Meet the Saviors [PV B. Alliyah Elwenn]
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Meet the Saviors [PV B. Alliyah Elwenn]

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MessageSujet: Meet the Saviors [PV B. Alliyah Elwenn] Mer 17 Mai - 1:13

Meet the Saviors

Jane R. Shepard & B. Alliyah Elwenn

Les réfugiés continuaient à arriver de temps en temps, au rythme d'un tout les un ou deux jours mais la plupart ne souhaitaient pas rester avec nous, ils restaient quelques heures voire une demi-journée ou quelques jours  avant de partir, bien peu étaient celles et ceux qui restaient avec nous plus de 3 ou 4 jours. Pour le moment, nous n'avons pas eu de problèmes majeurs avec qui que ce soit, la plupart des réfugiés accueillaient avec un soulagement non feint notre sécurité et notre ravitaillement car beaucoup parmi eux erraient comme des âmes en peine, certains avec un bon pour un vaccin en main. Notre registre de passage se remplissait peu à peu avec les gens qui passaient et quelques personnes s'étonnaient de voir que la ou les personnes qu'elles cherchaient était passés par chez nous. Pour les plus chanceux, certains se retrouvaient même au camp mais c'était extrêmement rare. Et parfois, on signalait des réfugiés de nos postes de garde mais une fois qu'ils étaient repérés, ils préféraient prendre la fuite.

J'étais sortie du camp pour cette fin d'après-midi, je voulais sortir un peu de mon PC et de mon bureau et je menais une patrouille dans les alentours de notre camp sur la plage de Santa Monica. Le lieutenant Haver m'accompagnait pour cette sortie, quelques autres soldats voulaient aussi venir mais je leur avais ordonné de rester dans le camp. Je voulais avoir un moment de calme après la légère cohue du camp, je serais bien restée seule mais les sorties ne se faisaient jamais à moins de deux et la seule personne en qui j'avais véritablement confiance était ma commandante en second Haver. J'étais aussi secrètement plutôt ravie à défaut de l'être vraiment, d'avoir ma coéquipière qui me suivait depuis l'Irak avec moi pendant cette patrouille. Nous n'étions jamais très loin du camp, nous devions rester à portée de vue de nos snipers dans nos postes de gardes. Les pâtés de maisons abandonnées de quartiers que je connaissais bien autrefois me firent frissonner alors que l'on marchait dans la rue en tâchant de se servir des bâtiments comme couverts.

On revint de nouveau vers la plage et je décidais de m'arrêter sur un banc sur le chemin pavé en bordure de la ligne de sable qu'était la plage. Ma subalterne me regarda avec un certain étonnement avant que je ne m'assois sur le dossier du banc, mes rangers reposant sur le fond du banc. D'où nous étions nous pouvions voir le camp se dresser un peu plus loin, le drapeau des États-Unis flottant en son centre par une légère brise marine sous le soleil de Californie.


Commandant ? Pourquoi on s'arrête ? La patrouille n'est pas finie.


Haver, j'ai envie de me poser sur ce banc, c'est certes une patrouille mais c'est aussi un de mes anciens quartiers qu'on a visité. J'ai envie d'un instant d'immobilisme.


... Très bien. Comme vous voudrez, Shepard. Ça doit vous faire bizarre de revenir ici non ?


Ma bras droit s'assit aussi sur le dossier à côté de moi, la main sur son M16A4, comme moi.

À qui le dites-vous Haver... Je me souviens y avait un marchand de glaces un peu plus loin là. Plus loin encore y avait auparavant un endroit pour que les tapettes adeptes de la gonflette s'exercent. Qu'est ce que j'ai pu en voir de ces débiles. Je suis sûre que y avait des putains de Marines dans le lot !


Ma subalterne se mit à rire et je me surpris à rire avec elle.

Putain ouais ! En plus y a Pendleton qui est pas si loin, si San Diego ça les gonflait ils venaient ici.


Et en plus ça venait se la péter tout en muscles sous les bikinis des autres pimbêches qui se pointaient pour se rincer l'œil... Ah les cons. Vous vous souvenez Haver ? Quand on a fait ce stage avec les gars de la 2e et un détachement de Marines en Corée du Sud ? Quand ils venaient la ramener auprès des petites coréennes ?


Haver se mit à rire plus fort que moi à l'évocation de ce souvenir.

Oh putain qu'est ce qu'on a pu se fendre la gueule... vous vous rappelez les têtes qu'elles ont tirés quand elles nous ont vu en débardeur après ? Elles ont oubliés les jarheads, les gars de la 2e avec nous se sont mis à se foutre de leur gueule. Nous on allait se la péter avec les coréennes.


Complètement. Par contre je ne me souviens plus trop après, on est restée avec les coréennes ?


Oui Shepard, on a même passé la nuit avec certaines d'entre elles.


Merde j'ai même oubliée ça... Mais tout ça Haver n'a maintenant plus d'importance. Désormais... on est peut être les derniers vivants sur cette foutue planète. On détient peut être la clé de la survie de notre espèce et ça me fout une trouille bordel...


Vous faites de votre mieux, Shepard. Vous et Hidalgo et tout les autres. Regardez certains réfugiés, certains en nous voyant ont retrouvés quelque chose qu'ils avaient perdus depuis longtemps : l'espoir. On incarne un espoir pour ces gens.


Je sais bien Haver et c'est ça qui me terrifie, je fais genre que tout est sous contrôle, que l'on pourra sauver tout le monde, de donner cet espoir mais... depuis que toute cette merde a commencé, j'ai une peur monstrueuse de me planter et de décevoir tout ces espoirs. J'ai tellement peur de faire une connerie qui nous fera tous nous faire déchiqueter par ces monstres.


Mais rappelez vous Shepard, vous n'êtes pas seule à prendre les décisions. Vous n'avez pas à devoir sauver tout le monde ou à endosser toutes les responsabilités. Nous sommes tout un groupe, toute une organisation. Et au pire vous dites que c'est Hidalgo qui a fait une connerie et c'est elle qui prend tout. Si elle s'en sort.


Je me mis à rire avant de faire un de mes très rares sourires francs à ma subalterne, aucunement par moquerie envers ma collègue latina de la sécurité mais par simple hilarité envers la remarque d'Haver. À l'heure actuelle, c'était la seule du camp qui avait eue cet honneur.

Vous voyez Haver ? C'est pour ce genre de remarque que je vous aime...


Shepard.


Ma lieutenant me coupa et se leva de sa chaise, le M16A4 prêt à être brandi pour faire feu, la main crispée sur la poignée du fusil d'assaut, regardant sur ma droite. Je tournais la tête et emboîta le pas de ma subalterne, prête aussi à tirer. Quelqu'un approchait mais il était encore trop tôt pour déterminer si c'était un vivant ou un mort. En revanche, on pouvait voir que c'était une femme. Si c'était une vivante, elle avait une chance pour décliner son identité et dire ce qu'elle venait faire ici. S'il s'avérait que c'était une morte, elle serait abattue sans sommation.

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MessageSujet: Re: Meet the Saviors [PV B. Alliyah Elwenn] Mer 24 Mai - 13:04


Meet the Saviors

La situation à Bodie a complètement dégénéré, ces dernières semaines. Avec la mort de Phoenix, les tensions se sont accentuées. Alliyah est restée plutôt en retrait de tout ça. Une mesure de précaution comme une autre qui, elle en est sûre, lui permet d'être toujours en vie aujourd'hui. Elle n'est pas le genre de personne à prendre des risques inconsidérés. Dans cette situation bien particulière, elle a donc jugé nécessaire de se retirer un peu ... Le temps que les choses se tassent. Elle ne sait pas si elle peut réellement dire que c'est le cas, à présent, que les choses se sont bel et bien calmées et tout ça. Mais bon, l'essentiel, c'est qu'elle fait toujours attention à ne pas se retrouver mêlée à des histoires qui la dépassent complètement. C'est pour cette raison qu'elle part en expédition aussi souvent que possible, laissant tout le merdier de Bodie derrière elle. Et puis, il y a quelques temps, avant que tout ne parte en vrille sur le campement, elle a trouvé, alors qu'elle était avec Livia, un bon pour un vaccin. Elle n'a pas vraiment compris ce dont il s'agissait. Et puis, avec l'accord de sa complice partielle, elle l'a observé en long, en large et en travers. Il y a une adresse approximative dessus, bien peu d'explications, mais de quoi retrouver ceux qui sont à l'origine de ça en tout cas. Puis est venu le temps des hésitations. Que faire avec ça ? Une chose est sûre : Alliyah n'a aucunement l'intention de l'utiliser, ce foutu bon. Ce n'est pas dans ses priorités, et ça sent vraiment mauvais à son sens. Accepter de se faire vacciner - si tant est qu'ils aient réellement un vaccin - c'est faire reposer sa propre sécurité entre leurs mains. Et ça, Alliyah ne l'accepte pas. Jamais. Elle préfère être totalement indépendante avec, parfois, un peu de soutien de la part d'une part extérieure.

Elle n'est pas stupide, elle sait que, seule, elle serait morte depuis longtemps. Des personnes lui ont sauvée la vie, des personnes l'ont maintenue en vie, parfois - pour ne pas dire tout le temps - sans même le savoir. Mais tout ça, ça a toujours été contrôlé. D'une main de maître. Par Alliyah, et Alliyah seulement. Être totalement dépendante de quelqu'un, d'un camp, très peu pour elle. Alors, ce vaccin, c'est d'une évidence affligeante qu'elle n'en veut pas. Ceci étant dit, sa curiosité a été piquée. C'est quoi ce campement ? C'est quoi cet endroit qui peut se permettre de balancer des bons pour vaccin à la pelle - parce que celui-ci ne peut pas avoir été unique, n'est-ce pas ? -. Elle a envie de savoir. Elle a envie d'en apprendre plus. Alors, à l'aube, elle a quitté la ville fantôme de Bodie, son sac sur le dos et quelques provisions avec elle. Elle a aussi accroché sa machette à son sac, en veillant à ce qu'elle ne touche pas par terre. Elle prend soin de la lame, ce n'est pas pour l'abîmer de façon aussi ridicule et stupide. Bouteilles d'eau, barres céréales, allumettes, armes à feu avec des munitions - merci sa sortie avec Fredricksen qui lui a permis de ramener ça -, et quelques autres petits trucs à manger. Elle a tout ce qu'il faut ... Du moins, en théorie. Elle a, en tout cas, fait en sorte de ne manquer de rien. Ses cheveux attachés lui permettront un peu de s'épargner la chaleur affolante qu'il fait, depuis quelques jours. La Californie n'était peut-être pas la meilleure solution ... Mais maintenant qu'elle est là, Alliyah ne le regrette pas vraiment. Sa peau, de toute façon, s'est peu à peu habituée à être maltraitée. Entre le soleil et la saleté, en effet, on pouvait s'y attendre.

De longues heures durant, Alliyah a marché. Sa montre l'a lâchée voilà bien longtemps, elle n'a donc pu compter que sur son instinct. Elle ne rentrera que le lendemain, de toute façon, et passera la nuit dans la première maison vide qui lui passera sous la main. En revanche, il n'est pas trop tard quand elle arrive à proximité des plages de Californie où sont censés se trouver ces sauveurs - quel surnom ridicule, soit dit en passant -. Elle a pu compter sur une voiture, puis une moto pour la faire aller plus vite et heureusement ... Sinon, ce sont des jours de marche qu'il lui aurait fallu, et ses rangers n'auraient pas tenu. Bordel, qu'elles lui tiennent chaud d'ailleurs. Il va falloir qu'elle songe à en changer, qu'importe à quel point ces chaussures-là sont confortables et pratiques. Des sandales seraient le bienvenue ... Mais elle n'est pas sûre de vouloir prendre ce risque. Avec tous les trucs qui traînent, c'est assez effrayant. La jeune femme vient de terminer sa première bouteille, qu'elle remet dans son sac, quand quelque chose la fait tiquer. Là, devant elle, il y a deux femmes. Armées jusqu'aux dents et vêtues comme des soldats. Sans doute qu'elle a l'explication. Ce sont des militaires. Elle s'approche prudemment, les bras le long du corps prêts à partir en arrière pour attraper la machette à sa portée. Elle reste à distance respectable d'elles. Et, de toute façon consciente qu'elle ne pourra pas faire grand chose contre leurs armes à feu avec sa machette, elle lève les mains, histoire de montrer patte blanche. « Bonjour. » Elle est venue jusqu'ici pour en apprendre plus sur eux, pas pour se faire fusiller sur place en un rien de temps. Et puis, les questions viendront plus tard ... Elle doit se montrer prudente, elle se doute qu'elle n'a pas à faire à n'importe qui non plus.

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MessageSujet: Re: Meet the Saviors [PV B. Alliyah Elwenn] Dim 28 Mai - 13:42

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Nos armes étaient levées vers elle, deux canons de M16A4 prêts à faire feu au moindre signe suspect. En ces heures de post-fin du monde, on ne pouvait se permettre de faire comme avant et de blesser quelqu'un pour l'empêcher de nuire ou du moins, c'était les ordres que je donnais lorsque moi ou mes hommes, l'on rencontrait quelqu'un d'autre que notre groupe, on le tuait. Nos munitions étaient précieuses, on ne pouvait les gâcher pour faire exploser une rotule ou transpercer une artère mais on pouvait aisément loger un projectile en pleine tête, surtout à cette distance. Sous mes lunettes de soleil de combat, je pouvais voir qu'elle avait une machette sur le côté, qui sait ce qu'elle pouvait avoir d'autre. Comme ça, elle ne semblait pas très menaçante malgré la pièce de ferraille qu'elle se trimballait. Dans nos oreillettes à moi et à Haver, la voix de notre garde en faction retentit, nous avertissant que notre sniper à côté de lui avait la tête de la femme dans sa lunette et n'attendait que mon ordre pour faire feu.

Bien pris N1, restez en stand-by.


Elle levait les mains et ne paraissait de prime à bord, pas hostile mais peut être avait elle des copains cachés pas loin, ça ne serait pas la première fois qu'on tuerait dans l'œuf une tentative d'assaut contre notre camp. Nous pourrions tenir un siège de zombies et pouvoir les éliminer comme on le voulait mais notre camp ne résisterait pas longtemps à un assaut dit conventionnel, il suffirait que les assaillants disposent d'explosifs et coupent le grillage et les barbelés et ils pouvaient rentrer dans notre camp pour faire un carnage. Je notais mentalement de demander à notre état-major à New-York de nous donner de meilleures protections pour le camp à la prochaine communication mais pour le moment nous avions une réfugiée sur les bras. Nous avions vaguement un protocole de premier contact avec des réfugiés mais cela se faisait assez souvent au feeling au final et je n'avais pas ici un mauvais pressentiment. Voyant ses mains levées et restant à assez bonne distance d'elle, je baissais mon fusil d'assaut, imité par Haver en jetant un regard sur moi.

Que venez vous faire par ici ? Vous êtes seule ? Dans un groupe ?


Je commençais à la détailler derrière mes lunettes de soleil de combat, elle n'avait pas l'air en très bon état. De loin, je l'aurais certainement prise pour une zombie. Néanmoins, par rapport à d'autres réfugiés, elle présentait un peu mieux et j'imagine que si l'épidémie n'était pas passée par là, elle aurait certainement été une belle femme. Ma mitaine de combat se crispait légèrement sur la poignée de mon M16A4 alors que je la regardais me répondre. Haver de son côté, me laissait discuter avec elle et n'intervenait pas dans la discussion, par contre elle jetait un œil derrière et autour de la réfugiée pour être certaine que d'autres n'étaient pas planqués ailleurs, il ne manquerait plus que ça que l'on tombe dans une embuscade. Je devais bien admettre que sa tête ne me revenait pas trop et que si j'avais par une simple inadvertance appuyé sur la gâchette et que la balle ait atteinte sa cible, je n'aurais pas eu tellement de regrets. D'un autre côté, chaque fois que je tuais quelqu'un depuis ma première mission en Afghanistan, je n'avais quasiment jamais eue de regrets. Ce n'était donc pas une réfugiée de plus qui aurait fait la différence et là, personne n'aurait hurlé à la brutalité militaire ni même ordonné une enquête à la MP.

Vous pouvez passer dans notre camp, madame.


De là où elle était, elle ne pouvait pas vraiment louper les installations non loin de nous dans notre dos, avec de plus la bannière étoilée qui flottait sous le vent marin.

Il vous faudra bien entendu nous remettre toutes vos armes le temps que vous restiez au camp, vous pouvez vous reposer, vous nourrir si vous le souhaitez et vous faire vacciner contre le virus si vous avez un bon pour un vaccin.


Mon ton restait froid et professionnel, elle avait droit à toutes ces choses mais sous notre stricte surveillance, il fallait qu'elle comprenne que l'anarchie et le chaos n'était pas de mise chez nous et qu'en échange d'une sécurité et d'un ravitaillement, nous nous devions de maintenir l'ordre dans le camp.

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MessageSujet: Re: Meet the Saviors [PV B. Alliyah Elwenn] Ven 2 Juin - 13:37


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Pas difficile, pour Alliyah, de deviner qu'en face d'elle se tiennent deux militaires. Des femmes à l'air austère, mais néanmoins pas hostile. Du moins, pas trop. Et pas pour l'instant. Mais la brune n'est pas dupe, et elle reste à bonne distance d'elles ; les armes sont toujours pointées dans sa direction. Elle comprend, aux différents regards - notamment de celle qui ne parle pas - qu'elles essayent de voir si quelqu'un la suit. Et, effectivement, la question lui est posée. Du moins, pas en ces termes ... Mais presque. « Je suis seule ... Et je viens ici parce que j'ai trouvé un bon. » Et c'est ça leur accueil ? Franchement, elle pensait que ce serait nettement plus ouvert. Genre, quelques personnes pour garder une entrée, et c'est tout. En fait, en regardant ce bon de plus près, elle a eu la nette impression d'avoir à faire à des débiles finis ... qui distribuent encore leur tract, malgré l'apocalypse qui a décimé une majeure partie de la population. Vous savez, ces gens qui ne perdent pas espoir même quand le monde s'écroule autour d'eux. Idée faussée. Elle a, en face d'elle et autour d'elle, une force armée. Des gardes qui ne plaisantent pas, et qu'il n'ait sans aucun doute possible pas facile de duper. Sans doute est-ce l'effet "bon", mais on lui dit maintenant qu'elle peut entrer dans le camp. Toujours sans baisser ses bras - ce n'est pas le moment d'avoir l'air menaçante - elle regarde en direction du dit camp. Ouais, non, très peu pour elle. Si elle est là, ce n'est pas pour tester ce foutu vaccin. Elle n'est pas encore suicidaire, et pas assez dupe pour confier sa vie aux mains du premier venu. Peu importe l'uniforme qu'ils portent. « Hum ... je vais encore y réfléchir. » Sa décision est pourtant toute prise : hors. de. question. Elle est venue observer et essayer d'en apprendre plus, même si quelque chose lui dit qu'elle ne sera pas pleinement satisfaite.

Comme elle sent que l'histoire des armes - qu'elle devrait leur remettre si elle devait entrer là-dedans, la blague - est assez délicate, elle décide de rebondir là-dessus. « Hormis cette machette, je n'ai rien sur moi. » Geste du menton en direction de l'arme toujours accrochée à elle. « Si je la laisse par terre, ici, je pourrais m'approcher ? » De là où elle se trouve, elle n'a pas non plus besoin de hurler pour se faire entendre, mais ce serait tout de même plus agréable. Et aisé d'observer le camp, leurs armes, leurs tenues, tout ... Elle a envie de savoir. Elle se doute qu'elle n'en tirera jamais rien, mais elle ne perd pas grand chose à essayer de regarder de plus près n'est-ce pas ? De toute façon, elles doivent se douter qu'elle n'a aucune chance face à elle deux. Alliyah se doute qu'elles ne sont pas seules, qu'elle est peut-être même observée, dans le viseur d'une personne à l'abri ... Bref, elle ne fera rien de stupide. Pas aujourd'hui en tout cas. Peut-être un jour qui sait, mais même de ça, elle en doute ... D'ailleurs, il y a un couteau qu'elle va garder sur elle coûte que coûte, caché dans sa bottine mais elle ne l'utilisera pas. Il est là par mesure de précaution pour la rassurer elle, mais il restera où il est. C'est mieux comme ça. « Qu'est-ce que vous en pensez ? » Par contre, elle aimerait bien voir leurs armes se baisser. Elle n'aime guère rester ainsi dans le viseur ... de front, qui plus est. C'est pire qu'être menacée, là. Et si elle ne leur dit pas, ça ne saurait tarder ... A moins qu'elles ne le devinent d'elles-mêmes et se décident donc à changer de tactique. Alliyah n'a guère des allures de guerrière, de toute façon. Elle n'a pas d'arme à feu, pas non plus de tenue militaire. C'est juste elle. Elle et sa silhouette amincie par des années de survie.

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MessageSujet: Re: Meet the Saviors [PV B. Alliyah Elwenn] Lun 5 Juin - 22:07

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Jane R. Shepard & B. Alliyah Elwenn

On la gardait en joue, même lorsqu'elle nous disait qu'elle avait un bon. Elle avait donc un bon pour un vaccin en sa possession mais elle ne semblait pas très heureuse d'être là. Il n'était cela dit pas difficile de voir qu'elle était sur la route depuis longtemps et apparemment la perspective d'être dans une meilleure sécurité que le moindre des abris de dehors ne l'enchantait pas vraiment ou alors c'était l'effet de la crasse que je pouvais voir sur elle qui me donnait cette impression. Elle avait les mains levées mais je rechignais à baisser mon arme voire même je n'aurais éprouvé aucun remords à la descendre sur place. Le ton qu'elle prit lorsqu'elle me disait qu'elle réfléchirait quand à si elle allait entrer dans le camp était assez clair pour moi, elle ne voulait pas rentrer. Dans le contexte actuel du pays, un réfugié ne réfléchit pas longtemps lorsqu'il voit un camp fortifié qui a l'air d'être une apparente sécurité, soit il fonce nous voir et s'octroie un peu de repos et de nourritures entre nos murs, soit il fuit. Les seuls qui osaient venir nous combattre étaient soit des bandits ayant rejetés les vestiges de la société dont ils faisaient autrefois partie et nous attaquaient car nous représentions un passé qu'ils détestaient, ou les zombies. Le temps de la réflexion est un luxe que même nous autres parmi les Sauveurs ne pouvons nous permettre d'avoir.

Elle ne fit plus mention du bon pour un vaccin mais se mit à parler d'elle même du fait qu'elle soit armée. En effet c'était bien une machette qui pendait à côté d'elle et nous affirma n'avoir rien d'autre sur elle. Ici, nous étions en dehors de notre camp, elle pouvait donc affirmer ne rien porter d'autre, nous n'allions pas non plus l'obliger à une fouille quelconque à moins qu'elle ne vienne mettre un pied dans notre camp. Si elle planquait autre chose sur elle, nous étions à sa merci si elle s'approchait. Au Moyen-Orient, on s'est souvent fait avoir comme ça, des barrages sautaient parce que des putains de terroristes planquaient une ceinture d'explosifs sous eux et j'espérais ardemment que celle-ci ne cherchait juste pas à se faire exploser avec deux militaires. Décidément je n'aimais déjà pas cette fille ni comment elle était venue et les raisons qui devaient la motiver. Pourquoi venir ici si ce n'est pas pour rentrer ou s'enfuir ? Travaillait-elle pour un groupe de bandits qui ne cherchaient qu'à détruire quelque chose qui leur rappelait leur ancienne existence ? Était-elle venue en éclaireur ? D'habitude j'accueillais les civils avec une réjouissance très calculée, ces gens cherchaient surtout une sorte de refuge et une trêve dans leur existence chaotique. Cette fille par contre, mon instinct me disait de rester très méfiante. Après avoir posé sa machette, elle s'approcha de nous mais nos armes toujours pointées vers elle l'arrêtèrent et ma subalterne intervint à cet instant en me regardant de nouveau.


Capitaine, je pense que l'on baisser nos armes.


Je maugréais intérieurement, ma lieutenant s'en inquiétait car elle mieux que personne me connaissait et savait que mon silence dans ce genre d'instant était de mauvaise augure. Je luttais pour ne pas loger une balle en pleine tête de cette réfugiée. Personne ne s'inquiéterait pour elle, surtout en ces heures de fin du monde et nous aurions déjà vidés les lieux le temps que des zombies rappliquent après le coup de feu. Mon instinct me hurlait qu'elle n'était pas douée de bonnes intentions envers nous et qu'elle méritait de crever dès maintenant, un trou fumant en plein front. Comme seul témoignage de mon envie soudaine de tuer, mes mains se crispèrent un peu plus sur mon arme, le tissu de mes mitaines s'étirant légèrement. Je la gardais à l'œil. Le moindre geste que j'interprétais comme hostile ou suspect et c'était la mort assurée pour celle-là.

N'approchez pas plus.


Elle était désormais à 2 ou 3 mètres de nous, à cette distance, elle pouvait se précipiter vers nous, le temps que je lève mon arme et que je fasse feu, elle était sur nous et ça serait du bout portant. L'avantage d'un autre côté est qu'elle était vivante. On pouvait la blesser sérieusement avant de l'achever mais rien ne serait fait pour le moment. Sur un hochement de tête, je baissais mon arme mais la gardait bien en évidence, mon index prêt à aller vers la gâchette. Haver m'imitait.

Vous avez donc un bon. Vous pouvez nous le montrer ? Tout en restant où vous êtes.


Je restais songeuse par la suite, observant sa réaction.

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MessageSujet: Re: Meet the Saviors [PV B. Alliyah Elwenn] Mar 13 Juin - 11:29


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La brune n'a guère envie de se faire trouer là, tout de suite. Ce serait regrettable quand même. Elle n'est pas là pour ça ; elle est là pour observer, pour s'assurer que toute cette histoire est vraie. C'est la curiosité qui l'a poussée à venir jusqu'ici, et elle n'a pas envie de faire demi-tour sans avoir eu au moins quelques réponses. Quel est cet endroit ? Quel genre de personnes y vit, y travaille, d'une certaine façon ? La véritable question, reformulée, donnerait plutôt : quel genre d'abrutis laissent des bons un peu partout avec la localisation de leur camp ? Pour Alliyah, c'est idiot. Pas héroïque, mais idiot. Par les temps qui courent, il vaut mieux rester planqué dans son coin et ne pas broncher quand on croise des survivants, et basta. Mais non, pas eux. Eux, ils affichent ouvertement qu'ils ont un vaccin en leur possession. Alors, certes, ils sont armés et dotés de militaires sans aucun doute qualifiés, mais cela les protège-t-il réellement pour autant ? Elle ne vient pas vraiment avec de mauvaises intentions, juste une curiosité mal placée. Elle repartira peut-être, en revanche, avec de mauvaises intentions effectives. Mais ce qu'elle voit là, déjà, a de quoi décourager. Elle ne veut pas crever. C'est ça, son leitmotiv réel et unique. Et pour ne pas crever, il vaut généralement mieux rester loin, très loin, de ce genre de camp. Elle verra. Pour l'instant, elle essaye de désamorcer une situation qu'elle sent très tendue. Peut-être ne s'y prend-elle pas encore de la bonne façon. Pour être tout à fait franche, elle ne s'est que bien rarement retrouvée en tête à tête avec des militaires. Ils n'ont définitivement pas la même façon de penser et d'agir que le commun des mortels. Avec un peu de chance, elle s'en tirera sans anicroche. Elle cesse de bouger une fois à distance raisonnable des deux femmes, conscientes de ne pas pouvoir se permettre d'aller beaucoup plus loin. « Je n'approche pas plus, je n'approche pas plus. » Dit-elle d'une voix qu'elle espère douce et pas menaçante. Elle ne l'est pas. Sa posture est d'ailleurs plutôt désinvolte ; les deux pieds assez écartés pour montrer qu'elle ne cache rien d'autre et la tête suffisamment haute pour montrer qu'elle ne cherche pas du regard une issue.

Alors quand on lui demande son bon, elle ne sait pas bien ce qu'elle doit faire. Prendre le risque de mettre sa main dans sa poche ? On pourrait, rien que pour ça, décider de lui flanquer une balle dans la tête. Mais si c'est elle qui le demande ... « Il est dans ma poche. Ne tirez pas, d'accord ? » Elle essaye de ne pas prendre un air trop suspect, ou trop terrifié - pas son genre, de toute façon -. Elle est plutôt neutre, plutôt impassible. Et, gardant une main en l'air, elle baisse l'autre pour aller la glisser dans la poche de son pantalon. Loin d'elle l'envie d'en sortir quoi que ce soit d'autre, elle n'a rien de toute façon. Ici en tout cas. Elle se contente donc du papier, qu'elle sort lentement, espérant ainsi ne pas se faire canarder en deux-deux. La pression est toujours là, et elle peut le comprendre. Les militaires ne rigolent pas en général, hein ? Ils sont presque habitués à ce genre de situation, souvent à pire. Enfin, elle ne sait pas trop à ce niveau-là. Est-ce pire ici ou dans un pays comme l'Irak ou l'Afghanistan ? L'armée américaine y était déployée il y a encore peu ... sans doute qu'ils ont rapatrié tous les soldats quand l'épidémie a commencé à se déclarer ... Aucune importance pour Alliyah. Ce qui compte, c'est l'ici et le maintenant. Pour elle, la hiérarchie n'a plus lieu d'être et n'a pas d'importance du tout à ses yeux. En même temps, ça n'en a jamais eu pour être tout à fait sincère. « Je le pose par terre et je recule ? ça évitera des tensions supplémentaires inutiles ... » Sa voix a pris un ton ironique. Non mais, c'est vrai, pour un camp qui se prétend contenir les "sauveurs" - des Etats-Unis ? De l'humanité pendant qu'on y est ? -, ils ne sont pas très très accueillants. Elle a, certes, précisé qu'elle n'était pas certaine de vouloir le faire ce vaccin mais ... Leur but est bien de répondre aux questions et aux doutes, non ? C'est assez drôle, pour elle, de découvrir tout ça. Comme si tous ses doutes se matérialisaient devant elle, et prenaient sens.

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MessageSujet: Re: Meet the Saviors [PV B. Alliyah Elwenn] Jeu 22 Juin - 22:34

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Nos armes restèrent baissées et nos mains crispées sur les poignées de nos fusils d'assaut pendant que cette femme s'arrêta sur mon ordre, les mains toujours levées. Je me disais que si je ne portais pas mes lunettes de soleil de combat, mon propre regard l'aurait tué sur place tellement chaque fibre de mon être me hurlait de mettre fin à l'existence certainement misérable de cette réfugiée. Quelque part, je regrettais même presque de lui avoir ordonné de sortir le bon pour nous le montrer. Le plus simple aurait sûrement été de la tuer sur place et ensuite la fouiller pour s'assurer qu'elle portait en effet un bon ou non et puis bien évidemment, cela n'aurait eu plus aucune importance vu que la détentrice est morte. Nous aurions fait disparaitre le bon, on se serait débarrassé du corps et personne ne se serait inquiétée de sa disparition. Mais ce qui retint ma main de presser la gâchette de mon arme était que ce n'était pas ma mission de tuer le moindre réfugié un tant soit peu suspect mais de protéger le camp.

La tension monta rapidement alors qu'elle se mouva lentement comme je l'espérais. Au moins si elle sortait une autre arme, lente comme elle allait, nous aurions peut être le temps de réagir avec Haver. Vu autrement, c'était malheureux de l'admettre mais nous étions deux et elle seule. Si Haver était touchée, je me chargeai d'envoyer cette enflure ad patres sans hésiter, si c'était moi qui me prenait une balle je fais confiance à Haver pour me venger. Et si la réfugiée sortait une arme blanche, non seulement la manœuvre aurait été stupide mais en plus nous aurions le temps de l'aligner avant de l'achever. Toujours aussi doucement, elle nous sortait donc le fameux bon pour un vaccin et le posa à terre. Ses paroles avaient le don de légèrement m'énerver un peu plus. De la tension ? Mais t'en as déjà amenée crétine, n'importe quel réfugié qui a encore un peu de bon sens ne vient pas "juste pour voir" notre camp... Elle recula de quelques pas et j'opinais à Haver qui alla chercher le bon avant de le ramener. Le bon était authentique. Je levai alors les yeux vers la réfugiée.


Vous aviez dit que vous alliez réfléchir n'est ce pas ? Réfléchissez donc vite. Si vous refusez le vaccin, nous brûlerons ce bon, si vous l'acceptez, nous vous demanderons de nous suivre.


Je voulais maintenant le lui mettre la pression pour qu'elle nous donne sa décision au plus vite. La réflexion est un luxe que personne ne peut se permettre d'avoir, pas même nous qui n'étions pas réfugiés et puis plus vite cela pouvait se faire, mieux ça vaudrait car elle était vraiment énervante, c'était surtout son ton ironique qui m'irritait. Des aminches avaient déjà fait pareil lors de mes déploiements en Irak et en Afghanistan et la plupart d'entre eux étaient des putains de terroristes avec une ceinture d'explosifs autour de la taille contre leur corps, sous leurs vêtements ou leur djellaba. Lorsque j'y étais, je gardais l'autre à l'œil et le moindre mauvais geste un tant soit peu brusque était brutalement réprimé de ma part, qu'il y ait un photographe ou un journaliste non loin. Je tirais sans aucune sommation et je blessais sérieusement l'autre enfoiré qui voulait se faire sauter ou je le tuais carrément. J'étais généralement la plus haute gradée sur le terrain lors de ces moments là et mes actes n'étaient jamais ou presque remis en question. On pouvait s'en sortir avec uniquement un mort sur les bras et l'équipe de démineurs se chargeait du reste ou l'on avait plusieurs victimes dont le terroriste et le point de contrôle en miettes, parfois sous le feu ennemi.

Ces mauvais souvenirs revinrent en moi alors que je fixais la réfugiée qui n'avait encore pas parlé. Haver gardait le bon dans sa main en enlevant sa paire de lunettes de soleil de combat. Il fallait donc qu'elle se décide et vite car je commençai déjà à perdre patience envers cette débarquée de nulle part. Si elle voulait se tailler, qu'elle le fasse et vite, si elle voulait rentrer, qu'elle le fasse aussi rapidement. Ma décision était prise, si elle voulait juste venir observer le camp de l'extérieur, je le lui interdirais purement et simplement pour d'évidentes raisons de sécurité, elle rentrait ou se barrait du camp. Dans le cas même où, après mon départ et celui d'Haver, s'il lui prenait l'envie de venir de nouveau observer le camp, j'aurais déjà ordonné à mon sniper dans la tour de garde avec qui je communiquais tout à l'heure de l'abattre sans aucune pitié et sommation. Je détestais les fouineurs dans son genre car elle pouvait nous mettre tous en danger. Je fus maintenant convaincue qu'elle devait travailler pour un groupe de bandits ou de salopards du même genre. Elle refuserait d'obtempérer ? Pas un problème, j'étais prête avec Haver dans mon dos à aller poser le canon de mon flingue sur sa tempe pour la faire obéir. Si elle refusait toujours, elle se retrouverait avec un trou dans la tête. La décision n'appartenait maintenant qu'à elle.

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MessageSujet: Re: Meet the Saviors [PV B. Alliyah Elwenn] Lun 26 Juin - 15:49


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Faut pas être débile pour noter l'agacement peint sur le visage des deux femmes en face d'elle. Enfin, l'une plus que l'autre quand même. Celle qui doit être la plus haut gradée puisque celle qui n'arrête pas de parler. Décidément, Alliyah ne regrette pas son petit voyage par ici. Elle a eu raison de ne pas entrer directement dans le camp ; cela lui a permis de constater qu'ils ne sont pas tous aussi blancs qu'ils veulent bien essayer de le faire croire. Quelque chose lui dit que celle qui est la plus haut gradée est à deux doigts d'appuyer sur la gâchette. Bizarrement, la brune n'appréhende pas. Elle ne laisse pas la peur la gagner, se contentant de faire ce qu'on lui demande sans rechigner et sans chercher à se montrer plus coriace qu'elle ne l'est réellement. Elle attend, c'est tout. Elle répond à ses questions, fait ce qui lui est demandé aussi lentement que possible afin que l'on n'aille pas dire qu'elle ne fait pas preuve de bonne foi. Dans le fond, elle ne comprend pas vraiment l'acharnement qui est en train de lui tomber dessus. Après tout, n'a-t-elle pas gardé les mains en l'air ? N'a-t-elle pas posé son arme - sa machette - sur le sol dès qu'on lui a demandé de le faire ? Face à deux militaires armées jusqu'aux dents et sans aucun doute surentraînées, elle ne présente pas un gros risque, pour ne pas dire de risque du tout. Son bon, Alliyah le voit disparaître entre les paluches grossières de l'autre femme, celle qui ne parle pas, qui doit vivre sous le joug de l'autre du coup. Ouais, elle fait des conclusions rapides mais dans une situation pareille on ne pourra pas l'en blâmer.

La femme en charge semble à bout de patience. Alliyah ne sourit pas ... Du moins pas de façon visible. A l'intérieur, elle jubile presque. C'est drôle, d'être la cause d'un truc pareil sans avoir à faire quoi que ce soit. Depuis tout à l'heure, elle n'a même pas cherché à observer les lieux, à voir s'il y a des entrées alternatives à leur camp. Faut dire qu'elle est trop focalisée sur leur discussion menaçant de toute évidence de déraper à tout moment. C'est fou, elle doit être capable de déclencher des hostilités sans avoir besoin d'ouvrir la bouche et, surtout, sans avoir besoin de faire un geste menaçant. « Pardon ? » Répond-elle d'une voix morne, inexpressive. Que peut-elle répondre à ça ? Tant d'agressivité, ça lui fait mal aux yeux et aux oreilles. « Pour des sauveurs, c'est quand même une façon étrange d'accueillir ceux qui se posent encore des questions. » Ouais, elle ose. Mais elle dit la vérité, c'est tout. Elle ne voit pas pourquoi elle va aller se retenir de dire ce qu'elle pense. De toute façon, elle sent qu'on ne lui tirera pas dessus. Pas dans l'immédiat et pas si elle fait preuve d'agressivité. S'il n'y avait que la militaire la plus revêche, elle se poserait peut-être plus de questions. Là, ce n'est pas le cas. L'autre a l'air plus conventionnel. Ce n'est peut-être pas elle qui gère la discussion -oh, pas du tout-, pas elle non plus qui donne les ordres et qui prend les décisions, mais c'est toujours rassurant. Aussi rassurant cela puisse-t-il être pour une personne comme Alliyah.

Par contre, le bon, elle veut le récupérer. Pour qui se prend-elle, sans déconner ? Là, elle sent presque la colère la gagner. La colère et un brin de violence, qu'elle tente pourtant de freiner. Ce n'est pas le moment de jouer les dures, elle en a bien conscience. Elle réussit d'ailleurs à rester parfaitement impassible, fidèle à elle-même et à son inexpressivité. Des années, voire même toute une vie à vrai dire, d'entraînement : l'autre n'y verra rien. Peu importe à quel point elle se croit, elle, toute puissante. Parce que c'est bien de cela dont il s'agit n'est-ce pas ? D'un sentiment de toute-puissance -archaïque sans doute, ça remonte toujours à l'enfance tout ça- non refoulé, bel et bien présent là, sur le devant de la scène. Parce que c'est une militaire haut gradée, parce qu'elle porte l'uniforme et les armes qui vont avec, parce qu'elle est chargée de la surveillance d'un camp où ils se prennent pour des "sauveurs". Tout ça, ça monte à la tête. Et visiblement, elle n'a pas été épargnée. « A quoi bon distribuer des bons à tout va si c'est pour, ensuite, les reprendre à ceux qui hésitent et se posent des questions sur un vaccin sorti de nul part ? » Elle va bien finir par se remettre en question, non ? Alliyah n'en est pas certaine. Des gens comme ça, elle en a déjà rencontré à la pelle. Et c'est bien rare qu'ils s'en posent, des questions. Généralement, ils vivent cloîtrés dans leur névrose, dans leurs idées supérieures et c'est tout. C'est toujours plus confortable que de se mettre deux secondes à la place de ceux qui vivent à l'extérieur.

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MessageSujet: Re: Meet the Saviors [PV B. Alliyah Elwenn] Mer 28 Juin - 21:58

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Elle cherchait à me provoquer parce qu'elle le voyait bien que j'étais tendue et prête à la dézinguer au moindre geste brusque. J'étais effectivement très tentée de le faire, pour qui elle se prenait celle là ? Les gens posaient bien évidemment des questions mais en se pointant à l'entrée du camp pas en essayant de parler à une patrouille. D'un autre côté c'est peut être ce qu'on aurait dû faire, l'amener immédiatement à l'entrée du camp, elle n'en aurait vu que l'entrée la plus gardée sans avoir possibilité d'aller faire le tour de notre camp. En revanche si elle voulait voir le coin à éviter en cas d'attaque du camp, elle l'aurait eu pile devant elle. Sa voix morne et inexpressive ainsi que sa dernière remarque avec un soupçon de dédain m'aurait complètement faite sortir de mes gonds et je l'aurais trucidé sur place si Haver ne m'arrêtait pas de son regard. Je laissais cette délurée parler et ma subalterne, bien qu'à côté de moi tourna la tête vers moi. Une seconde plus tard je la regardais à mon tour et ma lieutenant pouvait deviner que derrière mes lunettes de soleil de combat, je l'aurais tué du regard. Elle m'avait déjà vu dans cet état et le regard de mon bras droit se fit plus apaisant. Pour les coups des questions on commençait à s'en poser mais Haver eut le genre de regard qui m'incitait au calme, ses yeux disaient "calmez-vous, Commandant". Je pris quelques secondes pour souffler discrètement un coup et ressentir ma haine redescendre et je ravalais mon envie de la descendre avant de tourner à nouveau la tête vers la réfugiée. Mon expression se fit moins hostile mais je demeurais froide et vigilante.

Vous avez raison madame. Nous avons déjà essuyé des attaques avec des gens venant poser des questions un peu comme vous donc nous sommes peut être un peu trop méfiants.


De légères attaques il était vrai mais tout de même des attaques, surtout de zombies et très peu de bandits. La vigilance et la survie étaient primordiales pour nous autres qui n'étions pas réfugiés et je compris pourquoi je n'accueillais que rarement moi même les réfugiés qui se pointaient au camp, je déléguais très souvent cette tâche à mes subalternes, pas à Haver mais à mon autre lieutenant voire à mes sergents et les soldats du rang, du moins lorsque c'était nous de l'armée qui accueillait les arrivants, ce pouvait bien entendu être aussi les mercenaires d'Hidalgo. Quand ils en avaient envie. Haver regarda à nouveau la réfugiée mais rangea le bon dans une des poches de son gilet pare-balles. Je n'esquissai pas le moindre geste envers l'autre qui nous fixait mais je fis de mon mieux pour retrouver le contrôle de moi-même et ne pas la tuer, même ma main s'était décrispée mais restait sur la poignée de mon M16A4. Pour le moment on ne faisait rien au bon, on le gardait, peut être qu'on allait le détruire plus tard mais on n'allait rien lui faire. Par contre je continuais de penser ce que j'avais dis quelques secondes plus tôt : il fallait qu'elle se décide et vite, je lui interdirais d'observer l'extérieur du camp ou du moins de venir plus près mais nous répondrions à ses questions, Haver et moi. Toutefois, je me disais que j'allais peut-être plutôt laisser ma lieutenant parler à ma place. Ma colère pouvait reprendre à tout moment et mes doigts allaient malencontreusement appuyer sur la gâchette, décorant le front de la réfugiée d'un joli trou fumant.

Je ne suis pas celle qui a choisie le nom de "Sauveurs" pour notre organisation mais le fait est là. Nous n'avons pas largués les bons au hasard mais un nombre exact de bons par rapport au nombre de survivants que nous avons observés d'où ma remarque que si vous ne voulez pas du vaccin, ce bon sera détruit. Nous cherchons à éviter les abus et éviter qu'une même personne s'injecte le vaccin deux fois au détriment d'une autre personne. Recevoir deux fois le même vaccin a de fortes chances d'être fatal à la personne concernée.


Vous dites avoir des questions, madame, nous vous écoutons. Peut être changerez vous d'avis ou du moins nous verrez autrement.


Je ne dis rien après l'intervention de Haver mais elle était pour le coup, plus conciliante et ouverte que moi. Néanmoins, nous restions toutes les deux attentives à notre interlocutrice.

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MessageSujet: Re: Meet the Saviors [PV B. Alliyah Elwenn] Sam 1 Juil - 13:49


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Très franchement, Alliyah regrette d'être venue jusqu'ici. Pas parce qu'elle a peur et qu'elle sent que sa vie pourrait être mise à mal à tout instant -quoi que- mais surtout parce qu'elle s'emmerde profondément. Et qu'elle les trouve chiantes, ces deux soldates. Pas très conciliantes, qui plus est, ce qui a de quoi faire se poser des questions la brune. Des sauveurs, hein ? Dites plutôt des gens semblables à ceux qui étaient autrefois à la tête du gouvernement, ouais. Des types à l'égo surdimensionnés qui se prennent pour des Dieux et qui pensent pouvoir faire la pluie et le beau temps. A présent, Alliyah s'emmerde et elle n'a plus qu'une envie : retourner à Bodie, AVEC le bon. Ce ne sera peut-être pas aussi simple qu'elle l'espérait, puisque celui-ci vient de disparaître dans la poche de l'une des deux jeunes femmes devant elle. Elle ne dit rien, mais pince les lèvres. En s'efforçant, toujours, de garder un air impassible. Ce n'est pas le moment de faire chavirer encore plus la situation de leurs côtés, à elle. La réponse d'une des deux femmes est loin de la satisfaire. Pour éviter les abus, sérieusement ? Fallait peut-être y penser avant de balancer des bons à tout va dans toute la Californie ... « Parce que vous ne gardez pas de registre de qui a fait le vaccin ou pas ? » Cela lui semble aberrant de ne pas le faire, tant et si bien que la question lui a échappé. Impossible de la retenir, celle-là. En même temps, avouez qu'il y a de quoi se poser des questions. Comment espèrent-ils éviter les abus s'ils ne sont même pas capables de tenir des comptes de qui a fait le vaccin ? Bizarre ... mais à bien les observer, Alliyah se dit que les deux femmes ne sont juste pas au courant de ce qu'elles avancent. Elles ne parlent pas de tout ça en termes scientifiques, alors la brune s'imagine qu'elles ne savent pas grand chose de l'organisation interne.

Elles, leur truc, ce doit être la sécurité et basta. Cela ne lui semble pas insensée, comme idée. Mais, à vrai dire, Alliyah s'en fiche bien. Elle a conscience que ce camp est inattaquable. Et qu'en plus, ça ne lui apporterait rien, absolument rien, de le faire. Ils doivent avoir de la bouffe, de l'eau et autres provisions, mais leur vaccin n'intéresse plus Alliyah tout à coup. Elle n'a jamais eu l'intention de le faire - n'est pas né celui qui réussira à lui injecter un produit étranger dans le corps -, mais là elle en a la confirmation : ils sont tous fous ici. Et ils se prennent pour des espèces de Dieux sauveurs de l'humanité. Se barrer, donc, c'est son objectif premier. Mais avec le bon toujours, elle a bien l'intention de le rendre à Livia et de la laisser décider de ce qu'elle en fera. « Je n'ai plus de questions. Vous me rendez le bon ? Je dois encore réfléchir à ce que j'en fais. Et non, ma décision n'est pas prise aussi vite. » En même temps elles s'imaginent quoi ? Qu'il est aussi simple que ça de décider si oui ou non on est prêt à prendre les risques qui vont avec un vaccin ? Alliyah n'est pas folle : elle ne le fera pas. Pour autant, elle a bel et bien toujours l'intention de le donner à Livia. « Vous me le rendez, et je pars sans histoire de là où je suis venue. Cela me semble être un bon deal. » Et le seul, à vrai dire : son ton est sans appel. Alliyah n'a pas l'intention de partir sans le bon, tout en ayant conscience qu'elle n'est pas en position de force là. Pas du tout, et bien au contraire.

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MessageSujet: Re: Meet the Saviors [PV B. Alliyah Elwenn] Mar 4 Juil - 22:13

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Décidément, cette nana était insupportable, on aurait dit une gosse et Dieu sait à quel point je n'aimais pas les enfants. Auparavant, j'avais déjà du mal avec les enfants de mon propre pays et des concitoyens que je devais protéger, c'était pire lorsque j'étais en Irak ou en Afghanistan. En mission ou en patrouille, il y avait parfois des hordes d'enfants dans les rues de Bagdad ou de Kaboul, tous quasiment issus de familles trop pauvres pour s'en occuper, rare étaient les enfants qui vivaient aussi bien que les enfants des États-Unis. En général, ces enfants là étaient assez intelligents pour nous éviter et d'aller voir ailleurs. Les autres en revanche n'hésitaient pas à venir voir les soldats américains qui occupaient leur pays et moi ça me rendait presque malade de voir toutes ces petites bouilles basanées en train de me fixer avec leurs prunelles grandes ouvertes. Je n'étais pas violente avec eux, je n'étais pas non plus un monstre mais j'évitais le plus possible le contact avec eux. Je ne m'attachais pas à ces enfants, une bonne partie d'entre eux mourraient de toute manière que ça soit de leur pauvreté ou par les terroristes et leurs pertes ne me faisaient rien ressentir. C'était précisément mon état d'esprit dès maintenant. Totalement hermétique à toute attaque verbale car j'avais décidée que je n'avais plus rien à faire de cette pimbêche qui m'emmerdait plus qu'autre chose et qui en plus nous prenait pour des jambons à propos du fameux registre qui était minutieusement tenu par mes hommes et les médecins du camp.

Bien évidemment nous tenons un registre non seulement des gens ayant reçu le vaccin mais aussi du passage des personnes dans notre camp. Mais celles et ceux qui viennent dans le camp, pas les survivants que nous rencontrons en dehors des limites de notre camp. Peut être que des gens que vous connaissez sont passées par chez nous.


À voir ensuite l'air qu'elle arborait et à fortiori sa dernière question, celle là refusa de se rendre dans notre camp et donc de recevoir notre vaccin. Je n'en voulais pas aux gens qui ne souhaitaient pas recevoir le vaccin, ils étaient assez nombreux au sein de notre camp, seulement, je n'aimais vraiment pas la manière que cette réfugiée employait pour expédier l'affaire. Je ne pouvais bien entendu pas lire dans ses pensées mais je ressentais comme un mépris qui émanait d'elle. C'en était presque viscéral et ça suintait. Qu'elle ne nous aime pas moi et Haver, je m'en foutais, peu de monde m'appréciait véritablement dans le camp à part Haver, une partie de mes hommes et je me disais, aussi Hidalgo. Peut être d'autres réfugiés je ne sais pas mais ils étaient peu nombreux. Mon boulot n'était pas d'être amie avec tout le monde, c'était de garder tout le monde en sécurité et en vie, peu importe si je devais m'aliéner quelques personnes. En revanche, ce que je n'appréciais vraiment pas c'était ce mépris ambiant que je ressentais. Elle devait certainement nous voir comme des connards mais je n'en pensais pas moins d'elle alors que je la connaissais à peine. Elle voulait poser des questions très bien mais la manière dont elle avait surgi, sa demande de venir observer le camp et son mépris envers nous ne m'avait pas encouragé à lui ouvrir les bras. Elle ne voulait pas poser d'autres questions, très bien qu'elle se tire. En lui remettant le bon ? Je ne pensais pas que c'était une bonne idée. Quoique... Si ça l'aidait à se tirer au plus vite.

Rendez lui le bon, Haver.


... Vous êtes sûre, Shepard ?


Certaine. Si ça lui chante de posséder un bon qui ne lui servira jamais ou si elle préfère condamner une personne en le donnant à quelqu'un d'autre, c'est son problème, pas le nôtre. Nous refuserons de toute manière de vacciner à nouveau une personne déjà vaccinée.


Très bien, Commandant.


Si nous l'emmerdions et lui faisions perdre son temps, j'en étais intérieurement satisfaite parce que j'étais aussi très indisposée par sa faute. Pour le moment, j'étais plus détendue qu'avant bien que ma main restait négligemment sur la poignée de mon fusil d'assaut mais je n'étais pas très emballée à l'idée de lui rendre ce bon. Je voulais savoir ce qu'elle comptait en faire peu importe si elle nous méprisait ou nous prenait pour ce que nous n'étions pas. Nul désir de dominance ou de supériorité dans ce que je faisais ou demandais, seulement un sentiment d'altruisme mêlé à mon agacement de la voir débarquer comme une fleur. Ma lieutenant rendit donc le bon à la réfugiée et je la laissais partir en ne la lâchant pas du regard. Peu à peu elle prit donc la fuite et disparut de notre champ de vision. Le sniper qui était en communication avec moi me confirma qu'il ne l'avait plus en visuel et je repartis pour le camp.

J'ai quand même l'impression que nous avons fait une connerie, Commandant.


Vous n'êtes pas la seule, Haver mais on ne fait d'omelette sans casser des œufs. Je préfère condamner une personne et en sauver dix que pas du tout. M'est avis que celle-là on va la revoir peut être même plus tôt qu'on ne le pense et je vous garantis que pour m'avoir fait perdre un temps précieux et foutue en rogne, je lui réserve une balle.


Elle n'a pas été très hostile pourtant, Shepard.


Je me moque de savoir si elle l'était ou non, sa manière d'arriver et de nous parler ne m'a évoqué qu'une chose : les terroristes qu'on avait aux barrages en Irak. Ils viennent là, l'air de rien et se font sauter lorsqu'on est à leur portée. Je vous l'accorde elle n'avait pas l'air d'avoir une bombe sur elle mais suffirait qu'elle soit l'exutoire d'un groupe de bandits dégénérés et qu'en échange qu'on lui foute un moment la paix, elle vienne en reconnaissance pour détruire le dernier vestige d'une société qu'ils ont haïs.


Vous avez peut être raison, Shepard mais nous ne sommes pas en Irak et je crois que nous lui avons fait très mauvaise impression.


Souvenez-vous que nous ne pouvons pas sauver tout le monde, Haver mais le plus grand nombre. Si nous avions essayé de sauver tout le monde, nous serions morts ou nous battrions le pays en quête d'un vivant à bouffer.


Elle avait raison sur un point cela dit, Commandant.


Lequel ?


Y auraient pu trouver mieux comme nom que "Sauveurs" nos galonnés.


Sur ce point je ne peux être que d'accord aussi.


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MessageSujet: Re: Meet the Saviors [PV B. Alliyah Elwenn] Dim 1 Oct - 20:32

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MessageSujet: Re: Meet the Saviors [PV B. Alliyah Elwenn]

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Meet the Saviors [PV B. Alliyah Elwenn]

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