait sa blague. Il est très triste. Abattu même. « TRICHEUSE ! T'as pas le droit d'esquiver comme ça. Je voulais une vraie blague, pas le premier truc qui t'es passé par la tête. Et, soit dit en passant, ce n'est pas drôle du tout. Tu es une sacrée veinarde de passer cette journée à mes côtés. » Il sait, pourtant, à quel point elle ne le pense pas.

Quoi que ... Des fois, elle a l'air d'apprécier un tant soit peu sa compagnie. Des fois. Rarement. Une fois sur ... trente ? Quelque chose dans ce goût-là ? C'est une rabat-joie voilà, c'est tout. Et une rabat-joie sacrément chiante par-dessus le marché. Elle fait tomber à plat tous les sujets de discussion, et elle a toujours quelque chose à répliquer. SALE ADOLESCENTE RELOU VA ! « Et bien sûr que j'ai beaucoup d'humour. Tu finiras par t'en rendre compte, l'accepter et me demander des leçons. Pas forcément dans cet ordre, d'ailleurs. » Bon. Ils sont arrivés à destination. Il est temps d'être un peu sérieux. Mais alors vraiment rien qu'un peu, hein. Naël lui demande de se taire, et il attend quelques secondes. C'est sans surprise qu'il l'entend rétorquer quelque chose à son intention. Au lieu de s'en offusquer, il sourit de plus bel. Il a toujours l'impression de gagner quand elle se comporte comme ça. Parce que, au moins, elle n'est pas silencieuse. Elle parle, elle est vivace. Elle s'agace, elle est pleine de toutes les émotions caractéristiques des êtres humains. Elle n'est pas l'espèce de loque qu'il a récupérée dans une maison, il y a des mois de cela. Bref, il ne va pas jouer les sentimentales. Ils parcourent tous les deux le rez-de-chaussée, sans trouver un seul rôdeur. Naël est un peu plus sérieux, tout à coup. Mais il suffit que Clarke profite de leur marche en direction de l'étage pour lui lancer une petite réplique pour changer cet état de faire. Une réplique qui fait sourire Naël et, surtout, qui le fait se stopper net. Un sourire plus idiot que jamais aux lèvres - et oui, c'est possible -, il se tourne dans sa direction, au ralenti dans un genre très théâtral. « Es-tu en train de me dire que tu t'inquiètes pour moi ? » Il prononce chaque mot à distance égale et assez conséquente, en insistant bien sur chaque syllabe. Le tout, en se penchant un peu dans sa direction, les yeux exorbités. Non, vraiment, ils n'ont pas le temps de s'amuser. C'est dommage, mais c'est comme ça. C'est donc sans avoir attendu de réponse de sa part qu'il se redresse et franchit les dernières marches. « Tu peux rester là si tu veux, je ne devrais pas être long. » Non parce que si elle lui traîne dans les pattes, ça risque de ne pas être pratique. Et lui demander de ne rien faire de stupide ... franchement, c'est croire au Père Noël. Naël est un grand enfant. Et, par-dessus tout, il est stupide. Il n'y a rien qu'elle puisse dire pour le dissuader de jouer son petit numéro. Sans regarder derrière lui pour vérifier si Clarke l'a suivi ou non, Naël arrive face à un couloir.

Un long couloir. De chaque côté, trois portes. Il est peut-être stupide, mais il n'en reste pas moins méthodique et désireux de survivre. Il braque donc une lampe torche en direction du couloir, s'assurant que rien ne l'attend au plafond, sur le sol, et aussi qu'aucune porte n'est ouverte. C'est là qu'il constate qu'il y en a une autre, tout au fond, pile en face de lui. Bien, ce sera la dernière qu'il franchira. Et aucune n'est ouverte alors ça l'arrange bien. Premières vérifications d'usage faites, Naël peut désormais passer à l'attaque. Il se place face à la première porte, une lampe torche dans une main, et son fidèle nunchaku dans l'autre. « YAAAAH ! » Un cri de guerre pour la route et Naël lève son pied qui vient se fracasser contre la poignée. La porte s'ouvre à la volée, va s'écraser contre le mur à l'intérieur de la pièce. Pas besoin de sa lampe torche : la lumière est allumée. Il entre dedans, vérifie qu'aucun rôdeur n'est là. Pour ça, il checke sous le lit, regarde dans le placard et jette même un œil dans l'armoire. Rien à signaler. « CLAAARKE ! T'as qu'à vérifier cette pièce si tu trouves des trucs intéressants pendant que je vérifie les autres portes. » Bien sûr, il repassera derrière elle. Ce n'est pas qu'il ne lui fait pas confiance mais ... ils n'ont pas la même notion d'utile. Ce qui est utile pour Naël ne l'est pas forcément pour Clarke -et Faith-, et inversement. Il aime bien les bonbons, et il lui arrive encore d'en trouver. Mais cela se fait bien sûr de plus en plus rare. Clarke et Faith, allez comprendre pourquoi, ne récupère pas ça en général. Bref, il retourne dans le couloir et répète le même processus. C'est à la troisième porte qu'il fouille qu'un rôdeur essaye de l'attraper par surprise. Il crie, le repousse et lui fout un coup de nunchaku dans la tête. Un autre, encore un autre, jusqu'à ce qu'il ne bouge plus du tout. Il retourne auprès de Clarke, se met en position de combat - le tout avec sa vision des choses bien sûr, ça n'a rien d'évident pour quelqu'un d'autre que lui que c'est une position de karaté ou un truc du genre -. « TU VOIS ! Il faut me faire confiance ma petite Clarke. Il était tout seul et BIM. Il n'a pas survécu à mon nunchaku. » Il se remet sur pieds et retourne terminer son oeuvre. Oui, c'est une oeuvre. C'est de l'art. Un art qu'il est le seul à comprendre visiblement. Dommage. Tant pis pour Clarke, tant pis pour Faith, tant pis pour le reste du monde. Enfin, tant pis pour ceux qui ont survécu quoi ... Les rôdeurs ne sont pas en état de comprendre quoi que ce soit, eux.



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MessageSujet: Re: AS I LAY DYING | ft. Clarke Mar 2 Mai - 18:16

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AS I LAY DYING | ft. Clarke

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