I Got The Beach To Worry About - Parker Collins
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I Got The Beach To Worry About - Parker Collins

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Toujours pas vacciné, parce que tomber malade ne m'intéressait pas du tout. Je n'en aurai plus l'occasion désormais.

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MessageSujet: I Got The Beach To Worry About - Parker Collins Mer 12 Avr - 0:29

Il fait trop chaud aujourd’hui en Californie. Venant d’un Texan, ça veut dire beaucoup. Impossible de travailler avec une chaleur pareille. Bon, certains vous dirons que je n’ai pas besoin d’excuse pour me la couler douce (et ils n’auront pas complètement tort), mais pour ma part, je me demande plutôt comment ces langues-de-vipères font pour vivre sur une plage et ignorer l’océan à proximité quand il fait une telle température. La vie est trop courte pour se priver, à notre époque plus que jamais. Une fois équipé pour la sortie, je me dirige vers l’entrée du camp. En voyant Colonel Air-de-Chien qui marche au loin, je me jette aussitôt dans l’embrasure d’un chapiteau à proximité et j’observe dans un interstice de la toile l’homme approcher. Je sue à grosses gouttes, mais pas par la faute du soleil cette fois. La chance est de mon côté, puisque l’homme passe devant la tente sans y jeter un coup d’œil et continue vers l’intérieur du camp. Je me faufile hors de ma cachette et quitte le groupe sans un regard en arrière. Personne ne m’interpelle tandis que je me dirige vers les bâtiments qui longent la Pacific Coast Highway. À partir de là, je recommence à respirer normalement, à l’abri des regards des grands patrons du camp. Je poursuis ma route à l’ombre des bâtiments en direction du nord. L.A. n’est plus celle que j’ai connu lorsque mon groupe et moi venions y faire des spectacles et rencontrer des labels, mais pour moi, tant que les palmiers seront debout, je m’y sentirai toujours chez-moi.

Pendant près d’une heure, je poursuis ma route jusqu’à ce que je me sente suffisamment éloigné du camp. Je me dirige alors vers la plage et ne m’arrête de marcher que lorsque mes deux pieds sont léchés par les vagues. Vite, tombent sac à dos, chemise et pantalon. Je me jette dans l’eau et ressens aussitôt les effets bénéfiques du changement de température. J’ai l’impression, sûrement fausse, que le danger est tenu à l’écart; les vagues sont puissantes et repousseraient donc tout rôdeur caché sous l’eau, et la plage est un lieu ouvert où personne ne peut empiéter sans se faire remarquer. Une fois blasé de patauger, je retourne sur le sable et m’assois à l’ombre d’une chaise de sauveteur à la peinture écaillée. J’attends d’être de nouveau sec avant de me mettre de la crème solaire, puis je pose la tête sur mon sac pour un petit somme. Je n’ouvre les yeux que des heures plus tard, tandis que le soleil touche presque à la ligne de l’eau. Désorienté, je me rends compte que mon « petit somme » s’est prolongé jusqu’au soir et qu’il est maintenant trop tard pour retourner jusqu’au camp avant qu’il ne fasse trop noir. Ce n’est pas si grave, je n’ai qu’à dormir dans une des baraques au bord de la route et je ferai le trajet jusqu’à Santa Monica au petit matin pour revenir avant que absence soit remarquée. Je me rhabille et retourne sur le bitume. Après une dizaine de minutes de marche, je m’arrête devant une grande maison de style espagnol et lorsque je pose la main sur la poignée, les derniers rayons du soleil s’éteignent. La porte n’est pas verrouillée. Les occupants ont dû partir dans la précipitation.

J’entre dans le vestibule et observe rapidement les alentours. L’escalier qui mène à l’étage se trouve par la gauche et je m’y dirige avec la lenteur d’un zombie, complètement lessivé par le soleil de l’après-midi. Mon bâillement résonne dans les escaliers. Devant moi se trouve la chambre des maîtres avec sa salle de bain privée. Je m’étale sur le grand lit poussiéreux, la tête enfoncée dans l’oreiller. Mon ventre gronde de protestation, désireux que je mange un souper rapide avant de dormir, mais le simple effort nécessaire pour me lever me semble irréalisable. Sur le point de m’endormir, je réalise au travers de la brume de mon esprit que d’autres pas résonnent dans la maison. Un bruit subtil, visiblement quelqu’un qui tente de passer inaperçu, mais il n’y a pas de moquette dans l’escalier pour étouffer le son des bottes. J’ai choisi une maison habitée ! Comme si un choc électrique me parcoure la colonne vertébrale, je me redresse et, le plus silencieusement possible dans mon état d’énervement, je farfouille dans mon sac à la recherche de mon pistolet avec silencieux. La porte entrebâillée ne me permet pas de voir le survivant dans les escaliers. Je me pose près du cadre de la porte, du côté opposé à la penture, et j’inspire un bon coup. « Si j’étais vous, j’arrêterais immédiatement de monter. Je suis armé et j’ai fait l’armée, alors je sais comment m’en servir et je n’hésiterai pas une seconde à le faire. » Un petit mensonge qui, je l’espère, refroidira l’autre dans son intention de venir faire connaissance avec l’intrus. « Je ne savais pas la maison habitée. » Une excuse qui en vaut bien une autre, vu que le mal est déjà fait de toute façon.
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MessageSujet: Re: I Got The Beach To Worry About - Parker Collins Dim 23 Avr - 1:42

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Oliver Swick
« I Got The Beach To Worry About »
Les réfugiés de cette maison devaient être de charmantes personnes. Elles avaient gentiment ouvert la porte à Parker, alors que celui-ci, couvert de sang, avait mimé une détresse... Un petit couple propre sur eux, qui n'avaient pas hésité à venir en aide à un pauvre "enfant perdu". Ces jeunes gens n'étaient malheureusement pas tombé sur la bonne personne, et ils en avaient fait les frais. Tandis que Parker s'était insidieusement infiltré chez eux, une menace avançait vers la petite maison. Un danger que le garçon avait lui-même mis en oeuvre ! Ils lui avaient promis s'il le voulait bien, de l'emmener à la chasse pour le dîner, ce à quoi le gamin leur avait répondu d'un grand sourire. Parker jouait le rôle du petit ange à merveille et c'est cela qui les condamna. Ils ne s'étaient douté de rien, lorsque leur protéger s'approcha de la porte d'entrée en l'ouvrant brutalement. Deux rôdeurs affamés s'étaient alors joint à la fête, prenant le couple au dépourvu ! Parker avait été aux premières loges du spectacle, et lui ne craignait rien. Le garçon avait compris depuis longtemps comment procéder avec ces gentilles créatures, aussi était-ce un bon moyen de se défendre lorsque les armes manquaient ! Parker était en effet cruellement dénué de défense, et sa ruse était son atout ultime. « Maman ! Danny ! Vous m'en laissez un dîtes ! » avait lancé le garçon, furieux, tout en bousculant l'un des rôdeurs... Rongé lui aussi par la faim, il n'était pas question que son petit frère s'empiffre tandis que lui jeûne. S'il y avait bien une personne pouvant s'abstenir d'ingurgiter de la viande, c'était Danny... Les rôdeurs n'avaient nullement besoin de manger pour survivre, et la seule raison pour laquelle Parker leur offrait ces banquets était leur petit plaisir. C'est ainsi que c'était terminé l'histoire de ce jeune couple, trop gentil dans un monde sans pitié. Leur naïveté les avait placé au bas de la chaîne alimentaire, et le gamin en avait profité. Une fois son repas terminé, ayant rongé le bras de la pauvre dame, Parker enferma sa mère et son frère dans la grande chambre près de l'entrée. Ils y passeraient ainsi la nuit, laissant le temps au jeune Collins de se laver de tout ce sang séché. Le garçon put enfin se retirer vers la chambre de l'étage, accompagné du corps qui, quelques minutes auparavant, avait constitué son repas. Parker appréciait se lever le petit déjeuner au lit ! Aussi prit-il soin d'être sûr de ne pas se réveiller avec de la nourriture mouvante... Un coup de couteau dans le crâne suffit à se débarrasser de tous soupçons, et à pouvoir dormir tranquillement dans un lit douillé, préparé par les ex-propriétaires de la maison.
Ce fut en plein milieu d'un rêve que Parker fut réveillé... Un inconnu venait vraisemblablement de rentrer dans son abri ! Un danger non négligeable, car la gamin ne possédait aucune arme à feu. Impossible de compter sur l'effet de surprise afin de débusquer cette adversaire, et l'éjecter de sa demeure. Le jeune Collins se prépara à toute éventualité, il fit ce qu'il savait faire de mieux : se barbouiller de sang ! De la tête aux pieds, le garçon se badigeonna du liquide pourpre de son dîner, avant de descendre discrètement les escaliers. Malgré la souplesse dont il avait fait preuve, le bois crissa sous ses pas, révélant sa position à l'inconnu. Ce dernier avait immédiatement réagi, il mit en garde quiconque oserait s'en prendre à lui. Cependant, une pointe d'inquiétude pouvait se lire dans ses mots, lâchés dans le vide... « Vous les soldats, vous êtes toujours plus courageux n'est-ce pas ? » lâcha Parker, en descendant les escaliers désormais normalement. Son sourire en direction de son interlocuteur en disait long... Le gamin n'avait pas peur, et arrêta sa marche à quelques mètres de l'homme. « Je ne faisais que passer dans le coin, la maison doit être largement assez grande pour héberger deux personnes ». Continua-t-il, du ton le plus gentil qu'il puisse offrir. Parker devait prendre cette discussion avec des pincettes s'il voulait survivre. Si cet inconnu semblait inquiet, il n'en restait pas moi armé !

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MessageSujet: Re: I Got The Beach To Worry About - Parker Collins Dim 23 Avr - 23:11

Il y a des dizaines de maisons qui bordent la route jusqu’à la plage où se situe le campement. Des centaines, mêmes ! Et moi, j’ai eu la malchance de tomber sur la seule qui est habitée. Dans mon état actuel (c’est-à-dire drainé de toute énergie par le soleil), je me passerais volontiers de compagnie, surtout que cette dite compagnie doit être complètement paranoïaque suite à mon invasion de domicile. En y réfléchissant bien, je sais qu’il m’est possible de m’en sortir sans combattre qui que ce soit. Je n’ai qu’à annoncer clairement à l’autre mon intention de ficher le camp et de me trouver un autre repaire pour la nuit, puis à m’enfoncer dans l’obscurité au dehors. Je devrais être en mesure de me fondre dans les ombres et de rejoindre une autre planque sans être suivi. J’aurais préféré que l’autre s’enfuît pour pouvoir dormir en paix, mais les choses ne se passent jamais comme on voudrait. Alors que je m’attendais à ce que les pas cessent dans l’escalier site à ma mise en garde, ces derniers se font moins subtils. L’occupant de la demeure n’a plus à faire d’efforts pour passer inaperçu et ne semble pas avoir peur d’affronter un ancien militaire. Prêt à jouer mon rôle, je me redresse et rejette les épaules vers l’arrière. Tandis que l’adrénaline me gardait auparavant éveillé, il s’agit maintenant de toute autre chose qui me stimule. Il y a si longtemps que je n’ai pas eu la chance de jouer un personnage. Au camp, je suis le même Oli qui a rejoint le laboratoire de New York dans les premiers mois de cette épidémie. Les gens me connaissent trop bien pour avaler les histoires que je pourrais leur débiter. Voilà enfin ma chance de donner une performance digne d’un oscar.

Je suis toutefois pris au dépourvu entendant la réponse de l’inconnu. Non seulement le type dans les escaliers me semble insolent, mais sa voix me paraît jeune. Je peux me tromper, mais le seul moyen de m’en assurer est de faire face à celui qui continue de cheminer dans ma direction. Une profonde inspiration, puis je m’avance dans l’embrasure de la porte, pistolet pointé vers l’avant et lampe torche allumée. Je tente d’imiter la posture de ma professeure de tir pour mieux entrer dans mon rôle de soldat, en espérant que cette vision stoppera l’occupant de la demeure, mais je réalise vite que cela ne fonctionne pas plus que les menaces. L’individu devant moi est recouvert de sang et cette vision me fait écarquiller les yeux. Sous la substance visqueuse, je peux deviner les traits d’un adolescent, ce qui confirme l’impression que j’ai eue en entendant sa voix. Tandis qu’il continue d’approcher pour finalement s’immobiliser devant moi, je cherche à comprendre ce qui a bien pu se passer pour qu’il ressemble à Carrie lors de son bal. Est-il blessé ? Si c’est le cas, ça ne l’a pas empêché de venir jusqu’à moi avec son sourire insolent. Bon, au moins sa réponse m’apprend qu’il ne vit pas ici, qu’il est seulement de passage, tout comme moi. Je hausse un sourcil lorsqu’il me dit que la maison est bien assez grande pour nous abriter tous les deux. Croit-il que je vais abaisser mon pistolet et retourner me coucher tout en sachant qu’un inconnu ensanglanté rôde de l’autre côté de la porte ? Il n’a visiblement pas d’armes et pourrait profiter de mon sommeil pour me faucher le fusil avant de s’enfuir.

Je suis trop fatigué pour chercher une autre planque, mais je sens que je vais devoir le faire tout de même. Je ne sais pas ce que je trouverais le pire : qu’au réveil, je me rende compte que le jeune s’est tiré avec tout mon matériel, ou bien qu’il soit toujours dans la maison et qu’il me demande s’il peut m’accompagner ? Je n’ai pas du tout envie que quelqu’un dépende de moi, puisqu’habituellement je préfère avoir le rôle de parasite que celui de protecteur. Peut-être ai-je une place de réservée en enfer pour penser ainsi, mais je n’aurai aucune honte à abandonner à son sort cet inconnu désarmé et ensanglanté. Je n’ai jamais signé pour être baby-sitter. Bon, il va me falloir le contourner si je veux sortir de la maison, mais il ne semble pas prêt à bouger de là. « Écoutes petit, tu vas commencer par reculer. Le pistolet que tu vois là, il n’est pas en plastique et il est chargé. » Même si mon visage arbore toujours une expression féroce, je suis plutôt amusé par ma propre réplique. Petit. Que de condescendance et de prétention en un seul mot. Et puis tant qu’à jouer au militaire à la tête enflée, pourquoi ne pas me payer sa tête du même coup ? « Tu sais, tu as une tache rouge là », que je lui dis en pointant son front. C’est en disant ces mots que je réalise une chose : le sang sur sa figure est frais. Il ne s’agit pas de taches brunies et craquelées, non, elles luisent encore sous la lueur de ma torche. Je ne dirais pas que cela m’effraie, non, mais me fait plutôt réaliser qu’il y a un truc de pas net à propos de l’adolescent. Si ce n’est pas son propre sang (je ne vois aucune plaie dans son visage), à qui appartient-il ?
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MessageSujet: Re: I Got The Beach To Worry About - Parker Collins Lun 24 Avr - 0:42

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« I Got The Beach To Worry About »
Se faire réveiller en sursaut par un trouble-fête était déjà loin d'être égayant, mais lorsque celui-ci vous pointait une arme sous le nez, la chose n'en devenait que plus problématique... Parker n'avait qu'une seule envie : détruire la tête de cet homme, face à lui ! Lui dévorer le visage, s'il fallait -et Dieu sait qu'il ne s'agissait pas d'une partie très goûteuse du corps humain- faire ravaler les mots de l'inconnu, quoi qu'il en soit. Cependant, il était armé, et comme sa mère lui avait appris, les hommes armés, il fallait les appeler "monsieur". Des mots de faibles afin de permettre une soumission facile face à l'ennemi... Parker n'était plus ce genre de garçon ! À vrai dire, il n'avait jamais eu l'occasion de prouver son courage avant cette apocalypse. L'affront qu'il faisait à cet homme relevait cependant de l'idiotie. Il n'avait rien à y gagner, mais le jeune homme n'arrêterait jamais son cynisme face à une arme à feu. La mort n'était plus une peur pour lui. Il y voyait là un petit "désagrément", une façon brutale de terminer sa vie de jeu ! Seulement, son histoire n'était pas fini, et Parker avait bien l'intention de commettre encore de nombreux méfaits, en commençant par ce militaire... L'homme avait rapidement remis son interlocuteur à sa place, ajoutant du ton à ses menaces. L'arme bien pointée face au visage du garçon, il lui ordonna de reculer. Qu'allait-il s'imaginer en lui demandant de se retirer de son passage ? Emprunter les escaliers afin de piquer un somme ? Non, il n'en avait pas encore fini avec cette petite enflure d'adolescent. Ce dernier avait rapidement formé un plan afin de repartir indemne de la situation, mais mieux encore, afin de faire recracher la confiance de ce soldat ! « Oh... Oui, je vois ! Que de courage dans vos gestes monsieur le militaire ! Détruire la cervelle d'un gamin désarmé, quelle preuve de force. » lança Parker, arborant un rictus emplit de mauvaises intentions. Le garçon avait levé les mains en l'air, en signe de soumission, avant de se retirer du passage, rejoignant l'entrée de la maison. Il n'avait pas quitté une seule seconde le regard de son interlocuteur, ne lui montrant que des yeux haineux, en contraste avec son sourire. Une fois positionner, le gamin croisa les bras. Il attendait les prochaines instructions de l'homme... Sortir de la maison ? Pas question ! Parker ne quitterait jamais le lieu sans son frère et sa mère. Des questions en pagaille, sur l'état de l'endroit avant que le garçon ne s'y installe ? Pourquoi pas, Parker se ferait une joie de raconter une petite histoire tout juste sortie de son imaginaire. La malice et la sournoise dont il faisait preuve lui offraient de nombreuses opportunités de mensonges. Il était le roi de la diversion, des bobards, mais aussi des stratégies. Le vaccin qui lui avait été administré lui avait offert une tout autre vision du monde, et avait permis une parfaite adaptation au chaos. C'était simple : Parker s'en sortait tout le temps ! Malgré un esprit dérangé et des pensées malsaines, le garçon faisait preuve d'une grande intelligence en ce qui concernait les coups fourrés. Chacune des phrases que l'enfant prononçait face à cet étranger avait été étudié et pensé... L'homme semblait être une raclure, certes. Il se fichait parfaitement du sort d'un gamin ! Cependant, les chances étaient minces pour qu'il en arrive à user de son arme, et Parker allait jouer avec ces statistiques. Le mettre en rogne, faire en sorte que le viseur de l'arme reste bien sagement collé à son visage. Si le canon pouvait être directement en contact avec son front, la chose n'en serait que mieux ! Que cet homme se rapproche un peu pour voir. Avait-il le "courage" de s'approcher d'une personne désarmé dont la taille ne dépassait même pas son torse ? « Tenez ! Regardez, il y a une chambre juste derrière moi. Vous pouvez même m'y enfermer pour être sûr que je ne prépare rien contre vous ! Il y a un lit, et c'est toujours mieux pour moi que de dormir dehors ! Vous m'avez l'air de quelqu'un d'honnête, malgré ce désagrément que vous portez si fièrement dans les bras... ». Tout n'était que mensonge dans les mots du garçon... Premièrement, cet homme n'était pas un bon gars. C'était un con ! Tout comme Parker, un débrouillard (ces deux mots étant bien souvent synonymes). Dormir dans un lit douillé était, de plus, loin d'être une priorité pour le garçon... À vrai dire, il s'en contrefichait, mais son jeu de pauvre enfant ayant besoin de confort lui allait à merveille. Seul petit élément contradictoire, ce sang recouvrant son corps. Le militaire lui avait d'ailleurs "gentiment" fait la remarque... « Il faut parfois un peu se tacher les mains pour survivre, vous devez connaître ça » fit-il en pointant l'arme de son interlocuteur d'un signe de tête. Parker ne s'était pas mis dans une situation très facile, mais quoi qu'il en soit... On ne revenait jamais tout à fait indemne d'une rencontre avec ce gamin instable...
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MessageSujet: Re: I Got The Beach To Worry About - Parker Collins Mar 25 Avr - 0:24

On m’a souvent dit que je suis insolent au cours de ma vie. J’ai déjà connu des problèmes avec la justice parce que je ne sais pas quand arrêter mes attaques verbales, ce qui en dit long sur mon caractère. Je peux donc le dire en qualité d’expert : le gars devant moi est un polisson de première. Visiblement, je l’ai contrarié en lui rappelant qui tenait un pistolet entre nous deux et il ne se gêne pas pour me le faire savoir. Il tente de passer pour un être sans défense, mais il oublie la vision qu’il offre, dégoulinant d’hémoglobine. Je ne réponds pas à ses insinuations sur mon manque de courage et je conserve mon visage impassible. À l’intérieur, c’est autre chose toutefois. Je suis tout énervé parce que je pense être tombé sur quelqu’un de plutôt susceptible. Habituellement, cela m’incite à toujours pousser plus loin mes piques, mais aujourd’hui je freine cet instinct qui s’éveille. Je ne peux pas me permettre de m’éterniser ici ce soir.

Plus tôt, j’avais l’impression de me retrouver face à Carrie après que le sceau lui soit tombé sur la tête, mais en ce moment, c’est la Carrie en pleine crise meurtrière qui me fixe. Tente-t-il de m’effrayer ? Je ne comprends pas trop son comportement, mais à la façon qu’il a de se planter droit devant moi malgré mes avertissements et de rouspéter à mes menaces, je dirais qu’il veut tester mes limites. Bien sûr, je n’oserais jamais tirer sur un innocent, surtout quand ce dernier ne doit même pas avoir l’âge de conduire. J’ai une liste de défauts longue comme le bras, mais je ne suis pas complètement amoral. Néanmoins, l’adolescent n’a pas besoin de le savoir. Le militaire à qui il fait face pourrait très bien avoir la gâchette facile et je fais tout pour qu’il le croie.

Il y a une autre chose que mon interlocuteur ignore. Bien que le pistolet soit chargé, je ne pourrais pas tirer même si je le voulais. Le cran de sureté est engagé. Je m’en suis rendu compte uniquement lorsque je suis sorti de ma cachette tout à l’heure. Toutefois, la maison est trop sombre pour que le garçon s’en aperçoive. Il s’agit plus d’une protection pour moi que pour lui. S’il se décidait à m’attaquer par surprise et en venait à attraper le pistolet, il ne pourrait pas m’abattre. À voir son expression, cette réaction reste dans le domaine des possibles… Par chance, la situation se dénoue d’elle-même. Le jeune homme recule, les bras levé en signe de non-agression et je le suis jusqu’à l’entrée. Il me bloque le chemin une fois de plus en se plaçant devant la porte, bras croisés sur sa poitrine, toujours la même expression sur la figure.

Dans le vestibule, l’adolescent veut marchander pour que je le laisse rester dans la demeure, en m’indiquant même une chambre où il pourrait résider. Et qui a dit que tu allais dormir dehors ? Celui qui va sortir, c’est moi. Et puis je ne suis pas dupe. Alors qu’il m’insultait quelques minutes plus tôt, le voilà qui me considère comme honnête ? Et puis quoi encore ! En étant armé tandis qu’il ne l’est pas, je sais que j’ai la balle dans mon camp et je n’ai donc pas peur de lui. Néanmoins, je ne le considère pas comme inoffensif pour autant. « Il faut parfois un peu se tacher les mains pour survivre… » À mon avis, celui qui me fait face cherche un moyen de reprendre le dessus de la situation et je suis prêt à parier que la solution pour lui se trouve dans cette chambre.

Je monte ma lampe torche pour aveugler l’adolescent et je lui dit d’un ton faussement enjoué : « Quelle bonne idée ! Bien sûr, je vais agir exactement comme tu le veux et aller t’ouvrir la porte de cette chambre ! Et je suppose qu’à ce moment-là, une bombe va me sauter au visage ? Ou que tu auras une arme cachée quelque part que tu utiliseras contre moi ? » Peut-être que ma réaction n’est pas sage, puisque le jeune était déjà énervé plus tôt, mais je ne me voyais pas faire semblant d’être leurré et me mettre en situation de péril en me dirigeant vers cette chambre. « Mais bon, si tu tiens tant à ce que je t’enferme dans une pièce et que je jette la clef, je peux exhausser tes vœux. Allez, avance vers la cuisine ! » Je ne compte pas vraiment le laisser pourrir dans une pièce verrouillée. L’important est encore une fois qu’il le croit vraiment, ce qui me laissera le temps de m’enfuir loin de lui.

Je lui indique le chemin à l’aide de ma torche et alors je remarque des détails qui m’avaient échappé en entrant dans la maison, complètement aveuglé par le sommeil. Il y a des dégâts de sang un peu partout dans cette demeure : des éclaboussures sur le carrelage du couloir, des traces de mains sur les murs… Visiblement, j’ai choisi la pire baraque pour me reposer. Je commence à regretter mon excursion à la plage. J’ai beau frimer et jouer au parfait petit soldat devant ce type, la vérité, c’est que j’ai les compétences de base en tir, sans plus. De plus, je fais face à quelqu’un de plus dangereux qu’un zombie. J’ai toujours considéré son comportement et son apparence comme une façade, une tactique pour compenser son manque d’armes. Maintenant, je commence à me demander si le jeune homme devant moi a vraiment besoin d’un fusil pour blesser…
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MessageSujet: Re: I Got The Beach To Worry About - Parker Collins Mar 25 Avr - 4:01

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La situation vrillait complètement au désavantage de Parker. Le garçon avait pourtant bien joué, mais il fallait dire que son adversaire, aussi rusé que lui, semblait avoir une mentalité assez similaire. Il comprenait parfaitement le fait que le jeune homme prépare son offensive, aussi en était-il devenu presque paranoïaque ! Une bombe ? Une arme derrière cette porte ? Voyons, Parker ne jouait pas dans cette cour d'idiots ! Ces pensées étaient beaucoup plus insidieuses. Une explosion aurait, au mieux, tué son opposant sur le coup... Ce n'est pas ce qu'il souhaitait. Le voir souffrir, que son visage s'arrache sous les assauts de rôdeurs, voilà ce que le garçon souhaitait voir ! Il semblait pourtant qu'il faille faire une croix sur cette idée si bien pensée, car le militaire trouva une parade tout à fait maline. Il s'était pris au jeu de Parker, et accepta la gentille offre de son "hôte". Vraisemblablement, l'homme souhaitait voir son adversaire croupir dans la cuisine, lieu où Parker n'avait jamais mis les pieds. Le choix de ce soldat ne pouvait pas tomber plus mal ! Il était très futé, ce qui eut le don d'agacer le "pauvre enfant"... Qu'allait-il advenir de son frère et de sa mère ? L'homme se méfierait désormais de cette porte. Il l'ouvrirait avec précaution, et détruirait la cervelle de quiconque oserait l'approcher. Ce pouvait être là la fin de leur aventure, et Parker ne l'acceptait certainement pas ! « Je me fous de la cuisine ! J'ai déjà mangé. Ce que je veux moi c'est un lit ! » cracha-t-il. Une tentative désespéré afin d'en revenir à son plan initial. Seulement, son adversaire était borné, et la parole du garçon n'avait aucune importance. D'un signe d'arme, l'homme lui indiqua la marche à suivre... Parker n'avait plus d'autre choix. Il était coincé, ce que jamais auparavant un survivant n'avait réussi à faire. Il était le bourreau ! Celui qui s'en prenait aux autres ! La victime était un rôle bien ennuyeux à endosser, aussi ne serait-il jamais complètement ce piètre personnage. Le regard qu'il arborait face à son adversaire était déjà un signe quant à l'absence de peur du garçon. Parker avait seulement envie de jouer. De pouvoir jouer encore et encore, en compagnie de ses amis, dans ce monde désormais chaotique ! La partie du jeu qu'il était en train de vivre était bien moins réjouissante que les autres, et il tenterait tout afin de ne pas tomber dans le game over. Si d'aventure, il devait y passer face à ce soldat, ce dernier n'en reviendrait pas sans séquelle ! Ainsi, le jeune homme coopéra. Il s'avança lentement vers la cuisine, mais ses mouvements souples avaient rapidement effectué leurs méfaits... Si son frère et sa mère n'avaient de toutes évidences aucune chance de s'en sortir en restant dans la chambre, il les libérerait discretement... L'effet escomptait serait probablement moins fulgurant que ce qu'il attendait, et ses chances étaient tombées bien plus bas que si ce soldat avait lui-même tourné la poignée. Mais Parker s'accapara ce petit geste de main. Très doucement, de façon fluide tout en s'avançant dans la direction indiquée par son adversaire, le garçon avait légèrement ouvert la porte. Seulement de quoi suffire afin de laisser s'échapper les deux rôdeurs en cas de bruits trop sourd. Parker passa à quelques centimètres de l'homme armé. Une fois dans la cuisine, au fond du salon, il reprit la parole, parlant fort et de façon menaçante : « un héros ! Un héros national ! Et maintenant champion ? ». Parker ne laissa pas une seconde à son interlocuteur afin de répondre. À vrai dire, il monopolisait désormais la parole, incitant le soldat à le regarder. « Maintenant ! Je peux peut-être t'expliquer d'où proviennent toutes ses taches de sang ? Tu les observes depuis tout à l'heure non ? ». Le garçon avait désormais arrêté son petit jeu d'ange. Son semblant de respect envers son adversaire avait disparu, il s'adressait à lui d'égal à égal... Comme si une arme c'était miraculeusement posé entre ses mains. Parker jouait sa vie sur ces mots lancés si effrontément, mais les statistiques jouaient toujours en sa faveur ! L'homme avait beaucoup de chance de vouloir connaître la suite de son histoire, aussi se contenterait-il de lui détruire la cervelle une fois son récit fini... « Un très charmant couple était installé ici avant mon arrivée ! Ils m'ont gentiment ouvert la porte et promis à manger ! ». Ses mots étaient forts, et son volume sonore emplissait toute la pièce. Si bien que deux personnes souhaitèrent s'inviter discrètement à cette joute verbale. Danny et Emilia Collins s'étaient doucement échappé de leur chambre, s'approchant de la première cible à leur portée ! « Et puis pan ! La survie mon cher ! Il n'était pas question que je me contente de viande de chevreuil dégueulasse... ». Parler était prêt à continuer son histoire afin de faire diversion, mais un rire soudain le trahit : les deux zombies étaient désormais à quelques centimètres du soldat, décidé à lui déchirer la carotide !
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MessageSujet: Re: I Got The Beach To Worry About - Parker Collins Jeu 27 Avr - 23:38

Je ne dirais pas que je suis d’une perspicacité légendaire, mais mon instinct m’a souvent orienté dans la bonne voie au cours de ma vie. En général, je sais bien cerner les gens : lesquels me seront utiles et avec qui je devrai me montrer mielleux, ou au contraire ceux que je peux me permettre de pousser à bout pour mon plus grand bonheur. Mes erreurs de jugement ne font qu’affuter mes capacités lors des prochaines rencontres. Bien qu’au départ, l’adolescent se soit présenté à moi de façon amicale, quelque chose dans son comportement me disait qu’il y avait anguille sous roche. N’importe qui de sensé se serait arrêté en entendant quelqu’un annoncer clairement son intention de tirer, non ? Son apparence ensanglantée est l’indice le plus évident, me direz-vous, mais même sans cela, j’aurais su qu’il faut se méfier de ce garçon. Sa dernière réplique m’indique justement que je ne fais pas fausse route. Depuis tout à l’heure, ses réponses alternent entre flatteries et insultes, comme s’il cherchait à me manipuler sans pouvoir camoufler entièrement la frustration que je lui cause. Il faut dire que je ne lui ai pas donné la tâche facile en refusant catégoriquement toutes ses propositions… Décidément, une fois que j’aurais un moyen d’entraver temporairement l’inconnu, je compte m’enfuir à toute vitesse et ne m’arrêter que lorsque je serai de retour au campement, quand même bien mes batteries sont à plat en ce moment.

Tandis que le jeune homme avance vers la cuisine, j’alterne le faisceau de ma lampe entre les deux murs du couloir pour inspecter de plus près les giclures de sang. Mon esprit additionne finalement un plus un et je tourne la tête vers celui qui me précède. Je l’avais cru blessé, je l’avais espéré même, mais il semble que la véritable raison de son apparence soit des plus sordides. Une fois dans la cuisine, l’adolescent me fait face et laisse enfin tomber son masque. Je ressens un frisson me traverser l’échine tandis qu’il me raconte l’origine des salissures dans le couloir. Tout ce sang provient d’un couple que ce garçon a berné. J’ose croire qu’il n’avait pas encore le visage barbouillé d’hémoglobine alors, à moins que cela l’ait aidé à passer pour un oiseau blessé cherchant un abri. Une phrase retient mon attention, sans que je ne puisse expliquer pourquoi. « Il n'était pas question que je me contente de viande de chevreuil dégueulasse… » Avant que je puisse mettre le doigt sur le détail qui me rend mal à l’aise, le rire de mon adversaire me fait réaliser que je viens de tomber dans un piège. Je peux entendre derrière moi un grondement que les cris du jeune homme couvraient jusqu’alors. Je me retourne pour apercevoir deux zombies à quelques pas de moi, bras tendus pour m’agripper. Je recule, cherchant à me distancer à la fois des deux rôdeurs et du meurtrier. Comment ces deux zombies sont-ils arrivés ici ? La porte d’entrée était fermée lorsque nous nous trouvions dans le vestibule… Mes pensées sont interrompues lorsque je m’enfarge dans un tabouret près de l’ilot de la cuisine et que je chute sur le carrelage.

Heureusement pour moi, il m’est impossible d’avoir mal en touchant le sol. Je me redresse aussitôt sur les coudes et je redresse mon pistolet vers les zombies pour voir où ils se trouvent. L’un d’entre eux est une femme, l’autre un enfant. Je ne ressentirais pas de culpabilité à les achever, sachant très bien qu’ils sont déjà morts et que leurs carcasses ambulantes ne sont que des simulacres de vie. Néanmoins, sous les effets de l’adrénaline, je ne peux plus enlever le cran de sureté. Mes tremblements secouent le faisceau de lumière. Il est facile de tirer sur des cibles dans un environnement de pratique contrôlé, mais la survie en dehors des murs du camp est tout autre chose. Je range mon pistolet dans la ceinture de mon jeans et me remet sur mes deux pieds, empoignant du même coup le banc renversé. Sa longueur est parfaite. D’un bon coup en pleine poire, je repousse les deux zombies qui s’effondrent au sol, puis je coupe la lumière de ma lampe pour devenir une ombre parmi la nuit. Durant les quelques secondes que les zombies ont accaparées, j’ai complètement perdu la trace du garçon et je ne peux plus le retrouver dans le noir de la cuisine. Si je ne peux pas le voir, lui non plus, alors autant en profiter pour fuir. Les deux abominations que j’entends se relever me coupent le chemin jusqu’au couloir, alors je pose ma main sur l’ilot et me dirige vers la seconde porte, qui doit mener à la salle à manger. Malgré mes efforts pour être subtil, je renverse un autre banc avant de finalement atteindre la pièce suivante. Clignant des yeux pour les habituer à la noirceur, je poursuis à petits pas mon périple en direction de la sortie.
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MessageSujet: Re: I Got The Beach To Worry About - Parker Collins Lun 15 Mai - 0:02

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Le plan avait été très concluant; et le soldat n'y avait vu que du feu. Parker était si bon dans son rôle de conteur d'histoire, qui n'aurait pas été absorbé par l'étrangeté de ses propos ? L'homme inspectait les murs de la maison, écoutant le discours de son prisonnier. Les taches de sang frais étaient plutôt suffisantes afin de concrétiser les propos de l'adolescent, et son ultime rire fut le dernier élément morbide de ses idées saugrenues. D'une efficacité sans pareil, Daniel et Emilia Collins se jetèrent sur l'Intrus, tentant de l'exclure brutalement de leur demeure de fortune. Guidé par la seule lueur de la lampe de torche du soldat, Parker put à peine voir la scène... Le faisceau tournoyait dans tous les sens, éclairant parfois le doux visage ensanglanté d'une femme affamée. Le jeune garçon s'accroupit par réflexe, il tenterait de passer inaperçu afin de contourner le comptoir de la cuisine. Telle une araignée, de ses mouvements agiles à quatre pattes, Parker atteignit le tiroir où avaient été rangés les couteaux. Observant une dernière fois l'avancement du combat, il attrapa fermement son arme favorite, avant de se recroqueviller. Le soldat venait de flancher face aux assauts de ses adversaires, et était tombé sur le carrelage ! Il n'y avait là pas meilleur moment pour passer en scène. Parker s'approcha méthodiquement, guidé par l'unique lumière de la maison, afin d'en finir avec ce trouble-fête. Il devait être prudent, car son opposant était bien armé : un seul coup lui était autorisé. S'il souhaitait sortir vivant de cette rencontre, l'échine de l'homme était LA partie du corps à viser en priorité ! Posté ainsi derrière un meuble, genoux au sol, l'adolescent attend patiemment son ouverture. Aucun coup de feu n'avait encore retenti, à sa grande surprise, car ce soldat semblait pourtant très confiant... L'homme tombe violemment au sol, vraisemblablement encore sous le contrôle de la famille Collins. Parker en profite. Se mettant en mouvement, il se rapproche peu à peu de son adversaire. Un élément vient pourtant mettre des freins à son avancer ! Le soldat décida d'éteindre toute lumière, plongeant alors l'entière maison dans l'obscurité... L'adolescent se recroquevilla instinctivement dans un coin, écoutant alors minutieusement les pas de l'opposant, couteau contre la poitrine. L'homme s'était relevé rapidement, continuant sa vaillante lutte contre les morts-vivants ! Les râles incessants couvrant tout autre son, il fut difficile de visualiser la position du soldat. Il n'était pas question de laisser ses proches s'occuper seul de l'ennemi, aussi Parker attraperait n'importe quelle opportunité afin de faire baver le trouble-fête ! Reprenant discrètement sa marche dans l'obscurité, ne se référant désormais plus qu'aux bruits, le jeune se rapprochait toujours un peu plus de sa cible. L'homme avait malencontreusement renversé un meuble lors de son passage, révélant sa position aux deux monstres, mais aussi Parker ! Par d'étrange réflexe peu commun à un garçon de son âge, il lança habilement son couteau en direction de l'agitation, à l'aveugle. Son essai ne fut pas un franc succès, et explosa un vase de la cuisine. Emilia et Daniel Collins rejoignirent ainsi leur allié près de l'impact de l'arme, le soldat ne devait pas être bien loin. De proie, Parker était devenu le prédateur, et ses nouveaux instincts de chasseur étaient particulièrement utiles dans ce monde. Si le garçon n'avait pas extrêmement faim, l'homme constituerait un très bon garde-manger ! Son arme était de plus, loin d'être anodine. Bien que peu à l'aise avec ce genre d'engin, un fusil était un très bon moyen pour se défendre, ou mieux... Attaquer... Parker se concentra ainsi sur les pas d'un "potentiel" soldat proche de sa position. Lui-même était pieds nus, ce qui lui conférait en cette situation un net avantage ! Aucune infime onde sonore ne s'échappait de ce petit corps qu'était Parker Collins, et seul ses deux acolytes constituaient un brouhaha ambiant... Couvert de sang comme il était, le gamin n'avait aucun souci à se faire pour les monstruosités qu'il nommait "famille'. Il pouvait ainsi les inciter à partir en reconnaissance à travers les couloirs de la maison, en jetant un objet bruyant au sol. Il n'hésita pas à utiliser cette méthode lorsqu'un mince bruit de chaussure résonna sur le carrelage ! Parker connaissait désormais la position de son opposant et ne le laisserait pas reprendre l'avantage ! Avançant plus assurément que jamais, talonné par ses abominations, le garçon se jeta sur la première tache sombre qu'il aperçu dans l'obscurité. Se cramponnant aux pieds de son adversaire, il tenta de chercher l'arme à feu que le soldat portait sur lui. « Plus vite les abrutis ! » cracha virulemment le gamin à sa famille afin de les inciter à reprendre leur marche en sa direction. La manœuvre eut l'effet escompté, et les zombies se rapprochèrent très vite de leur future victime ! Si seulement ils n'étaient si stupides...
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MessageSujet: Re: I Got The Beach To Worry About - Parker Collins Mer 17 Mai - 1:44

Juste avant que je n’atteigne la pièce suivante, un objet éclate à proximité de moi. Je pousse un hoquet de surprise, incapable de voir ce qui a produit ce vacarme soudain. Au travers des bruits de verre ou de porcelaine (je ne saurais dire), j’entends distinctement le tintement du métal. Une balle ? Pas instinct, je porte ma main à ma ceinture pour y sentir mon pistolet toujours en place. Je soupire, puis réalise ma bêtise quand je me rappelle que les balles produisent un léger cliquetis et non ce grand Cling! Je me remets en mouvement en entendant provenir de la cuisine les grondements des zombies. Le boucan de tout à l’heure les attire dans ma direction et je dois fuir le plus vite et le plus discrètement possible. Plus facile à dire qu’à faire. J’avance à tâtons dans le noir, les bras tendus devant moi, clignant des yeux comme un fou furieux dans l’espoir d’y voir plus clair. Il n’y a pas de fenêtre ouverte dans cette pièce, rien pour laisser entrer la lueur de la lune du dehors. Je pourrais décider de foncer sans me soucier des conséquences, après tout je ne ressentirais rien même si je m’écrasais le petit orteil sur la patte de la table, mais je risque surtout de m’empêtrer les pieds dans une chaise et de révéler ma position encore plus précisément. Les zombies sont plutôt lents, mais avec le sens de la vue en moins, mieux vaut être prudent si je veux leur échapper en un seul morceau. Et avec ce garçon en liberté, mieux vaut redoubler de précautions…

Aurais-je dû être moins menaçant envers l’adolescent pour éviter qu’il ne réagisse ainsi ? Je ne sais pas. À vrai dire, je crois que cette façade de militaire a toujours été une protection pour moi face à un danger potentiel et le fait que je ne l’aie jamais laissée tomber prouve que je n’ai jamais eu confiance en lui. Avec raison. À mon avis, ce type a toujours eu comme intention de me livrer à ces deux rôdeurs. Je ne peux m’empêcher de soulever l’ironie de la situation. Alors que nous cherchons habituellement à nous tenir le plus loin possible de ces monstruosités et que nous les considérons comme un danger mortel, le garçon s’en est servi comme sauveurs pour se sortir de sa situation fâcheuse. Oui, je suis persuadé que leur arrivée est l’œuvre de ce jeune psychopathe. Se barbouiller de sang de la tête aux pieds est peut-être un moyen de passer pour un des leurs et d’éviter de devenir une proie potentielle pour eux, qui sait. Ah et puis on s’en fiche. Je n’ai plus le temps de faire des hypothèses, je dois rejoindre la porte d’entrée au plus vite. Toutefois, un autre coup du sort me tombe dessus, littéralement cette fois. Je sens deux bras encercler mes jambes, ce qui me fait perdre l’équilibre. Je plonge les deux bras en avant, mais je me rattrape à un meuble. Je viens de trouver la table à manger ! Je me redresse tandis qu’une main cherche à agripper le pistolet à ma ceinture. Si j’étais déjà convaincu qu’il s’agit de mon adversaire humain, le cri qu’il pousse à l’intention des deux rôdeurs me le confirme.

Avant que le jeune homme n’atteigne l’arme, j’attrape le pistolet. « C’est ça que tu cherches ? », que je demande d’un ton moqueur, avant d’allumer la lampe torche et de diriger le faisceau vers ses yeux. Tandis que je l’aveugle, je tire plusieurs fois ma jambe vers le haut d’un coup sec pour la dépêtrer. Dès que je sens sa prise faiblir, je coupe la lumière pour redevenir invisible et j’exécute un saut sur la table pour y glisser jusqu’à l’autre côté de la pièce. Je crois discerner un carré moins sombre sur le mur en face de moi. Il s’agit du cadre de la porte vers lequel je me précipite pour émerger dans un couloir. Je cours sans me soucier de la subtilité cette fois. À ma droite, j’aperçois une porte de jardin qui débouche sur l’extérieur. Beaucoup plus rapide que de rejoindre le hall d’entrée. La porte glisse comme dans du beurre, le couple qui vivait dans cette maison devait en prendre bien soin. Derrière la maison se trouve une piscine creusée et la lune me permet de voir que les algues ont pris possession de l’eau depuis un bon moment. La cour est entourée de haies en broussailles, mais au travers des feuillages en liberté je discerne un portail de bois qui doit mener sur la plage. Je ne suis pas très croyant, je ne le suis pas du tout à vrai dire, mais je ressens le besoin de faire un rapide signe de croix. S’il-vous-plaît vous là-haut, faîtes que ce portail ne soit pas verrouillé. Je m’y dirige au pas de course, tout en jetant un regard derrière-moi pour vérifier si mes adversaires m’ont rejoint.
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MessageSujet: Re: I Got The Beach To Worry About - Parker Collins Ven 26 Mai - 1:29

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Trop tard ! La mince ouverture durant laquelle Parker aurait pu attraper l'arme s'était refermé. Le soldat avait rapidement compris les intentions du petit démon, et n'eut que peu de difficulté à s'extirper de son étreinte. L'aveugler tout d'abord, d'un coup de lampe torche dirigé vers ses yeux, puis un coup sec afin de l'éjecter contre le mur. L'homme avait bien rapidement repris son arme avant de s'éclipser une fois de plus dans le noir. Ses pas semblaient se diriger vers une porte de sortie. Parker ne connaissait que très peu les environs, mais cette direction menait vers le jardin, il en était sûr ! Le soldat souhaitait alors s'échapper . Un comportement bien couard pour un membre des forces de l'ordre. L'homme était armé, mais aucune détonation n'avait, depuis ces dix minutes de lutte, retenti dans la maison... Le jeune garçon commença à douter de la véracité des propos de son adversaire. Après tout, ce dernier n'avait fait que fuir, et ce depuis le moment où Parker se rebella ! Sûrement n'avait-il pas prévu la réaction agressive du gamin, mais après tout, une balle dans la tête aurait tout arrêté ! Pas même un coup de feu en direction des deux abominations. Rien, si ce n'est la fuite... Malheureusement pour ce pauvre gars, Parker était un véritable chat. Fuyez en courant lui donnera d'autant plus envie de vous attraper, et ce n'était pas ses amis morts qui le contrediraient. Devenant ainsi de plus en plus confiant face à cet adversaire, le gamin se remit rapidement sur ses deux jambes. Les zombies l'avaient devancé, et chaque acteur de cette scène se dirigeait désormais vers la porte de sortie. Le soldat fut le premier à poser son pied sur le gazon du dehors. Se ruant vers le portail, unique façon de s'échapper de cet enfer, il se retourna un instant afin d'observer ses poursuivants. Les deux abominations n'avaient pas tardé à le rejoindre dans le jardin, suivit du démon organisateur de toute cette mascarade... Le gamin put apercevoir son adversaire, yeux dans les yeux. Le clair de lune éclairait parfaitement bien les environs, et le terrain plat permettait une très bonne vue dégagée face à la maison. Parker lança un regard dédaigneux, s'arrêtant un instant en contemplant le soldat. Un doigt d'honneur... Voilà le premier geste dont le garçon eut la grande joie d'adresser à son "interlocuteur", avant d'accourir vers sa famille. Le jeune homme n'avait aucune crainte, et les actions de son adversaire ne faisaient que renforcer sa confiance ! Ce gars n'était qu'un comédien. S'il avait réussi à le berner dans un premier temps, Parker lui ferait ravaler ses mots ! Aussi hyperactif qu'il était, son manque de sommeil certain ne lui faisait ni chaud ni froid. Une petite aventure de nuit ne lui serait que bénéfique : il ne s'était pas diverti depuis au moins une semaine ! L'homme franchit alors rapidement le portail, mettant une certaine distance entre lui et ses agresseurs. Les charmantes personnes à qui il avait affaire étaient néanmoins en très bonne forme, aussi se mouvaient-ils aisément pour des morts ! Les Collins étant plutôt bien conservés (Parker ayant veillé à la chose) ils n'en étaient que meilleurs à la course. Ainsi entamèrent-ils une poursuite à travers les bois. Le soldat en tête, suivit des deux monstres puis de leur meneur ! Si le gamin n'avait aucune conviction quant à la réelle capture de son adversaire, il était néanmoins totalement excité à l'idée de courir après une proie. L'idéal n'était pas le butin qu'il pouvait se procurer, mais la chasse en elle-même ! En faire baver à ce gars, tout en s'amusant... Si son petit jeu n'avait seulement commencé que pour sa survie, c'était désormais dans une optique totalement différente que le garçon continuait à courser le trouble-fête. Il le suivit, lui sa mère et son frère, jusque dans une seconde maison... Une charmante résidence joliment atteinte par le temps. Le soldat s'était réfugié immédiatement à l'intérieur, refermant la porte après son passage. Les deux idiots se fracassèrent contre le mur, tentant d'entrée sans succès... Parker les bouscula : « z'êtes pas fute-fute... » lâcha-t-il avant d'ouvrir violemment la porte, laissant entrer sa joyeuse troupe à l'intérieur. Son adversaire n'était, selon le garçon, pas armé, ce qui lui donnait un magnifique avantage ! Parker n'avait qu'à laisser sa petite famille se charger en premier de ses mouvements, avant que lui ne l'achève ! Avec un peu de chance, d'autres individus jusqu'alors cachés dans la maison se joindraient à cette petite poursuite !
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MessageSujet: Re: I Got The Beach To Worry About - Parker Collins Dim 28 Mai - 1:39

Après avoir contourné la piscine, me voilà enfin face à l’issue. En jetant un regard derrière mon épaule, je remarque que le jeune homme est arrivé à la porte de jardin. Son doigt d’honneur me donne plus envie de lui rire au visage qu’autre chose. Est-il rendu au point où le pire qu’il peut me faire, c’est un signe disgracieux du doigt ? J’aimerais le croire, mais je me ravise vite quand les deux autres affreux pointent le bout de leur nez putride à l’extérieur. Heureusement pour moi, le destin m’est favorable. Le loquet de la porte est fermé, mais pas cadenassé. Je le soulève et pousse le panneau de bois. Les pentures sont rouillées et protestent de façon stridente tandis que je me créé une ouverture assez large pour que je puisse m’y faufiler de côté. Une fois dehors, je ne prends pas le temps de respirer et file au pas de course en direction de Santa Monica. La porte que je viens de traverser débouche sur une promenade asphaltée qui longe la plage et relie toutes les demeures. Je comptais la suivre sans m’arrêter, mais je réalise vite que mon plan d’évasion comporte une faille qui risque de m’empêcher de me rendre jusqu’au campement : moi. J’étais exténué au départ, mais l’adrénaline m’avait permis d’affronter toutes les péripéties que me réservaient cette maison et ses habitants. Néanmoins, je subis maintenant le contrecoup de ces vagues d’énergie et je sens que je ne pourrai pas continuer sans quelques minutes de repos, au minimum. Mon estomac gronde, me suppliant d’engouffrer ne serait-ce qu’une bouchée de la barre protéinée que je traîne avec moi.

Même si je sais que je me mets en danger, je n’ai pas le choix d’agir ainsi : je dévie vers la gauche et entre dans une demeure, quatre ou cinq maisons plus loin que celle que je viens de quitter. Comme si le destin avait tout prévu, la porte n’est pas verrouillée elle non plus, sûrement suite à un départ en coup de vent des propriétaires. Je referme derrière moi, mais impossible d’actionner le verrou, qui aurait grand besoin d’un peu d’huile. Tant pis, il va me falloir trouver autre chose pour arrêter la progression de mes adversaires. Je croise les doigts en espérant qu’ils ne m’aient pas vu, mais un regard vers la promenade me montre que j’ai pris mes rêves pour des réalités. J’en viens presque à regretter de ne pas être en mesure de me servir de mon pistolet. Si cela avait été le cas, aurais-je pu tirer sur le gamin ? Sur les zombies, sans problème, mais je ne pense pas être capable de prendre la vie d’un autre être humain. Quand bien même ce type essaie de me tuer depuis tout à l’heure, je ne peux pas me résoudre à abattre quelqu’un qui n’a même pas l’âge de se commander une bière dans un bar. L’abandonner à son sort et m’enfuir ? Pas de problème. Mettre fin à ses jours ? Il y a toujours des limites à ce que ma conscience peut supporter. D'où la nécessité de m'enfuir le plus loin possible. Cherchant un moyen de bloquer la porte, je jette un regard circulaire dans la pièce. Rien de suffisamment solide pour entraver la progression de mes poursuivants… Je n’aurai pas le temps de souffler bien longtemps, mais avant que mes ennemis atteignent ma cachette, je peux au moins en profiter pour manger un morceau. Tout en me dirigeant vers le salon à l’avant, je déballe l’emballage de ma barre et je la dévore en deux bouchées. Mon ventre me remercie, mais en quémande quand même plus. Il n’en aura pas avant le retour au campement, malheureusement pour lui.

Il me reste maintenant à trouver un moyen de me débarrasser de mes harceleurs. Il arrive que dans l’urgence, notre cerveau connaisse un éclair de génie. Les rideaux ! Fouillant dans ma poche, je mets la main sur le briquet que j’ai volé au Colonel pour qu’il ne puisse plus fumer ses horribles cigares et que l’abstinence le rende fou. Je cours vers la fenêtre la plus près et enflamme les rideaux. Le tissu est vieux et sec et les flammes lèchent vite le bas de l’étoffe. Je continue mon travail d’incendiaire à la fenêtre suivante et ainsi de suite, jusqu’à ce que j’entende des coups contre la porte, le son caractéristique des zombies en chasse. Laissant le feu se propager et espérant qu’il s’en prenne également au reste du mobilier, je cours vers l’autre aile de la baraque. J’entends la porte de derrière s’ouvrir et des pas se précipiter dans la maison. Une fois dans le hall d’entrée, une immense horloge grand-père attire mon attention et la suite de mon plan s’impose à moi. Je me cache derrière, me contorsionnant pour passer dans l’interstice entre le mur et le meuble. Si les flammes ne chassent pas l’adolescent et ses compagnons putrides de la maison et qu’ils décident tout de même de me poursuivre, je leur pousserai l’immense horloge dessus. Cela devrait les ralentir suffisamment pour que je puisse mettre une distance entre eux et moi. L’oreille aux aguets, j’essaie de localiser mes adversaires dans la maison et je prépare mes muscles à l’effort…
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MessageSujet: Re: I Got The Beach To Worry About - Parker Collins Lun 29 Mai - 23:09

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Une odeur de brûlée envahissait peu à peu la maison... Si parker avait été jusqu'alors trop excité pour s'en être rendu compte à son entrée, il était désormais évident que sa charmante proie avait joué au pyromane pour le dissuader de continuer son avancer. Malheureusement pour lui, les rôdeurs n'avaient aucune crainte face aux flammes, et le jeune garçon résonnait plus ou moins de la même manière. Bien que plus intelligent, il fallait le dire, que ces bestioles, Parker ne se détournait pas de son objectif pour un quelconque feu de maison. Bien au contraire, la chose rendait la chasse bien plus attractive ! Une bombe à retardement. Si le garçon ne retrouvait pas rapidement son adversaire, les deux ennemis se retrouveraient carbonisés ! À moins que le soldat ait trouvé une seconde sortie, il venait de se mettre lui-même des bâtons dans les roues. Se condamner tout seul quoi qu'il en soit. Sans porte de secours, l'homme aurait le choix entre la langue brûlante des flammes ou la mâchoire déchirante des rôdeurs. Un sacré dilemme, surtout lorsque l'on se faisait tourner en ridicule par un gamin de seize ans... Bien que son âge mental soit quelque peu évolué en une éternité d'année de psychopathie, le petit Collins gardait ce charmant sourire d'ange qu'il confiait autrefois aux grandes personnes. Un rictus qu'il avait désormais détourné en visage de victoire face à ses victimes. Cet impudent, ayant osé lui poser une arme à feu contre le front, allait bien avoir affaire un moment ou l'autre à se sourire si sympathique ! Dans un enfer de flammes qu'il avait lui-même orchestré se situerait son tombeau. Une scène de film d'action clichée à souhait... Parker s'était immédiatement fait les images en tête lorsqu'il se retourna afin d'observer l'avancée de l'incendie dans son dos. Il n'y avait aucun moyen de retour en arrière ! Les flammes avaient rapidement happé tout le mobilier du couloir. Le garçon faisait désormais uniquement confiance en ses deux acolytes. Eux seuls étaient capables de reconnaître les pas d'un homme, entre ces grésillement incessant et grandissant ! Danny et Emilia Collins se traînaient ainsi dans les couloirs de la maison, suivant des sons que Parker même ne repérait pas. Si le mot "intelligence" avait été crée selon une notion humaine, il était évident que différente catégorie existait ! Certains survivants parlaient de créatures stupides et sans cervelle... Pourtant, le garçon pouvait démontrer le contraire à de nombreuses reprises. Ces gens en apparence si différent n'étaient pas plus bête qu'un autre. Leur instinct s'était tourné vers des choses plus "utiles". C'était quoi qu'il en soit la pensée du gamin, qu'il s'était bourré seul dans le crâne. Une auto-persuasion plutôt dangereuse, surtout lorsqu'il s'agissait de courser un pauvre homme innocent à travers des bois et des maisons, dans le seul but de le faire souffrir...
Ce fut alors après deux minutes de marche lente dans les pièces vides de la demeure, chacune prenant feu petit à petit, qu'un bruit sourd se fit enfin entendre aux oreilles de Parker ! Si lui avait très bien pu entendre ce crissement de meuble que l'on déplace, ses deux partenaires étaient déjà en route vers la porte d'entrée principale. Le petit démon dû de ce fait légèrement traîner leur avancer lorsque ceux-ci s'apprêtèrent à passer à travers les flammes, afin de rejoindre leur destination... « J'aimerais vous garder un minimum présentable... » lâcha le garçon, tenant désormais sa famille par la main, les dirigeants lui-même dans le couloir. Sans problème, Parker et sa clique se retrouvèrent face à la porte d'entrée. Derrière eux, un déluge de flammes grandissantes, léchant et happant le mobilier dans des crissements et pétillements festifs ! Malheureusement pour nos trois héros, aucun homme en vue... Seule la porte leur tenait tête, accompagnée d'une grande et vieille horloge de bois, tel que l'on en faisait du temps de ses grands-parents. Parker ne prit aucunement conscience de la situation, et opta tout d'abord pour quitter la maison. Le soldat devait forcément s'être échappé par cette entrée, il n'y en avait pas d'autre ! Ainsi laissa-t-il ses deux acolytes prendre les devants, avançant rapidement vers la porte. Le bonhomme s'aperçu bien vite de l'erreur de jugement qu'il avait fait : tandis que leur progression se faisait de plus en plus rythmée, une étrange main se dessina bientôt dans le champ de vision du gamin. En effet, tenant fermement l'horloge, un homme semblait s'être habilement posté derrière ! « Danny ! » commença-t-il, tentant d'agripper la main de son frère afin de le défaire de ce piège... Trop tard...

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MessageSujet: Re: I Got The Beach To Worry About - Parker Collins Jeu 1 Juin - 2:04

Je bats frénétiquement des paupières, mes yeux asséchés par la fumée qui flotte dans le couloir jusque dans ma direction. Aurais-je fait une erreur en mettant le feu à cette demeure sans pour autant en sortir ? Sur le coup, je voyais cette idée comme un coup de génie. Un moyen simple et efficace de se débarrasser des rôdeurs sans aucun effort, et peut-être aussi une façon de chasser le petit meurtrier qui me suivait comme mon ombre. Maintenant, je me demande si je ne viens pas plutôt de creuser ma propre tombe… Il n’a pas plu depuis un bon moment et sans système de climatisation, plus moyen de tempérer l’intérieur. Résultat : les flammes lèchent tissus et bois comme s’ils étaient humectés de gazoline. La maison est sèche, très sèche, prête à s’enflammer de la cave au grenier en un instant. Je me souviens que jadis, la Californie était souvent la proie de gigantesques feux de forêt lors d’étés arides et qu’il fallait déplacer nombre de gens pour éviter qu’ils ne finissent carbonisés dans leurs demeures. Ces incendies doivent toujours se produire, simplement il n’y a plus grand monde à mettre à l’abri désormais. Et plus de télévision pour relayer la nouvelle jusqu’à la côte est. J’aimerais pouvoir jeter un regard en-dehors de ma cachette pour évaluer la progression des flammes, mais je ne voudrais pas gâcher mon plan en m’exposant à mes trois poursuivants. J’ai l’impression que mon corps me démange, je ne sais pas sur quel pied danser entre la fuite ou la patience. S’il n’y a pas signes de vie d’ici cinq minutes, je décampe par la porte avant. Je retiens une petite toux qui risquerait de me trahir, l’oreille toujours aux aguets. Mes yeux coulent comme si je venais d’éplucher un oignon.

Je me redresse en entendant la voix du jeune homme couvrir les crépitements. Alors comme ça, les flammes n’ont pas été suffisantes pour le tenir à l’écart, lui et ses deux suiveurs. Même si je suis soulagé d’avoir enfin réponse à ma question, je regrette qu’ils n’aient pas préféré fuir. Je réalise tout de même que cela n’aurait pas fait de différence, ils auraient sûrement contourné la demeure pour rejoindre la porte d’entrée et me bloquer ma fuite. Peu importe. Voilà ma chance de les ralentir. Attendant patiemment que les pas se rapproche et que la distance soit optimale, je tente de rester invisible à leurs yeux jusqu’à la dernière minute. Je reconnais la cadence raide et hasardeuse des morts-vivants qui approchent de ma cachette. Je prends appui contre le mur derrière moi, je place mes mains, puis… je pousse de toutes mes forces en produisant un grognement d’effort. Pas que ce soit souffrant, remarquez, simplement pour une dose supplémentaire de force. L’horloge tangue lentement vers l’avant, puis la gravité fait son effet et je sais que mon plan a fonctionné, car que le bruit de la collision est assourdi, différent de celui qu’aurait fait le meuble en heurtant directement le sol. Je me retrouve maintenant exposé à la vue de tous et je croise le regard de l’adolescent, l’horloge comme seul rempart entre nous deux. Sans plus attendre, je file en direction de la porte et je la claque derrière moi. Je ne sais même pas quel zombie j’ai réussi à écraser sous l’horloge, je n’ai pas eu le temps de remarquer si les deux avaient été entravés ou si l’un d’entre eux se tenait tout près du jeune homme dans ma précipitation de quitter le hall d’entrée.

Le cri que le garçon a poussé toute à l’heure m’a fait réaliser qu’il connaissait ces rôdeurs avant qu’ils ne meurent. Il l’a appelé par son nom. Je secoue ma tête. Je n’ai pas le temps de m’attarder à ce détail, je ne peux pas me permettre de penser au passé de ce garçon. Ce piège a dû le rendre plus furieux qu’il ne l’était déjà et je dois tout faire pour sauver ma peau. À l’air libre, je me mets à tousser avec force, mes voies respiratoires affectées par toute la fumée qui émane de la maison. D’énormes panaches commencent déjà à s’en échapper et à s’élever vers le ciel. Ma vision est un peu embrouillée et j’ai la tête qui tourne à cause du manque d’oxygène, mais je fais un dernier sprint pour me mettre à l’abri des regards de l’autre côté de la haie qui sépare la maison incendiée de celle des voisins. Je me dirige vers le garage et je me fais tout petit derrière une poubelle en attendant de reprendre des forces et de calmer ma toux. Si je pouvais retourner dans le temps, je crois que je quitterais la résidence au lieu d’y mettre le feu et de me cacher derrière l’horloge pour la pousser sur les rôdeurs. J’ai voulu montrer à mon adversaire qu’il jouerait moins au malin sans ses acolytes, mais je crains maintenant de lui avoir donné encore plus de raisons de me pourchasser. Je redoute aussi que les flammes ne s’en prennent à tout le voisinage, jusqu’au campement… Le vent souffle dans le sens contraire, heureusement, mais cela montre encore une fois à quel point ce geste était irréfléchi. Après quelques minutes, je me sens mieux. Je me relève et jette un regard aux alentours pour voir si mon adversaire a retrouvé ma trace durant ce temps, en espérant que ce ne soit pas le cas.
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MessageSujet: Re: I Got The Beach To Worry About - Parker Collins Dim 18 Juin - 2:19

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L'horloge s'était abattu lourdement sur les deux rôdeurs... Un grondement sourds, accompagné de hurlement et de rejetées poussiéreuses. Le hall d'entrée avait été plongé en quelques secondes dans un brouillard dense. Au sol gisaient les cadavres, un véritable tombeau de fortune, bien trop conséquent afin d'être déplacé par les petits bras de Parker... Le gamin s'était agenouillé face à ce spectacle morbide. La poussière s'incrustait dans ses yeux, amassant des larmes qui se concrétiseraient bientôt en réel signe de tristesse ! Ayant souhaité s'amuser trop dangereusement, le serpent s'en mordait désormais la queue... Face à lui, le buste de son frère encore décidé à gémir tendait ses bras, comme pour tenter de s'extraire de ce piège. Parker observait impuissant, bouche tremblotante et regard effrayé ! Une quinte de toux lui prit soudainement, tandis que le nuage de poussière se mêlait à la fumée relâchée par les flammes. Malgré un danger non négligeable, le gamin resta têtu jusqu'au bout : il tenterait de sortir, ne serait-ce que son frère, de ce mauvais pas ! Parker vivait avec les morts... Il avait appris des morts ! L'idée d'un sommeil réellement éternel lui déplaisait ainsi fortement. Il ne pouvait laisser partir l'être en qui il comptait le plus le quitter pour toujours ! C'était là l'Essens même de ce nouveau monde : vivre à jamais entouré de ceux que l'on aimait. Une vision charmante et optimiste, pourtant si dénuée de réalisme... Néanmoins, Parker y croyait, et tenter de soulever l'horloge ne lui semblait pas impossible afin de sauver sa famille. Le garçon attrapa ainsi la base du meuble, utilisant tant bien que mal ses forces dans un dernier acte "héroïque" ! La toux s'intensifiair, et les pleurs se renforçaient, alors que l'incendie se rapprochait dangereusement. Parker ne faiblissait pourtant pas, sentant la chaleur s'élever au fur et à mesure de ses efforts. Hurlant de rage, tentant de se donner toujours plus de courage, le garçon réussit à bouger légèrement l'horloge de sa position... Il n'en fallait pas plus pour offrir à cet être si optimiste, l'espoir qu'il convoitait ! Ainsi continua-t-il, tandis que sa peau se mit à le brûler. Les flammes étaient proches, arrachant des râles de colère à cet enfant têtu. La solitude était bien pire que la mort, et Parker aurait fait n'importe quoi afin de ne pas tomber dans ce trou noir ! Il forçait donc, de ses petits bras, toujours plus courageusement ! La douleur s'intensifiait... La brûlure du feu se concrétisa réellement lorsque les premières flammes vinrent lécher son T-shirt... Un hurlement de plus, que l'enfant ne put qu'associer à la perte d'un être cher. La souffrance lui était chose commune : il ne faisait que la propager autour de lui ! Ainsi ne prit-il pas la peine de se retourner, afin d'observer l'avancement du danger, qui l'avait déjà rattrapé... Parker décida de consacrer ses derniers instants à son frère ! Pressant sur les hanches de ce dernier, le jeune homme arracha violemment son compagnon de l'étreinte de l'horloge, tenant désormais un corps sans jambes entre ses bras... Il était pourtant trop tard...Dès lors que les flammes entrèrent en contact avec le bois sec du meuble, l'incendie se décupla, happant Parker dans une mer infernale. Le garçon se precipita vers la porte d'entrée, engloutit par les flammes et rougée par la douleur. Seul l'espoir le faisait désormais se mouvoir, convertissant une partie de la souffrance en courage, afin de sauver la monstruosité qu'il avait crée ! Son corps se consumait peu à peu, sous la densité des flammes, rongeant la chair...
Au dehors de la maison, on put entendre des hurlements, tandis que l'incendie s'échappait par les fenêtres... La porte s'ouvrit, brusquement, laissant entrevoir une forme humaine : celle de Parker... Le jeune garçon lança son frère en dehors des flammes, avant de s'écrouler sur le sol... La tête contre terre, il respirait à peine, suffoquant encore sous la chaleur et le manque d'oxygène. Il observa d'un dernier coup d'oeil le corps à demi coupé de Daniel Collins : il rampait parfaitement bien ! Ce fut la dernière vision que Parker put emporter avec lui, de ce monde apocalyptique dans lequel il s'était épanoui.

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MessageSujet: Re: I Got The Beach To Worry About - Parker Collins Jeu 17 Aoû - 11:14

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MessageSujet: Re: I Got The Beach To Worry About - Parker Collins

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I Got The Beach To Worry About - Parker Collins

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