Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel
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Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel

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Men live their lives trapped in an eternal present, between the mists of memory and the sea of shadow that is all we know of the days to come.

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Non. Il est resté loin de cette histoire de vaccination donc n'a pas assez d'informations pour prendre une décision.

× Âge du perso : :
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× Avant, j'étais : :
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MessageSujet: Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel Jeu 15 Déc - 5:38

Death is so terribly finalEncore une journée où je me lève sans réellement me demander ce qui m’arrivera. On fini par se créer une sorte de routine malgré l’incertitude dans laquelle on vit. Se lever le matin, se rendre compte qu’on manque gravement de vivre, décider d’aller explorer un peu à l’extérieur de Yosemite pour quelques jours et se retrouver sous un rôdeur en train d’étouffer. Ce fichu rôdeur était lourd, il pesait une tonne et il sentait le poisson pourri. J’avais comme l’impression qu’il avait passé quelques années dans une étendue d’eau et qu’il venait tout juste d’en sortir. J’avais fais l’erreur de l’ignorer la première fois que j’étais passé près de lui et voila que ça me rattrapais. J’avais voulu me sauver un effort mais j’étais coincé avec le monstre en ce moment même. Je m’étais approché d’un campement abandonné. Il y avait bien des restes de nourriture mais ils n’étaient plus bons depuis un petit moment déjà. Ça ne me servirait à rien de collecter tout ça. Puis il y avait le bruit d’un petit ruisseau pas trop loin. J’avais relevé la tête en cherchant le dit ruisseau du regard et j’avais baissé ma garde. Oubliant quelques secondes le rôdeur qui m’avait suivit. Ce n’était nullement digne de moi. Je prenais toujours de grandes précautions quand je sortais seul. Et me voila maintenant coincé sous un rôdeur que j’ai essayé de contrôler juste avant ma chute. J’ai sortit mon couteau en le sentant arriver derrière moi. Il a eu le temps de m’agripper par la manche de mon t-shirt, j’ai essayé de l’atteindre à la tête pour ne transpercer que son bras joufflu. Le liquide nauséabond se renversa sur moi ainsi que sur le sol, ce qui me fit trébucher moi ainsi que le zombie.

C’était inacceptable. Ce genre de chose ne pouvait pas m’arriver. Je n’avais pas été assez prudent. J’entendais la voix de mon général me hurler dans les oreilles que c’était pathétique, que si je mourrais, ce ne serait que la sélection naturelle. Il pouvait bien aller se faire foutre s’il voulait mon opinion. J’étais presque certain que le général était mort bien avant tout le monde. Pour l’instant, mon problème s’était ce géant qui me plaquait au sol. L’odeur me donnait envie de vomir et c’était difficile de maintenir le corps de cette chose loin de moi alors qu’il était mou et décomposé. Je l’entendais gargouiller et grogner, essayant de m’atteindre à l’aide de ses mâchoires pendantes. Je tentais de retenir ma respiration puis atteignit le crâne de la créature de ma main droite, retenant le zombie de l’autre. J’enfonçais ma lame dans la tête du monstre et il s’écroula sur moi. « Urgh… » Je sentirais le mort pendant au moins une semaine, j’en étais convaincu. Je commençais par me débarrasser du cadavre, le repoussant le plus doucement possible, refusant qu’il n’explose sur moi. Ce corps était une bombe à retardement, tôt ou tard il se viderait de partout. Je réussis à le faire rouler au sol, me libérant du même coup. Puis je pris au moins une minute complète pour reprendre mon souffle. Ce rôdeur faisait au moins 3 fois mon poids. Au moins maintenant il n’était plus un risque pour personne. J’avais rarement eu affaire à des rôdeurs aussi gros mais ils étaient de réel danger. J’aurais pu y rester s’il m’avait mordu. Ou même si je n’avais pas eu la force de le repousser. Je me relevais, faisant mine de m’essuyer le visage mais mon bras était aussi crasseux que mon visage. Je regardais avec dégout le monstre au sol et me remis à la recherche du ruisseau que j’entendais toujours couler.

Et il n’était qu’à une dizaine de mètres de ma position. J’avais au moins la chance de pouvoir me décrasser après cette rencontre peu fortuite. Ce n’était qu’un petit ruisseau, à peine un mètre de large, mais ce serait suffisant. Assez pour que je remplisse mes gourdes et que j’essaie de faire disparaitre ce liquide biologique qui me recouvrait entièrement. C’aurait pu être drôle si j’avais eu accès à une machine à laver et une douche, mais je n’avais pas une garde robe complète pour me changer. Je n’avais que deux ou trois t-shirt, une veste et deux pantalons. Et deux de ces articles seraient hors d’usage si je n’arrivais pas à me nettoyer un peu. Je délaissais mon sac à dos ainsi que mes armes juste à côté de moi et m’agenouillais près du ruisseau. J’y trempais alors les bras et frissonnais en sentant l’eau froide. Je n’allais pas faire mon difficile, je n’avais pas d’autre option. Je nettoyais mes bras du mieux que je le pu, puis m’attaquais à mon visage. Et je m’arrêtais subitement de bouger. Encore un rôdeur ? Je posais instinctivement la main sur mon pistolet accroché à ma ceinture et tournais la tête vers l’arrière. Il y avait bien quelqu’un ou quelque chose mais je ne voyais pas très bien avec toutes ces branches qui m’embrouillaient la vue. Je n’osais pas m’annoncer, croyant peut être qu’on passerait sans me remarquer. Le meilleur moyen de survivre dans cette jungle, c’était de ne pas faire de vague ou de ne pas se faire voir si c’était possible. Je l’avais apprit à la dure. Si c’était un rôdeur, j’avais de bonne chance que celui-ci passe son chemin vu mon odeur semblable à la sienne en ce moment, mais si c’était un autre survivant… je n’aurais peut être pas cette chance.
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MessageSujet: Re: Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel Jeu 15 Déc - 11:56

Death is so terribly final J'adore l'aurore. Ce moment où le soleil perce à l'horizon, où tout semble suspendu dans les airs. Tout est silencieux. Comme si tout le monde attendait sa venue. J'étais perchée sur le toit d'une maison, contemplant le levée du jour avec un demi sourire. C'était depuis toujours le meilleur moment de la journée et il était rare que je loupe ce spectacle. C'était apaisant dans un sens. C'était peut-être le seul truc sur terre qui n'avait pas changé. Il pouvait bien y avoir une guerre nucléaire, l'apparition de loup-garous ou des milliers de zonards, le soleil se levera toujours au même endroit, tous les jours. C'est rassurant. De se dire qu'il y a au moins quelque trucs qui resteront toujours pareil. Une constante. Comme une ligne guide. J'étais pas du genre à m'appitoyer sur mon sort, soyons claire. C'est juste que mon quotidien est parfois lourd à porter, même si j'adore dégommer des rôdeurs, et même si je nage dans les armes depuis longtemps. Au jour d'aujourd'hui, la lutte se passe tous les jours, il n'y a pas de pose, pas de perm, rien. C'est tous les jours une question de survie et parfois, j'dis bien parfois, c'est épuisant. L'aurore, c'est toujours le meilleur moment pour réfléchir. Pour se poser les bonnes questions. Pour organiser la journée qui va arriver. Pour restructurer un peu le chaos qui m'entoure. J'ai besoin de ça comme j'ai besoin d'oxygène pour respirer. C'est mon moment mantra. Et c'est le seul moment où j'ai un minimum de sagesse et où j'arrête de faire la mariolle cinq petites minutes. Beaucoup de personne tuerait pour voir ça. Hazel zen. C'est franchement complètement impossible en temps normal. Je viens de me lever et j'ai besoin d'un peu de temps pour me réveiller pleinement. Ma main sert mon fusil de précision. J'observe parfois les alentours. Même sur le toit. Je ne dis pas qu'un zonard spiderman pourrait m'atteindre. J'dis juste qu'y a des cinglés sur terre et qu'ils sont encore plus impitoyables qu'avant. Certains survivants, faible psychologiquement non pas supporter l'apocalypse.. Ou alors ils avaient un pet au casque bien avant le commencement de toute cette merde. Il n'empêche qu'il faut se méfier des morts.. et aussi des vivants. Comme si les bouffeurs de chaires fraîches n'étaient pas suffisant. Non mais j'vous jure. Le monde part salement en couille, c'est moi qui vous le dis. Et rien n'y personne, pas même l'aurore, ne pourra me faire oublier ça.

A l'intérieur de la maison dans laquelle j'avais posé bagage pour la nuit je fouillais veinement ce qui restait dans la cuisine. J'avais maigre espoir de trouver quelque chose. Il était clair que quelqu'un était déjà venu faire ses courses bien avant moi. Mais j'ai faim. Et l'espoir fait vivre comme on dit. Alors je cherche. J'ouvre les placards, les meubles, je regarde sous le canapé, dans le frigo. En ouvrant une porte, je tombe sur une buanderie. J'embrasse du regard la pièce sombre, gardant mon arme braqué devant moi et mon doigt sur la gachette, prête à tirer au moindre mouvement suspect. Mais il n'y a rien. Je le sens. Je sais toujours quand il y a quelque chose qui cloche. Comme une sorte de sixième sens, qui me dit que j'devrais pas ouvrir cette porte là, ou qu'y a un truc louche pas très loin dans la rue. J'sais pas d'où ce truc vient mais il s'avère bien utile maintenant que j'me balade seule. Un cordon pend au plafond et je tire dessus. L'ampoule s'allume. Je cligne des yeux. Une fois. Deux fois. Le temps de m'habituer à la lumière soudaine. Rien non plus de ce côté là. Pas de conserves. Rien. Et j'ai toujours la dalle. Avec un soupir j'claque la porte. Fait chier. J'avais absolument pas envie de galérer à trouver des vivres aujourd'hui. Et c'est quand je me mets en marche que je tappe dans une sorte de boîte qui ricoche en dessous de la table de la cuisine. Je me penche, la ramasse et la secoue. C'est quoi c'truc encore. J'ouvre. Salade de fruits. Nom de dieu. Je lève les yeux au ciel et remercie dans le vide avant d'attaquer. Avec les doigts. Plus de bonnes manières. On est en guerre les gars. C'est bon, curieusement c'est frais et cela détend mon estomac détraqué. Je me sens plus en forme tout de suite après avoir avalé mon dernier bout de fruits. La boîte s'échoue par terre. La planète est déjà complètement polluer par la mort, alors bon, j'me sens pas coupable de plus faire le tri sélectif. J'essuyai mes doigts sur mon pantalon. J'observais mon reflet dans le miroir posté juste en face de moi. J'suis sale. Et mes cheveux vont dans tous les sens. J'essaie de les coiffer avec mes doigts, tachant de faire une queue de cheval acceptable. J'avais sérieusement besoin d'un brin de toilette. Et de laver mes fringues.

Dehors, il fait froid. Je navigue entre les vieilles carcasses rouillées des bangoles abandonnées par les riverains. L'arme bien en main, mes yeux analysent. Chaque directions, chaque maisons, chaque bagnoles. J'entends parfois des grognements, j'observe des zombies coupés en deux ramper sur les pelouses. Inutile de gaspiller mes munitions pour des demi-zonards. Ils n'allaient pas soudainement se mettre à courire pour me bouffer. Je passais mon chemin. Il y avait un ruisseau pas très loin de la ville.  Un zombie surgit à l'autre bout de la rue. J'arme. L'oeil dans le viseur. Je tire. Mouche. Le rôdeur s'écrase au sol, une balle entre les deux yeux. Je baisse mon arme et contemple mon oeuvre de loin. Lui, il a rien vu venir. Avec un sourire satisfait je pose la crosse sur mon épaule et rentre dans la forêt. Ici je fais plus attention. Les arbres offrent une espèce de noirceur qui dissimule parfois des horreurs. Je suis sur mes gardes tout en me dirigeant d'un pas rapide vers le ruisseau. Mais a quelque mètre, mon corps se fige. J'entends du bruit. Et ce n'est certainement pas un rôdeur. Je le sais. Je le sens. Sixième sens. J'arme de nouveau, essayant de voir dans le viseur le visage de l'inconnu. Je marche de coin, essayant de rester attentive à tout ce qui se passe autour. C'est bizarre cette sensation au creux de mon ventre. J'ai l'impression de reconnaître la silhouette et l'épaisse chevelure brûne que je distingue vaguement. Je suis encore trop loin pour discerner les traits de ce type. Ce que je vois par contre, c'est le rôdeur derrière lui qui s'apprête à traverser le ruisseau. Il n'aura même pas le temps de mettre un orteil dans l'eau qu'une nouvelle balle s'échappa de mon canon et s'écrasa dans sa face décomposée. Une giclée de sang s'échappa de sa tête et il tomba raide mort. Mort mort pour le coup. Je savais que ma balle avait frôlé le visage de l'inconnu. Croyez moi, c'était pas du hasard. C'était une menace. Une vraie de vraie. J'étais toujours loin, mais suffisament près pour qu'il m'entende crier. « Si tu bouges, t'es mort. J'vais sortir et tu vas gentiment lever les mains au dessus de ta tête, que je puisse les voirs. » Je m'étais stoppé, pas certaine que ce que je faisais était une bonne idée. Mais je ne pouvais pas laisser ce gars-là si il avait besoin de moi, et je pouvais certainement pas traiter tout le monde comme de la merde sous prétexte que certains survivants ont virés du côté noir de la force. J'ai un coeur quand même. Petit. Certes. Mais il est là quand même. C'était un peu ça mon boulot à la base. Même si je ne faisais plus partie de la communauté de Yosemite, je ramenai des survivants  là-bas quand j'en trouvais. Ils avaient besoin de monde. Et les gens que je trouvais avaient besoin de sécurité. Tout le monde était heureux.   « Joue pas au con et tout ira bien. Si tu bouges ne serait-ce qu'un doigt, j'te pulvérise. » J'suis du genre violente comme fille. Mais j'veux pas qu'il pense pouvoir me jouer un sale tour. Je ne suis pas une débutante et je n'hésiterai même pas entre lui ou moi. Ce sera moi. Dans tous les cas de figure. Je décide de changer d'arme. Une arme comme ça, aussi près, n'est pas facile à manier, et j'allais peut-être avoir besoin de taper du poing comme on dit. Je glissais la lanière sur mon épaule et sortis mon beretta de l'étuie que j'avais attachée à ma cuisse. Et je me mis en marche. Doucement. Pas par pas. Lorsque j'arrivai à la lisière de la forêt et qu'enfin les traits de mon inconnu se dessinèrent je m'immobilisais. Oh.Putain. Je devais ressembler à un putain de hibou. Les yeux et la bouche grande ouverte. Incapable de faire un mouvement. « Sam ? » Non, c'était pas possible. Sam était mort non ? Depuis tout ce temps. Il était mort. Je m'en étais persuadé depuis. « Putain Sam c'est toi ? » C'était impossible mais en même temps j'savais que c'était lui. C'était ce visage, cette silhouette, c'était Sam. Je pouvais pas me voiler la face. Il était là. Il était là devant moi et il était magnifique. Comme dans mon souvenir. Et je n'eus même pas à y penser à deux fois avant de courire vers lui et de lui rentrer dedans avec force pour le serrer dans mes bras. « Putain j'y crois pas. T'es là. Sam putain t'es là ! » Je sais ça fait beaucoup de putain. Mais putain c'est SAM ! Et il est vivant. Et il est devant moi. Je trouve pas de mot plus fort pour expliquer ce sentiment. C'est juste fou de l'avoir là, contre moi alors que je le pensais mort depuis si longtemps. J'étais peut-être un peu émue. Je le montrerai peut-être pas. Sûrement pas. Mais qu'est-ce que ça faisait du bien. D'avoir un peu d'espoir. Qu'est-ce que ça faisait du bien d'être heureuse. Même si c'est juste un instant. C'est déjà mieux que rien.
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MessageSujet: Re: Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel Dim 18 Déc - 4:07

Death is so terribly finalIl y eu cet étrange moment où une balle me frôla pour aller transpercer la tête d’un rôdeur derrière moi. Un rôdeur que je n’avais pas entendu arriver, une fois de plus. Qu’est-ce qui m’arrivait ? Ce n’était pas du tout mon genre de ne pas repérer les morts. J’étais même plutôt bon à cette activité en temps normal. Et il y avait cette personne qui avait tiré. Qui c’était ? Pour que l’inconnu arrive à tirer avec autant de précision… Il fallait presque qu’il soit tireur d’élite. Je passais ma main doucement sur ma joue, comme si la balle m’avait réellement atteint mais elle m’avait évité de peu. Si elle l’avait voulu, cette personne aurait pu me tirer en plein dans la tête. Pas de question posé, pas le temps de me défendre et je serais mort. C’était si vite arrivé.

« Si tu bouges, t'es mort. J'vais sortir et tu vas gentiment lever les mains au dessus de ta tête, que je puisse les voirs. »

Je fronçais les sourcils et gardais le silence. Je reconnaissais cette voix. Mais est-ce que j’en étais réellement sûr ? Quelles étaient les possibilités ? Une chance sur mille ? Sur un million ? J’avais plus de chance de gagner à la loto à dire vrai.

« Joue pas au con et tout ira bien. Si tu bouges ne serait-ce qu'un doigt, j'te pulvérise. »

Mon cœur s’emportait et je n’avais même pas l’assurance de ce que je croyais. Peut être cette personne avait-elle la même voix ? Mais mon instinct m’avait-il déjà trompé ? Je décidais alors de me relever, les mains au dessus de ma tête et les dents serrées. Puis je fis quelques pas vers l’avant, osant finalement relever le regard. Et si ce n’était pas elle ? Mais en la voyant s’avancer, l’arme à la main, je pu me faire à l’idée. C’était Hazel. Et elle braquait une arme sur moi. Elle braquait une arme sur moi ?! Jamais j’aurais cru vivre ce moment un jour. Puis elle prononça mon nom et j’abaissais les mains. J’étais comme pétrifié. J’avais l’impression que ce n’était pas la réalité. Combien de fois je m’étais dit qu’elle était morte ? Combien de fois j’avais essayé de m’en convaincre ? Juste pour arrêter de chercher inutilement. Comme on dit, c’est en ne cherchant pas qu’on trouve. En la voyant me foncer dessus, j’ouvrais grand les bras et encaissais le coup que je reçu lorsqu’elle me prit dans ses bras. Je refermais les miens autour d’elle et faisais peu de cas du nombre de fois qu’elle prononça le mot putain. « Hazel… » que je murmurais en fermant les yeux. Elle me serrait avec force et je faisais mon possible pour ne pas faire de même, je ne voulais pas l’écraser, mais c’était la seule chose que j’avais envie de faire. La serrer dans mes bras pour l’éternité. Puis je reculais légèrement pour voir son visage, comme si je n’arrivais pas à y croire. Je posais une main sur son visage et lui souris, les yeux embués de larmes. « T’étais passé où Whitaker… Je t’ai cherché partout… » Comme si nous avions été séparés lors d’une mission. Mais ça faisait 4 ans. 4 années à ne plus vraiment croire la retrouver, elle ou les membres de ma famille. « Je t’ai cherché partout… » Répétais-je. Puis je déposais un baiser sur son front, ne pouvant m’empêcher de la regarder et de la toucher. Je n’avais vécu que des déceptions depuis le début de cette infamie. J’avais presque peur qu’elle ne disparaisse d’une seconde à l’autre. J’étais peut être mort tout à l’heure, tué par ce rôdeur et je ne le savais pas. C’était ça le paradis ?

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MessageSujet: Re: Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel Mar 20 Déc - 18:43

Death is so terribly final Je pense que j'avais jamais ressentie ça un jour. Ce sentiment là. Ce soulagement intense de le savoir sain et sauf. Ce bonheur à l'état pure de l'avoir dans mes bras. De regarder son visage. Tout ça me dépassait complètement. J'avais jamais eu ce genre de sentiment pour qui que ce soit. J'avais toujours du me battre pour ne pas me faire engloutir. Faire comme si je ne ressentais rien pour personne. Parce que c'était plus simple de faire croire à tout le temps que rien avait d'importance. Que j'avais un coeur de pierre. Que j'étais égoïste. Parce que ça faisait moins mal quand les gens avaient décidés de vous planter un couteau dans le dos. La seule personne que je m'autorisai à aimer c'était Sam. Ca avait toujours été Sam. Dès que ce couillon avait ouvert la bouche. Dès qu'il avait préferé se prendre un pain plutôt que de laisser Jason me ridiculiser. Dès qu'il avait créer une bagarre pour me protéger. Dès qu'il avait désobéis, juste pour moi et que le général lui en avait fait baver pendant des heures. Sam n'avait jamais hésité une seule seconde. Et même si je ne lui montrais pas, je l'aimais. Je l'aimais comme un frère, comme un meilleur ami et j'étais certaine de l'aimer plus que ça encore. Mais je ne savais pas comment lacher prise. J'étais incapable de me laisser complètement aller avec quelqu'un. Je n'avais jamais fait ça de ma vie. Et ça me foutait les ch'tons. Je l'avoue. J'étais terrorisée à l'idée de me laisser aller.

Il n'empêche que pour l'instant j'étais dans ses bras et c'était le plus important. Je me sentais enfin entière. Comme si retrouver Sam était ce que je cherchais depuis 4 ans. Je le serrais aussi fort que possible, comme pour me rassurer sur le fait qu'il était réellement la et que j'étais pas juste en train de délirer. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il sentait bon. En réalité, il puait la mort. Mais je devais pas sentir la rose non plus. Et en réalité je m'en foutais complètement de son odeur corporel. Tout ce qui comptait c'est qu'il allait bien, et que nous étions enfin reunis. Il murmura mon prénom. Et le simple fait d'entendre sa voix me fit du bien. Beaucoup de bien. Son visage rentra dans mon champ de vision. Je l'admirai. Malgré les cheveux en bataille, malgré la saleté, et malgré les quelque kilos qu'il avait du perdre , il était beau mon Sam. Encore plus ténébreux qu'avant. Je frolais son visage du bout des doigts, caressant sa barbe. Je cherchais le signe d'une blessure récente. J'étais incapable de m'écarter de lui. Absolument incapable de juste me séparer de lui de quelque centimètre. J'voulais juste rester là encore un peu. Sentir sa chaleur. Contempler son beau visage. Et profiter de sa présence qui m'avait tant manqué. Je me trouvais tellement mielleuse mais en même temps je ne pouvais pas nier que c'était ce que je ressentais réellement. Je me retenais de pleurer depuis que j'avais courrut dans ses bras. Une larme glissa le long de ma joue. C'est tout ce que j'allais me permettre ce soir. Et c'était déjà suffisant pour qu'il comprenne à quel point je tenais à lui. Un rire m'échappa lorsqu'il m'expliqua qu'il m'avait cherché partout. « Je te cherché Clayton. Mais dans l'autre sens ..  »lui répondis-je en souriant. C'était la seule explication. On se serait forcément croiser à un moment ou un autre si nous étions partient dans la même direction. Il posa ses lèvres sur mon front et je glissais mes mains dans ses cheveux, serrant mes doigts dans ses boucles. Je ne voulais pas qu'il s'éloigne. Plus jamais. « Tu m'as manqué tête de noeud... Un peu trop. » Je fronçai les sourcils en plongeant mon regard dans le sien. J'avais hâte qu'il me raconte ce qu'il s'était passé ce jour-là. Comment il avait réussi à s'échapper, ce qu'il avait fait après. Je voulais tout savoir. « J't'ai encore sauvé la vie Clayton, ça devient une habitude. » Ouais bon, fallait  bien que je me vante un peu de lui avoir sauver la mise un peu plus tôt. Il m'avait pas remercié après tout.
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MessageSujet: Re: Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel Mer 21 Déc - 5:35

Death is so terribly finalJ’essuyais la larme qui coulait de sa joue à l’aide de mon pouce et la regardais alors qu’elle me disait qu’elle m’avait aussi cherché mais dans l’autre sens. Nous avions joué au jeu du chat et de la souris. S’en même nous en rendre compte. Peut être étais-je passé à quelques kilomètres d’elle et je ne l’avais jamais rencontré. Au début de l’épidémie, nous devions être tout près. Et nous nous étions séparés. J’avais hâte d’entendre son histoire. Où était-elle allé et avec qui. Elle passa ses doigts dans mes cheveux et j’en profitais pour la détailler du regard, un sourire niais accroché au visage. Peut être avait-elle changé avec les années. Mais elle restait toujours Hazel. Ces mêmes yeux expressifs. Ce jolie minois qui si c’était possible, semblait s’être durcit. C’était ce qui arrivait à tout le monde. Je devais avouer que Hazel était loin d’être naïve, mais elle devait avoir vécu elle aussi son lot d’expérience. Ma main toujours posé sur sa joue, je l’écoutais me dire que je lui avais manqué. « Tu m’as manqué aussi. J’avais perdu espoir… » Je l’avais longtemps cru morte. Et d’enfin pouvoir la toucher, c’était quasiment un miracle. Quelles étaient les possibilités pour qu’on tombe l’un sur l’autre à l’orée d’une forêt ? Presque nulle. Mon sourire s’élargit lorsqu’elle dit m’avoir sauvé la vie encore une fois. Et moi qui avait oublié… Elle m’avait presque planté une balle dans la tête en même temps, mais maintenant que je connaissais l’identité de la tireuse, je savais que jamais elle ne m’aurait touché. Poussé par l’émotion du moment, je rapprochais mon visage du sien une nouvelle fois pour planter un baiser sur ses lèvres. Puis je me souvins de la mauvaise odeur que je devais dégager depuis tout à l’heure. Et elle n’avait même pas dit un mot. « Désolé pour l’odeur de mort ! J’ai eu affaire à un géant tout à l’heure. J’étais en train de me nettoyer quand t’es arrivé. » Elle était apparue pile au bon moment. Comme les fois où elle se faufilait subtilement dans les vestiaires pour homme.

Je m’étais reculé le temps d’expliquer ma situation et je me rapprochais aussitôt terminé. M’apercevant que je préférais la tenir dans mes bras, peu importe si mon odeur la repoussait. Elle aurait qu’à faire avec. « T’es seule ? Y’a personne avec toi ? » Peut être ce l’était-elle joué solo comme moi. Pas que j’avais voyagé seul tout le temps, mais souvent. J’arrivais rarement à m’intégrer totalement à un groupe. Pourtant j’avais l’habitude d’être avec d’autres gens, mais le contexte était différent. Je voulais aussi savoir si quelqu’un allait arriver de je ne sais où. Histoire de ne pas le prendre pour un rôdeur ou tout simplement pour ne pas apparaitre comme un intrus. On ne sait jamais. Maintenant, les gens ouvrent le feu pour n’importe quelle raison. Je devais avoir un bien drôle d’air. Je ne m’étais peut être pas regardé dans un miroir, mais je savais qu’il restait deux ou trois restes de zombie sur mon visage. Et mes vêtements tout crasseux. Qu’est-ce qui me prenait d’être gêné par mon apparence ? Hazel m’avait vu dans des situations bien pires. C’était pas comme si quelques vêtements souillés, une barbe de plusieurs jours et des cheveux emmêlés la repousserait. Ou peut être que si… Je serais bien retourné au ruisseau si je n’avais pas été incapable de la quitter du regard ou même de ne pas la serrer contre moi.


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MessageSujet: Re: Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel Jeu 22 Déc - 13:07

Death is so terribly final Je m'en voulais un peu de jouer la faible devant Sam. C'était pas vraiment mon genre de montrer mes sentiments ou de pleurer. C'est ce que je venais de faire - une larme c'est pleurer ouais ouais - et j'étais pas franchement à l'aise avec ça. Pas parce que j'avais honte, mais parce que c'était tellement pas .... moi. J'étais pas cette fille là. J'étais pas romantique, élégante ou sympa. J'étais une casse couille et j'adorais ça. Ma façon d'être actuellement était littéralement à l'opposée de ce que j'étais habituellement. Mais en même temps, c'était tellement naturel de réagir comme ça avec Sam. Je me sentais pas forcé. Je ne faisais pas semblant. C'était authentique. C'est peut-être pour ça que je décidais de ne rien lui cacher. De lui montrer, a 100%, tout ce que je pouvais ressentir actuellement. Il était ému lui aussi. Ses yeux brillaient tandis qu'il effaçait la larme sur ma joue. Il étudiait mon visage avec attention, comme si il cherchait à savoir ce qui m'était arrivé durant toutes ses années. Il cherchait peut-être un changement, une cicatrice, quelque chose. Je savais que j'étais encore plus chiante qu'avant. Plus méfiante. Plus dure. Avec moi même et avec les autres. Mais je ne pouvais pas être aussi agaçante que je le voulais avec Sam. Parce que c'était Sam. Tout simplement. Et que je ne jouait pas un jeu avec lui. Je me trouvais chanceuse, d'avoir quelqu'un comme ça dans ma vie. Je me trouvais encore plus chanceuse d'être tombé sur lui par hasard. Nous aurions put continuer à vivre pendant des années, sans avoir si l'autre était mort ou vivant, sans se croiser. Il aurait suffit qu'une horde de zonards surgissent à ce moment là pour me détourner de la rivière. Il aurait juste suffit d'un petit détail pour que nos retrouvailles n'est pas lieu. Voyez à quel point nos vies ne tiennent qu'a un fil maintenant. « Je pensais que les zonards t'avait eu ce jour-là. Je te voyais plus nulle part et il y en avait tellement. Il y en avait partout. J'ai essayé de te chercher mais j'étais en train de me faire submerger. Je savais pas quoi faire.... » Je me sentais coupable de l'avoir abandonneé là-bas. Je me sentais coupable d'avoir fuis. Je me sentais coupable d'être partie, d'avoir courue si vite. D'avoir continuer à vivre sans savoir si il était mort. Sam était la personne la plus proche de moi depuis toujours. Et je l'avais laissé. J'men voulais. Et c'était avec ça que je vivais depuis 4 ans. Avec ma lachêté d'avoir abandonné mes frères au combat. De ne pas avoir tenue, quite à mourir avec eux.... J'étais même incapable de le regarder dans les yeux en pensant à tout ça. Jusqu'à ce qu'il m'embrasse. Je restai quelque minutes immobile. Sans savoir quoi faire. J'avais déjà embrassé Sam. Mais c'était dans un contexte complètement différent. C'était moins... ambigue ? Ce n'était pas si émouvant en faite. On s'amusait parfois.. On avait besoin de ça pour décompresser après les longues semaines à l'armée... Et je ne pouvais me mentir en disant que je n'avais pas envie d'avoir ce genre de rapport avec lui. Parce que c'était la plupart du temps moi qui rentrait dans le vestiaire et qui nous enfermait pendant plusieurs heures. Je ne lui laissais jamais l'occasion de me dire non. Mais aujourd'hui, dans ce contexte si particulier, ce baiser était bizarre. Mais en même temps tellement agréable. Et c'est ce dont j'avais envie. Ce dont j'avais besoin. Quand il m'expliqua ses affaires avec son rôdeur géant et l'odeur de mort qu'il dégageait, tout ce a quoi je pouvais penser, c'était que j'avais envie qu'il recommence. « Je venais me nettoyer aussi... Mais j't'en prie, continue tes petites affaires...» Non, y a pas du tout de sous-entendus.. Non, c'est pas mon genre du tout. Je ne pus m'empêcher de lever un sourcil. Un peu pervers j'l'avoue. Et j'ai pas pu résister à l'envie de l'embrasser. Mais juste au coin des lèvres. Il avait toujours détesté ça, quand je n'allais pas droit au but.

En réalité, je puais tellement aussi que je sentais même pas la sienne. C'était ça l'avantage d'être un survivant. Les mauvaises odeurs sont beaucoup plus gérables. J'avais parfois la chance de trouver un savon dans des maisons abandonnées. Mais c'était très rare. Alors le reste du temps je me roule dans la boue comme les facochères. Non j'blague. On se rince à l'eau, on essaie de garder un peu de dignité, un peu d'humanité. Mais c'est pas toujours faisable. Les cheveux de Sam était beaucoup plus long. Et ça lui allait plutôt bien. Il ressemblait à un homme sauvage. Et j'adorais ça. Je glissais d'ailleurs une boucle derrière son oreille. « Ouais.. enfin nan. C'est compliqué. Comme toujours avec moi» J'étias pas la femme la plus facile du monde, fallait bien le connaître. « Je suis restée seule un moment. Et puis j'ai trouvé un clan pas très loin d'ici. Le clan Yosemite. J'y ai habitée pendant un temps mais j'sais pas... j'avais besoin d'action. Alors je suis partie. Depuis je vais un peu partout, je cherche des survivants et je l'ai conduit là-bas. Ils ont besoin d'aide. Et je peux la leur donner alors... » Si il y a bien quelqu'un sur cette terre capable de me comprendre c'est bien Sam. Nous étions conditionnés depuis longtemps pour la guerre, l'action.. alors rester sagement à attendre que les secours viennent, cachés derrière des murs n'étaient pas franchement facile. J'voulais la sécurité mais en même temps je pouvais pas rester sans rien faire... C'était compliqué. Et j'avais réussi à trouver un équilibre en parcourant la californie pour aider le clan sans en faire réellement partie. C'était bancale. Mais c'était ce que j'avais de mieux pour l'instant. « Et toi ? T'a rencontré des gens ? » Est-ce qu'il avait rencontré une nouvelle fille ? J'étais peut-être un peu jalouse. Bon, ça arrive. Quand il bougea la tête, une espèce de substance louche dégoulina sur une boucle de ces cheveux. Je la pinçai du bout des doigts en grimaçant. C'est un bout d'humain nan ? Eurk. Je la jetai par terre et relevai les yeux vers Sam. « Faut vraiment que tu te laves, t'as de l'instestin dans ta tignasse... »
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MessageSujet: Re: Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel Mar 27 Déc - 6:31

Death is so terribly finalJe l’écoutais me dire qu’elle avait cru que les rôdeurs m’avaient eu ce jour là. Elle voulait probablement faire allusion au moment où nous avions été séparés. Au tout début de l’épidémie. Tout le monde criait, tout le monde se battait pour sa vie et chacun avait fait le nécessaire pour ne pas finir mort. Je comprenais ce qu’elle voulait dire. J’avais fait la même chose. Chercher partout, tourner sur moi-même sans arrêt dans l’espoir de l’apercevoir. Mais il faut croire que nous avions eu besoin de 4 ans avant de nous retrouver. C’était étrange comment les choses étaient faites. Nous avions été séparés un jour pour ne nous retrouver que plusieurs années plus tard. Les choses avaient bien changés depuis. J’étais toujours aussi méthodique et un peu plus sérieux. Je souriais moins, j’accordais difficilement ma confiance et je ne me laissais donner des ordres que par des survivants que je connaissais et que j’estimais.

Hazel me pria de continuer ce que je faisais avant qu’elle n’arrive. C’était pas un peu louche ça ? On venait de se retrouver et elle me lançait déjà des sous entendus salaces ? Elle avait pas changé tant que ça alors. Puis elle me nargua d’un baiser au coin des lèvres. Cette joie que je ressentais de l’avoir retrouvé me donnait envie de l’embrasser jusqu’à ce que j’en perde le souffle, mais je ne voulais pas précipiter les choses. Et j’avais ressentis également l’étrangeté de la situation. 4 ans sans se voir, en croyant que l’autre était morte et la retrouver aujourd’hui en chair et en os me rendait extatique. Mais j’avais l’impression que nous avions un peu de chemin à faire pour se retrouver complètement. Partager nos expériences et parler des gens que nous avions rencontrés nous aideraient probablement un peu. Je plantais mon regard dans le sien alors qu’elle jouait dans mes cheveux, me racontant son passage à Yosemite. Alors on c’était raté de peu. Ou on serait tombé l’un sur l’autre à un moment donné là-bas.

« J’ai rencontré tout un tas de gens. J’ai voyagé avec des groupes différents mais je ne suis jamais resté avec l’un d’eux plus longtemps que quelques mois. Et c’est drôle, je viens tout juste d’arriver à Yosemite. Les autres survivants que j’y ai rencontrés sont plutôt sympa pour l’instant. J’imagine qu’on doit avoir quelques connaissances en communs vu que tu y as également fait un tour. » Je commençais tout juste à m’intégrer dans le groupe. C’était un peu chacun pour soi, mais certains survivants étaient plutôt généreux de leur nourriture et leurs divers talents étaient parfois très utiles. C’était la principale raison pour laquelle j’y avais fait un arrêt. Je n’avais pas l’intention de quitter le groupe pour tout de suite, tout dépendrait de comment je me sentirais dans quelques semaines j’imagine. Puis Hazel saisit quelque chose qui trainait dans mes cheveux et le jeta précipitamment par terre. Je jetais un coup d’œil à ce que c’était et haussais les sourcils. « Bah c’est pas si mal. » Puis je pris ses paroles plus sérieusement, me séparant d’elle et faisant quelques pas en direction du ruisseau. « J’crois que je vais me couper les cheveux ou même me raser, ça serait beaucoup moins contraignant. » Cette fichu tignasse n’était qu’un nid à saleté. Si j’avais eu en ma possession un rasoir, c’est ce que j’aurais fait. Mais pour l’instant je me contenterais d’un simple lavage à l’eau. Je m’agenouillais près du ruisseau et tournais la tête en direction d’Hazel. « Tu pourrais me donner un coup de main. En souvenir du bon vieux temps… » Je lui lançais un sourire malicieux avant de retourner à ma tâche principale : me débarrasser du liquide gluant qui était en train de sécher sur mes vêtements et sur moi par le fait même. Je retirais mon t-shirt sans arrière pensée cette fois-ci, m’empressant de le tremper dans l’eau et de le frotter vigoureusement en essayant de retirer le plus de saleté possible.



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MessageSujet: Re: Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel Mer 4 Jan - 11:15

Death is so terribly final

Sam m'expliqua sa vie. Il me raconta ce qu'il avait fait après que nous ayons été séparés par les rôdeurs. Lui aussi m'avait cherchée partout. A croire que nous nous étions cherchés tous les deux dans des directions totalement différentes. Cela devait se passer comme ça surement. Je n'étais pas vraiment croyante. Toutes ses histoires de destinés et tout m'étaient totalement inconnues.  Je pense pas que quelqu'un ou quelque chose programme toute notre existence à la seconde près. J'pense qu'on crée soit même ce que l'on est, et ce que l'on fera. La vie est quand même une putain de farce non ? Il n'y a jamais rien qui se passe de la même manière. Il n'arrive jamais quelque chose deux fois au même endroit. La vie est faite d'une quantités de chances que l'on décide de saisir ou pas. J'me dis toujours que c'est comme une boîte de chocolat : on sait jamais sur quoi on va tomber. Alors comment quelqu'un pourrait décider à notre place de ce qui va se produire ? Sam était partis à l'est. Moi j'étais partie à l'ouest. Ou c'était peut-être l'inverse. Il n'empêche que c'était un pur hasard. Nous avions suivie notre instinct. Nous avions fuit aussi vite que possible. Nous n'avions absolument pas réfléchis à quelle direction prendre. Nous avions juste courrut vers l'endroit où il y avait moins de rôdeurs, point la ligne. Nous avions tous dut faire des sacrifices pour survivre. Abandonner des choses auxquelles ont tenait. Changer du tout au tout. Apprendre à manier des armes. Apprendre à courire. Oublier son petit confort et essayer de vivre un peu partout tout en étant a peu près bien. Rien était programmé. Personne n'avait décidé qu'un scientifique fou déverserait un virus sur le monde. Si c'était vraiment ce qu'il s'était passé, puisque encore aujourd'hui personne n'avait de détail sur la véritable cause de l'épidémie. Même pas l'armée. Sam n'avait jamais été un gentil petit garçon. C'était un chien de guerre depuis que je l'avais rencontré. En contemplant son visage, je me rendis compte qu'il semblait encore plus dure qu'avant. Je ne pouvais pas lui en vouloir. J'avais changée aussi.

« Ils sont pas méchants. Certains d'entre eux auraient besoin d'un petit coup de fouet mais ils sont cools...  Tout ça s'est pas pour moi Sam. J'ai essayée de rester là-bas et d'attendre comme tout le monde que quelque chose change mais j'peux pas rester assise sans rien faire. Personne viendra nous sortir de cette merde. » C'était peut-être égoïste de dire ça mais je voulais pas rester dans un camp de refugiés et me cacher derrière le semblant de sécurité qu'ils pensaient avoir. C'était qu'une illusion. On m'avait parlé de cette zone 51. Elle avait complètement implosée. Et cela allait arrivé à Yosemite également. A un moment ou un autre. J'voulais pas être là-dedans à ce moment-là. Et je voulais pas que Sam y soit non plus. Mais c'était son droit d'y vivre si il en ressentait le besoin. Dans mon cas, j'y passais une nuit de temps en temps quand j'avais fait un long voyage pour ramener un survivant mais c'était tout. Je repartais la plupart du temps dès le lendemain matin. C'était comme ça que je voulais vivre pour l'instant.

Tout en parlant j'avais trouvé une espèce de truc gluant dans les cheveux de Sam. Un truc gluant, malodorant et plein de sang que j'avais immédiatement jeté par terre comme si il s'agissait d'un truc toxique. Pas que j'avais peur des organes ou du sang mais tout simplement parce que c'était dégueu et que j'avais pas du tout envie de tenir ça dans mes doigts. Sam haussa les sourcils et s'éloigna de moi pour s'approcher du ruisseau. Bonne décision. Il fallait moi aussi que je me nettoie un peu de toute façon. « Si tu touches à tes belles bouclettes Clayton, j'te tue.   » Quoi ? Il était super sexy avec les cheveux longs ! Et qu'il veuille de moi ou pas, il était hors de question qu'il coupe ne serait-ce qu'un centimètre de sa belle tignasse. Son petit côté bad boy était super sympa à regarder. A vrai dire, c'était le plus beau truc que j'avais vu depuis des mois. Et je ne lui permettrais pas d'enlever la seule chose qui me faisait plaisir en ce moment. Son petit sourire malicieux me fit sourire en retour et je m'approchais de lui, acceptant de l'aider. J'avais fait ça une bonne centaine de fois. A l'armée, nous avions des parcours à franchir, parfois dans la boue ou l'argile. C'était devenu un rituel entre Sam et moi de s'aider à tout enlever. Bien sûre, j'ai pas vraiment put empêcher mon petit coup d'oeil vers ses plaquettes de chocolat lorsqu'il fit tomber son tee-shirt. Mmmh. Je ne dirais rien mais ça aussi c'était plutôt sympa à regarder. Même plus que sympa. « Penche ta tête en avant. Que je mouille tes cheveux.   » Avant de commencer ma tâche je scrutai les alentours, m'assurant qu'il n'y avait personne. Pas de méchants. Pas de rôdeurs. Rien. Pour l'instant. J'ouvris mon sac et sortis une espèce de tasse que j'avais sûrement recupéré dans une maison abandonnée. Je la remplis d'eau et déversa son contenu sur la tête de Sam. Je frictionnai, essayant de retirer tout ce que je pouvais.. « L'armée te manque Sam ? » C'était peut-être bizarre comme question. Mais moi, j'arrêtai pas de me dire que ouais, ça me manquait un peu. C'était pas vraiment l'armée en soit qui me manquait, c'était plus la situation de vie. Au finale, nous étions en guerre à ce moment-là et nous l'étions aujourd'hui, rien était très différent. C'était juste plus simple de se dire que cela ne durait qu'un temps... La vie que l'on menait aujourd'hui n'avait jamais de fin. C'était fatiguant parfois de se dire que l'on aurait pas de repos avant un bon moment. C'était ce qui me manquait le plus. Tout en parlant, je rincai mes mains dans l'eau quand ses cheveux furent a peu près propre. Je déversai une nouvelle tasse d'eau, pour enlever les dernières traces de sang. J'enlevai mon élastique et laissait mes cheveux blonds se déverser sur mes épaules. Il fallait que je me lave moi aussi. Sauf que c'était beaucoup plus compliqué que ceux de Sam.
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MessageSujet: Re: Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel Ven 6 Jan - 23:16

Death is so terribly final Je ne pu que la regarder, un sourire triste sur le visage lorsqu’elle me dit que ce n’était pas pour elle. Qu’elle ne pouvait pas rester assise sans rien faire. Je pouvais comprendre. C’était ce que j’avais fais depuis le début de cette épidémie. Voyager et changer de groupe selon mes humeurs. On était pas si différent concernant nos déplacements. J’avais toujours préféré ne jamais trainé bien longtemps à la même place. Mais je devais avouer que Yosemite était une place que j’apprenais à apprécier. Ce n’était pas vraiment un groupe. On nous laissait tranquille et on pouvait vaquer librement à nos occupations sans trop se faire déranger. Mais je pouvais la comprendre. « Je comprend. Je dois avouer que je suis déçu, mais on peut forcer personne à faire ce qu’il ne veut pas faire. » C’était dans les deux sens quand même. Je ne pouvais pas la forcer à rester à Yosemite et elle ne pouvait pas me forcer à quitter l’endroit  non plus. S’en était presque déchirant mais qu’est-ce qu’on pouvait y faire ? « T’as dis que tu ramenais des survivants parfois. T’en profiteras pour venir me visiter. J’ai une jolie tente pas bien loin de l’entrée du camp. » Ajoutais-je. Bon, ma tente était peut être loin d’être jolie, mais c’est tout ce que j’avais. Et puis j’avais l’intention de construire quelque chose d’un peu plus solide pour survivre au temps plus froid. Pas que c’était glacial non plus, mais les nuits étaient de plus en plus froide et même si je rajoutais des couvertures, on ne pouvait pas s’emmitoufler éternellement.

Puis le sujet de mes cheveux la fit réagir ce qui me fit éclater de rire. Je les avais souvent coupés pendant notre temps dans l’armée, ce ne serait pas nouveau. Et puis ça ferait ça de moins à nettoyer. Même si elle avait l’intention de me tuer (une menace que je prenais extrêmement au sérieux) j’y pensais sérieusement. « T’as de la chance que la police ne soit plus de service Whitaker. Parce que je remplirais une plainte pour menace de mort. » Lançais-je d’un faux air furieux. Puis elle me demanda de pencher ma tête en avant, ce que je fis sans hâte. Je me souvenais de la température de l’eau. J’y avais trempé les bras tout à l’heure, c’était loin d’être température pièce. Je retins un hoquet de surprise lorsqu’elle versa de l’eau sur ma tête et la laissais nettoyer ma chevelure sans dire un mot. Ça me rappelait vaguement l’armée. Être dehors dans une forêt, avec Hazel, qui m’aidait à me nettoyer. C’était pas nouveau. Mais ça faisait vachement longtemps. Je me sentais nostalgique, les yeux fermés, ses doigts frictionnant mon cuir chevelu. C’était comme retourner 4 ans en arrière. Et puis elle me demanda si l’armée me manquait. Elle pensait probablement à la même chose que moi. Je la laissais terminer avec mes cheveux avant de relever la tête.

« Merci. » Je plaquais mes cheveux vers l’arrière pour voir devant moi et la regardais. « Oui. Elle me manque parfois. Je me dis qu’au moins on pouvait s’arrêter et qu’on avait des vacances de temps en temps. Je pouvais voir ma mère et ma sœur quand je retournais à la maison. Peut être pas souvent mais au moins tous les jours n’étaient pas pareils. Maintenant on ne s’arrête jamais. Y’a toujours un rôdeur pas bien loin pour nous le rappeler d’ailleurs. » Je faisais un rapide balayage visuel de nos alentours en espérant que mes paroles n’ait pas attiré une des créatures en question. Rien dans les parages. « Laisse-moi t’aider. Je peux bien faire ça pour toi. »  Je pouvais bien me plaindre de mes cheveux, mais les siens étaient bien plus long. Et elle était belle comme ça, les cheveux détachés entourant son jolie visage. Je l’admirais un moment, un vague sourire sur le visage. Puis je lui pris la tasse des mains sans parler, lui faisant signe de se pencher la tête au dessus du ruisseau. Il fallait bien profiter de l’aide quand on en avait. J’imagine qu’elle était souvent seule, un peu comme moi.


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MessageSujet: Re: Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel Sam 7 Jan - 14:59

Death is so terribly final

Sam semblait un peu triste de savoir que je ne voulais pas vivre au camp. Et cela me poussa à réfléchir davantage a ce que je voulais vraiment. Je tenais à ma liberté, même si ce n'était pas Yosemite qui m'empêchait de faire ce que je voulais. J'avais était seule toute ma vie, c'était peut-être pour ça que vivre en communité ne me plaisait pas plus que ça. Même si à l'armée nous vivions tous ensemble, c'était une proximité totalement différente. Et en tant que seule femme du régiment j'avais eut droit à des moments privilégiés. Pas de douche commune par exemple. C'était un des points positifs à être une femme. Sam avait profité de ce privilège peut-être autant que moi. C'était les seuls moments d'intimité que je m'autorisai. Maintenant que je l'avais retrouvé, le savoir là-bas me donnait plus envie de dormir au chaud sous sa tente plutôt que toute seule dans un grenier. Je ne savais pas si j'étais vraiment prête à faire partie d'une communauté. Ni si j'en avais vraiment envie. Même si je savais parfaitement que le fait d'avoir Sam à mes côtés rendrait la chose beaucoup plus agréable. « Tu peux toujours essayer de me convaincre Clayton... Peut-être que ça va marcher » Si il y a bien une personne dans ce monde capable de me faire entendre raison c'était bien Sam. Et puis il faut dire que sa proposition de dormir sous sa tente était plutôt tentante. Et je n'avais pas d'idées salaces derrière la tête en pensant ça. Sam était avant tout mon meilleur ami avant d'être un amant. Et je n'avais pas toujours envie d'être proche de lui à ce point-là. C'était surtout la sécurité et le réconfort qu'il m'apportait. Sa loyauté. Son caractère de merde. Enfin Sam quoi. Sam tout entier. Il était depuis notre rencontre un véritable pillier. Il avait toujours été surprotecteur avec moi. C'est pour ça que je trouvais étrange qu'il ne me demande pas de venir au camp. C'était ce qu'il aurait fait à une époque. Me savoir toute seule, avec des zonards partout l'aurait complètement affolé. Mais de l'eau avait coulé sous les ponts depuis. Et ce n'était pas plus mal qu'il fasse davantage confiance a mes talents certains pour le combat. « Je saurais me souvenir de cette invitation au cas où tu changerai d'avis d'ici-là ! »Pas que je pensais qu'il pourrait retirer son offre. Sam restait Sam, même si la vie apocalyptique que nous menions depuis 4 ans avait fait de lui un homme plus sévère. Comme avec nous tous d'ailleurs.

Quand il éclata de rire, je ne pus m'empêche de poser ma main sur sa joue, glissant mes doigts dans sa barbe broussailleuse. Qu'est-ce qu'il m'avait manqué ce rire là. Ce sourire. Ce visage. J'avais encore du mal à me dire qu'il était là. Qu'il était vraiment là. Que je le voyais. Que je le touchais. J'avais espéré ce moment de nombreuse fois et le fait que c'était en train de se passer me laisser béate d'admiration. « Ce rire m'avait manqué » J'étais un peu nostalgique de notre vie passé. De tout ces moments que nous avions vécus. De ces parties de plaisirs. De toute ma vie à l'armée avec Sam. J'étais heureuse à cette époque. Pour la première fois de ma vie, j'avais été heureuse. Et c'était grâce à lui. Même si nous nous étions retrouvés et que la complicité que nous avions semblait toujours aussi forte, je savais que rien ne pourrait être comme avant. Parce que nous n'étions plus les mêmes et parce que nos vies étaient littéralement partient en fumée à la première apparition des rôdeurs. « C'est dangereux de menacer une fille armée Clayton, on te l'a jamais dit ? » ris-je en haussant un sourcil et en tapotant l'arme dissimulé dans mon holster de cuisse. J'abandonnai ma position défensive lorsqu'il s'agenouilla près du ruisseau et pencha sa tête en avant comme je le lui avait demandé. Je restais debout derrière lui et sans plus de cérémonie versai l'eau glaciale sur sa tignasse. J'aurai peut-être du être plus délicate mais c'était pas vraiment mon genre de faire des chichis. Et Sam était costaud. Alors je continuai ma tache, frictionnant ses cheveux pour les laver. Je gardai un oeil partout en même temps. Je ne voulais pas me faire surprendre par quoi que ce soit.

Lorsque j'eus finis ma tâche, Sam plaqua ses cheveux en arrière - mamamia - et s'attela à répondre à ma question. On ressentait la même chose. Avis qui devait être partagé par un bon nombre d'autres survivants mais je trouvais ça peut-être bizarre que l'armée me manque à ce point-là. Alors que nous vivions dans un chaos ressemblant. J'étais heureuse de savoir que je n'étais pas la seule à regretter cette période de ma vie. « Je pensais être la seule folle à regretter Jason et le commandant Chef. » Je riais en me souvenant à quel point ces deux connards m'avaient fait chier durant toutes ses années. Maintenant ils étaient mort et même si je ne ressentais aucune pitié pour le connard numéro 1, la disparition du commandant me faisait de la peine. C'était un homme bien. Et il avait donné sa vie pour défendre ses principes. C'était un homme d'honneur. Et je le regrettai. Un petit peu. Avec un soupir, je m'agenouillai au sol et retirais ma veste, restant en débardeur. Ouais j'étais probablement cinglée de me foutre bras nus mais j'allais avoir froid beaucoup plus longtemps si je mouillais mes fringues . Le froid caressa ma peau et je frissonai. Je relevai les yeux vers lui. Il me fixait avec un petit sourire. « Pourquoi tu me regardes avec cet air là Sam ? » demandai-je en balançant ma tête vers le ruisseau, mes cheveux blonds passant devant mon visage. Je contractai mes muscles, attendant sans envie que la tasse d'eau gelé se renverse sur ma tête.
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MessageSujet: Re: Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel Lun 9 Jan - 17:54

Death is so terribly final Je retrouvais un peu de ma bonne humeur lorsqu’elle dit que je pouvais toujours essayer de la convaincre. Alors elle n’était pas complètement fermée à l’idée de me rejoindre. C’était une bonne chose à savoir. Bien sûr, je ne voulais pas la forcer, mais je préférerais grandement qu’elle vienne avec moi à Yosemite. Donc s’il y avait une minuscule chance qu’elle change d’avis, alors j’aurais qu’à forcer un peu (juste un peu) pour la faire pencher de l’autre côté. Connaissant Hazel, j’hésitais encore en me demandant si ce serait facile ou pas. On verrait bien de toute façon. J’avais prit l’habitude de quitter les groupes, me séparer des autres survivants que je rencontrais en cours de route. Mais peut être que si Hazel restait avec moi à Yosemite cette fois je resterais à un endroit pour plus de quelques mois. La jeune femme me dit alors qu’elle se souviendrait de mon invitation au cas où je changerais d’avis et je lui répondis en souriant : « J’ai pas l’intention de changer d’avis. » J’avais l’impression de vivre seul dans cette tente depuis toujours. J’avais bien sûr des amis survivants qui venaient me visiter de temps à autre. Pas que j’étais le meilleur hôte possible, mais avoir de la compagnie de temps en temps ça ne faisait pas de tord pour garder une santé mentale plus ou moins saine. Je n’étais peut être pas l’homme le plus sociable des environs mais j’essayais de garder des relations positives le plus possible avec les autres. Qui sait quand j’aurai besoin d’aide.

Inconsciemment, lorsque sa main se posa sur ma joue, je pressais mon visage contre sa paume. Depuis combien de temps est-ce qu’on m’avait touché de cette manière ? Au moins une éternité. C’était un toucher affectueux mais quand tout ce qu’on recevait depuis 4 ans c’était des coups de poing et de pieds, ça aidait à se rafraichir les idées un peu. Lorsqu’elle dit que mon rire lui avait manqué, je ne pu lui répondre que par un sourire sincère. Si seulement elle savait à quel point mes rires s’étaient fait rares. Peut être même avais-je plus ris depuis nos retrouvailles tout à l’heure que depuis le début de l’épidémie. Survivre n’était pas une partie de plaisir pour personne. La guerre ne l’était pas non plus, mais c’était loin d’être la même chose.

Je jetais un œil à l’arme qu’elle portait à la cuisse et haussais un sourcil. « Encore des menaces Whitaker ? T’es vraiment la fille la plus dangereuse que je connaisse. » Je pointais l’arme qu’elle cachait à sa cuisse et continuais : « C’est pas grave. Je sais où tu caches tes armes maintenant. » Faisant une allusion au fait que j’aurais qu’à aller le lui prendre si elle essayait de s’en servir contre moi. Ce qui ne risquait pas d’arriver de si tôt. Puis vint le moment où j’endurais du mieux que je pu l’eau froide qu’on me versait sur la tête sans rechigner. Il y avait pire que le froid. Comme recevoir une balle par exemple. Ça c’était douloureux. C’était pas un peu de froid qui me ferait me plaindre. Et je savais qu’Hazel le savait également. Pas que je voulais l’impressionner, mais c’était un peu ce que je voulais faire aussi quand même… Lorsqu’elle eu terminé de nettoyer ma tignasse je l’écoutais parler de Jason et du commandant. « En fait, la seule chose que je regrette de Jason, c’est de ne pas l’avoir laissé me frapper pour le regarder nettoyer les toilettes avec une brosse à dent. » Même si la satisfaction que j’avais eu en le frappant n’aurait jamais d’égal. Je me souviens encore le bruit de mon poing contre son visage. De la satisfaction à l’état pur. C’avait peut être été puérile de ma part et je savais qu’Hazel m’en avait voulu ce jour là, mais qu’est-ce que ça fait du bien de remettre quelqu’un à sa place.

Elle me demanda pourquoi je la regardais comme ça, faisant passer ses cheveux au-dessus du ruisseau. La tasse entre les mains, j’haussais les épaules, incertain de ce que je devais répondre. « Cet air là ? Je vois pas de quoi tu parles. » J’emplissais la tasse d’eau et la vidais sur sa tête. J’aurais préféré y aller lentement, mais c’était mieux d’y aller d’un coup. Le choc était plus grand mais de moins longue durée. J’étais encore légèrement agacé par la question qu’elle venait de me poser. Je ne m’étais pas rendu compte avoir pris un air différent lorsque je la regardais tout à l’heure. J’avais essayé bêtement d’éviter la question mais je savais qu’elle reviendrait à la charge. Je mouillais encore une fois ses cheveux, les frottant pour essayer d’en retirer le plus de saleté possible. Une fois les cheveux nettoyé au maximum de ce que je pouvais faire, je lui passais une main dans le dos comme signe qu’elle pouvait se relever et je rejoignais mon sac. À l’intérieur je pris un chandail plus ou moins propre mais plus chaud et une vieille serviette que je lançais en direction d’Hazel pour qu’elle puisse sécher son abondante chevelure. Personnellement, je n’en avais pas vraiment besoin. J’enfilais le chandail que je venais de récupérer et revenais dans sa direction. « Si tu venais à Yosemite avec moi, on pourrait toujours s’aider de la sorte. » Je lui envoyais un sourire espiègle. « C’est un bon argument ou pas ? »


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MessageSujet: Re: Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel Lun 9 Jan - 18:57

Death is so terribly final

Je n'avais jamais détesté la solitude. Quand on vie à l'orphelinat, c'est chacun pour sa gueule. Quoi que dise certains adoptés. Peut-être quand dans certaine institution, les enfants se serrent les coudes mais ce n'était certainement pas le cas, là où j'étais. Je suis seule depuis toujours. Et je n'ai jamais connue la joie d'avoir des parents aimants, d'avoir une famille en bonne et du forme. D'avoir des repères solides auxquelles me raccrocher quand le moral est au plus bas. Je n'ai jamais pu compter que sur moi même et vivre aux dépends de qui que ce soit ou de quoi que ce soit me semble totalement impossible. Même si j'ai du plier le dos à l'armée et faire ce qu'on me demandait sans rechigner. C'est aussi cette époque de ma vie qui m'a amené Sam. Avec ou sans lui, j'aurais réussi à faire le même parcours. Mais ce dernier aurait été beaucoup plus chaotique et beaucoup moins agréable si il n'avait pas était là. Et j'avais appris à vivre avec les autres. Vivre avec le régiment, vivre avec Sam. Me faire à l'idée que je ne pouvais pas toujours être seule. Que la présence d'une tierce personne était parfois nécessaire pour s'en sortir. Pour vivre. Pour être heureuse. Et c'est comme ça que la relation que j'entretenais avec Sam à évolué. Parce que j'avais besoin de lui. Une fois que j'en ai eu conscience, j'ai arrêté de l'envoyer baladé. Je me disais que vivre à Yosemite était un travail que j'allais devoir faire sur moi même. Comme j'avais dut le faire par le passé pour faire confiance à Sam. Pour le laisser entrer dans ma vie. J'avais réussi une première fois. Pourquoi ne pas tenter l'exploit de réussir une deuxième fois ? « Je sais pas si tu t'en rappelles, mais je peux devenir vraiment chiante quand j'ai envie. Et par chiante, je veux dire ultra casse couille.  » Il pouvait pas nier que j'étais une emmerdeuse de première. Surtout quand j'ai faim. « Tu vas vraiment ouvrir ta porte à une nana comme moi ?  »

Cela me faisait du bien d'être tendre un peu de temps en temps. Je n'avais pas fait ça depuis des années. C'était étrange mais en même temps agréable. Je ne m'autorisai pas à dévoiler cette part de moi tous les jours. Et je ne le faisais pas avec n'importe qui non plus. Sam était un privilégié depuis le début. Peut-être qu'il le savait. Ou peut-être pas. Ce n'était pas vraiment important. Je vis avec satisfaction qu'il appréciait mon geste lui aussi. Après tout, même à l'époque, je n'étais pas franchement hyper romantique comme gonzesse. Je ne me souvenais plus vraiment si j'avais déjà fait ce genre de chose avec lui. Etre douce et charmante alors que je jurais comme un charetier la plupart du temps. Ce qui comptait maintenant, c'était ce que nous étions maintenant. Et pour l'heure, Sam souriait. Et j'étais heureuse. Que demander de plus ?

J'éclatai de rire lorsqu'il déclara que j'étais la fille la plus dangeureuse qu'il connaissait. C'était probablement vrai. Les gens avaient la facheuse tendance à me sous-estimer. Parce que j'avais un visage d'ange et que j'étais un poids plume. Il était généralement trop tard lorsqu'ils se rendaient compte de l'erreur qu'ils avaient commises. Sam lui, n'avait jamais douté de mes talents. « Tu as mis autant de temps pour t'en rendre compte ?.  » annonçai-je en prenant un air de killeuse de l'enfer. C'était pas vraiment dur à faire de toute façon. « Tu serais mort avant même d'esquisser le moindre geste. Tu peux pas lutter contre la nature Clayton, j'suis née pour faire ce métier. T'arriveras jamais à toucher à mon bébé, pas si je te laisse faire en tout cas. Personne au monde n'avait jamais réussi à me prendre par surprise. Sauf peut-être un rôdeur ou deux mais ils étaient morts au bout du compte. Il n'empêche que j'étais du genre rapide. Comme je m'y attendais, Sam endura l'épreuve du froid haut la main et ne se plaignit à aucun moment. C'est pour ça que j'aimais tant Sam. Parce qu'il avait les épaules larges et qu'il était capable d'encaisser. C'était le parfait candidat pour ce genre d'aventure de survie. Il était capable de tenir, mentalement et physiquement. Et on pouvait compter sur lui. C'était un battant, depuis toujours, et je n'étais pas surprise que toute cette merde n'est fait que le devenir encore plus fort.« Et moi je l'aurais tuer pour avoir oser abîmer ton beau visage. Juste après t'avoir foutu mon poing dans la gueule bien sûr. Après tout je t'ai prévenue 50 milles fois d'arrêter de me surprotéger comme ça. Ca aurait été légitime nan ?.  » On savait tout les deux que j'aurais jamais été capable de le frapper. Mais ça valait le coup de le dire quand même. Et même si je ne l'avouerai jamais, j'appréciai plutôt l'attitude chevaleresque de Sam. Qui n'aimerait pas être protégée comme il le faisait avec moi ?

Et si on disait de moi que je fuyais parfois les questions auxquelles je ne voulais pas répondre, Sam faisait exactement la même chose. Cela me fit ricaner en secret. C'est peut-être pour ça qu'il renversa subitement la tasse d'eau gelée sur ma tête. Oh putain ça caille. La chaire de poule ne se fit pas attendre et je serrai les dents pour m'éviter de pousser un cri d'effroi totale. J'déteste le froid ! .« Oh putain de merde  » J'avais pas pu éviter de la sortir celle là. Et même si j'avais l'habitude de m'en prendre plein la gueule à l'armée, si il y a bien un truc que je hais plus que tout au monde c'est bien les bains d'eaux glacés. .« Tu me fais vraiment ce plan là ? Le plan du mec qui sait pas quoi répondre alors qui préfères faire genre c'est moi qui suis parano ? » C'était pas réglo de sa part mais qui j'étais moi pour le juger sur ce genre de truc ? C'était ma méthode aussi. Mais j'étais bien trop curieuse pour laisser couler. Franchement c'était au-dessus de mes forces et de lui faire cette fleur. Il caressa mon dos, m'indiquant qu'il avait finit. Je me redressais, balançant mes cheveux en arrière. Lorsque ma chevelure claqua sur mon dos, un frisson me parcourut. Je rattrapai la serviette du bout des doigts et me dépêchai de sécher mes cheveux. Comme une barbare. Y a plus personne à impressionner. Et Sam m'avait vue dans des états bien pire que celui là. Je pris dans mon sac une brosse que j'avais récupéré il y a peu de temps. Franchement, c'est un outil indispensable quand on a les cheveux longs. Même pendant l'apocalypse. Une fois mes cheveux démêlés, j'analysai l'état déplorable de mes fringues. Une vrai guenon. J'enlevai mon tee-shirt avec hésitation, bien consciente du froid et du possible rhume que j'allais me choper. J'étais pas vraiment pudique et Sam avait vue de moi tout ce qui pouvait être vue. A genoux devant le ruisseau, j'entrepris de laver mon vêtement en frottant les bords ensemble. .« Si tu restais ici avec moi, y aurait personne pour nous mater en train de nous laver. » Ici en pleine nature, rien n'y personne ne pouvait nous voir. Au camp Yosemite, il y avait de grande chance pour qu'une ou deux personnes décident de venir se laver en même temps que toi. J'avais peut-être tord, mais je devais pas être loin de la vérité quand même. .« T'essaie de me convaincre de venir vivre au camp avec une histoire de lavage de cheveux ?.» Le sourire espiègle de Sam se fit une place sur mon propre visage. .« L'argument du partage de tente était meilleur si tu veux mon avis. » Mon vêtement ayant retrouvé une couleur relativement correct, j'entrepris de le faire sécher sur une branche d'arbre. Je fouillai mon sac à la recherche d'un tee-shirt de rechange. Je mis simplement la main sur une vieille veste toute troué. .« Fait chier. J'ai eu un petit soucis de zônards avant hier. J'ai du abandonner un sac sur place. Forcément avec les meilleurs fringues dedans.  » Avec un soupir je m'emmitouflai dans le seul truc disponible et me laissai tomber par terre. Assise devant le ruisseau, je scannai les alentours. .« Tu sais ce qui serait un argument de choc ? Qu'il y est le chauffage sous ta tente. Et des frites. » Je relevai la tête vers lui avec un large sourire. Il était encore possible de rêver non ?

 

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MessageSujet: Re: Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel Jeu 12 Jan - 6:48

Death is so terribly final Je faisais du chemin ! Cette façon qu’elle avait prise pour me rappeler son mauvais caractère, c’était un indice qui me démontrais qu’elle n’était pas complètement fermé à l’idée me suivre. Je ne savais pas si elle avait réellement l’intention de me faire changer d’avis en me disant ça, mais c’était loin d’avoir eu l’effet escompté. Ou du moins, ma réaction n’apparut pas sur mon visage. J’avais presque envie de rire lorsqu’elle me rappela à quel point elle était casse couille. Non, ça j’avais pas oublié. Mais on avait tous des défauts. Je savais que j’étais pas toujours facile à vivre, que parfois j’essayais le plus possible d’éviter les situations sociales et dans son cas, je comprenais ce qu’elle voulait dire. Ça n’avait jamais été un problème pour moi par contre. J’aimais bien la taquiner la dessus. Elle et son sale caractère. « Je sais que t’es casse couille Hazel. Ce genre de chose ne s’oublie pas aussi rapidement. Et ne me le fais pas répéter. Y’a rien que tu pourras dire qui me fera changer d’avis. » Si elle voulait que je perde patience par contre, elle était bien partit. Il faut pas me faire répéter trop souvent, surtout une invitation de ce genre. Quand je disais quelque chose ou que je faisais une proposition, il y avait très peu de chance pour que je retire celle-ci. Je gardais mes promesses.

Pour être la fille la plus dangereuse que je connaisse elle l’était. Et elle devait être encore plus redoutable aujourd’hui. Avec tout ce qu’on avait du surmonter en tant que survivant, on était tous devenu un peu plus violent. Plus violent et dangereux. Certains étaient même devenus complètement détraqué. J’en avais vu des survivants ayant complètement perdus la carte. C’était effrayant de les regarder. Juste les entendre divaguer et on se disait que ce serait préférable de leur offrir une mort plus convenable que dans la folie. « Rappelle-moi de ne pas essayer de te piquer quoi que ce soit. » Commentais-je suite à son avertissement. Pas que j’aurais jamais l’intention de lui voler ses armes mais ne sait on jamais. Peut être qu’un jour me viendrait l’envie de lui emprunter l’une de ses nombreuses armes. Même si j’étais plutôt bien équipé de mon côté. Nos gouts niveau armes différaient un peu dans le temps, je me demandais si notre arsenal d’armes se ressemblait. Nous avions quand même fait le même métier. Tireurs d’élites. Ce ne serait pas nous qui mourrions les prochains. Nos années dans l’armée nous avait préparés sans le savoir à ce type d’événement. La survie, le détachement, le maniement d’arme et le travail d’équipe. Bon, le travail d’équipe était beaucoup moins important que je ne le croyais, mais c’était souvent un atout. Lors de la discussion concernant Jason et le commandant, j’eu droit à une énième menace et elle me rappela m’avoir prévenu de ne pas la surprotéger. Qu’est-ce que je pouvais y faire sérieusement ? J’avais aussi été surprotecteur de ma jeune sœur et comme Hazel c’était un peu fait une place dans ma vie, j’avais fait la même chose avec elle. « Allons, surprotéger c’est un grand mot non ? Je me suis juste… porté à ta défense ? Et puis de toute manière, y’avait que moi de présent pour défendre ta réputation. Et ça m’a fait du bien à moi aussi… » Un bon coup de poing au visage, c’était pas agréable pour la personne qui le recevait, mais il n’y avait pas de meilleure thérapie contre la colère.

Lorsque fut venu son tour pour le nettoyage, je ne pu m’empêcher de ricaner en l’entendant jurer. Et lorsqu’elle revint sur mon amnésie sélective, je n’eu qu’à lui vider une seconde tasse d’eau sur le crâne pour faire comme si je n’avais rien entendu. Allez Hazel, laisse tomber… pensais-je tout en frottant son cuir chevelu. S’en était presque gênant pour moi. Ensuite je la laissais démêler ses cheveux et nettoyer son t-shirt dans le ruisseau. J’aurais pu faire la même chose avec le mien, mais j’avais plus l’intention de le brûler. J’abandonnais la plupart du temps le combat contre le lavage des vêtements. Préférant bruler ceux qui étaient trop sale ou brisé et m’en procurer de nouveaux dans les maisons que je fouillais. Debout près du cour d’eau, je mis les mains dans les poches de mon jeans, la regardant alors qu’elle semblait tenter de me décourager. J’haussais un sourcil en écoutant son commentaire qui précisait qu’à Yosemite on se ferait probablement épier. « Et depuis quand t’es aussi pudique ? » Demandais-je, un peu pour la narguer. C’était pas comme si ça l’avait déjà dérangé auparavant. Pas plus que ça ne me dérangeait. Les gens pouvaient bien regarder autant qu’ils voulaient, tant qu’ils n’essayaient pas de me tuer, je n’en avais rien à foutre qu’on me regarde lorsque je me nettoyais. C’était pas comme si je donnais un spectacle. Toujours debout près du ruisseau, je regardais la jeune femme chercher des vêtements de rechange qu’elle ne semblait pas avoir sur elle. Malheureusement, je n’avais rien emmené d’autre que le chandail que je portais en ce moment et l’autre qui était souillé de liquide zombie. En l’entendant me dire que le meilleur argument que je pourrais avoir c’était d’avoir le chauffage dans ma tente et des frites, je ris franchement. « Pour les frites je peux rien te promettre. » Je m’approchais d’Hazel et m’assoyais dans son dos, faisant passer mes deux jambes de chaque côté de son corps et l’entourant de mes bras. Je posais mon menton sur son épaule et lui soufflais : « Par contre j’ai un bon chauffage interne. On peut pas tout avoir dans la vie, mais avoue que c’est pas si mal comme ça. » Et ça c’était un bon argument ? J’avouais qu’après, j’avais plus grand-chose pour la faire changer de camp. Je frictionnais ses bras de mes mains, essayant de la réchauffer du mieux que je le pouvais. Je pouvais au moins servir à ça.
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MessageSujet: Re: Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel Mer 18 Jan - 12:42

Death is so terribly final

BEUG - PAS LE BON POST. VOULUT COPIER POUR LE CODAGE ET J'AI REMPLACE PAR MON NOUVEAU POST :'( AVOIR LA GRIPPE C'EST NUL !

Il avait pas vraiment tord en disant qu'il était suffisamment fou pour ne pas me fuir. Un rictus amusé pris place sur mon visage. C'était bien vrai. Il ne m'avait jamais tourné le dos, même si au début j'avais tout fait pour qu'il ne fasse pas partie de ma vie. J'étais certaine de l'avoir déjà blessé dans ma façon d'être ou dans ma façon de dire les choses. Je ne voulais pas recommencer mais en même temps je ne savais pas comment y échapper. Le fait de vivre seule ne m'avait pas aidé à travailler sur cet aspect de ma personnalité. Il allait falloir que je fasse attention à partir de maintenant. Je ne voulais pas gâcher nos retrouvailles avec les réflexions à la cons dont j'avais l'habitude. Je ne voulais pas le faire fuir comme j'aimais le faire avec les autres. Et je me détesterai probablement de lui faire du mal, même inconsciemment. « J'essayerai de ne pas te faire fuir, mais la vue de ma tête le matin va peut-être te faire changer d'avis » Ce n'était pas forcément ma tête le pire, c'était plutôt l'humeur que j'avais en ouvrant les yeux. Je ne voulais pas dire par là que je me réveillais tous les jours avec une humeur de camionneur mais il était rare que je sois heureuse de commencer une nouvelle journée dans ce monde de fou. Il n'empêche que m'éveiller tous les jours avec le visage de Sam comme paysage allait peut-être changer la donne. Je me rendais compte seulement maintenant la chance que j'avais d'avoir trouvé Sam. Maintenant et la première fois. J'étais certaine qu'il ne savait même pas le réconfort qu'il représentait pour moi. J'avais vraiment le cul bordé de nouille qu'un gars tel que lui, accepte de copiner avec une fille comme moi. Soit il tenait vraiment à moi, soit il n'avait aucun instinct de survie.

En observant l'expression de Sam, je put me rendre compte qu'il s'en voulait d'avoir remis ce sujet sur la table. En même temps c'était une conversation sans réelle but étant donné qu'il n'avait jamais changer d'attitude, quoi que je lui dise, et que de mon côté, je n'acceptai pas ses motivations. Nous étions face à un mur et chacun campai sur ses positions. « Je l'aurais su à un moment ou un autre. Que tu interviennes ou pas. Je lui aurais fait bouffer ses rangers  à un moment ou autre c'est tout. » Et puis c'était quand même pas la première fois que j'étais la victime de blagues salaces dans ce style. Je savais quoi dire et quoi faire dans ce genre de circonstances et Sam ne faisait qu'empirer les choses. Surtout qu'il était devenu un cible lui aussi. C'était peut-être plus ça qui me gênait à l'époque. Le fait que Sam s'en prenait autant que moi dans la gueule. C'est peut-être ce que je voulais éviter. Sam savait se débrouiller pour sauver son honneur, qu'on soit claire, mais je ne voulais pas qu'on l'emmerde à cause de moi. « Il est mort. Il peut pas être plus mort que quand je l'ai vue la dernière fois. Pour entrée dans les détails, un rôdeur était en train de lui bouffer le visage.  » C'était le jour où Sam et moi nous étions séparés. Le jour où nous avions tout perdu. J'étais toujours perché sur le toit de la voiture avec le commandant quand la horde de zombie avait débarquée de nulle part. Je cherchais Sam quand mon regard était tombé sur Jason. Il était en train de se faire submerger et j'aurais peut-être put l'aider si... et bien si j'en avais eu envie. Mais ça n'avait pas été le cas et j'avais préféré balancer mes balles dans la tête des zombies à l'exact opposé de sa position. Je l'avais laissé mourir et je vivais plutôt bien avec ça. Mais j'ignorais totalement si Sam allait être aussi enclin avec le fait que j'étais capable de de faire ce genre de chose. Enfin que j'avais était capable de le faire une fois et une seule fois. « Autant te le dire tout de suite. Tu sais que c'est pas mon genre d'en faire des caisses et de me sentir mal alors que je me sens pas coupable du tout depuis l'invasion. Alors voilà. Jason est mort parce que j'ai refusé de l'aider. Il était débordé par la horde et il m'a appelé au secours et j'ai détourné le regard pour aider quelqu'un d'autre. Il est mort et je sais que c'est de ma faute. Mais je m'en fiche. » Ouais, j'étais parfaitement sincère en expliquant ça. J'en avait royalement rien à foutre de la mort de Jason. Mais je me foutais nettement moins de la possible mauvaise réaction de Sam.

Même si nous parlions de sujet plus ou moins difficile, je savais que nous devions en passé par là. La vie n'avait pas était toute rose ces derniers temps et je ne voulais rien cacher à Sam. Ni ce que j'avais fait de bien, ni ce que j'avais fait de mal. Le fait que Sam resserre son étreinte autour de moi me donna une impression de sécurité que je n'avais sûrement pas mais qui me faisait un bien fou. Pas que Sam serait incapable de me protéger mais plus parce que nous n'avions de sécurité nulle part. Nous avions même de la chance de ne pas être dérangé par un ou deux zonards depuis toute à l'heure. Cela ne durerait pas et j'avais déjà mal au cœur de me dire que ce petit cocon allait bientôt volé en éclat. Cela rendait ce moment encore plus puissant. Parce qu'il était éphémère et que nous n'allions peut-être pas pouvoir recommencer avant longtemps. Je posais mes mains sur les siennes et le forçait à resserrer davantage son étreinte, au point de m'étouffer si il le fallait. C'était une sorte de panique que je ressentais. Une panique urgente et bouleversante que je n'avais jamais ressentis mais qui était bel et bien là et contre laquelle je ne pouvais pas lutter. Ce petit moment de paix était une vrai bulle d'air dans cette vie beaucoup trop compliqué. J'étais dans une position peu confortable, ainsi assise, le visage en arrière pour contempler sa moue perplexe. Le regard que je tentais de faire n'était apparemment pas aussi menaçant que je le pensais. Sam ne se défilait pas non.. on va dire qu'il arrondissait les angles afin de dire ce qu'il voulait dire sans être explicite. Mais j'étais tout à fait partante si il réagissait comme ça à chaque fois qu'il ne voulait pas répondre franchement. Lorsqu'il m'embrassa je restais interdite quelque secondes. J'avais perdu l'habitude de ce genre de contact. Mais finalement je quittai ses lèvres afin de me redresser, de me retourner, et de l'embrasser de nouveau pleinement. Je passai mes mains dans ses cheveux, mes doigts glissant dans les belles boucles qu'il voulait absolument couper. C'était définitivement encore plus maintenant. Lorsque l'air commença à manquer, je reculai mon visage de quelque centimètres. « Je vais venir sous ta foutu tente Clayton. T'a gagné. »


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Dernière édition par Hazel C. Whitaker le Mer 25 Jan - 22:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel Mar 24 Jan - 2:45

Death is so terribly final Elle se traitait peut être de cinglé elle-même, mais j’avais vu de vrai cinglé en voyageant à travers les États. Des cinglés qui te sautaient dessus une hache à la main et c’était même pas pour te voler tes vivres, mais bien pour te tuer. Il y avait des gens là-dehors qui étaient prêt à tuer tout ce qui bougeait. Que ce soit des rôdeurs ou des survivants, ils ne semblaient plus faire la différence. Alors qu’Hazel s’autoproclame cinglé ne provoqua aucune réaction particulière de ma part. Oui elle avait son caractère, oui parfois elle me donnait envie de m’arracher les cheveux de sur la tête, mais je ne l’avais pas perdu pendant toutes ces années pour la voir disparaitre à nouveau. Je l’avais cru morte pendant beaucoup trop longtemps pour seulement lui dire au revoir et à la prochaine. C’était ce que je faisais avec à peu près tout le monde. Mais c’était pas ce que je voulais pour nous deux. « Je crois que c’est un mélange des deux. Je suis un peu cinglé et maso. Juste assez pour ne pas avoir envie de m’enfuir quand je te vois. » Dis-je accompagné d’un sourire. Et j’étais certains que nombreux s’étaient enfui à sa vue durant les dernières années. Elle n’était pas une enfant de cœur et elle se faisait rapidement comprendre. Si elle avait rencontré des survivants un peu trop insistants, elle ne s’était sûrement pas gênée pour les remettre à leur place. Pourtant je savais que je ne risquais aucun danger. Nous avions quand même passé notre temps à l’armée ensemble. Nous avions appris ensemble et fait la guerre ensemble, ce n’était pas rien. Et on avait survécu à l’épidémie (pour l’instant). Je n’avais nullement l’intention de me laisser tuer par qui ou quoi que ce soit et je savais que c’était la même chose pour Hazel. Nous avions toujours réussis à nous soutenir et étrangement, je savais que ça n’avait pas changé même aujourd’hui. Même dans le climat dans lequel nous vivions.

Je savais que j’aurais pas du apporter ce sujet. Je savais. Je roulais des yeux en l’entendant me réprimander. Elle n’avait pas changée du tout, c’était toujours pareil. En ce moment, j’avais l’impression qu’on ne s’était jamais quitté et qu’on était marié depuis 10 ans. « Mais t’étais même pas là le jour où j’ai cassé la gueule de Jason. Si je l’avais laissé partir, il s’en serait sortit indemne. Je pouvais quand même pas le laisser sortir sans qu’il n’ait reçu une leçon non ? » Et pourquoi on parlait de ça déjà ? Pourquoi on se disputait alors qu’on aurait du se parler de tout ce qu’on avait vécu depuis, ce qu’on avait vu et ce qu’on avait fait ? Plus ça change plus c’est pareil comme on dit. « Ils sont tous morts de toute manière. Jason n’a aucune chance de s’en être sortit. À moins qu’il ne se soit servit des autres pour survivre, ça par contre je n’en douterais même pas. » Ça serait plutôt son genre de se fier aux autres pour rester en vie. Laisser les autres faire tout le boulot et mentir. Ou bien, pour le plus grand bonheur de tous, il était mort. C’est pas gentil de souhaiter la mort des autres, mais pour lui ça ne me dérangerait pas. Une racaille de moins sur cette planète.

Lorsqu’elle se lova contre moi, assit au bord du ruisseau, je ne pu que la serrer un peu plus fort contre moi. Je fronçais les sourcils en observant les environs. J’étais heureux de l’avoir retrouvé et de pouvoir la serrer ainsi, de lui parler et de savoir qu’elle est en bon état. Mais je ne pouvais m’empêcher de craindre pour le futur. Si Hazel décidait de venir avec moi, j’aurais quelqu’un d’autres à protéger. Et qu’elle le veuille ou pas, c’était un automatisme. Que ce soit elle, ma sœur ou un bon ami, c’était ce que j’aurais fait avec mes proches. Jusqu’à présent j’avais survécu seul ou avec d’autres survivants que je ne connaissais pas vraiment, donc ça ne m’avait jamais vraiment dérangé. Je savais très bien qu’Hazel pouvait se protéger elle-même. Elle était forte, elle avait du caractère et elle avait un talent particulier avec les armes. Personne ne pourrait lui mettre la main dessus. Mais si jamais quelque chose lui arrivait, je me sentirais entièrement responsable de son sort. Lorsqu’elle me dit qu’elle n’était pas loin de céder, je souris et pressais un moment ma tête contre la sienne. J’avais rarement été aussi tendre dans les dernières années. Même que je ne croyais pas l’avoir été du tout. L’épidémie m’avait rendu assez brutal à vrai dire et j’avais joué brutalement avec les autres survivants. C’était une question de vie ou de mort. Mais Hazel était différente. Je la connaissais et nous avions une relation particulière. Lorsqu’elle me rappela la question à laquelle je n’avais pas répondu, je pris un air perplexe. Je me retenais de rire à la vue de ce regard menaçant qu’elle me lançait. Surtout vu de cette position, c’était plus étrange qu’effrayant. Si elle tentait de m’intimider, elle allait devoir essayer autre chose. « Je suis pas du genre à me défiler Whitaker. » J’approchais mon visage du sien et l’embrassais sans plus de préambule. Je la serrais un peu plus contre moi, ne m’éloignant pas aussi rapidement cette fois-ci. Non, je suis pas du genre à me défiler. Si ça ne répondait pas à sa question, c’était qu’elle ne voulait pas comprendre. Malgré le froid qui régnait depuis le matin, je commençais à avoir chaud, surtout du visage. Et je commençais aussi à manquer de souffle.
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MessageSujet: Re: Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel Mer 25 Jan - 22:01

Death is so terribly final

Il avait pas vraiment tord en disant qu'il était suffisamment fou pour ne pas me fuir. Un rictus amusé pris place sur mon visage. C'était bien vrai. Il ne m'avait jamais tourné le dos, même si au début j'avais tout fait pour qu'il ne fasse pas partie de ma vie. J'étais certaine de l'avoir déjà blessé dans ma façon d'être ou dans ma façon de dire les choses. Je ne voulais pas recommencer mais en même temps je ne savais pas comment y échapper. Le fait de vivre seule ne m'avait pas aidé à travailler sur cet aspect de ma personnalité. Il allait falloir que je fasse attention à partir de maintenant. Je ne voulais pas gâcher nos retrouvailles avec les réflexions à la cons dont j'avais l'habitude. Je ne voulais pas le faire fuir comme j'aimais le faire avec les autres. Et je me détesterai probablement de lui faire du mal, même inconsciemment. « Alors deux fous sous une même tente doit probablement faire bon ménage. Surtout avec la gueule que j'ai le matin. » Ce n'était pas forcément ma tête le pire, c'était plutôt l'humeur que j'avais en ouvrant les yeux. Je ne voulais pas dire par là que je me réveillais tous les jours avec une humeur de camionneur mais il était rare que je sois heureuse de commencer une nouvelle journée dans ce monde de fou. Il n'empêche que m'éveiller tous les jours avec le visage de Sam comme paysage allait peut-être changer la donne. Je me rendais compte seulement maintenant la chance que j'avais d'avoir trouvé Sam. Maintenant et la première fois. J'étais certaine qu'il ne savait même pas le réconfort qu'il représentait pour moi. J'avais vraiment le cul bordé de nouille qu'un gars tel que lui, accepte de copiner avec une fille comme moi. Soit il tenait vraiment à moi, soit il n'avait aucun instinct de survie.

En observant l'expression de Sam, je put me rendre compte qu'il s'en voulait d'avoir remis ce sujet sur la table. En même temps c'était une conversation sans réelle but étant donné qu'il n'avait jamais changer d'attitude, quoi que je lui dise, et que de mon côté, je n'acceptai pas ses motivations. Nous étions face à un mur et chacun campai sur ses positions. « Je l'aurais su à un moment ou un autre. Que tu interviennes ou pas. Je lui aurais fait bouffer ses rangers  à un moment ou autre c'est tout. » Et puis c'était quand même pas la première fois que j'étais la victime de blagues salaces dans ce style. Je savais quoi dire et quoi faire dans ce genre de circonstances et Sam ne faisait qu'empirer les choses. Surtout qu'il était devenu un cible lui aussi. C'était peut-être plus ça qui me gênait à l'époque. Le fait que Sam s'en prenait autant que moi dans la gueule. C'est peut-être ce que je voulais éviter. Sam savait se débrouiller pour sauver son honneur, qu'on soit claire, mais je ne voulais pas qu'on l'emmerde à cause de moi. « Il est mort. Il peut pas être plus mort que quand je l'ai vue la dernière fois. Pour entrée dans les détails, un rôdeur était en train de lui bouffer le visage.  » C'était le jour où Sam et moi nous étions séparés. Le jour où nous avions tout perdu. J'étais toujours perché sur le toit de la voiture avec le commandant quand la horde de zombie avait débarquée de nulle part. Je cherchais Sam quand mon regard était tombé sur Jason. Il était en train de se faire submerger et j'aurais peut-être put l'aider si... et bien si j'en avais eu envie. Mais ça n'avait pas été le cas et j'avais préféré balancer mes balles dans la tête des zombies à l'exact opposé de sa position. Je l'avais laissé mourir et je vivais plutôt bien avec ça. Mais j'ignorais totalement si Sam allait être aussi enclin avec le fait que j'étais capable de de faire ce genre de chose. Enfin que j'avais était capable de le faire une fois et une seule fois. « Autant te le dire tout de suite. Tu sais que c'est pas mon genre d'en faire des caisses et de me sentir mal alors que je me sens pas coupable du tout depuis l'invasion. Alors voilà. Jason est mort parce que j'ai refusé de l'aider. Il était débordé par la horde et il m'a appelé au secours et j'ai détourné le regard pour aider quelqu'un d'autre. Il est mort et je sais que c'est de ma faute. Mais je m'en fiche. » Ouais, j'étais parfaitement sincère en expliquant ça. J'en avait royalement rien à foutre de la mort de Jason. Mais je me foutais nettement moins de la possible mauvaise réaction de Sam.

Même si nous parlions de sujet plus ou moins difficile, je savais que nous devions en passé par là. La vie n'avait pas était toute rose ces derniers temps et je ne voulais rien cacher à Sam. Ni ce que j'avais fait de bien, ni ce que j'avais fait de mal. Le fait que Sam resserre son étreinte autour de moi me donna une impression de sécurité que je n'avais sûrement pas mais qui me faisait un bien fou. Pas que Sam serait incapable de me protéger mais plus parce que nous n'avions de sécurité nulle part. Nous avions même de la chance de ne pas être dérangé par un ou deux zonards depuis toute à l'heure. Cela ne durerait pas et j'avais déjà mal au cœur de me dire que ce petit cocon allait bientôt volé en éclat. Cela rendait ce moment encore plus puissant. Parce qu'il était éphémère et que nous n'allions peut-être pas pouvoir recommencer avant longtemps. Je posais mes mains sur les siennes et le forçait à resserrer davantage son étreinte, au point de m'étouffer si il le fallait. C'était une sorte de panique que je ressentais. Une panique urgente et bouleversante que je n'avais jamais ressentis mais qui était bel et bien là et contre laquelle je ne pouvais pas lutter. Ce petit moment de paix était une vrai bulle d'air dans cette vie beaucoup trop compliqué. J'étais dans une position peu confortable, ainsi assise, le visage en arrière pour contempler sa moue perplexe. Le regard que je tentais de faire n'était apparemment pas aussi menaçant que je le pensais. Sam ne se défilait pas non.. on va dire qu'il arrondissait les angles afin de dire ce qu'il voulait dire sans être explicite. Mais j'étais tout à fait partante si il réagissait comme ça à chaque fois qu'il ne voulait pas répondre franchement. Lorsqu'il m'embrassa je restais interdite quelque secondes. J'avais perdu l'habitude de ce genre de contact. Mais finalement je quittai ses lèvres afin de me redresser, de me retourner, et de l'embrasser de nouveau pleinement. Je passai mes mains dans ses cheveux, mes doigts glissant dans les belles boucles qu'il voulait absolument couper. C'était définitivement hors de question, encore plus maintenant. Lorsque l'air commença à manquer, je reculai mon visage de quelque centimètres. « Je vais venir sous ta foutu tente Clayton. T'a gagné. »


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MessageSujet: Re: Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel Mer 1 Fév - 3:11

Death is so terribly final Deux fous sous une tente. J’imaginais parfaitement la scène. À l’armée c’était pas pareil. On avait le commandant qui nous donnait les ordres, on devait se tenir à carreau et ne jamais dépasser la ligne. Il fallait être discipliné, méthodique et surtout, faire notre boulot comme des pros, parce que c’était ce qu’on était. Maintenant, on vivait un peu comme on le pouvait. Il y avait encore beaucoup d’ex militaire qui survivait un peu partout. Beaucoup était encore très sérieux, croyant à la fin de cette épidémie et à la reconstruction de la société. Je préférais me concentrer sur le moment présent. Essayer de survivre et peut être de créer une petite communauté de survivants. Se tenir les coudes et faire en sorte que notre condition soit la moins pénible possible. Parce que pour l’instant, c’était à peine supportable. J’étais presque surpris de ne pas avoir perdu la tête. Bon, c’était pas comme si j’étais complètement sain d’esprit, mais je m’en sortais beaucoup mieux que la moyenne des autres survivants. « La gueule que tu as le matin ? Attend… Parce que ton air de merde du matin à changé ? Parce que dans mes derniers souvenirs, c’était à peine supportable. Mais si t’essaie pas de me bouffer la cervelle, je devrais avoir aucun problème à y faire face. » Je lui envoyais un sourire moqueur. Je savais qu’elle n’aimait pas qu’on se moque d’elle, mais c’était plus fort que moi. C’était comme revenir en arrière que de la retrouver. La taquiner me donnait l’impression d’être retourné dans l’armée ou même lorsqu’on se voyait lors de nos permissions. Malgré le fait qu’il y avait probablement un tas de rôdeurs dans les environs, j’avais presque l’impression de faire un retour dans le temps.

Cette conversation sur nos petites difficultés d’avant était lourde, mais on ne pouvait jamais vraiment y échapper. Surtout qu’elle était loin d’être pertinente. Tout ça c’était du passé. Et plus jamais on ne revivrait ça, surtout que les personnes qui nous avaient fait subir ça était probablement mortes. On aimait juste monter sur nos grands chevaux j’imagine. L’être humain adore la dispute, même si la raison elle-même est complètement incohérente. « Ça j’en doute même pas. » C’était tout ce que j’avais à lui répondre. Je ne voulais pas rallumer la flamme encore plus. Je savais qu’elle pouvait se défendre et qu’elle aurait probablement donné une raclée à Jason, elle en était plus que capable. C’était juste mon égo à moi qui avait voulu en faire voir de toutes les couleurs à l’autre homme. Je ne pouvais pas m’empêcher de la défendre. C’était stupide et puéril, mais c’était comme ça que j’étais. Mon père m’avait éduqué comme ça et même si j’avais travaillé avec la gente féminine dans l’armée, j’étais resté avec cette idéologie. Lorsqu’Hazel m’avoua avoir délibérément laissé Jason mourir, je ne su pas comment réagir sur le coup. D’un côté, c’était pas comme si elle m’apprenait qu’elle avait laissé mourir (ou même tué) un étranger et de l’autre, il avait eu ce qu’il méritait. L’ancien Samuel aurait été outré ou même en colère d’apprendre ça. Il aurait gueulé, aurait demandé à Hazel de s’expliquer. Mais j’avais changé autant que les autres. Je regardais la jeune femme, un air triste sur le visage. Je ne savais pas pourquoi elle me disait ça. Qu’est-ce qui l’avait poussé à le faire. Probablement notre conversation, mais quand même. On ne comprend jamais vraiment les autres après tout. « J’aimerais te dire que ça m’attriste. Mais on a tous commis des choses dont on est peu fier. Moi aussi j’ai mon lot de merde. J’ai tué des gens Hazel. Que tu ai laissé Jason mourir c’est quelque chose. Mais parfois on doit prendre des décisions pour rester en vie et je suis sûr que ce que tu as choisis ce jour là était aussi bon que n’importe quelle autre décision. » J’avais commis des meurtres. Enfin, c’aurait été des meurtres si l’état avait encore été en fonction, mais c’était l’anarchie. Tout le monde faisait ce qu’il voulait, et c’était pour survivre. « De toute façon, soit il se serait fait tuer par quelqu’un d’autre ou il aurait continué à être un salaud et faire chier tout le monde. C’est pas une grande perte. » C’était probablement mieux comme ça. Je n’étais pas heureux de cette nouvelle malgré tout. Ça ne me réjouissais pas de tuer les autres. C’était la dernière option que je me laissais, de mettre fin à la vie de quelqu’un d’autre. Parce que je ne croyais pas avoir le droit de vie ou de mort sur les autres.

Lorsqu’elle cessa de m’embrasser. Je fus à la fois déçu et légèrement heureux de pouvoir reprendre mon souffle. Par contre, j’avais envie de la serrer contre moi et de sentir ses lèvres contre les miennes encore. C’était comme si mon corps en avait besoin. Comme si le fait de l’avoir retrouvé après l’avoir cru morte avait accentué cette envie. Elle se redressa et m’embrassa de nouveau, glissant ses doigts dans mes cheveux. C’était presque euphorique comme sensation. Elle m’avait follement manquée. Son odeur, son rire, ses baisers, sa personnalité explosive. Elle avait passé les dernières minutes à se rabaisser, mais c’était comme ça que je l’aimais. Forte, agressive, passionné et surtout, le fait qu’elle jurait pour 5 personnes. Lorsque notre baiser se termina, j’ouvris lentement les yeux, la retenant inconsciemment contre moi, comme si elle avait l’intention de s’en aller. Comme si ce moment avait été trop beau pour être vrai. J’avais presque l’impression que je me réveillerais pour me rendre compte que ce n’était qu’un rêve. Et ce fut encore plus le cas lorsqu’elle me dit qu’elle allait venir avec moi. Un sourire illumina mon visage et je déposais un baiser sur ses lèvres encore rouges de notre embrassade. « Je gagne toujours de toute façon. T’as besoin d’aide pour le déménagement ? » Je lui caressais doucement le dos d’une main, mon regard ne quittant pas le sien. J’avais presque l’impression de l’avoir invité à venir vivre en appartement avec moi. Si nous avions été dans une situation normale, c’est ce qui se serait probablement passé. Mais ce serait une tente que nous partagerions. Une tente qui frémissait la nuit des vents froids de la Californie. Il n’y avait pas de chauffage, pas d’éclairage, mais au moins je n’avais pas à payer le loyer.
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MessageSujet: Re: Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel Mar 2 Mai - 18:13

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MessageSujet: Re: Death is so terribly final, while life is full of possibilities. | Hazel

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