Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER]
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Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER]

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MessageSujet: Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER] Mar 18 Avr - 3:20

Transmission:
 

Jane Raikes Shepard
PRÉNOM(S) † Jane Raikes NOM † Shepard ÂGE † 33 ans DATE DE NAISSANCE † 15/04 LIEU DE NAISSANCE † Los Angeles ANCIEN LIEU D'HABITATION † Fort Irwin ANCIEN MÉTIER † Militaire, Captain, U.S. ARMY STATUT FAMILIAL † Célibataire ORIENTATION SEXUELLE † Bisexuelle CÉLÉBRITÉ SUR L'AVATAR † US Female Military GROUPE QUE TU SOUHAITES REJOINDRE † Les Sauveurs CRÉDIT AVATAR † Daniel Bendjy

   


   
Je me présente, je porte beaucoup de noms online mais plus communément on m'appelle Vi (comme le personnage de LoL) et j'ai 23 ans. Je suis bien bien franchouillarde, j'habite dans le sud profond, sud-ouest vers Narbonne (à prononcer avé l'accentg) mais d'origine, je suis plutôt picarde donc à part un décalage éventuel d'accent ou de mentalité, pas d'inquiétude à avoir. J'ai connu votre forum en écumant et en épluchant des listes de top sites forum après avoir quitté un autre forum. Quand à ma fréquence ici, je serais là tout les jours dans la mesure du possible, 7/7. Sinon à propos de moi, je ne souhaite pas m'étendre énormément, je suis ici pour RP et avoir des partenaires de RP, pas de faire des rencontres (donc ne comptez pas sur moi pour des rencontres IRL). Je pratique le MMA depuis quelques années, j'aime bien bouffer et outre le RP, j'aime aussi le jeu vidéo (#MassEffectForever), l'écriture et le football (supportrice des sélections françaises et japonaises, hommes et femmes). Et surtout, très très important : le seul moyen de stopper la propagation et de tuer pour des bon les mort-vivants est de détruire le cerveau. Détruire le cerveau, commandant ? Hm... Code validé par Fredou, soldats.
   
   
Décris ton caractère d'avant l'épidémie puis de maintenant.
Ah oui la moralité... Que voilà un bien grand mot pour désigner quelque chose très abstrait. Quand je me suis engagée et que j'ai passé les tests d'aptitude, j'ai eu quelques réserves de la part du médecin et du psychologue militaire. Ils trouvaient que j'étais trop détachée et qu'en situation de combat, je ne saurais pas quoi faire et ils me trouvaient un peu faiblarde pour intégrer une unité de combat, je suis sûr qu'ils voulaient me refourguer à l'infirmerie ou dans des bureaux, les cons. Ils ont raison quelque part, je suis d'une nature sérieuse, un peu réservée mais avec une certaine forme d'ouverture calculée et d'un détachement particulier. Néanmoins, je me suis également surprise à ouvrir ma gueule pour bouger les gars de mon unité en leur hurlant dessus comme le sergent instructeur derrière eux. Ça les a choqués mais quand ils ont vu que je fonçais vers la colline avec mon flingue chargé et l'uniforme après un parcours du combattant des Special Forces, le sergent instructeur avait gueulé que si une femme pouvait faire la forte tête et partir en première ligne alors des hommes pouvaient le faire. J'ai eu parfois des remontrances de la part de mes supérieurs mais ils se rappellent aussi généralement d'autre chose : ma détermination. Une fois que j'ai un but, je suis toujours déterminée à y arriver et peu importe la manière. Pour moi seul le résultat compte et la fin justifie les moyens. Une volonté et une détermination sans faille, jamais je n'ai envisagé de baisser les bras. Avec mes gars, on se battait ensemble, on bouffait ensemble, on crevait ensemble.
Mais évidemment tout n'est pas rose. Après mon déploiement en combat extérieur, j'étais assez souvent violente envers l'ennemi, je détestais faire des prisonniers. Certains me qualifiaient d'impitoyable et d'expéditive mais moi, je ne pensais faire que mon boulot. J'accomplissais la mission sans hésitation et s'il fallait détruire tout ce qui était sur ma route, je n'aurais aucune hésitation à le faire, fusse-t-il même un enfant soldat armé, comme des anciens de la troupe en parlaient, ceux qui avaient combattus à Mogadiscio, en Somalie. Certains s'embarrassent de ce genre de connerie philosophique, moi j'ai fait mon choix il y a longtemps. T'es armé, tu me vises, tu me parais vindicatif et hostile, t'auras beau être un enfant ou une femme, je te tuerais sans aucune pitié et sentiment. Je suis également une femme et si tu hésites à me tuer, moi je te truciderai avant que tu te décides. Une violence parfois gratuite qui m'a valu des rappels à l'ordre mais j'ai toujours pu éviter la cour martiale. Par contre pour comment c'était après le début de tout ça... L'épidémie de cette merde de virus n'a que peu bouleversé mon psyché à vrai dire. Je me suis assez vite logé dans le crâne que ces "zombies" n'étaient plus les personnes à qui elles ressemblaient, cette défense mentale de mon subconscient m'aidait à surmonter les horreurs que je voyais dans mon propre pays sinon je serais devenue folle et aussi assoiffée de sang que l'ennemi que je combats. On me prenait parfois pour une dingue mais contrairement à ceux-là, je suis toujours là tandis qu'eux, non. Je suis toujours la même en combat mais voir les gens que j'étais censé protéger demander voire implorer mon aide m'a contrainte à faire plus attention à ces gens et à devenir moins expéditive. L'obligation également de coopérer avec des civils m'a également permise à être moins intransigeante et un peu plus conciliante. Au final, je dirais : toujours aussi violente au combat, plus ouverte pour le reste.
Que ressens-tu quand tu vois un zombie ? Est-ce que tu les tues ? Si oui, que ressens-tu ?
Aucun entraînement militaire même des SEALs ou des Special Forces ne vous prépare contre une merde de ce genre et aucune protection ou statut ne nous met à l'abri d'un tel danger. Jamais nous n'avions affronté un ennemi qui ne craint ni l'uniforme, ni les balles, ni un tank M1 Abrams, qui ne ressent ni peur, ni fatigue, ni émotion et qui a encore moins besoin de repos et de ravitaillement. Tout notre contraire à nous autres, pauvres humains vivants. La peur est toujours là lorsque j'en croise un, un groupe ou une horde et je sais qu'il ne fait jamais sous estimer un ennemi, si dangereux soit il. J'ai toujours peur en voyant des zombies mais j'ai appris depuis longtemps à prendre ma peur comme une arme et non d'un handicap, c'est cette même peur qui me fait passer outre la réflexion du "dois-je le tuer même s'il porte le même uniforme que moi mais qu'il a une horrible trace de morsure ?". À part la peur, aucune émotion particulière ne me traverse. Même lorsque je combattais en Irak ou en Afghanistan, j'avais toujours peur de tomber sur un terroriste qui avait une ceinture d'explosifs ou si mon Hum-Vee allait sauter sur un IED au bord d'un foutu chemin mais au moment de tuer ou de combattre, rien si ce n'est ma concentration et ma détermination d'atteindre mon objectif ne me détourne. Pareil pour les zombies mais je dois admettre que l'étape pour eux a été plus longue que si j'affrontais un terroriste armé d'un Ak-47. Maintenant j'affronte un ennemi qui veut non seulement me tuer mais également me manger. Cet élément supplémentaire dans l'horreur que l'on vit actuellement est un facteur de motivation supplémentaire pour moi. Plus que jamais mon ennemi est dangereux, il n'est donc que normal de le supprimer. Néanmoins, je dois aussi admettre que le processus mental pour se dire que je n'affronte plus des personnes mais des monstres a mis un petit moment à se mettre en place. Mais une fois intégré, je n'avais plus aucun remords à tuer ces monstres fussent-ils même des femmes ou des enfants. Je n'étais déjà sans aucune pitié en cas de personne vivante, je le suis devenu encore moins en présence de zombies. Pour moi, les personnes qu'étaient les zombies de leur vivant sont comme je viens de le dire, mortes. Ce n'est plus qu'une marionnette animé d'un désir de viande humaine avec l'apparence humaine. Le déclic pour cette réflexion est lorsque j'ai vu des gars de la Garde Nationale se faire attaquer et dévorer par d'autres types en uniforme. Rien n'oblige normalement à des gens normalement constitués à une telle barbarie et sauvagerie, rien à part ce virus qui tue et rend abominable. Qu'on se détrompe néanmoins, tuer des zombies ne me procure aucun plaisir, j'accomplis un acte qui me permet de rester en vie et je m'assure de bien le faire, peu importe la manière car j'ai appris qu'un ennemi qui faisait le mort ou qui avait l'apparence de la mort n'était généralement jamais éliminé pour de bon, sans compter celles et ceux qui n'avaient jamais la force de devoir tuer leur proche qui venait de mourir et s'était réveillé en monstre. On m'a souvent insultée de brute ou d'assoiffée de sang mais je faisais le sale boulot que personne ne voulait faire à part nous de l'armée. Au final l'essence même de cette lutte est la même que dans toute guerre : tuer ou être tué. J'ai très vite fais mon choix.

   
As-tu perdu beaucoup de proches et les pleures-tu encore ?
Perdu des proches ? Hum... Perdre des gens que l'on connaissait et auquel on tenait fait partie de la vie d'un soldat. Je suis orpheline et le couple dans lequel j'ai été placé s'est assez vite séparé et j'ai surtout vécue avec ma mère adoptive. Elle, je l'ai perdue dans un accident sur lequel je viendrais une autre fois. Les amitiés et les relations que j'ai noué durant mon enfance et mon adolescence se sont perdues au fil du temps et des mouvements de chacun mais aussi surtout depuis que j'ai rejoins l'armée. Après, une fois engagée, j'y ai croisé beaucoup de gens et des gars j'en ai perdu, que ça soit en Irak ou ailleurs, d'autres ont été mutés dans des unités différentes des miennes ou dans d'autres bases. Bien entendu je déteste perdre des hommes quand je commande, c'est toujours une tâche ingrate de devoir écrire à la famille du soldat en tant que commandant d'unité et d'assister parfois aux enterrements avec le cérémonial de l'armée et tout le bordel qui va avec, surtout si en plus vous voyez que le mort en question est un gamin d'à peine 20 ans qui a été cueilli par une roquette de taliban ou encore un mec que vous connaissiez depuis un petit moment et qui a déjà fait une paire de missions avec vous se faire avoir par le chargeur d'un Ak-47. Donc oui des proches, des soldats, des camarades d'unité, j'en ai perdu, à fortiori lors de cette épidémie et plus d'une fois j'ai dû tuer par moi-même le monstre qui avait prit l'apparence d'un mec que j'avais réprimandé le jour même quelques heures plus tôt pour un M4 crade ou encore que je commandais depuis des mois et qui obéissait sans protester. Outre le fait que l'on pensait que je devenais folle alors que je venais certainement de nous racheter un jour de répit de plus, j'ai rarement pleuré la perte de proches. Je me sentais mal, c'est sûr, mais je n'avais jamais le temps de m'étendre ou de faire des deuils, je ne pouvais pas me le permettre. Je ne pleurais que très peu mes proches, à part la mort de ma mère adoptive où là j'ai versée toutes les larmes de mon corps mais je n'étais pas encore dans l'armée à cette époque. Depuis l'épidémie, j'avais donc encore moins de temps pour faire le deuil des gens que j'avais perdu. Perdu des proches mais pris le temps de les pleurer, non. Je passe pour une sans cœur et sans âme mais mais je n'ai quasiment jamais pleuré mes pertes, ce n'est pas aujourd'hui que je commencerai.
Penses-tu avoir évolué depuis le début de l'invasion ?
Tout dépend de ce que l'on entend par évoluer mais je prends la question d'un point de vue général. Je ne pense pas avoir été complètement chamboulée par cette épidémie ou invasion comme vous le dites dans la mesure où je n'ai pas tellement changé de profession, je suis toujours une militaire de l'armée américaine, je travaille toujours pour la même organisation et gouvernement bien que la situation est différente, je suis toujours en première ligne pour défendre les gens de mon pays. Les vraies différences majeures sont que le combat se déroule maintenant dans mon propre pays et la nature de l'ennemi. Je le redis encore, jamais dans l'histoire de l'humanité nous n'avions affronté un ennemi comme les zombies et si jamais on s'en sort un jour, il faudra inclure ce genre d'ennemi dans une nouvelle doctrine de combat afin de pouvoir lutter efficacement contre ces monstres et ne plus à devoir subir une telle presque-Apocalypse (j'insiste bien sur le presque car nous sommes toujours là). Après, d'un point de vue plus personnel, il est vrai que j'ai changé depuis le début de toute cette merde, surtout envers les vivants et les gens que je suis censé protéger mais s'il y a vraiment une chose qui n'a pas changé, c'est mon comportement en combat, sauf qu'ici étrangement, on vient moins me faire chier lorsque je loge une balle en pleine tête d'un infecté ou si je tue un zombie qui avait encore beaucoup l'apparence de la personne vivante qu'il était. Au final à cette question, je dirais que j'ai... disons peu évolué.
   
   


Dernière édition par Jane R. Shepard le Dim 23 Avr - 23:11, édité 23 fois
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MessageSujet: Re: Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER] Mar 18 Avr - 3:22


   
Who's like us ? Damn few, and They're all Dead

   

Naissance ou comment déjà lutter pour sa survie

Je suis née à Los Angeles, dans L.A. même. Mais ceux que je qualifierais de "parents" à défaut d'un autre mot, ne voulaient pas de moi. A peine née, j'étais déjà abandonnée dans les ordures de la ville, pleurant et hurlant à pleins poumons entre deux emballages de Big Mac et un cornet de frites. Que des enfoirés... J'ai été recueillie par deux SDF qui passaient par là et qui fouillaient les sacs poubelle du Mcdonald's. Les deux hommes avaient très rarement vu des bébés et encore moins de près mais au lieu de raccourcir ma très courte existence, ces pauvres hères avaient décidés de me garder et de commencer à prendre soin de moi. Malheureusement, je ne suis pas restée très longtemps dans l'abri en carton de mes gardiens temporaires, les services sociaux de la ville m'avaient par je ne sais quel 6e sens repéré et après quelques semaines avec les SDF, je leur fus arraché des bras par des employés qui ne pensaient faire que leur boulot. Apparemment les SDF s'étaient attachés à moi...
Mais qu'importe, le bébé que j'étais n'en avait pas fini. Je ne suis resté que très peu de temps en orphelinat, un couple de parents qui n'arrivaient pas à avoir d'enfant m'avaient déjà repéré alors que je ne savais pas du tout encore marcher. Je me suis donc retrouvé très vite dans une famille que je ne connaissais pas. Mais avec la naissance chaotique que j'ai eue, ça ne présageait rien de bon.

Premières Années

Je mis donc à grandir avec ces gens qui n'étaient pas de mon sang, au milieu de cette homme et de cette femme que je devais appeler papa et maman. On habitait dans une maison dans le Westside, pas loin du centre, dans le quartier de Westwood à l'ouest de Los Angeles, du côté de Beverly Hills, on avait Hollywood un peu plus au nord et la plage de Santa Monica à quelques minutes vers le sud-ouest de L.A. Pour beaucoup, ça aurait été un endroit de rêve où vivre mais pour moi, ça ne changeait pas grand chose, j'avais juste un véritable toit et foyer. Je développais très vite une affinité avec la femme, que j'appelais volontiers maman. Elle me disait très souvent qu'on se ressemblait beaucoup et qu'elle était contente de devoir s'occuper d'une elle mais en miniature. Moi évidemment je ne comprenais rien mais elle était gentille et douce avec moi et je lui rendais sans hésiter son amour. Ça lui arrivait d'être parfois dure ou sévère mais je pense sincèrement qu'elle m'aimait. Cette femme s'appelait Kahlee et c'est elle qui pour la première fois, m'avait donné un nom. Jane, c'est d'elle, Raikes était un des prénoms de sa grand-mère. Ma détermination inébranlable, c'est d'elle aussi. Tout au long de ma jeunesse, elle m'a rythmée de cette foi implacable en ce que je faisais et cette détermination froide qui passait pour un caractère impitoyable aux yeux d'esprits que je considérais comme plus faibles que le mien. En effet, Kahlee travaillait avec des athlètes de haut niveau dans différents milieux. Chaque fois, il fallait continuer à travailler pour atteindre le meilleur de soi-même. Ces années étaient intensives, un peu rudes mais quoique tellement gratifiantes et formatrices. Je passais donc beaucoup de temps avec Kahlee, des bons moments comme des mauvais mais cette femme a été ma garante de stabilité avant l'armée. Je garde une photo d'elle et de moi quand j'avais 8 ans dans mon barda. C'est le seul reste physique que j'ai d'elle. Kahlee, une femme admirable et extraordinaire.

Je ne pouvais pas en dire autant de l'homme qui me servait de père adoptif. Il s'appelait Jon. Hormis le fait que je trouvais que c'était un nom de poisson pourri, il n'avait également rien à voir avec Kahlee. C'est vraiment à se demander comment il s'est retrouvé avec elle. Kahlee, une femme énergique et exigeante, porteuse de valeurs et véritable parangon pour la petite fille et la jeune adolescente que j'étais et... Jon, paresseux au possible et laxiste, peu regardant de son image et tout le contraire de mon modèle qu'était sa compagne. J'ai appris l'énergie et la détermination de celle que j'appellerais sans hésiter ma mère, mais malheureusement, à cause ou grâce c'est selon, de Jon, j'appris également le détachement et l'indifférence de ce dernier. Il travaillait dans l'organisation de Kahlee, pas du tout au même poste évidemment mais dans les bureaux de la boîte, il occupait un poste au sein des ressources humaines. Un boulot avec un rythme de sénateur, des horaires de fonctionnaires et une paie tout juste correcte. Et au lieu d'essayer de prendre exemple sur sa compagne, il se complaisait dans sa paresse et lorsqu'il était avec moi, il me disait de ne pas toujours foncer et prendre son temps, que je ressemblais un peu trop à maman. J'imagine que lorsque je réfléchis et que j'évalue une situation, ça doit venir de là. Il n'était pas con le Jon, oh non, c'était même ça le pire, le type était une vraie boule mais il ne voulait jamais se fouler. C'était d'autant plus rageant.
Évidemment, comme j'étais complètement obnubilée par Kahlee, je trouvais Jon méprisable. Kahlee, elle au contraire, trouvait que ça lui allait. Je mis bien des années avant de comprendre ce qu'elle voulait dire. Mais bien sûr avec ces deux personnes très atypiques comme parents adoptifs, mes premières années, notamment lorsque j'intégrais l'école, étaient sportives et c'était un euphémisme.

The Teenage Years

Quand j'atteignis l'adolescence, le travail de Kahlee sur moi avait fait son office. J'étais devenue pratiquement comme ma mère, le sport qu'elle me faisait faire m'avait déjà bien bâtie. J'étais assez agressive et après avoir essayé la course, le football et le basket, je me suis mise au MMA à 14 ans. En sport, j'excellais et si je n'avais pas rejoint l'armée, j'aurais certainement finie sportive professionnelle avec ma mère comme agent. Par contre, à l'école, je n'étais pas une élève brillante, j'étais plutôt médiocre comme étudiante. Je m'en sortais tout juste avec le minimum requis et j'étais parfois convoquée chez le directeur. Je ne suis jamais allé jusqu'à me faire renvoyer, Kahlee n'aurait vraiment pas supporté mais elle avait compris que les études ne seraient pas mon fort. De plus, lorsque j'atteignis mes 11 ans, Kahlee et Jon avaient décidés de se séparer, la passivité de Jon ne convenant plus à ma mère. Pour la première fois, je vis que cet homme arrivait à avoir des émotions et à les exprimer, c'était la première fois que je le voyais prendre quelque chose au sérieux. Mais ma mère et moi, nous nous connaissions très bien. Une fois qu'une décision était prise, il n'était plus possible de revenir en arrière. Jon prit donc ses affaires sans autre choix et quitta notre maison, c'était la dernière fois que je vis celui que je devais considérer comme père adoptif de ma vie. Kahlee et moi passions ensuite les années suivantes comme mère et fille mais j'avais l'impression que nous étions un couple. J'étais déjà aussi grande qu'elle et physiquement bien bâtie. Beaucoup dans le quartier nous prenaient pour un couple de lesbiennes mais on s'en foutait, on vivait comme on l'entendait. Elle était devenue directrice d'un centre de fitness combinant plusieurs sports, moi j'étais au collège et au lycée.

Je commençais aussi à découvrir les choses de l'amour et je me sentais étrangement attirée par à la fois des filles et des garçons. J'avais beaucoup de mal à comprendre pourquoi, le premier copain que j'eus était aussi un complet novice en la matière et je me sentais perdue. D'ailleurs je l'avais largué assez rapidement le pauvre. Je ne voulais pas aller trop vite et je n'avais personne à qui en parler. Sauf Kahlee. C'est avec beaucoup d'hésitation et d'appréhension que j'entrepris de lui parler de ma double attirance et de mes problèmes. Loin de rebuter ma mère adoptive, elle m'écouta attentivement et me conseilla par la suite. Mais bien évidemment, c'est bien beau d'en parler mais il fallait aussi en arriver à la pratique et c'est là qu'on rigole. Mais je ne l'avais encore jamais fait. Les rares copains que j'avais étaient des novices ou trop entreprenants et après les avoir largués eux aussi, je sentais le besoin qu'il me fallait autre chose. Mais rien à faire, même en sortant avec des filles, je n'arrivais pas à combler mon manque. Et aussi surprenant ou répugnant, c'est selon, que cela puisse paraître le salut allait de nouveau venir de Kahlee.

Alors que j'étais de nouveau redevenue célibataire après avoir quitté une de mes copines de lycée, je me surpris à regarder Kahlee sous un autre jour que celui de ma mère. Les années avec les sportifs l'avaient très bien conservé malgré son âge qui approchait de la cinquantaine, c'était une belle femme. Un soir, alors que nous nous retrouvions, Kahlee demanda pourquoi j'avais encore quitté un couple. J'exposais mes doutes, mes impressions, mon manque et mon regard trahit mes pensées. Kahlee s'en retrouva surprise mais au lieu de me flanquer une correction -elle n'hésitait pas à m'en mettre une parfois malgré le fait que j'étais mieux bâtie qu'elle- elle évoqua son intérêt, curieuse des confessions que je venais de lui faire. Évidemment, l'instinct familial prit le dessus et je me défendis de vouloir lui sauter dessus mais Kahlee n'en démordit pas et voulut que j'approfondisse mon propos. C'est avec grand-peine que je confirmai ce que mon regard disait. Kahlee ne dit rien avant de s'approcher de moi et de m'embrasser. Interloquée mais aucunement dégoûtée, je lui répondis et nous passâmes une nuit torride. Kahlee venait de me prendre ma virginité.

Devenir une jeune adulte

Ma mère, ma meilleure amie, ma confidente et désormais une amante m'avait aidée à franchir ce cap. Entrant avec fracas dans la vie d'adulte, c'était d'ailleurs la seule fois où Kahlee et moi avions partagé la nuit ensemble. Elle disait que c'était pour me libérer de ce manque mais que cela ne devait pas se reproduire. Je partageais son point de vue et nous ne nous touchions plus jusqu'à ce que je me mette en couple avec un autre homme de mon âge.
Ma porte d'entrée vers l'armée, c'était lui. Il s'appelait Richard et était dans la Garde Nationale de Californie. Je n'avais auparavant jamais fait attention à l'armée dans les parages. Je voyais parfois des types en uniforme avec les pom-pom girls de l'équipe de football américain ou avec d'autres pimbêches mais cette fois c'est moi qui était dans ce cas. Il était presque aussi bien bâti que moi et attentionné, aimant, gentil, drôle, il faisait très bien l'amour... C'était l'homme parfait à mes yeux. Et je pensais faire la même chose que lui, je voulais intégrer l'armée et porter le même uniforme que lui. Kahlee n'était pas trop d'accord sur mon choix de carrière mais elle m'encourageait à le faire si c'était ce que je voulais. Je venais d'avoir mes 18 ans et l'avenir me paraissait radieux.

Descente aux enfers

Oui paraissait seulement. Car vers mes 18 ans, arriva un évènement qui bouleversa mon existence. Kahlee Shepard, ma mère, mon roc, mon âme sœur mourut dans un accident de voiture. Ce n'était même pas la faute à une autre voiture ou un camion qui arrivait en face, non même pas. Après enquête, il s'avéra que Kahlee avait juste fait tomber son portable en dessous du siège du passager et qu'elle était en train de le chercher. Malheureusement, elle ne regardait pas la route et sur sa route il y avait un arbre. Ma mère ne conduisait pas en ville à ce moment-là donc elle conduisait plutôt vite. Et se prendre un arbre alors qu'on roule à plus de 100 km/h, ça ne pardonne pas. Selon les ambulanciers et les policiers sur place, Kahlee est morte sur le coup. Elle ne s'est peut-être même pas rendu compte de ce qui lui était arrivée. L'arbre était ouvert en deux et la voiture complètement massacrée. Kahlee était méconnaissable. La faute à pas de chance... Le choc de la mort de celle qui était tout pour moi était dévastateur. Je pensais que rien ne pouvait tuer cette femme et là, elle venait de partir, sur un bête accident de voiture. Hurlant contre la terre entière, mon esprit se consuma dans un mélange de haine, de désir de meurtre et de mort. Mais je ne savais contre qui ou quoi la diriger. J'expulsais Richard de ma vie avec pertes et fracas, je ne voulais pas lui infliger ma douleur et je préférais mettre un terme à notre relation, si violemment soit-il. Je ne voulais personne avec moi et me retrouver seule.

C'était la période la plus sombre de ma vie. Pendant un peu plus d'1 an, jusqu'à quelques semaines avant mes 20 ans, je tombais dans l'alcool et la drogue. J'avais hérité de la maison de Kahlee ainsi que d'un compte en banque bien garni et je dilapidais tout cet argent en boissons et rails de coke. Je me saoulais pour oublier mon existence de merde et je sniffais pour planer un peu, c'était cool sur le coup. Et puis un jour, j'étais chez une pote dealer, qui était aussi devenue accessoirement mon amante. On s'était fait pas mal de rails ce soir-là, on planait comme pas permis et après s'être fumés quelques joints, on s'était mises au défi de celle qui snifferait le plus avant de s'évanouir. Quelles connes... On a sniffé je ne sais plus combien de rails et j'avais pas réalisé mais en fait je venais de sniffer encore une ligne, j'ai cru que ma pote s'était déjà évanouie. J'ai ris en m'en apercevant avant de réaliser qu'elle avait fait une overdose. Je ne savais pas quoi faire et j'ai vu l'état dans lequel elle était. Complètement paniquée et à moitié dans le cirage, je suis allé voir les flics en portant le corps de ma pote. J'ai été mise au trou direct et ma pote à la morgue. Je venais encore de perdre quelqu'un qui m'était cher et dans l'obscurité de ma cellule, entre deux larmes et un rire nerveux, je ne pensais plus qu'à en finir. Je voulais me suicider.

Quête de rédemption

Mais ce n'était pas la fin. Les flics voyaient que je n'étais qu'une petite frappe de merde et le shérif qui m'avait coffré était venu me voir dans ma cellule, j'entends encore ses mots "Écoute petite, tu m'as plus l'air d'une gamine paumée qu'une véritable saloperie et je pense que si tu vas fréquenter de vraies garce t'en deviendras une. Ce que je vais faire, je t'envoie en taule pour quelques mois, pas une prison de dégénérées, tu ne seras pas en permanence détenue, tu pourras sortir de temps en temps, on t'obligera à suivre une cure et tu te rangeras. Je pense que t'as besoin d'une seconde chance, je te la donne. Mais si je te revois ici, là par contre tu rejoindras les dégradées du bulbe." Au lieu de me foutre au trou pour de bon, on m'a envoyé dans une prison qui ressemblait à un espèce de camp de redressement puis directement en cure de désintox. Lorsque je l'entamais je venais de faire 21 ans. Cette cure a duré bien des mois. En plus de la cure, j'avais obligation d'être suivie psychologiquement. J'ai participé à ces séances de thérapie collective à la con, où on doit parler au milieu de tout le monde et partager comme ils disent. C'était ridicule au début mais après... En y réfléchissant bien... Eh bien à l'écoute des expériences de tout le monde, je m'en suis ressourcé. Nous étions tous pareils, nous avions tous sombré quelque part dans notre vie et maintenant il fallait voir le bout du tunnel et saisir notre rédemption. Je me souvins alors que j'avais un projet, des envies. Il fallait que je retrouve l'armée. C'est à ce moment que je me suis rendue compte à quel point j'avais été injuste avec Richard. Alors que j'étais toujours en thérapie, j'essayais de retrouver la trace de mon ancien amant. En m'adressant au bureau de recrutement de l'armée le plus proche, j'appris qu'il n'était plus dans le coin mais déployé dans une base en Allemagne. Je pouvais le contacter mais quelque chose me fit tiquer et j'ai pensé qu'il valait mieux laisser le passé derrière moi. Une nouvelle vie s'offrait à moi et je comptais la saisir. Quelques jours plus tard, je quittais ma cure de désintox et décidait de me prendre en main. Ma première décision fut de vendre la maison de Kahlee. Je pris la décision de boucler la vente le plus rapidement possible et je dus user d'une agressivité non feinte pour motiver l'agent immobilier à mettre en vente la maison le plus rapidement possible.

La vente étant désormais effective, je rassemblais les affaires qu'il me restait dans un garage que je louais dans Los Angeles, je ne voulais qu'il ne restait plus rien de moi dans cette maison. Puis je fonçais sans hésiter au bureau de recrutement de l'armée le plus proche. Quelques heures plus tard, l'officier recruteur paraphait du sceau du bureau et de l'US Army mon contrat d'engagement flambant neuf. Je devais me présenter le lendemain au bureau avant d'être transférée dans une base militaire. Dans mon cas, je serais transférée à Fort Irwin, une base à environ 1h00-1h30 au nord-est de Los Angeles. J'aurais une nouvelle habitation et un nouveau cadre de vie, idéal pour tout recommencer. En plus d'après ce que je savais, c'était un des plus grand centres d'entraînement de l'armée, j'allais donc me retrouver avec les meilleurs et les plus durs des instructeurs militaires des États-Unis.

L'armée

J'avais déjà entendue parler des histoires de ces femmes militaires qui intégraient l'armée et qui galéraient pour pouvoir se faire une place dans l'armée mais très honnêtement je m'en foutais. Je ne voulais plus faire attention au passé et je souhaitais foncer devant moi. Les instructeurs allaient vite me faire déchanter.

J'étais affectée à un nouveau bataillon de recrues formé pour l'occasion mais nous n'avions pas de signes distinctifs à part nos noms sur l'uniforme. Néanmoins, je devais admettre en me regardant dans un miroir que le drapeau des États-Unis sur l'épaule, l'U.S. ARMY et le SHEPARD sur la poitrine en jetait. Il y avait quelques femmes dans l'unité mais une écrasante majorité d'hommes. Les instructeurs, non content de mettre une pression permanente ne pouvaient s'empêcher de se foutre assez souvent de nous car ils se demandaient encore pourquoi il y avait des femmes dans leur chère unité de combat. La coupe courte réglementaire était de rigueur même pour nous, moi je m'en satisferais, je déteste les cheveux longs. J'adorais mes cheveux courts mais j'étais bien la seule, la moitié des nanas étaient parties de la base avant la fin du mois. Celles qui restaient comme moi, étions les cibles des brimades et de harcèlement en tout genre que nous soyons sous les douches, dans nos piaules ou en plein entraînement. On nous testait, camarades d'unité et instructeurs compris mais ils n'eurent pas à me tester longtemps. J'avais encore de beaux restes de mon MMA, j'avais même retrouvé mes muscles à force de trimer comme une malade et un soir, il y eut une brimade de trop, ma patience était arrivée à terme et j'expédiais, exaspérée, 4 types à l'hôpital de la base. Moi, les gars ne m'emmerdaient pas tellement, ils voyaient que j'avais de la carrure et de la force, les autres nanas par contre... Il n'y avait presque personne pour les défendre mais qui s'en chargeait ? Bibi mais j'y allais plus à coups d'intimidation que de charme. Peut être que les gradés l'ont remarqué ? Allez savoir, juste que les galons de sous-officiers arrivèrent bien assez vite.

Mon entraînement se poursuivit ainsi sans encombre. J'excellais au tir, j'adorais ça, vider mon chargeur de M16A4 sur les cibles, qu'elles soient fixes ou en mouvement. Je galérais un peu plus au 9 mm mais j'avais d'excellents résultats au tir. Pour la course d'obstacles, j'étais dans la moyenne et pendant les marches et les treks, je me mis à diriger les gars qui étaient avec moi. En effet, afin de dénicher de potentiels leaders et de faire des roulements de commandement, l'armée faisait faire des scénarios de combat et des courses d'orientation à ses recrues. Lorsque je pris la direction de mon unité de quelques hommes, je me rappelais l’exigence qu'avait Kahlee avec moi et je fis preuve de la même exigence avec eux. Chaque fois que je prenais le commandement, mon unité arrivait toujours la première ou termina ses objectifs en premier. Je pris toujours la tête de mes hommes et je voulais les pousser de me suivre, bottant les fesses à certains sans hésitation. J'étais dure mais je voulais que mes hommes soient les meilleurs et moi compris. C'est donc durant mes classes que je fus promue au rang de caporal en récompense de mes résultats. Par contre en manœuvres, j'avais un plus gradé que moi comme chef mais j'acceptais la situation sans broncher. C'est durant ces manœuvres que je récoltais mes premières cicatrices.

Les entraînements continuaient, croissant en difficulté et en efforts, à en crever des fois, certains partaient encore, trop brisés pour continuer mais pour nous autres qui restaient, un lien spécial commençait à se tisser entre nous. Nous étions quasi-assurés de rester dans l'armée et notre bataillon de recrues commençait à faire la fierté du camp d'entraînement. Mais ce fut au prix des larmes, d'efforts surhumains que je n'aurais jamais cru possible. Les entrainements au corps-à-corps et à l'arme blanche étaient du menu frottin à côté du reste, l'entraînement en MMA m'aida grandement mais je pensais en avoir chié dans ma vie pendant que j'étais entraînée dans la salle de boxe, je n'avais en fait rien vu. Un véritable entraînement militaire dans un camp d'entraînement pour de futures unités de combat n'avait absolument rien à voir et était autrement plus dur, bien plus dur. Mais jamais je ne versais une larme, jamais une plainte, jamais un gémissement. Mon esprit failli être brisé par les tâches qui m'attendaient mais j'étais soutenue par mes camarades et même les instructeurs. Ma foi en ce que je faisais aurait pu être brisée facilement mais je m'accrochais de toute mes forces à l'armée et à mon unité. Je savais ce qui m'attendait si j'échouais dans mon intégration de l'armée et plus jamais je ne désirais retomber là dedans, je me donnais donc à 1000 % dans ce que je faisais, parfois avec un zèle implacable ou jusqu'à épuisement total. Une ténacité saluée par ma hiérarchie, certains se targuant même d'être le commandant du meilleur bataillon du camp. Moi j'étais fière car je voyais que mon investissement aveugle était récompensé. J'avais botté le cul de mes détracteurs et je pensais être parmi les meilleures soldats de mon bataillon.

C'était au cours d'une manœuvre de 2 jours entiers que je gagnais mes galons de sergent. On avait été largués en plein désert et on avait deux jours pour rallier la base. De plus, on nous avait également prévenus que la manœuvre n'était pas qu'une simple contre-la-montre. Nous étions 5 hommes dans l'unité, c'était un First Sergeant qui nous commandait. Moi, j'étais la seule caporale du lot, les autres étaient des types qui n'étaient que des 2nd class. Le premier jour s'était passé sans embûches, nous nous étions vite retrouvés avec une carte que le sergent avait avec lui et un panneau ainsi qu'une route nous avait indiqué une direction. Le 2e jour, nous approchions de la base et pendant la marche en pleine forêt, le sergent tomba dans un trou dans le sable qu'il n'avait pas vu. La chute fut lourde et sa jambe démise, il ne pouvait plus marcher et au même moment, autour de nous, quelqu'un avait commencé à simuler une fusillade nourrie avec quelques explosions. Loin d'être une esbrouffe, le sergent n'était plus en position de commander et les 2nd classe commençaient déjà à paniquer. J'ignorais les jérémiades de mes camarades et en bottant le cul de quelques-uns, nous entreprîmes de dégager le sergent, de lui faire une attelle de fortune et de se dépêcher de rallier la base, le tout sous un feu nourri de balles à blanc et d'explosions de pétards spécialement prévus à cet effet. Loin de me démonter, je ne voulais que dégager de là et en hurlant continuellement à mes hommes de continuer, toujours en fermant la marche. Un 2e classe s'effondra de fatigue et maudissant le bleu, j'entrepris de hisser le gaillard sur mes épaules, ignorant les crampes et la douleur et talonna les autres qui portaient le sergent à deux. Au bout d'un enfer interminable, ne cessant jamais l'effort et poussant mes hommes, les bâtiments de la base apparurent et c'est avec une joie non dissimulée que je gratifiais les toubibs qui nous attendaient avant de m'effondrer de fatigue. Les gradés avaient été mis au courant de ma prestation par le sergent et c'est accompagné du général du camp, que l'on me cousu mes nouveaux galons de sergent avec des chevrons flambant neufs. Le général me félicita avant de tourner les talons. Jamais je n'ai été aussi fière de toute ma putain de vie...

Afin d'étrenner mes tout nouveaux galons de sergent, le bataillon avait organisé un tout nouveau trek. Pas une course d'orientation ou une manœuvre, juste une course d'endurance. 30 km de terrain accidenté et d'obstacles à parcourir, avec l'uniforme complet, casque, gilet pare-balles, genouillères, gants de combat, les lunettes de protection et leur housse, les lunettes de soleil de combat, l'équipement électronique dont la VN, le casque de communication et le dispositif de base du réseau LAND WARRIOR, le M16A4 et l'arme de poing avec toute les munitions, les 30 kg de barda réglementaire contenant la bouffe, une réserve de munitions, des fringues de rechange, un nécessaire de camping dont une tente individuelle qui pouvait se transformer en hamac, le masque à gaz, divers outils dont une pelle repliable, encore des munitions et divers accessoires pour le M16A4 dont une lunette de combat, des chargeurs supplémentaires à remplir, des poignées de rechange, la lampe de combat. Le tout devant être bouclé en moins d'1 demi-journée. Mais la récompense au bout serait quelques semaines de permission, la reconnaissance officielle d'appartenance à l'armée et à la division et un éventuel déploiement sur un théâtre opérations. Beaucoup pensaient être envoyé dans une base militaire à l'étranger ou en Irak ou en Afghanistan. Moi, je me fichais de la tâche, je voulais avoir ma perm et mon déploiement. J'étais habituée à la douleur désormais mais je ne m'attendais pas à un parcours aussi difficile. La dernière ligne droite avant d'être officiellement considérée comme un soldat et non plus une recrue. Je devais aller au bout de ce parcours et de cet entraînement, il le fallait !

C'est donc avec rage, détermination, hargne et volonté d'en découdre que je me mis au parcours, comme tout le monde. Il n'y avait quasiment que des hommes, nous n'étions plus que 4 femmes, moi comprise, parmi un bataillon d'un peu plus une centaine d'hommes. Et bordel de merde que j'en ai chié sur ce parcours... Je comprends pourquoi les soldats en parlaient comme d'un chemin de croix. Je pensais avoir traversé un enfer avec ma dernière manœuvre, je voyais qu'il n'en était rien. Les rangs s'espacèrent au fur et à mesure de l'avancée du parcours, certains, éreintés, abandonnaient au bord de la route sous quelques quolibets mais tout le monde était beaucoup trop occupé à penser à soi-même que de se foutre d'eux. Je ne compte plus le nombre de pas et le temps que j'y ai passé. Lors de l'arrivée que je n'espérais plus, je m'effondrai à genoux à quelques mètres. Les instructeurs me hurlaient dessus continuellement pour que je ne flanche pas, que j'étais la première femme qui allait arriver, que je n'avais jamais fait tout ça pour rien, que j'étais la meilleure et que je méritais ma place. L'effet psychologique eut lieu, j'ai galéré mais je me suis relevée en poussant un cri de rage et je franchis les derniers mètres au pas de course en dépassant un soldat qui marchait. L'arrivée franchie, les instructeurs et quelques soldats venaient me féliciter en m'aidant à rester debout et quelques-uns criaient leur joie. Moi je ne croyais pas en ce qui m'arrivait, me contentant juste de sourire béatement. J'avais accompli la tâche la plus rude de toute ma chienne de vie.

Quelques jours plus tard, le général Broadwater, commandant du camp, réunit tout le monde, en grande tenue afin de féliciter toute l'unité avec nos galons flambant neufs et nos premières barrettes sur l'uniforme. Je me sentais tellement fière et je m'étais liée d'amitié avec quelques types qui étaient souvent dans mon escouade. J'eus une pensée pour Kahlee qui devait certainement partager ma fierté elle aussi de là où elle était. Comme promis, le général nous accorda quelques semaines de permission et chacun apprit d'une part son affectation dans une unité de combat qu'il allait être prévenu quelques jours à l'avance de son déploiement mais nous ne savions pas encore où. Qu'importe, tout le monde était content de pouvoir profiter de sa permission. Pour ma part j'appris que j'étais affectée au 1st Battalion du 16th Infantry Regiment, surnommés les "Iron Rangers" de la 1st Infantry Division et de ce que je savais c'était une unité très prestigieuse mais aussi la plus ancienne unité d'infanterie de l'armée. Néanmoins cela sous-entendait un déménagement. En effet, la division que l'on surnommait "The Big Red One" était basée 3 états plus loin, dans le Kansas dans la base de Fort Riley. Mais je verrais en temps et en heure pour le moment... je ne savais pas encore ce que j'allais faire de mes semaines de permission. Hors de question que j'aille retrouver "d'anciens amis" j'avais pris la décision de laisser cette vie derrière moi. Je m'étais rangée, la drogue et l'alcool, c'était fini et ce, grâce à l'armée.

Je pris la décision de retourner tout de même à Los Angeles mais de ne pas m'y attarder. Portant mon uniforme de soldat avec ses galons, je me sentais invincible mais aussi reconnaissante. Les gens sur mon passage me regardaient avec respect, certains me remercièrent même et des femmes m'exprimaient leur admiration de voir également une femme sous l'uniforme. Je me contentais de répondre sobrement à ces sollicitudes mais au fond de moi, j'étais éternellement reconnaissante envers le monde entier de m'avoir donné cette chance et à l'armée pour m'avoir aidée à devenir la femme que je suis désormais. A Los Angeles, je pris le temps de résilier ma location du garage qui était vide mais surtout de passer sur la tombe de Kahlee. J'ai pris mon temps devant la pierre tombale, je lui parlais comme si elle était là, je n'avais jamais pris le temps de faire mon deuil et il fallait désormais que je le fasse. Versant tout de même des larmes, je me senti bien mieux en quittant le cimetière. Puis je ne voulus pas m'attarder et je retournai illico à Fort Irwin. Je faisais le maximum pour profiter de cette perm', je sortais le plus souvent possible et je prenais le plus de bon temps possible dans les restaurants avec les potes de l'unité, les bars, les cinémas...

Je me souvenais de comment j'étais avant l'entraînement, j'étais grande et assez mince, plutôt athlétique malgré les dégâts que mon corps a subi, les cheveux un peu plus longs. Maintenant, au sortir de l'entraînement militaire et alors que le médecin de la base m'examinait avant de valider ma permission, j'étais un peu plus grande de quelques centimètres (je pus lire sur mon dossier militaire que je dépassais les 1,80 m), j'étais plus musclée qu'athlétique, des gars en devenaient même jaloux de mes biceps ou de mes abdominaux, j'avais au début une coupe très courte, règlementaire mais j'arborais maintenant une coupe à la garçonne, bien plus seyante à mon goût. Je me suis aussi faite plaisir avec ma solde, j'avais envie de tatouages. Lorsque j'étais dealeuse, je me suis payé un tatouage de rouages sur la jointure de l'épaule et du cou ainsi que le cou, j'avais trouvé ça délirant, j'en avais envie. Mais après mon engagement et durant ma permission, je me suis faite tatouée un truc que j'avais vu sur la photo d'un pote de bataillon, c'était son grand-père qui avait fait le Vietnam, il avait dessiné un M16A2 sertie d'une tête de mort, je l'ai maintenant tout le côté droit du corps, de l'aisselle droite jusqu'au bord du bassin. Le tatoueur avait particulièrement aimé travaillé sur moi et m'avait offert une réduction si je le voulais sur un autre tatouage dans le dos. J'acceptais et optais pour un ange de la mort tenant une épée dans les mains, les ailes déployées, le tatouage s'étendait sur le haut du dos pour descendre presque au niveau des reins. Bien entendu, c'était très dur les premiers jours après le tatouage mais j'en étais très fière au final. Un autre jour, le même pote qui m'avait inspirée pour le premier tatouage m'en avait offert un autre, plus simple, sur presque tout le bras gauche, il y avait des roses noires et des revolvers dessus, un peu dans le style du logo des Gun's 'N 'Roses, c'était super classe. Quelques jours après tout ces tatouages, je ne me privais pas de crâner avec quand on sortait avec les gars de l'unité de recrues. On voulait marquer le coup avant de tous partir en déploiement... Des souvenirs gravés en moi aujourd'hui. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et le temps passe malheureusement bien plus vite lorsqu'on s'amuse.

Service Actif et l'école d'officiers

Le jour du déploiement au service actif approcha et j'organisais mon déménagement pour Fort Riley en laissant derrière la Californie. Là bas, je fus installée parmi les baraquements pour le personnel féminin mais nous n'étions que très peu à devoir servir dans une unité de combat et je pris un peu de temps pour connaître les gars de mon escouade. La veille du déploiement, j'appris où est ce que je serais envoyée avec ma nouvelle unité. Nous étions affectés à Bagdad, en Irak. La nouvelle me fit un léger choc, de ce que je savais, l'Irak était un merdier pas permis, en remerciement à Bush et à sa politique internationale de merde. Mais les ordres étaient les ordres et le lendemain, nous partions pour Bagdad, via l'Angleterre. Nous n'étions en effet pas la seule unité à nous rendre sur place et une fois là bas nous serions mis sous la tutelle de la 101e Airborne, stationnée là-bas. L'imminence du déploiement en mission et du combat me stressa grandement et je ne dormis pas la nuit précédant le départ pour l'Irak. Le voyage jusqu'à Bagdad était assez éprouvant. En effet rester dans la carlingue de l'avion, au milieu de tous les gars avec tout le barda était chiant, très chiant. Mais nous avions vraiment connu pire. L'escale en Angleterre ne dura que quelques heures, le temps d'embarquer un détachement de l'armée, une unité du Génie et des véhicules. Le convoi fut composé de 3 avions gros porteurs, de type C-17.

En Irak, nous n'étions pas encore envoyés sur le terrain immédiatement. Les gradés nous laissaient le temps de nous habituer au climat rude du Moyen-Orient, une chaleur à crever et des nuits gla-ciales. Nous avions passé les premiers jours à nous entrainer et nous maintenir en forme. Les gars de la 101e étaient sympas avec nous les bleus, nous avions eu droit à notre bizutage dans le camp c'est vrai mais ils étaient aux petits soins avec nous. Peu à peu, on les accompagnait dans leurs patrouilles dans les rues de Bagdad. C'est la première fois que je voyais de mes propres yeux ce pays. Les traces de la guerre se voyaient partout malgré le fait que les Irakiens tentaient de retrouver un semblant de vie. Ils ne me semblaient pas hostiles mais ils ne semblaient pas très heureux de nous voir. Je ne connaissais pas un mot d'arabe mais j'essayais de comprendre ce que les locaux disaient. On avait toujours un interprète avec nous, un Irakien en treillis avec son AK-47, il avait un nom à rallonge que personne n'arrivait à prononcer mais il préférait se faire appeler simplement Ahmed. La misère était bien entendue présente, je voyais parfois des enfants qui faisaient la manche, mais au lieu de m'inspirer de la pitié, je ne ressentais rien. Je ne portais qu'un œil indifférent sur cette pauvreté mais jamais par méchanceté. Puis un jour les accrochages survinrent et je compris pourquoi l'Irak était dans cet état.

On participait à des missions de reconnaissances, de destruction de caches d'armes, de planques, de réunions de leaders terroristes. Les affrontements devenaient fréquents. Les ordres étaient de faire le moins de victimes civiles possible. Je compris les ordres mais des civils devenaient souvent les boucliers humains des fumiers qu'on devait attraper. Les missions ne se terminaient pas toutes par un bain de sang mais il y avait souvent des victimes. J'eus plusieurs rappels à l'ordre pour avoir tué un otage ou un civil qui se trouvait là au mauvais endroit au mauvais moment et je devais souvent me justifier à ma hiérarchie. Néanmoins je ne me suis jamais retrouvée pas en cour martiale, à mon étonnement. J'étais assez expéditive dans les missions, je ne supportais pas les interrogatoires qui duraient et les salauds qui me faisaient perdre mon temps, usant souvent de violence. Mais je ne faisais pas ça par plaisir, je faisais ça car on me l'ordonnait et que je voulais protéger mes gars, on ne sait jamais quel civil est en fait un terroriste qui ne cherche qu'à tuer des soldats américains et qui planque une ceinture d'explosifs. Je me fis rapidement une réputation de soldat impitoyable qui était une machine à tuer et la nature des missions de mon escouade changea, une unité envoyée plutôt faire des dégâts dans les rangs ennemis que de la patrouille et de la recherche d'armes. Nous ne manquions pas d'ennemis en Irak, beaucoup voulaient notre peau mais moi et mon unité d'Iron Rangers, nous allions chercher ces fumiers avant qu'ils n'envoient une voiture piégée pour exploser l'entrée de notre base. Les missions recherche et destruction, qui ne toléraient aucune incartade ou forme d'hésitation étaient notre lot et nous ne laissions généralement aucun prisonnier derrière nous sauf si on nous l'ordonnait. On nous connaissait assez bien dans Bagdad voire au-delà, ce qui ne faisait qu'augmenter l'hostilité ou la crainte des habitants à notre égard.

Une opportunité inattendue se présentait à moi. J'avais l'occasion de pouvoir me former en tant qu'officier commandant, une session était prévue pour des sous-officiers dans la base où j'étais, Camp Victory et ceux qui le pouvaient, avaient l'occasion de se former en tant qu'officiers au sein d'une école spécialement conçue pour le terrain et le combat au Moyen-Orient. Les moins bons se retrouvaient au minimum 2nd Lieutenant, les meilleurs pouvaient espérer gratter le grade de Capitaine voire de Major. Tout était fait pour que les futurs officiers puissent diriger efficacement leurs hommes sur le terrain voire de mieux communiquer avec les locaux car des cours d'arabe étaient également dispensés. J'avais parmi le niveau d'études le moins élevé mais étant un First Sergeant depuis peu, mon ambition grimpait et comme tout le monde parmi les sous-officiers je participais à l'entrée pour l'école d'officiers. Jamais je n'aurais cru que gratter du papier aurait été aussi dur pour moi. J'avais pris le temps de rassembler des connaissances mais visiblement ce n'était pas assez car je fus admise mais parmi les derniers du classement. Ce demi-échec avait eu le don de me rendre furieuse lorsque je l'appris et je me résolus de cravacher à l'école d'officiers pour me venger de cette admission qui avait un arrière goût de pisse.

D'un autre côté, je commençais à ressentir le besoin d'un nouveau challenge. En effet être parmi les sous-officiers, c'était bien, je faisais bien le boulot, parfois avec zèle, lorsqu'une mission devait être réussie et ne devait surtout pas être foirée, on faisait appel à moi. Je ne dirais pas que l'école d'officiers était comme une bouffée d'oxygène, on grattait quand même pas mal de paperasse et je passais moins de temps sur le terrain, on avait la chance d'avoir une école dans notre base même, on retournais parfois sur le terrain sur ordre des gradés de l'école mais on passait pas mal de temps dans l'école. Ayant un statut particulier, je ne revoyais pas les États-Unis avant plusieurs années car l'école d'officiers prend du temps, beaucoup de temps. C'était difficile, surtout pour moi qui avait perdu l'habitude depuis longtemps d'assister à des cours mais je m'accrochais. Les gradés préféraient saluer mon zèle et ma ténacité plutôt que mes notes mais de bonnes appréciations ne vous garantissent pas toujours tout. À côté des cours de l'école, je tâchais de travailler dur pour améliorer connaissances et savoir tout en tâchant de me maintenir en forme mais cela eut pour conséquence d'annihiler presque toute vie sociale. Je n'avais que très peu d'amis ou même de gens qui m'étaient sympathiques, je traînais toujours derrière moi ma réputation de machine de guerre et je ne pouvais que compter sur moi même. Loin de me démotiver, cela me conforta dans mes efforts qui finirent par payer. J'étais loin d'être major de ma promo et je finis mon école d'officiers au bout de quelques années au grade de 1st Lieutenant. J'avais digéré mon demi-échec lors de l'admissions et j'étais heureuse de ma promotion, j'aurais maintenant au moins une escouade entière sous mes ordres. Les années passèrent, oscillant entre périodes de permission et le retour au service actif, passant par des périodes plus ou moins sombres de stress post-traumatique ou d'autres plus calme. Je ne le détaillerai pas, ça reste de l'ordre du personnel.

La gloire avant la tempête


Un jour, un convoi tourna mal. Nous étions une bonne cinquantaine dans tout le convoi sur la route entre Bagdad et un village alentour et nous étions tombés dans une embuscade. Le Hum-Vee d'en face explosa littéralement en sautant sur un IED. Les 3 types à l'intérieur n'avaient aucune chance. Quand à mon Hum-Vee, nous étions cinq à l'intérieur, étant la deuxième plus haute gradée, j'étais à la place du mort. Les balles tapaient contre le blindage du Hum-Vee et je sautais du véhicule sans hésiter sous le feu ennemi, pour aller voir s'il n'y avait pas le moindre espoir de survivants. Je n'eus pas le temps d'approfondir ma réflexion que le Hum-Vee dans lequel j'étais se renversa sur le côté, piégeant les 4 autres à l'intérieur. Les autres véhicules du convoi n'avaient pas eu plus de chance, les soldats se mettant à couvert comme ils pouvaient, le feu ennemi ne venait heureusement que d'un côté. En hurlant mes ordres, je remis notre véhicule droit avec l'aide d'autres gars avant qu'une rafale de mitrailleuse ne nous oblige à nous jeter à terre. Des obus de mortier explosèrent encore non loin et un coéquipier dans mon Hum-Vee me criait que le capitaine était mort. Je fis sortir tout le monde du véhicule et on se mit tous à couvert. Mes hommes me regardaient, fous de terreur sur la conduite à suivre. Je regardais autour de moi, tout n'était plus qu'explosions et balles sifflantes dans un chaos indescriptible. Puis je décidais de prendre les choses en main.

Je ne savais pas s'il y avait un plus haut gradé que moi et je m'en contrefoutais royalement. Mes ordres à mes hommes furent de rester à couvert et je me démenais pour faire fonctionner ma radio. Elle crépita avant qu'une voix féminine ne me réponde. La terreur s'empara de moi à cet instant et ce fut un miracle si je ne paniquais pas mais je lui hurlais de m'envoyer un soutien aérien illico et une évacuation immédiate. Au milieu du tumulte, je ne compris pas tout mais juste que l'aide allait arriver dans 20 minutes. Je lui criais plus fort encore que je n'avais pas le temps d'attendre 20 minutes. Le Contrôle me répondit d'une voix ferme : je devais attendre. Maudissant le Contrôle, je transmis la nouvelle à mes hommes qui ne me rendirent qu'un regard apeuré ou vide. Ces hommes étaient certains qu'ils allaient crever. Je leur bottais le cul en leur ordonnant de faire feu sur les positions ennemies pour les obliger à interrompre leurs tirs et de me couvrir pendant que je faisais le tour des autres véhicules. Je réussis à rallier tous les gars de l'unité pour transmettre la nouvelle et de faire sortir tout le monde, mettre les blessés à l'abri et tirer les cadavres tant que c'était possible. J'ordonnais à ceux qui le pouvait de faire feu sur l'ennemi afin de les faire taire mais leurs tirs de mortier nous empêchaient de nous rassembler pour une éventuelle attaque ce qui faisaient que nous devions rester dispersés et je ne faisais que cavaler entre les véhicules, sous les balles et les explosions. Maudissant nos assaillants, je donnais également un coup de main aux infirmiers. Les 20 minutes suivantes me parurent interminables jusqu'à ce qu'un A-10 Warthog Thunderbolt bombarda les positions ennemies de ses roquettes et de ses mitrailleuses. J'ordonnais à des hommes de se saisir des mitrailleuses sur les Hum-Vee encore debout ou en état et d'ouvrir le feu sur eux. Avec d'autres hommes, je décidais de lancer une attaque après le second passage du Warthog. Je voulais m'assurer qu'aucun de ces fumiers ne s'en sortirait. Nous ne trouvions que des cadavres à notre arrivée hormis un homme qui nous vit et qui voulait se faire sauter. Je lui écrasais sa main droite en vidant deux balles dans l'autre. Il cria de douleur et tenta de mordre ma jambe. Celui-ci se mit à parler dans un anglais étonnamment clair et me maudit, moi et mes hommes, arguant que nous faisions également des morts et demandant qui est le plus terroriste de nous deux. Le canon de mon M16A4 effleura son front et je lui répondis " Était, ducon " avant de lui vider deux balles dans la tête. Les hélicos d'évac arrivaient par la suite leur vrombissement étant le son le plus doux jamais entendu à mes yeux. Les blessés purent être mis en sûreté, les morts emballés dans leur sac mortuaire et les valides purent être évacués.

Pour mon action sur le terrain, les gradés voulaient me récompenser et également me décorer d'une médaille. C'est au cours d'une cérémonie très formelle en compagnie de toute la brigade que je devins officiellement la première femme décorée d'une Silver Star en Irak, quelques années après la Silver Star de Monica L. Brown qui fut la première femme décorée mais en Afghanistan. Pour avoir dirigé l'attaque et prit en main les opérations au mépris même de la situation, les gradés envisageaient même de me bombarder Captain. Je pensais que ma plus grande fierté était d'avoir intégrée l'armée mais ce n'était rien comparé à la gratitude et à la fierté que je ressentais lors du jour où le général de Camp Victory m'agrafa mes deux barrettes de Captain sur l'uniforme. C'était le meilleur moment de ma putain de vie. L'armée savait récompenser ses meilleurs soldats, je pensais que c'était une exagération mais il n'en était rien. Néanmoins cela ne changeait rien à la suite, nous étions toujours à combattre en Irak ou en Afghanistan, dû à mon statut d'officier j'alternais entre le terrain et la paperasse. Et puis un jour, on plia les gaules et on quittait l'enfer beige du Moyen-Orient. Le président avait décidé de rappeler ses soldats au pays mais je n'imaginais pas une seconde ce qui allait ensuite nous tomber dessus...

On nous avait donné une période de permission de notre retour de là bas mais une période qui allait être vite écourtée. Il se passait des évènements étranges en ville, des personnes étant désignées comme mortes se relevaient pour attaquer des personnes vivantes. Croyant au départ à une blague de mauvais goût, je m'intéressais néanmoins à ce qui se passait. La police racontait de ne pas paniquer et demandait aux habitants de rester chez eux. Néanmoins, alors que les jours passaient, les rumeurs se faisaient plus insistantes et l'on avait l'impression que les morts se relevaient de partout. Sur les chaines d'information, l'on déclarait des cas un peu partout dans le pays, que les forces de l'ordre commençaient à être saturées et qu'il fallait appeler l'armée en renfort. Sur le net, des vidéos tournaient, montrant des gens supposés morts se mettre à attaquer des personnes vivantes et les mordre avant de les dévorer vivants. Ces visions m'horrifièrent comme beaucoup. Je voyais pourtant des policiers vider des chargeurs sur ces monstres qui étaient autrefois des personnes et qui pourtant continuait de se relever ou faisaient comme si rien ne les atteignait. Se demandant s'il fallait céder à la panique, je me disais que l'armée allait certainement être appelée en renfort et je fonçais voir mon supérieur direct pour lui annoncer que je souhaitais reprendre le service au plus vite. Celui-ci ne porta aucune objection à mon encontre, sentant également la tempête qui arrivait.

En effet, quelques jours après mon retour au service actif, toute la base de Fort Riley battait le rappel de ses soldats. Nous n'avions pas encore d'ordres reçus même si j'étais contente de retrouver des têtes que je connaissais mais désormais en tant que Captain, j'avais une compagnie entière sous mes ordres. Chaque soldat de la base reçut l'ordre de vérifier armes, uniformes et munitions car un déploiement allait certainement être effectif. Aux informations, on ne parlait plus que de cette épidémie. L'on apprit que des villages entiers avaient succombé à ces monstres et le gouvernement ordonnait à sa population de se regrouper dans les grandes villes pour les protéger. Il fallait que l'armée, c'est à dire nous, prenne désormais le relais pour protéger les vivants. Des images montrant de véritables hordes dans les villes de ces choses défilèrent, montrant aussi des unités de la Garde Nationale luttant désespérément contre eux avec le même problème que les policiers malgré les armes employées. Néanmoins je remarquais une chose qu'apparemment personne n'avait vu : il semblerait qu'une balle dans la tête de ces monstres suffise à les arrêter. Mais visiblement, tout le monde était gagné par la panique et personne ne pensait à viser la tête. Pourtant je voyais qu'ils -les infectés comme désormais on les appelait- n'étaient pas particulièrement rapides et je me demandais comment on pouvait éprouver autant de difficultés pour les combattre.

À aucun moment je ne me disais qu'on allait perdre contre eux. Apparemment, aucune tentative de communication avec les infectés n'était possible, ils se contentaient de grogner et d'émettre des gargouillis incompréhensibles, ils ne semblaient plus reconnaître qui que ce soit, même leurs proches, des images avaient montré une famille dont le père était infecté et après être devenu un de ces monstres avait attaqué la mère et le fils. On se regardait avec les soldats d'un air décontenancé. Cela sous entendait que si l'un d'entre nous était infecté, il pouvait se mettre à attaquer ses potes. Mais pas le temps de tergiverser. L'ordre de déploiement arriva et mon bataillon fut envoyé prêter main forte à la Garde Nationale du Kansas, nous devions aider à la mise en quarantaine de la ville de Kansas City et nous étions héliportés là bas. La zone d'atterrissage était située à une sortie d'Atlanta, non loin d'un tronçon de route entièrement bouclé par du grillage, des sacs de sable et des tanks Abrams. En sortant de l'hélico, j'étais accueillie par un commandant et nous affecta à la surveillance de l'entrée du tronçon. On entendait beaucoup de coups de feu aux alentours et des Warthog ainsi que des hélicos Apache faisaient des allers-retours incessants. Il y avait déjà des cadavres inanimés eux, qui jonchaient la route et avant la sortie de la quarantaine. Un vent se leva soudainement, charriant avec lui des effluves immondes de pourriture et apportant avec lui leurs gémissements et grognements. Une horde immense se pressa vers nous. Les radio-codeurs qui transmettaient les coordonnées des frappes des avions et des hélicos se mirent à crier dans leur radio et nous autres soldats, l'on se mit en position de tir. J'ordonnais à mes hommes et leur demandait de faire passer le mot d'ordre : viser la tête. Les infectés étaient désormais à portée de tir.

Ce combat-là était un succès de courte durée pour nous. En effet nous avions temporairement arrêté cette horde de monstres mais nos munitions n'étaient pas illimitées et d'autres affluaient encore. Certains portaient même des uniformes de la Garde Nationale, mordus au cou exposé ou à travers le bras ou encore le ventre affreusement déchiqueté, le gilet pare-balle n'arrêtant aucune des morsures avides. Cette vue de tirer sur des potes avec qui on était allé boire un verre un jour et qui aujourd'hui ne souhaitait que te dévorer vivant était traumatisante pour des soldats. Moi, je ne posais aucune question, que l'infecté portait un uniforme, une blouse d'hôpital ou des vêtements normaux. Je vidais mon chargeur balle par balle, prenant le temps de viser alors que les cons de l'unité d'à côté vidaient leur chargeur sans viser. C'était un instant de déconnexion étrange, ma panique passa dans les balles que j'expédiais dans le crâne de ces saloperies et je pensais que la vue de leur chef d'unité qui paraissait calme sous l'attaque des infectés rassureraient mes gars. Or il n'en fut rien. La panique gagna même nos rangs. Un officier se mit à hurler qu'il fallait se replier, mouvement repris aussitôt par l'ensemble des soldats. Je maugréais contre cet officier alors que j'étais convaincue que nous pouvions certainement arrêter pour de bon cette horde. Je pris le soin d'expédier une dernière balle dans le crâne d'une femme toute balafrée avant de quitter ma position. Je remontais dans l'hélico qui nous avait posé et l'ordre était de revenir à la base pour la protéger.

The Saviors

Fort Riley fut notre foyer pour un temps. On arrivait à se protéger de ces zombies avec une vigilance permanente mais des nouveaux ordres nous furent transmis. Le Pentagone, avant d'être évacué, battait le rappel d'un maximum de troupes dans une zone près de New-York. Ils disaient que la ville new-yorkaise avaient été la seule agglomération des États-Unis à avoir été nettoyée et que dans la zone en question il y avait un laboratoire immense, qu'il fallait absolument protéger et qu'il y avait la place pour beaucoup de militaires. Mon bataillon fut le premier à embarquer à bord des Black Hawk pour se faire héliporter à ce laboratoire à protéger. Une fois là bas, les ordres étaient simples : protéger au maximum le laboratoire avec ma centaine d'hommes de ma compagnie et l'état-major, du moins ce qu'il en restait, surnomma notre groupe les Sauveurs. Assez ironique selon mon point de vue dans la mesure où nous avions beaucoup plus tué que sauvé mais je me disais que les politicards même en cas de fin du monde avaient le sens de l'humour. Que je méprisais ces connards...

Les 4 années suivantes furent loin d'être inactives, pendant ce temps là avec mes hommes et les autres militaires de la base, on fit de notre mieux pour rester alertes et actifs un maximum de temps. Tout les aspects d'une vie militaire en cantonnement furent gardés par nous pour ne pas nous rouiller, tout en tâchant de comprendre la tâche des scientifiques que l'on devait protéger et en récoltant le maximum d'informations que l'on pouvait sur ces zombies. Nous avions eu contact avec l'extérieur pendant un temps, la zone 51 dans le Nevada notamment nous transmettait souvent voire quotidiennement avant que la base de l'Air Force ne cesse d'émettre. Nos appels furent restés sans réponse mais personne n'allait prendre le risque d'aller y vérifier et les officiers supérieurs décidèrent d'ajouter l'Area 51 à la liste des bases qui n'émettaient plus et dont on présumait qu'elles étaient tombées. Moi de mon côté, j'avais mis beaucoup de temps avant de comprendre véritablement ce qui se passait de par le monde, que je croyais être devenu fou et je pensais également être devenue folle. Les morts qui se relevaient, les vivants qui se faisaient dévorer... J'étais néanmoins contente de voir qu'il y avait toujours un espoir et avec les autres militaires, même d'une autre unité, plus aucune rivalité n'était de rigueur, l'on faisait tous front ensemble et même les gradés de l'état-major avaient cessés de se quereller. Nous avions tous compris que pour sauver ce qui restait de notre espèce et de notre population, nous devions tous travailler ensemble, médecins, scientifiques, militaires et même politiciens.

En novembre 2016, les huiles décidèrent de passer à la vitesse supérieure. Les scientifiques disaient qu'un vaccin avait été mis au point et des avions de l'Air Force étaient bourrés de bouts de papier indiquant un "bon pour un vaccin". J'avais reçu l'injection de ce vaccin protecteur contre les autres et l'infection des zombies, je l'avais également exigé pour l'ensemble des gars de ma compagnie auprès des gradés et pour la plupart d'entre nous dont moi, l'injection du vaccin causa nausées, maux de tête, vertiges et brûlures d'estomac. Heureusement on s'en tira après avoir été malades comme des chiens pendant quelques jours mais nous étions maintenant vaccinés. Quelques types avaient même eu un changement de couleur d'yeux ils ressemblaient un peu aux zombies ce qui causa quelques chambrages au sein de l'unité, d'autres encore avaient bronzés, c'était déjà un peu plus étonnant. Malheureusement, tous ne s'en étaient pas tirés et certains vécurent très mal le vaccin, voire pour les cas extrêmes, conduisirent à la mort. Par précaution, ses morts furent décorés d'une balle dans la tête. Mais pour celles et ceux d'entre nous qui restaient, la mission maintenant était double : continuer à protéger le laboratoire militaire et escorter les équipes de médecins qui sillonneraient le pays après que les avions de l'Air Force aient largués les bons pour un vaccin. Je me portais volontaire avec quelques escouades de mon bataillon restant, pour escorter les toubibs et l'on se retrouva rapidement sur le terrain. Notre expédition fut déployée dans un coin que je connaissais très bien : la Californie, Los Angeles dans le quartier de Santa Monica sur la plage. Arrivant dans un endroit familier, mes soldats et moi étions maintenant responsables de la protection des médecins de notre groupe. Sur nous reposait désormais l'avenir et l'espoir de l'humanité et si un vaccin ne suffisait pas, je me ferais un plaisir de faire sauter la cervelle à coups de M16A4 du moindre zombie ou connard qui osera nous attaquer.

   
You kill or you die or you die and you kill. † the walking dead.

   


Dernière édition par Jane R. Shepard le Dim 23 Avr - 23:15, édité 22 fois
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MessageSujet: Re: Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER] Mar 18 Avr - 4:19

Bienvenuuue sur le forum ! bril Je trouve ton choix d'avatar très original. Hâte d'en apprendre plus sur cette petite. coeurrose Courage avec ta fichette & si tu as la moindre question je pense que tu sais déjà qu'il ne faut surtout pas hésiter. cuty

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MessageSujet: Re: Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER] Mar 18 Avr - 9:54

Bienvenue à toi et merci bien de nous rejoindre bril
Bon courage avec ta fiche coeurrose

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MessageSujet: Re: Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER] Mar 18 Avr - 9:57

Bienvenue sur Born !
Très cool ce choix d'avatar, y aurait même peut-être moyen de se dégoter un p'tit lien du coup. diego
Bon courage pour ta fiche !

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MessageSujet: Re: Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER] Mar 18 Avr - 10:04

Bienvenue ! Original le choix d'avatar ! Amuse toi bien parmi nous !

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MessageSujet: Re: Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER] Mar 18 Avr - 10:33

Bienvenuuuue!!! laugh
Bonne continuation pour ta fiche!
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And I wondering what you are dreaming,
Wondering if it's me you are seeing,
Then I kiss your eyes and thank god we're together,
I just want to stay with you in this moment forever, forever and ever

× A propos du vaccin : :
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MessageSujet: Re: Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER] Mar 18 Avr - 17:28

Bienvenue sur le forum

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MessageSujet: Re: Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER] Mar 18 Avr - 18:17

Merci à tous pour vos messages de bienvenue ! *salue* O7

Merci particulièrement à Perceval, Campbell et Braxton pour l'avatar et j'en ai une chiée encore des comme ça dans mon PC. Campbell, à voir pour le lien, on va déjà attendre que je sois validée et après pourquoi pas.
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× A propos du vaccin : :
Non, juste pas intéressé pour être un cobaye/pas confiance.

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MessageSujet: Re: Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER] Mer 19 Avr - 12:42

Bienvenue parmi nous, hâte d'en savoir plus sur ton perso cuty

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Non. Dice ne croit pas à ces conneries.

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× Messages : :
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MessageSujet: Re: Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER] Mer 19 Avr - 17:45

Bienvenue parmi nous, bon courage pour terminer ta fiche ! Il me tarde de te lire.

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MessageSujet: Re: Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER] Mer 19 Avr - 18:42

Bienvenue parmi nous pompom
Je te souhaite une bonne continuation pour la suite de ta fiche, j'ai hâte d'en apprendre davantage sur Jane !
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MessageSujet: Re: Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER] Dim 23 Avr - 14:55

Merci encore pour vos messages de bienvenue et de gentillesse ! Ma fiche est terminée mais je m'en vais le signaler dans la section appropriée.
Ne pas hésiter à signaler les changements à effectuer pour être le plus cohérent possible avec le forum.
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MessageSujet: Re: Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER] Dim 23 Avr - 22:00

Alours avant de te valider je viens t'embêter un peu ...
Première chose : l'avatar dans la fiche doit faire 200x320 pixels, pas plus, pas moins yerk C'est comme celui du profil en fait !! bril
Ensuite la célébrité. On veut bien faire une exception et accepter que tu prennes cette illustre inconnue, mais il va falloir rester sur elle. C'est-à-dire que je vois Katy Perry, je vois Michelle Rodriguez mais ça n'est pas possible ... A la limite, que tu mettes d'autres inconnues pourquoi pas, ou alors des personnes de dos/des visages qu'on ne reconnaît pas yerk Parce que si une Michelle Rodriguez s'inscrit et que tu as toi aussi des gifs d'elle c'est quand même super bizarre woof

Et puis aussi il faudrait respecter le code donné s'il te plaît. Je pense aux informations premières là ; les prénoms, nom etc ... On n'a pas souligné ça dans le code de base, donc tu n'as pas à le faire toi s'il te plaît puppy

Une fois que tout ça sera fait, poste à la suite et on repassera lire tout ça coeurrose

(par contre, on n'a pas de tricheur/voleur ici, hein Arrow la petite phrase de début n'est peut-être pas nécessaire mdl)

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MessageSujet: Re: Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER] Dim 23 Avr - 23:09

J'ai effectué les modifications demandées. Je souhaite juste attirer ton attention pour dire que c'est galère de trouver des gifs ou du moins des images animées de femmes militaires, déjà que ce n'est pas si évident de trouver des gifs de l'armée tout court qui sont potables... Je suppose donc que dans ce cas, je ne peux donc utiliser ceux que j'ai dû enlever pour illustrer mes posts ? J'utilise en effet un codage pour mes posts avec un gif pour illustrer. À la limite Michelle Rodriguez je peux m'en passer, je n'ai qu'un gif d'elle, Katy Perry en militaire par contre j'en ai quelques-uns et je trouve que pour le coup elle ressemble beaucoup à la femme de mon avatar mais là c'est... un bon quart des gifs que j'ai concernant Jane R. Shepard qui virent. Toutefois ne te méprend pas, je respecte ta décision. Si c'est un non total, très bien, j'aurais juste mes gifs qui se répèteront suivant les posts et les RP.

Petite mention concernant mon message au début, je note ta formulation et je décide de la garder, je te crois en disant qu'il n'y a pas de voleurs par ici mais c'est une précaution que je prends depuis des années. Au moins si on me repompe, je pourrais dire "je ne l'ai pas autorisé" et je pense que ma demande d'arrêter le repompage n'en sera que plus légitime. À la limite, je mets ce message en spoiler pour faire moins tache.

J'espère que cette fois cela conviendra Smile
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MessageSujet: Re: Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER] Dim 23 Avr - 23:30

Et bien j'attire ton attention sur le fait qu'en faisant un choix aussi atypique et original (que je rencontre pour la première fois sur un forum au demeurant), les contraintes viennent avec. Dans ce cas, pourquoi n'avoir pas choisi Katy Perry en militaire ? Cela aurait été nettement plus simple, t'évitant d'être obligée d'aller chercher des gifs de dos, des gifs ne représentant pas réellement la personne que tu as choisie ...
Enfin, c'est ton choix et voilà, on fait des efforts pour l'accepter et te laisser évoluer dans l'univers de la façon dont ça te plaira. J'imagine qu'aucune Katy Perry ne sera jamais jouée ici donc la question n'aurait presque pas à se poser. Mais pourquoi prendre des gifs d'elle parce qu'elle lui ressemble si tu ne la joues pas ? Ça, ça me dépasse. J'avoue que, du coup, je préférerais des gifs où on ne voit pas de visage pour les raisons que j'ai déjà citées hm
Désolée mais je pense que c'est comme ça que ça doit marcher dans ce contexte que tu as choisi ... hm

Je suis presque sûre que personne n'autorise à ce qu'on re-pompe ses idées/écrits, sans que ce soit nécessaire de le dire. Mais là, sur ça, je te comprends tout à fait : ce n'est jamais plaisant d'avoir ses idées reprises ou que ce soit. Donc ton message est très bien comme ça, je te remercie Smile

Une admin passera bientôt s'atteler à la lecture de ta fiche !

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MessageSujet: Re: Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER] Dim 23 Avr - 23:40

Je n'ai pas fais ce choix car je ne souhaite pas incarner Katy Perry, qu'elle soit grimée en militaire ou non, Katy Perry n'est pas quelqu'un que normalement j'apprécie, ne serait ce que pour ce qu'elle fait ou est mais j'y ai fais une exception pour cette apparition de Katy Perry où je trouvais qu'elle correspondait à ce que je cherchais pour représenter mon personnage. De plus, en ayant cherché, des images d'elle en militaire et qui sont intéressantes, il n'y en a pas beaucoup (à part son clip mais je tairais ce que j'en pense). Je comptais sur cette ressemblance pour pouvoir l'utiliser mais soit, je ne suis pas autorisée à le faire, je ne le ferai donc pas. J'ai pris connaissance des contraintes d'un tel avatar, ce n'est pas la première fois que je l'utilise en forum.

Merci de ta bienveillance pour le reste Smile
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& m o v e m o u n t a i n s
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× A propos du vaccin : :
Je suivrais Ophelia, peu importe sa décision.

× Âge du perso : :
20 ans & toutes mes dents !

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Reine, bitches.

× Messages : :
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× Points de vie : :
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× Avatar : :
Nicola Peltz.

× Et ton p'tit pseudo ? : :
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MessageSujet: Re: Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER] Lun 24 Avr - 3:36

Te voilà désormais un membre à part entière de Born !

Abbygail Sanders a l'immense plaisir de te valider !
Félicitations, tu rejoins le groupe des Sauveurs  

Premièrement, merci d'avoir effectué les changements demandé.  bril Tu as une biographie très complète, j'ai vraiment l'impression de connaître à fond ton personnage mdr, en plus d'être quand même vachement bien décrit, j'ai presque la sensation d'avoir été dans l'armée moi-même. troll Sinon, n'oublie pas que Jane est humaine et qu'elle a des faiblesses, elle ne peut pas être une surhomme, et je dis cela que pas pure précaution.   Aussi, fait attention à ne pas inventer des choses qui n'ont pas été dite par rapport aux groupes et/ou contexte.  cara Amuse-toi bien. coeurrose

Tu peux dès maintenant te lancer dans l'aventure Bornienne :

→ Lance-toi dans le RP en t'amusant ici ou cherche des partenaires de jeu par !
→ Recense ton avatar en postant dans ce sujet.
→  Prends connaissance du système de points et ce qu'il implique (en plus d'autres informations nécessaires à la compréhension du forum) par ici (cf INFO N°3).
→ Viens poster tes fiches de liens et de RPs.
→ Crée tes propres scénarios ou de simples liens qui pourraient t'être utiles.
Vote régulièrement pour gagner des points et nous faire connaître ! De même en postant sur Bazzart et PRD
→ Et surtout amuse-toi !



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YOU S H O W E D ME THAT I
WAS WORTH IT, VALUABLE
_ - _ - _ - _ - _ - _ - _ - _ - _
She was t o o q u i e t, or she was t o o l o u d
She was too sensitive, or too cold-hearted
She HATED with every fiber of her being
or she L O V E D  with all her heart
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MessageSujet: Re: Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER] Lun 24 Avr - 11:16

Merci beaucoup pour la validation, Sanders ! Contente que ma fiche t'ait plu. O7

Tu fais bien de me rappeler de ne pas tomber dans le grobillisme, c'est normalement quelque chose que j'abhorre mais un rappel ne fait jamais de mal. Merci des tuyaux en tout cas !
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Commander Jane Raikes Shepard - Go to Hell, I'll send you there myself [OVER]

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