I'm not an experiment | Oliver.
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× A propos du vaccin : :
Personne ne s'approchera de moi avec une aiguille avant que je sache ce que c'est exactement.

× Âge du perso : :
Le résultat de la racine carré de 1521. Bonne chance.

× Localisation (+ avec qui) :
En Californie, au camp des sauveurs, avec Ambroisie.

× Avant, j'étais : :
Chercheur dans le domaine de la psychologie et des neurosciences. Je m'intéressais notamment aux tueurs en série.

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MessageSujet: I'm not an experiment | Oliver. Mer 5 Juil - 21:48


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OLIVER AND THÉODORE ⋆ Carry on my wayward son, there'll be peace when you are done. Lay your weary head to rest, don't you cry no more. Carry on, you will always remember. The center lights around your vanity.





Cela faisait maintenant quelques mois que nous avions quitté Yosemite et rejoins le groupe des Sauveurs, tous les deux curieux d’en apprendre plus sur ce fameux vaccin dont tout le monde parlait. Je ne me l’avait toujours pas injecté, puisqu’il y avait encore et toujours des effets secondaires, j’attendais le feu vert d'Ambroisie, oui parce que c’était plus de son domaine que ce l'était du mien. Elle s’était après tout spécialisé en biologie, s’était intéressé plus spécialement au système immunitaire, aux virus et aux infections, alors que de mon côté, je m’étais spécialisé en neuroscience et en psychologie, je m’étais concentré sur l’organe que je pensais le plus intéressant et le plus compliqué d’entre tous ; le cerveau. Voilà ce qui m’a le plus fasciné et ce que j’ai le plus essayer de comprendre, puisque comprendre le moteur de l’humain c’était comprendre l’humain, la seule machine qui nous cachait encore aujourd’hui des secrets. Sauf que j’aimais les énigmes et que celle-ci ne me faisait pas peur, pas plus qu’une autre, plus c’était difficile et plus je m’amusais. De plus que j’avais toujours détesté ne pas être capable d’expliquer quelque chose, de ne pas comprendre comment cela marchait, et tout au long de mon enfance j’avais été confronté à certains comportements que je n’avais jamais compris, jamais sut expliquer, et c’est surement pourquoi, plus grand, j’avais poursuivis mes études dans cette direction, afin de résoudre le seul et grand mystère de ma vie. Je n’avais jamais réussis et le réveil des morts m’avaient, malheureusement, empêcher de poursuivre mes recherches. Ici, j’avais retrouvé du matériel que je n’avais pas revu depuis des années, mais je n’avais pas de sujet, aucune matière. De toute façon, il fallait se concentrer sur ce virus, sur ce vaccin, alors je me contentais d’assister Ambroisie. C’était bien la première fois que cela m’arrivait, être assistant, je n’avais jamais réussis à travailler avec quelqu’un, même si j’étais l’autorité, alors le contraire était absolument inenvisageable. Pourtant, je m’y plaisais bien, avec elle, je lui faisais confiance et cette confiance était réciproque, alors elle n’était pas toujours sur mon épaule et je ne remettait presque jamais en question ses décisions. Nous étions donc une équipe parfaitement fonctionnelle, de plus que sa compagnie ne m’étais pas désagréable, encore et toujours une exception à la règle.

Ce matin, cela dit, je me rendais au laboratoire seul. J’adorais me lever de bonne heure, parce que c’était toujours plus tranquille au camp, mais également parce que les matins s’étaient les meilleurs moments de nos journées, à mon avis. Sauf que malheureusement, très peu de gens pensaient comme moi et c’est pourquoi je n’obligeais jamais la brune à se lever en même temps que moi, de toute manière je savais parfaitement m’occuper de moi-même. Parfois il y avait des choses que je pouvais faire au labo, parfois non. Dans ces cas-là, je sortais souvent et j’allais voir la mer. Cette vue m’avait manqué. Pour moi c’était le dernier souvenir que j’avais de mon ancienne vie, c’était là que tout avait commencé, mais que tout s’était terminé aussi. Je m’installais là, contre le sable, et je prenais le temps d’écrire à Wilfred. Aujourd’hui, cela dit, ce n’est pas au bord de la mer que je lui écris, mais bien sur une chaise à notre poste, à moi et à Ambroisie. Un petit bout de table qu’on nous avait offert lorsque nous avions prouvé que ce nous valions. Hier, nous avions fait de nouveaux tests et bien que les éprouvettes n’ont pas réellement besoin de surveillance, je préfère tout de même m’atteler à cette tâche. Au début, j’observe celle qui contenait le produit neutre puis celle qui avait été compromise à tour de rôle, mais il m’est incapable de déceler une quelconque différence visuelle. Pour le reste, il valait mieux que j’attende ma coéquipière. Avec le temps, j’avais compris le principe de nos expériences, c’était toujours à refaire, donc forcément à la longue elle n’avait plus besoin de me dire quoi faire, sauf qu’elle était tout de même en charge et je respectais cette position, c’était à elle de prendre les décisions, de choisir ce qu’on faisait ensuite. Donc pour les résultats, il faudrait attendre. Je n’avais absolument pas de problème avec cela. J’avais Wilfred, des mots croisés, des grilles de sudoku et mon café, donc tout pour être heureux. Cette matinée s’annonçait tranquille, comme toutes les autres finalement, mais j’étais, en réalité, bien loin du compte.


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× A propos du vaccin : :
Toujours pas vacciné, parce que tomber malade ne m'intéressait pas du tout. Je n'en aurai plus l'occasion désormais.

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Californie, fuyant le camp des Sauveurs

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Guitariste dans un groupe indie rock

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MessageSujet: Re: I'm not an experiment | Oliver. Dim 9 Juil - 1:50


I'm not an experimentThéodore & OliverJe n’ai jamais été quelqu’un du matin, à un point tel que j’ai toujours considéré les gens qui se levaient tôt comme des anomalies de la nature. Pour ma part, le meilleur se passe la nuit. Quand j’étais jeune, la noirceur signifiait les films interdits aux moins de treize ans à la télévision, puis, devenu adolescent, c’était à ce moment que mes amis et moi sortions commettre des mauvais coups sous le couvert de l’obscurité. Une fois majeur, c’était l’heure à laquelle les bars ouvraient pour ne fermer qu’une fois l’aurore presque arrivée. Il y a tant à faire le soir (même depuis la fin de la civilisation telle qu’on la connaissait) que je ne vois aucunement l’intérêt de me coucher en même temps que le soleil afin de me réveiller à l’aube. Non merci. Cependant, il y a une chose que je déteste encore plus que me lever tôt et c’est d’avoir des responsabilités plein les bras. J’ai vite appris que pour éviter les militaires qui nous aboient des ordres par la tête, il faut parfois s’éveiller avant qu’ils ne le fassent. Cette semaine, c’est la folie au campement et les problèmes à régler pleuvent, je dois donc recourir à ce stratagème si je veux avoir la paix. Un groupe de survivants est passé quelques jours plus tôt pour subir le vaccin, un attroupement tel qu’on n’en avait pas vu depuis un bon moment. Bien sûr, l’injection étant ce qu’elle est, tout le monde est malade. Je vous épargne la majorité des détails, mais l’un a même fait une crise d’épilepsie, avec un peu d’écume qui lui sortait de la bouche et les yeux révulsés, comme dans un mauvais film.

Bref, pour ne pas avoir à jouer au préposé aux bénéficiaires, je me suis trouvé un petit réveille-matin à piles que j’ai programmé à une heure tellement matinal que ça en est indécent. Lorsque l’alarme résonne, je me dépêche d’y mettre fin, mais la fatigue me paralyse. Je reste dans mon lit de longues minutes, les yeux fermés et sur le point de me rendormir, lorsque j’entends dehors des bruits de pas qui passent devant ma tente. À force de végéter, j’ai fini par dépasser l’heure à laquelle les bons petits soldats font leur jogging à travers le campement. Je trouve suffisamment de force pour me mettre sur pieds et j’ose enfin mettre le nez hors de ma chambre. Personne. Soulagé, je déambule dans les allées, cherchant un endroit approprié pour me terrer toute la journée durant. Les cachettes se font de plus en plus rares avec le temps, souvent parce qu’on finit par m’y retrouver. Le mieux est de s’éloigner de la zone d’accueil des survivants qui grouille toujours de personnel. Je pousse un bâillement silencieux, mais je fini par ouvrir grand les yeux, complètement réveillé, lorsque le bruit des bottes résonne de nouveau. Cette fois, il provient de derrière moi. Paniqué, je me jette dans la première tente et je reste immobile. Après un moment, les militaires finissent par passer devant mon refuge sans s’y arrêter. Je pousse un soupir de soulagement, puis jette un coup d’œil au chapiteau, que j’identifie rapidement comme une facilité de recherche. Plus loin, seul à une table, un homme me tourne le dos. Pas de doute, cette silhouette, cette posture, cette chevelure… Théodore. Il s’agit d’un transfuge récent, venu nous rejoindre avec son amie lorsque nous nous sommes posés en Californie.


Je m’approche de l’homme, un léger sourire en coin sur le visage. J’adore ce type et ce dernier doit me détester, en partie parce que je m’y efforce. Théodore est tout un phénomène, et bien qu’on puisse me qualifier de la même manière, nous sommes diamétralement opposés. Le chercheur est d’un sérieux effarant, comme s’il ne quittait jamais sa propre tête pour prendre connaissance du monde qui l’entoure. Il m’arrive de me demander s’il parle parfois à quelqu’un d’autre que sa compagne de travail. J’ai l’impression qu’il vit entouré d’une bulle énorme, étanche et opaque, et je me suis donc donné comme but de l’en sortir. Je veux le voir réagir, une fois seulement me conviendrait. Pour ce faire, je ne prends pas de chemin détourné et j’attaque directement à coup de piques, de remarques, de blagues à ses dépens… Certains appellent ça de l’intimidation, mais je préfère le terme thérapie immersive intensive. « Eh bien, mais qui vois-je ? C’est mister T ! » Je me décide d’y aller en douceur pour commencer, préférant jauger d’abord son état d’esprit. L’homme est à sa table de travail habituelle, le seul lieu où il semble toujours être. Je m’approche de son poste et inspecte tout l’attirail qui s’y trouve. Une partie est utile dans le cadre de son travail avec sa coéquipière, l’autre l’est pour passer le temps avant que cette dernière n’arrive. D’un geste vif, j’attrape sa tasse de café et j’en prends une longue gorgée du liquide chaud. « Merci pour le café T. Tu l’as préparé exactement comme je l'aime. » Je termine sa boisson en deux gorgées supplémentaires, puis je repose la tasse vide devant lui en laissant échapper un long soupir de satisfaction. « Alors, sur quoi travaillais-tu ce matin, docteur T ? »
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MessageSujet: Re: I'm not an experiment | Oliver. Lun 31 Juil - 22:52


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J’avais hésité quelques secondes entre les stylos que j’avais en ma possession, et non, ce n’était pas parce que j'avais du mal à choisir avec quelle couleur j’avais envie d’écrire aujourd’hui. Je me demandais plutôt s’il était plus judicieux de prendre l’ancien, qui vivaient ses derniers jours et qui risquait à tout moment de me mourir entre mes doigts, ou si j’en prenais un nouveau, sachant qu’au final, lui aussi deviendras vieux, et qu’au bout du compte je vais avoir, comme toujours, besoin de m’en trouver d’autres. Ça me manquait, le temps où j’avais mes trois stylos bleus bien aligné sur mon bureau, sur lequel je m’installais toujours pour écrire. Dans le temps, mon journal était beaucoup plus propre et régulier, mais tant pis, de toute façon ce n’était que des détails. Alors que je m’apprêtais à prendre l'ancien, je m’arrête dans mon élan lorsque j’entends la voix d’un homme derrière-moi, et il y en avait bien qu’un seul homme ici pour m’appeler Mister T. Qu’est qu’il pouvait bien faire ici et à cette heure, en plus ? Certes, je l’avais croisé un peu partout dans le camp, sans vraiment savoir ce qu’il faisait au final -bien que j’aie entendu de nos collègues qu’il ne faisait absolument rien- mais jamais d’aussi bonne heure et c’est ce qui me surprend surtout. Personnellement, je n’en avais pas grand-chose à faire de lui, mais être avec Ambroisie signifiait interagir avec un peu plus de gens qu’à mon habitude. La plupart du temps, j’hochais simplement de la tête alors que mon esprit vaguait ailleurs, puisqu’ils n’avaient, pour la plupart, rien d’important à dire et je le faisais surtout pour la brune. Apparemment, il était important de s’intégrer à ces personnes, de leur montrer qu’on était des leurs, si on voulait qu’ils nous fassent confiance avec les secrets que renfermait ce fameux vaccin. En tout cas c’est ce qu’elle disait et comme elle savait plus y faire que moi en relations humaines je préférais l’écouter. En tout cas… Qu’est que je disais déjà ? Ah oui. Donc, j’ai entendu dire que c’était un vrai fainéant. Se lever de bonne heure n’était pas vraiment le genre d’un fainéant, mais je ne le connaissais pas personnellement après tout et je n’avais pas du tout envie de le connaître. Il avait le don d’être… intrusif, ce qui était désagréable, surtout pour moi qui tenait à ma solitude et qui détestait la majorité des humains rencontrés…

Agissant comme un vieil ami, ou comme une des grosses brutes que j’avais connu durant mes jeunes années, il prend ma tasse de café sans aucune gêne et il la boit entièrement sous mes yeux, un grand sourire aux lèvres. Si me donner des surnoms stupides avaient le don de m’agacer rien qu'un peu, ce geste qu’il pose est tout simplement impoli. Nous n’avions pas le droit à trente tasses de café sur le camp par personne, sinon nous serions rapidement à court de stock et certaines personnes ne juraient que pour leurs tasses le matin. « Mon nom est Théodore » lui rappelle-je même s’il le savait très bien, mais apparemment il n’avait toujours pas compris que je détestais qu’il me surnomme, surtout vu le genre de surnoms qu’il me donnait, qui n’avaient rien du traditionnel et passable Théo, ou alors il faisait exprès, peu importe, tout ce que je voulais c’est qu’il arrête. « Tu sais, ce n’est pas bien sorcier de se préparer une tasse de café. Si tu veux je te montrerais un de ces jours. Ainsi, tu cesseras de prendre ce qui ne t’appartiens pas » dis-je sévèrement en plaçant comme il le faut ma tasse nouvellement vide qu’il venait de poser n’importe où sur ma table, alors qu’elle avait une place bien spécifique, mais pas que je m’attendais à ce qu’il s’en rende compte ou qu’il fasse un temps sois peu attention et qu’il respecte ce genre de chose. Il ne semblait avoir du respect pour rien du tout ici, n’y pour les gens qui l’accueillaient, pour les scientifiques qui rendaient tout cela possible grâce à un travail assidu ou les militaires qui s’assuraient que l’endroit restait sécuritaire, n’y pour les autres personnes qui s’étaient installé ici ; j’en étais la preuve, même si j’avais également un pied au labo, n’étant pas de l’équipe original. J’avais déjà rencontré certaines personnes dans son genre ; égoïstes, mais ils ne s’étaient jamais montré aussi agaçants qu’Oliver, surement parce que je ne demandais jamais rien à personne et que ce genre d’humain n’avaient aucunes raisons de s’approcher de moi, du moins, ce n’était pas le cas d’Oliver, bien que je ne savais pas ce qu’il en retirait. Peut-être s’ennuyait-il. « Je surveille ces éprouvettes en cas de réaction chimique ou de changement visuel clair » répondis-je ensuite de façon pragmatique. Il me posait une question, alors je répondais, tout simplement, même si je ne m’attendais pas à ce qu’il comprenne vraiment ce qu’on faisait ici, c’est pourquoi j’avais utilisé des mots simples et avais décrit ma tâche sous sa forme la plus globale. De toute façon, ce n’était pas comme s’il avait réellement besoin des informations que je lui fournissait ; il ne pouvait absolument rien en faire.


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Dernière édition par Théodore B. Stark le Dim 13 Aoû - 7:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: I'm not an experiment | Oliver. Jeu 3 Aoû - 21:21


I'm not an experimentThéodore & OliverNo sh*t, Sherlock ?, que je pense quand Théodore me rappelle son nom. Je ne l’ai pas oublié, seulement écourté à sa première consonne. Toutefois, ce n’est pas ce que je lui répond, préférant afficher un air niais avant de poursuivre : « Les amis ça se donne des surnoms, T-Rex. » À la seule différence que la relation entre nous ne peut pas vraiment être qualifiée d’amitié… J’avoue que je pousse un peu sur le pseudonyme également, mais comme je vois qu’il n’aime pas que j’utilise autre chose que son prénom pour l’interpeller, je ne peux pas m’empêcher de poursuivre sur cette voie. C’est enfantin et peut-être beaucoup trop gros pour que Théodore se laisse piéger – l’homme est beaucoup plus brillant que je ne le suis, il verra clair dans mon jeu comme au travers du verre – mais d’un autre côté je veux mettre toutes les chances de mon côté. Peut-être qu’une accumulation d’irritations fera en sorte qu’il me montrera enfin une facette différente de lui-même, moins contrôlée, plus organique. Parlant de contrôle, je regarde le scientifique attraper la tasse que je viens de poser afin de la replacer. Cela ne m’étonnerait pas que tous les objets sur son bureau aient un endroit attitré tellement la table est ordonnée, un point que je note mentalement. Ce faisant, il me propose également de m’apprendre comment fonctionne la cafetière au lieu de voler la boisson des autres. Le ton est sec, mais le scientifique est toujours en pleine possession de ses moyens. Ma provocation n’a pas eu l’effet désiré. Je pose ma main sur mon cœur, mimant lentement avec mes lèvres un Aouch! Puis, retrouvant mon sourire moqueur qui faisait tant rager ma psychologue autrefois, je lui réponds : « Je préfère quand c’est toi qui me le prépare. Ton café est le meilleur car tu y mets toujours beaucoup d’amour. » Je hausse un sourcil ironique pour ponctuer la fin de ma phrase. En vérité, Théodore me semble quelqu’un de plutôt froid. Ses interactions semblent toujours… mécaniques, programmées. L’imaginer insuffler un peu d’amour dans ce qu’il fait (ou pire encore, dans ses relations !) relève presque de la science-fiction pour moi. D’où l’objectif de ma visite de ce matin. L’amour et la haine sont si proches, je considèrerai donc avoir réussi mon coup lorsqu’il fera preuve de colère. Le simple sarcasme ne compte pas à mes yeux, puisqu’il s’agit d’un art guidé par le sang-froid.

Théodore réponds ensuite à ma question et m’explique le but de son travail matinal. Expliquer est un bien grand mot, disons qu’il le vulgarise au maximum. Je lui en suis reconnaissant, car avec le peu de sommeil que j’ai pu tirer, je crois que je me serais endormi sur place s’il avait commencé à me parler du virus et du vaccin. J’avais toujours beaucoup de mal à faire croire à Ferguson que les avancées quant au sérum m’intéressaient, je devais puiser aux limites de mes capacités de menteur. Dîtes-moi quand vous aurez éliminé les effets secondaires et , j’écouterai votre blabla scientifique. Le travail de Théodore me semble ennuyeux, mais je réalise qu’il y a une certaine similitude entre nos occupations matinales. « Même chose pour moi T, même chose pour moi… Pour l’instant toujours aucun résultat. » L’éprouvette Théodore est difficile à faire virer au rouge, mais je m’y attendais. Je ne suis pas découragé pour autant ; il est encore tôt et j’ai encore quelques tours dans ma manche. « Et c’est là-dedans que tu notes tes observations, T-Bone ? », que je lui demande en posant ma main sur le cahier qui trône sur la table, tout juste à côté des trois crayons identiques. Je sais pertinemment que ce n’est pas le cas. Même si je ne suis pas moi-même un scientifique, j’ai eu le temps d’observer leurs méthodes de travail et je me souviens encore du bloc-notes dont se servait Ferguson pour inscrire les résultats de ses expérimentations. Non, à mon avis, il s’agit d’un carnet à croquis ou un recueil de poésie maison. Y poser ma main est un moyen comme un autre de provoquer une réaction, étant certain que l’objet a une quelconque résonnance personnelle. Je connais ce genre de choses. Ma meilleure amie et collègue musicienne avait un cahier dans lequel elle écrivait les paroles de nos chansons et gare à moi si je ne faisais qu’y jeter un rapide coup d’œil par-dessus son épaule et qu’elle n’avait pas complètement terminé ! Malgré mon geste intrusif, je n’ose pas tirer le livret vers moi ou, pire encore, en ouvrir une page devant lui. Peut-être que certains trouvent que je vais trop loin dans mes interactions avec Théodore, mais je sais tout de même reconnaître certaines limites. Boire sa tasse de café passe encore, mais une telle ingérence dans sa vie privée… Je veux seulement m’amuser à ses dépens, pas le tourmenter.
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MessageSujet: Re: I'm not an experiment | Oliver. Dim 13 Aoû - 7:10


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De toutes les personnes qu’il pouvait tourmenter sur ce camp, il fallait qu’il me choisisse moi. Pourquoi ? Je n’en savais rien et surement que je ne saurais jamais. Qu’est que j’avais de si amusant ? C’était une question que je me posais depuis mon plus jeune âge, puisque ce genre de comportement, je le connaissais, je le connaissais très bien même. Tout au long de ma vie, j’avais dû faire face à des gens immatures comme Oliver, il n’était vraiment pas le premier à avoir essayé de m’intimider ou à se moquer de moi puisque je suis un peu différent. Sauf que je n’en avais pas grand-chose à faire, moi, de ne pas avoir d’amis, d’être toujours en marge peu importe avec qui je me trouve. J’étais confortable avec mon moi-même, dans ma solitude, je l’avais toujours été et ce n’était surement pas l'apocalypse qui changerait cela chez moi. Ce dont je me souciais encore moins, c’était ce que pouvait penser les autres de moi. Je savais parfaitement ce que je valais et j’étais amplement capable de prouver mon importance, ça me suffisait. Peu importe qui était la personne qui me faisait face, jamais je ne laisserais à nouveau quelqu’un me dire ou me faire sentir que je suis inférieur ; c’était la première phrase que j’avais écrite dans mon tout premier calepin, Wilfred premier. Que ce soit le plus grand scientifique jamais connu, le plus fort des hommes, le président des États-Unis, ou ce jeune homme un peu gamin, ça n’avait que peu d’importance pour moi, ils étaient tous pareils. Il avait donc cogné à la mauvaise porte, s’il cherchait à m’atteindre de quelque façon. « Je n’ai pas d’amis, et si j’en avais, tu n’en ferrais pas partis » répondis-je d’un ton très honnête. Après tout, nous n’avions absolument rien en commun et il était quelqu’un de beaucoup trop intrusif pour qu’il me soit tolérable d’être un tant soit peu… aimable, avec lui. Sa présence m’oppressait, elle me m’était mal à l’aise. De toute façon, ce n’est pas comme s’il voulait réellement qu’on soit amis, sinon, il n’agirait pas de la sorte. Il n’avait peut-être pas les ressources pour comprendre ce qui se passait dans les éprouvettes devant nous, par exemple, mais il devait être, assurément, suffisamment intelligent pour comprendre que je n’appréciais pas du tout son attitude et pourtant, il prenait un malin plaisir à continuer, à toujours pousser plus loin, pour une raison qui je croyais était surement un peu malsaine.

Si j’avais appris une chose de tous ses persécuteurs, en tout cas, c’est qu’il n’y avait aucune satisfaction dans le fait de martyriser quelqu’un s’il ne montre aucun signe détresse. Ce qui est si amusant, dans le fait de s'en prendre à un autre humain, c’est de le voir souffrir, c’est de le voir réagir. C’est ce qu’ils cherchent tous, mais qu’ils n’ont jamais trouvé chez moi. Je n’avais pas l’intention que cela change, même si je sentais que quelque chose avait changé, qu’être opprimer de la sorte avait un effet différent sur moi. Avant, il y avait les lois, il y avait des règles, alors de quoi pouvais-je avoir peur ? Quelques coups n’avaient jamais tué personne et un corps humain avait ses faiblesses mais aussi ses forces. Sauf que ce monde n’était plus, et que la peur faisait partie intégrante de mon quotidien depuis que j’avais vu mon premier rôdeur, encore plus depuis j’avais croisé un de ses survivants qui ont mal tourné… « Mon café est meilleur puisque j’ai étudié certaines variété du coffea, la torréfaction de ses graines respectives et l’art de la décoction. » Il n’avait rien de plus vexant que de l’entendre associer ce que je faisais aux sentiments. Tout ce que je faisais était pensé et réfléchis, et non ressentis. Il n’y avait que les débiles pour agir autrement. Heureusement on dérive ensuite sur un autre sujet ; il me demande ce que je fais et je lui réponds, ce qui était simple et clair, mais comme les humains avaient tendances à le faire, il décide de tout compliquer en me lançant comme réponse une vulgaire devinette. Comment ça, même chose pour moi ? Quelles genre d’expéri-… ah. Il parlait de moi. J’étais l’expérience. Sauf qu’avant d’avoir le temps de réagir, il posait déjà la main contre mon calepin et bien que ses premières paroles lui mériterait d’être remis à sa place, je ne peux empêcher mes pensées de totalement dérivées. Ayant précédemment les yeux rivés sur lui, c’était désormais sa main qui avait toute l’attention de mes prunelles. Ces pages renfermaient mes plus profondes et mes plus futiles pensées, il renfermait tout. Wilfred était mon confident de toujours et qu’il le touche simplement me donnait l’impression qu’il plongeait le bras en plein centre de ma poitrine et qu’il m’ouvrait en deux, m’exposait au grand jour, me rendait vulnérable comme je l’avais été brièvement à mon plus jeune âge, juste avant d’avoir compris comment ce monde cruel fonctionne et comment y survivre. Quelques longues secondes silencieuses s’en suivent, jusqu’à ce que j’ai le réflexe de passer ma main là où ma dague est normalement accrochée, et de la lui planter en plein milieu du dos de sa main, mais comme elle m’avait été prise à mon entré dans ce camp, je ne lui donne qu’un coup hargneux de mon poing serré contre le manche d'une lame imaginaire et de toutes mes forces. Peut-être pas assez pour lui briser les os, mais assez pour lui faire mal, pour y laisser un hématome douloureux qui lui servira de leçon, qu’il se rappelle de laisser ses sales pattes fouineuses loin des affaires des autres ! Au coup que je porte, la table entière tremble et les éprouvettes émettent un cliquetis métallique. Dès que sa main s’éloigne, j’attrape mon carnet et le sers contre moi, alors que le regret, déjà, grandit en moi, maintenant que tous les morceaux de moi-même sont à leurs places à nouveau.


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MessageSujet: Re: I'm not an experiment | Oliver. Mar 15 Aoû - 23:57


I'm not an experimentThéodore & OliverSi je m’arrêtais un seul instant pour vraiment réfléchir à ce que je fais, pour faire un exercice d’empathie envers Théodore, je ne sais pas si je poursuivrais encore longtemps dans ma lancée. Il ne me faudrait qu’un léger murmure de ma conscience pour que je réalise à quel point mon comportement est ignoble… alors heureusement pour moi que cette même conscience est morte et enterrée depuis des lustres ! Si cela n’avait pas été le cas, je crois que j’aurais pris l’homme en pitié lorsqu’il m’a annoncé n’avoir aucun ami. Franchement, il faut avouer que cette révélation est d’une tristesse. La solitude se vivait plus facilement avant, quand les livres, la musique ou les séries télévisées pouvaient compenser pour l’amitié. Bon, il nous reste toujours les livres, c’est déjà ça, mais cela ne peut pas remplacer en entier l’affection humaine dont nous avons besoin. Prenez-moi comme exemple. Je suis le mec le plus irritable que je connaisse et ce de façon purement volontaire. J’adore faire enrager les gens, j’en garde presque un livre de comptes. Toutefois, j’ai tout de même besoin d’avoir des alliés dans ce campement, sans quoi j’en deviendrais vite cinglé. C’est pour cette raison que je tente de cultiver de bonnes relations avec l’étudiante en médecine qui me soigne régulièrement ou encore avec ce docteur avec qui j’ai fait une partie du trajet jusqu’en Californie. Théodore, lui, n’a personne de ce genre.

À vrai dire, je me trompe. Il y a bien sa collègue, la jeune femme aux cheveux bruns, mais entendre l’homme dire qu’il n’entretient aucune amitié me pousse à reconsidérer leur relation. J’ai d’abord cru qu’ils formaient un couple tous les deux, avant de me rendre compte que Théodore ne semblait pas déborder d’attentions romantiques pour elle. J’ai ensuite pensé qu’ils étaient bons amis, sans plus, puisqu’ils semblent soudés l’un à l’autre. Se pourrait-il qu’ils ne soient que collègues de travail ? Que leur bonne entente ne dépasse pas l’extrémité de cette table ? Il faut dire que Théodore tient plus de la machine que de l’être humain. Tenez, je blague sur l’amour qu’il infuse au café que je lui vole, et il me répond le plus sérieusement du monde que ses connaissances en torréfaction sont plutôt en cause. Une réponse factuelle à un commentaire ironique. Néanmoins, il semble qu’en posant le doigt sur son cahier personnel, je viens de découvrir que le robot a bel et bien un cœur humain. Après quelques secondes où le temps semble figé, l’homme fracasse son poing sur ma main. J’en suis d’abord surpris, plutôt abasourdi même. Je me serais presque attendu à ce qu’il me réponde le plus sérieusement du monde : « Non, en fait il s’agit de mon scrap book d’herbes aromatiques de Californie », mais à une attaque physique, ça non. Après un léger sursaut face à ce geste inopiné, mon visage se fige dans une expression mi-ahurie, mi-triomphante…

… et puis je réalise que je viens de commettre une bourde. Voyez-vous, le coup de Théodore, aussi puissant soit-il, n’est pas douloureux pour quelqu’un comme moi. Même pas mal ! Cependant, tout humain normal aurait crié plutôt que de s’émerveiller de la réussite de son plan. Mieux vaut tard que jamais, comme on dit, alors je me construis une expression affligée avant de glapir : « Aïe, bon sang ! » Je retire prestement ma main de la table pour la poser contre ma poitrine et la recouvrir de mon autre main. Je jubile à l’intérieur, mais je dois chercher à le camoufler, alors je secoue mon membre meurtri pour faire bonne figure. Je n’arrive pas à y croire, Théodore s’est fâché ! Bon, je ne sais plus si j’ai pu apercevoir un changement d’expression sur son visage, mais une telle décharge de violence ne peut provenir que de la colère. Je reporte mon attention sur l’homme et ma joie retombe d’un cran, voire de dix. Théodore sert son cahier contre lui et ne semble pas prêt à m’offrir un second round. Peut-être est-ce moi qui ne peux pas bien lire son langage corporel, mais je dirais que la rage est partie aussi vite qu’elle est arrivée. « Oh m*rde, ça fait mal… » Je pousse un sifflement de (fausse) douleur en cherchant à déterminer le meilleur angle pour ma prochaine réplique. Je pourrais me remettre rapidement de son coup pour retomber aussitôt en mode intrusif, du genre : « Ça va, j’ai compris. Pas touche au cahier de T. Les éprouvettes, par contre, est-ce que je peux ? »

Toutefois, je préfère essayer une nouvelle voie, soit celle de la victime indignée. Je me place de biais face à lui, comme si je craignais une nouvelle attaque de sa part. « Ce n’était pas la peine d’en venir au coup, tu sais. Je ne l’ai même pas ouvert, ton cahier de je-ne-sais-quoi. » Renverser les rôles peut ne pas fonctionner contre Théodore. Le type est brillant, je l’ai déjà précisé, un genre de génie qui ne peut pas exister en société. Il n’oubliera peut-être pas aussi facilement que c’est moi qui ai engagé les hostilités, alors autant jouer sur le fait qu’il a été le premier de nous deux à avoir recours aux agressions physiques. Tandis que j’attends sa réaction, je ne peux m’empêcher de me questionner à savoir ce qui se trouve dans ce cahier. Sûrement quelque chose de très personnel. Un carnet de bord détaillant en détail ses réflexions quotidiennes, tel un guide pour comprendre les moindres méandres de son cerveau ? Un journal de ses rêves, donnant un accès inédit au subconscient de cet homme mystérieux ? Un recueil de poésie révélant les émotions complexes enfouies au plus profond du scientifique taciturne ? Je bouille de curiosité, mais la réponse peut aussi se révéler désolante. Peut-être n’y a-t-il qu’une liste des différentes espèces de gazon classées selon leurs capacités de photosynthèse ou encore une énumération de toutes les décimales de Pi…
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MessageSujet: Re: I'm not an experiment | Oliver. Sam 26 Aoû - 5:00


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Je n’avais même plus envie de le regarder, et pour plusieurs raisons. Tout ce que je faisais pour le moment, c’était fixer le coin de ma table tout en serrant mon cahier contre moi, ce qui n’était plus tellement nécessaire maintenant qu'Oliver c’était retirer suite à mon coup, mais le problème était que je venais de lui montrer que ce cahier était précieux pour moi, qu’il signifiait quelque chose, et comme il semblait ne chercher qu’à me faire réagir, je lui avais clairement indiqué un moyen très efficace pour arriver à ses fins, ce qui était une très mauvaise stratégie. En fin de compte, ce n’était pas tellement ça qui me dérangeait, même si ça n’avait rien de très plaisant. Ce qui m’inquiétait le plus c’était qu’il soit donc peut-être tenté de remettre la main dessus et c’était bien la dernière chose dont j’avais envie. Je ne le montrerais même pas à Ambroisie, ce carnet, alors qu’elle est la personne dont je suis le plus proche et que c’est bien la première fois que cela se produit, je m’imaginais donc encore moins le remettre à un inconnu, et deux fois moins à quelqu’un comme Oliver qui le lirait simplement encouragé par l’envie de se moquer de moi. Il y avait beaucoup de choses, parmi ces pages, qu’il pouvait utiliser contre moi. Des questions que je me pose, certains éléments qui m’ont perturbé dernièrement, des incertitudes bien personnelles. Ça ne concernait personne, personne sauf moi. Sauf qu'Oliver était loin d'être quelqu'un, à mon avis, qui se souciais de la notion du privé. Je savais déjà à l’avance que ces prochains jours, Wilfred ne me quitterait pas, et que les cinq autres carnets que j’avais à notre tente avec la brune seraient aussi soigneusement mis sous cadenas, juste au cas où. N’importe qui pouvait entrer et sortir un peu partout ici, la preuve : Oliver s’était glissé dans les tentes labo sans, apparemment, de très grandes difficultés. Je pouvais toujours tous les mettre en sécurité, mais depuis aussi longtemps que je me souvenais respirer, je me promenais partout où j’allais avec Wilfred, il m’avait suivi toutes ses années et je ne savais pas si cette habitude pouvait être changé, même s’il s’agissait de sa sécurité. Si j’avais été capable de bien cacher mon jeu autrefois à propos de l'importance qu'avait mon ami de papier, ça n’avait pas du tout été le cas ce matin. J’avais peut-être tout simplement perdu l’habitude, n’ayant plus vraiment vécu en communauté depuis quelques années… Yosemite n’étant pas tellement le reflet d'une société, mais plus d'un rassemblement de gens, d'une cage d’animaux affamés qui n’avaient pas encore eu recours au cannibalisme, qui se tournaient autour, protégeait leurs affaires, partageaient respectablement les ressources, grognaient un peu, mais vivaient passablement bien ensemble. Ce camp était différent, nous étions une équipe, il y avait une certaine hiérarchie, certaines règles, certaines tâches, un peu comme avant. Ce n’était pas chacun pour soi et apparemment ça réveillait de très mauvaises habitudes chez certains…

Finalement, je lève les yeux vers lui, n’ayant pas entendu la moitié de ce qu’il venait de me dire, après ce qui m’avait semblé être une éternité. Le brun était un peu plus loin de moi et en biais, comme s’il se méfiait légèrement maintenant que je lui avais montré un côté de moi-même dont il ne se doutait surement pas ; personne ne me pensait capable de me défendre, et c’était le cas au début, un peu moins à ce jour, on croyait que je n’avais qu’une tête, mais lorsqu’il le fallait vraiment, certains réflexes que j’avais développé avec le temps se réveillaient et m’avaient été très utiles dans le passé comme en cette journée même, malgré le fait que je détestais lorsque cela se produisait. Je ne me reconnaissais pas, je me rendais compte des traces que laissaient l’apocalypse et bien que j’avais étudié le cerveau humain durant la majeure partie de ma vie d’adulte et que je savais, de ce fait, que c’était tout à fait normal qu’un aussi important traumatise ne nous laisse pas intacte, je détestais que les événements aient autant d’emprise sur moi, je détestais que quoi que ce soit ait de l’emprise sur moi, j’aimais être maître de moi-même, être toujours en contrôle, quelque chose de pourtant humainement impossible, malheureusement, bien que beaucoup de gens autour de moi finissent par croire que j’ai bel et bien cette capacité. « Je suis désolé, mais certaines choses doivent rester secrètes, pour la sécurité de la composition microbienne chimique du vaccin et des produits divers utilisés en essai afin de réguler et distinguer les éléments bactériens ou non de cette substance et d’en comprendre la complexité » dis-je d’un ton très calme et monotone, parlant surement trop rapidement pour qu’il comprenne la moitié de ce que je venais de dire. Sauf que le but n’était pas qu’il comprenne mais plutôt qu’il ne pose pas plus de questions, qu’il hoche simplement de la tête comme s’il venait d’assimiler chacun des mots qui venaient de sortir de ma bouche et qu’il pense que ce que renfermait ce cahier ne me concernait pas en particulier mais bien le travail que j’accomplissais ici. « J’ai la responsabilité de garder ses composés confidentiels et tu n’es même pas sensé te trouver ici. C’est réservé aux chercheurs » ajoute-je comme s’il ne le savait pas déjà. « Alors maintenant, j’apprécierais que tu quittes le labo avant de tomber sur autre chose qui ne t’es pas permis de lire, voir ou entendre. Cela ne te dérange peut-être pas de ne pas suivre les règles mais ce n’est pas mon cas. » Après tout, les sauveurs ne nous avaient pas fait facilement confiance au début, et même si la principale raison de cette demande était plus personnelle que professionnelle, je ne désirais pas, non plus, qu’il me mette dans le pétrin. De toute façon, cette discussion n’avait rien d’agréable, ou, encore plus important, de constructif, alors autant y mettre fin tout de suite.


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MessageSujet: Re: I'm not an experiment | Oliver. Jeu 31 Aoû - 1:49


I'm not an experimentThéodore & OliverJe guette la réaction de l’homme devant moi, mais pour l’instant il est difficile de prédire son prochain mouvement. Son langage corporel ne me permet pas de le deviner. Il reste là, immobile, serrant le cahier contre sa poitrine et baissant son regard pour ne pas avoir à croiser le mien. On pourrait presque croire à de la honte. Est-ce le cas ? Théodore, habituellement tellement en contrôle de lui-même et aussi émotif qu’une sculpture de pierre, m’a montré un côté de lui que je n’avais jusqu’alors pas soupçonné et peut-être que cela le dérange. Se peut-il que son apparente rigidité ne soit qu’une façade ? Qu’au fond de lui bouillonne un magma d’émotions qui ne cherchaient qu’à jaillir au-dehors? Je ne peux pas le dire avec certitude. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un dans le genre de Théodore. Des gens trop timides pour oser prendre la parole devant plus de deux personnes ? Oui. Des personnes effacées, à la personnalité amorphe qui étaient aussi intéressantes à mes yeux qu’une limace morte ? Aussi. Néanmoins, Théodore ne cadre dans aucune de ces catégories. Malgré sa froideur et son comportement introspectif, il y a quelque chose de différent en lui. Déjà, il est capable de me répondre en faisant preuve de sarcasme et d’acidité, comme sa réplique sur le café de toute à l’heure. Cependant, à chaque fois qu’une situation de ce genre se produit, il retourne aussitôt dans ses habitudes robotiques et cartésiennes. Il semble qu’après l’accès de colère dont a fait preuve mon interlocuteur muet, il adopte de nouveau une attitude contrôlée…

Oh, le voilà qui ouvre enfin la bouche ! Je dois dire que sa première phrase est entrée par une oreille pour en ressortir par l’autre sans qu’aucune information de s’incruste dans mon cerveau. Composition bactérienne quoi ? Éléments microbiens comment ? Les mots défilent à une vitesse folle. Comme ça, je ne pouvais pas être ici pour des raisons de secret professionnel ? Pendant un instant, je ne suis pas sûr de savoir s’il s’agit d’une blague ou non… Le fait de suivre scrupuleusement les règlements cadre sans problème avec la personnalité de Théodore, mais le fait de les transgresser est dans ma nature et l’homme le sait. S’il cherche une excuse pour me chasser, il n’a pas trouvé la meilleure. « T, voyons. Tu crois vraiment que je vais avaler ces sornettes ? » Je lui offre mon sourire le plus sardonique. Après tout, que croyait-il que je faisais dans ce labo ? De l’espionnage industriel ? Non, la seule chose qui m’intéressait ici, c’était lui. « La sécurité du vaccin ? Tu as peur de quoi, que Pfizer vole le composé pour le faire breveter ? » Au cas où tu serais trop dans ta tête pour regarder ce qui se passe autour de toi, il n’y a que des zombies dehors. Je ne prononce toutefois pas cette pensée, désirant brusquer l’homme sans non plus l’insulter. Car oui, j’ai trouvé mon prochain angle d’attaque. L’homme veut me faire disparaître ? Je vais lui compliquer la tâche… « Le problème Roosevelt, c’est que je n’ai pas du tout l’intention de partir. Si tu veux que je quitte cette tente, il va falloir y mettre du tiens. » Comme si j’allais croire à ses histoires de quartiers réservés aux scientifiques...

Bon, la vérité est qu’il n’a pas tort, je n’ai rien à faire ici et ma présence risque d’énerver plus d’un chercheur, qui croiront que j’ai contaminé leur matériel et leurs expériences avec de la sauce piquante pour le simple plaisir de leur faire perdre leur temps. Ma réputation est largement surfaite. Oui, je suis un fauteur de trouble, mais je ne suis pas non plus complètement idiot. Si je menace l’existence même du groupe, soit le vaccin et sa distribution à tous les recoins des États-Unis, je me ferai jeter à la porte. Croyez-moi, même si je suis cynique quant au remède et à son importance, je préfère mille fois vivre ici qu’au-dehors, où je devrai chercher ma propre nourriture, purifier ma propre eau, dénicher mes propres munitions et défendre ma propre peau. Non merci. Néanmoins, il reste encore du temps avant que les équipes les plus matinales ne prennent place à leur poste de travail, j’ai encore plusieurs minutes de tête à tête avec mon nouvel ami. Et même quand ses collègues pointeront le bout de leur nez, je n’aurai qu’à me faire passer pour un membre de l’équipe de nettoyage. Accros comme ils sont à la propreté et à la stérilisation, ils ne diront pas non à quelques coups de balai au plancher. Il n’en tient qu’à Théodore de me mettre à la porte s’il le désire et je me poste devant lui les bras croisés, les pieds bien plantés au sol, cherchant à montrer ma détermination en affermissant ma position. « Tu auras sûrement besoin de tes deux mains pour me chasser », que je lui dis en faisant un geste de menton dans sa direction. Le message à comprendre est qu’il devra poser son cahier s’il veut son calme et sa solitude. Vu comme il a réagi lorsque j’ai posé un doigt dessus, je doute que l’envie le reprenne de s’en séparer de nouveau.
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MessageSujet: Re: I'm not an experiment | Oliver. Sam 9 Sep - 2:36


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Si au début Oliver ne me dérangeait pas tant que ça, depuis quelques minutes, je commençais à être un peu agacé du fait qu’il était toujours présent et qu’il s’adressait toujours à moi, qu’il ne lâchait absolument pas le morceau. N’avait-il rien de mieux à faire ? Surement pas, si la réputation qu’il s’était forgé chez les sauveurs s’avérait exacte. Il était surtout reconnu pour perdre son temps, ce qu’il faisait en ce moment même à mon avis. C’était comme si il attendait quelque chose de moi, sans même me tenir au courant de cette même chose. Peut-être me prenait-il tout simplement un peu pour une bête de foire. Allons énerver Théodore et voir ce que ça peut faire. Il n’y avait rien d’amusant là-dedans pourtant, puisqu’il me faisait perdre aussi mon temps à moi. Avec tout ça, je n’avais absolument rien fait de la matinée et je n’avais même pas pu siroter tranquillement mon café tout en profitant du silence qui régnait habituellement au labo de si bonne heure. De plus que peu importe ce que je disais, ça ne semblait pas le décourager, bien au contraire. Même mes histoires sur la sécurité du composé du vaccin ne l’avait pas impressionné, il semblait s’en foutre complètement, et alors qu’il me met au défis, annonçant que si je voulais réellement qu’il quitte cette tente il faudrait que je le fasse moi-même, je ne peux pas m’empêcher d’haussé un sourcil. À qui pensait-il qu’il parlait ? Il croyait que j’étais idiot peut-être ? C’était la chemise blanche qui me donnait un air imbécile ? S’il se croyait malin, alors là je ne savais pas quoi dire. Pensait-il réellement que j’allais me lever, poser mon calepin et le mettre à la porte de mes propres mains ? J’avais l’air d’un sbire peut-être ? Premièrement, je détestais être à proximité de qui que ce soit, et je détestais encore plus lorsque j’avais à entré en contact avec quelqu’un d’autre. Deuxièmement, ce n’était absolument pas mon travail. Je n’allais certainement pas passer le balais. J’avais des choses beaucoup plus importantes à faire, beaucoup plus importantes que de m’occuper de lui et de lui servir de divertissement. Parfois, il me faisait presque penser à ses petits humains, collants, qui touchaient à tout ce qu’ils ne devaient pas toucher et qui faisait tout le contraire de ce qu’on leur disait de faire, mais comme ses gestes étaient très clairement réfléchis et que son attitude n’avait rien d’innocente, ça ne faisait de lui qu’un être mesquin et égoïste.

Concluant cela, je me tourne vers mon bureau et m’y avance, desserrant enfin un peu mon emprise sur Wilfred que je glisse soigneusement dans un tiroir de notre table de travail, et ne choisissant pas celui qui était à ma gauche par pur hasard ; comme Oliver se trouvait à ma droite, il était donc plutôt compliqué pour lui de s’y rendre. Je m’en détache tout en abordant un air assez décontracté, même si ce geste n’avait rien de facile pour moi. Seulement, j’avais longtemps pris l’habitude de tout faire, même lorsque quelque chose me tenait à cœur, d’une neutre manière, d’une façon méthodique, stratégique. « Je n’ai pas écrite les règles, et si elles te semblent insensées je ne suis pas la personne à qui tu dois t’adresser. J’ai décidé de les respecter et si ce n’est pas ton cas, je ne vois pas en quoi c’est mon problème ou ma responsabilité. Tu es un adulte à ce que je sache, tu fais tes propres choix et tu en assumeras les conséquences éventuellement. Moi, je ne faisais que te prévenir, ensuite, ça te reviens. Je ne prendrais pas mes deux mains, comme tu dis, pour te faire sortir alors que tu es capable de le faire toi-même à l’aide de tes deux jambes. Ce n’est pas comme si cela changeait quoi que ce soit pour moi, tu n’es pas sous ma surveillance. » Je dis tout ça, sans même le regarder, m’intéressant à mes éprouvettes, la raison pour laquelle je m’étais levé aussi tôt ce matin initialement. Même si Ambroisie n’était toujours pas arrivée, je savais que ça ne saurais tarder, je pouvais donc dès maintenant m’occuper des petits tests du matin qui n’avaient rien de très compliqué et desquelles je m’occupais depuis quelques semaines déjà ; je savais donc parfaitement comment exécuter mes tâches. « Si tu t’ennuies tellement, tu peux toujours rejoindre la tente repas et me rapporter un café, comme tu m’as volé le mien et qu’il m’est donc impossible de demander une deuxième portion » rajoute-je, toujours les yeux rivés sur ce que je faisais plutôt que sur lui. Tout en m’adressant à nouveau à lui, j’avais sortis un thermomètre stérile et je l’avais plongé dans la première substance, notant ensuite la température donnée et recommençant le même processus avec les prochaines. Peut-être comprendrait-il enfin qu’il n’y avait absolument rien ici pour lui, et qu’il irait s’amuser ailleurs. Je n’en avais pas grand-chose à faire de ce qu’il faisait pour occuper son temps, ou si oui ou non il aidait le groupe, tant qu’il me laissait tranquille.


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MessageSujet: Re: I'm not an experiment | Oliver. Dim 10 Sep - 2:13


I'm not an experimentThéodore & OliverPendant quelques instants, j’ai vraiment espoir d’assister à un deuxième round de Théodore le boxeur amateur. En effet, l’homme s’avance vers son bureau pour y déposer son précieux cahier dans l’un des tiroirs. Mes paroles ont porté fruit ! Théodore va tenter de me bannir de cette tente de ses propres mains, décidé à faire respecter le règlement ! Je me conditionne mentalement à recevoir quelques coups. Pour le commun des mortels, cela signifie se préparer à la douleur, mais dans mon cas cela veut plutôt dire que je dois la feindre. Je veux que ma performance soit mémorable, presque digne d’un Oscar. Toutefois, ce serait plutôt mon visage déconfit et authentique qui me vaudrait un prix lorsque Théodore me gratifie d’un long laïus comme quoi il n’a aucunement l’intention de me faire sortir de lui-même, que mon irrespect des règles ne change pas le fait qu’elles sont importantes pour lui et blablabla… Je dois reconnaître l’effort qu’il y met, notamment pour son usage de sarcasme à mon égard, mais la vérité est que je suis déçu du déroulement des choses. J’avais espoir que mes gestes aient réveillé le scientifique et l’aient poussé à réagir, mais au contraire il semble décidé à faire comme d’habitude, c’est-à-dire ne pas considérer toute présence humaine autre que la sienne.

Théodore ne me regarde même plus, préférant concentrer son attention sur ses éprouvettes comme si elles étaient plus intéressantes que moi. Aurais-je déjà perdu la bataille ? Est-ce que ce coup sur ma main était le mieux que je pouvais espérer de lui ? Le chercheur semble bel et bien décidé à ignorer mon existence et je me demande si je ne ferais pas mieux d’abandonner pour aujourd’hui… mais je me suis levé si tôt et ma journée sera si longue sans divertissement. Je ne peux tout simplement pas laisser tomber aussi vite. Nous avons le laboratoire pour nous deux pendant quelques minutes encore avant que l’endroit ne grouille de ces scientifiques ennuyeux. C’est ma dernière chance de pousser encore un peu plus loin. « Tu sais quoi Thé vert ? Toi et moi nous ressemblons pas mal à vrai dire. » Je laisse un silence ponctuer la fin de cette phrase, histoire de le laisser gamberger sur la question, car aux premiers abords, il est vrai que nous sommes le jour et la nuit, le feu et la glace, le bacon et le cèleri. J’ai espoir que ces paroles incongrues le poussent à reporter son attention sur ma personne. « Moi aussi je ne suis pas de bonne humeur sans un bon café matinal. » Je parie qu’il ne s’attendait pas à ce que je prenne sa proposition au sérieux, mais il ne faut pas sous-estimer Oliver Swick.

Je lève l’index vers les airs, lui faisant signe de m’attendre une petite minute, puis je cours en direction de la sortie. Dehors, les gens commencent à s’activer, les plus matinaux du moins, mais il n’y a pas de militaire sur mon chemin pour m’arrêter et me confier une tâche qui contrecarrait mes plans pour Théodore. Je file jusqu’à la cuisine, où je demande ma tasse de café quotidienne. Je le prépare de la même manière qu’il a préparé celle que j’ai bue plus tôt, ou plutôt je m’y efforce. Contrairement à monsieur, je n’ai pas pris de leçons de torréfaction ou je ne sais quoi encore. J’avais d’autres choses à faire de mes journées et je trouvais moins compliqué d’aller chercher mon café au coin de ma rue. Théodore aurait-il prit des cours de sommellerie également ? Il me semble que cela serait bien son genre. Qu’importe. Une fois le contenu de la bonne couleur, je passe discrètement du coin réfectoire au coin cuisine et je m’avance vers l’armoire à épices. Je fouille quelques secondes pour finalement trouver ce que je cherche. Heureusement, parce que je suis vite découvert et qu’on me chasse hors de la tente. Pas de problème, puisque j’ai eu le temps de cacher dans mes poches ce dont j’ai besoin : un petit flacon de sauce piquante. Et quand je dis piquante, je veux dire que c’est du feu liquide. J’en verse quelques gouttes dans la tasse, pas assez pour altérer la couleur du breuvage, mais suffisamment pour enflammer la langue de Théodore au premier contact.

Je retourne vers la tente, plus lentement cette fois, ne désirant pas renverser ma petite plaisanterie. Je pose la tasse devant Théodore avec une attitude caricaturale de serveur. « Ce n’est pas tant l’intervention de nos amis qui nous aide mais le fait de savoir que nous pourrons toujours compter sur eux. » Cette phrase n’est pas la mienne, je l’ai empruntée à Épicure. Je suis peut-être loin d’être philosophe, mais lui et moi avons un point en commun. Moi aussi je recherche toujours mon plaisir en priorité et rien ne me ferait plus plaisir en ce moment que de voir Théodore tremper ses lèvres dans la boisson spéciale que je lui ai servie. Mieux encore, si cela pouvait le fâcher une fois de plus, je serais aux anges. Toutefois, pour éviter que cela ne paraisse suspect, je m’éloigne de la table et attrape le premier balai à proximité pour donner un petit coup de nettoyage au plancher de la tente. Tandis que je fais de petits monticules de sables pour mieux les transporter vers l’extérieur, je garde Théodore dans ma vision périphérique, conservant un visage concentré alors qu’en vérité je suis plus énervé qu’un gamin le soir de Noël.
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MessageSujet: Re: I'm not an experiment | Oliver. Mer 27 Sep - 1:47


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Tout ce que j’avais voulu, moi, c’est qu’il quitte cette tente. Je ne savais pas pourquoi il était venu ici et pourquoi il tenait tant à ce qu’on discute tous les deux, mais ça ne me plaisait pas et il n’y avait rien que je désirais plus au fait qu’il me laisse enfin tranquille. J’aimais ma solitude, elle avait toujours été confortable pour moi, et je n’avais jamais voulu que cela change, pas le moins du monde. J’avais déjà essayé d’être comme tout le monde, de me faire des amis, mais ça n’avait pas vraiment bien fonctionné. Je ne m’accordais tout simplement pas avec les autres, ils ne me comprenaient pas et je ne les comprenais pas non plus de mon côté. J’avais donc rapidement abandonné l’idée et cela depuis longtemps, et encore une fois on me prouvait que cette décision avait été la bonne ; je n’arrivais pas à comprendre ce qui pouvait pousser Oliver à m’adresser la parole ainsi, ce qui pouvait le motiver à poser des gestes tel que celui de prendre ma tasse de café et de la boire au complet sans ma permission, ou de toucher à mes affaires dans le seul but de se montrer désagréable. Surement puisque je ne ferais jamais ça et que je ne pouvais imaginer une raison qui me pousserait à agir comme il le faisait. C’était impensable pour moi, alors que pour lui, on aurait dit que ça n’avait rien de très spécial, que c’était la routine, sa façon d’être même peut-être. C’était extrêmement agaçant, de ne pas comprendre, de n’être pas capable de trouver les bons mots pour qu’il agisse comme je le souhaitait, c’était d’ailleurs une autre des raisons pour lesquelles j’avais abandonné l’idée d’être un animal social comme beaucoup d’études en sociologie décrivaient l’humain.

Je n’aurais donc jamais pu prévoir sa réaction. Alors qu’il affirme qu’on se ressemble, je fronce les sourcils et je lève finalement à nouveau les yeux vers lui, ayant toutes les raisons et la plus brûlante des envies de lui prouver le contraire, je n’en ai pourtant pas le temps, puisque l’homme quitte la tente à grandes enjambées par la suite, n’attendant visiblement pas de réponse de ma part. Bien que cela me fait plaisir, pensant m’être débarrassé de lui une bonne fois pour toute, je me disais que ça avait été un peu trop facile et que ça ne ressemblait pas au Oliver que je commençais à peine à connaître, sauf que tout allait enfin dans le sens que je voulais alors je ne voyais pas pourquoi il serait constructif de me poser plus de questions que cela ou pire, de me plaindre. J’hausse alors des épaules, tournant ma chaise vers mon bureau et poursuivant mes expériences. Le silence étant enfin retombé dans la tente, je me sentais beaucoup mieux, même si je savais que ce ne serait que de courte durée ; mon matin ayant été presque entièrement gâché par cet invité surprise et indésirable qui était débarqué à peine quelques minutes après moi et qui n’était pas partit avant de longues et interminables minutes. Il ne m’en restait donc que quelques-unes à peine pour profiter de cette ambiance calme avant que le laboratoire ne se remplisse de scientifiques et qu’une cacophonie de bruits ne s’élèvent à nouveau. Je me réconfortais en me disant que rien n’était pire que la voix agaçante, les piques et les gestes envahissants d’Oliver et tout d’un coup, ma journée me paraît beaucoup plus facilement surmontable. Je pensais sincèrement que le pire était derrière-moi.

Pourtant, je me trompais ; Oliver reviens aussi rapidement qu’il était partit, une tasse de café en main, ce que je n’avais encore une fois pas du tout calculé. Je m’étais retourné, presque souriant, presque, mais dès que je m’étais rendu compte qu’il ne s’agissait pas du tout d’un collègue mais bien de celui que je pensais avoir chassé, toutes minces formes de complaisances s’étaient soudainement évanouies. Citant Épicure et posant la tasse devant moi, il s’écarte ensuite et se met à passer le balais, comme s’il avait envie d’enfin se rendre utile même si je pensais toujours qu’il n’était pas à sa place. Je ne le réalisais peut-être pas, mais cette situation était très curieuse et quelqu’un de suffisamment familier avec le social s’en rendrait compte, ne toucherait surement jamais à cette tasse, mais moi, tout ce que je vois, c’est mon envie cuisante d’un bon café et bien que je pensais qu’il ne serait jamais aussi bon que le mien, je me disais que c’était toujours mieux que rien. « Merci » lui dis-je alors sur un ton plutôt sec malgré-moi, tout en prenant ma tasse d’une façon méthodique, la portant à mes lèvres en donnant l’impression d’être en confiance, imperturbable. Au final, l’odeur me monte au nez et me pique l’intérieur des narines, mais c’est seulement lorsque j’ai déjà trempé mes lèvres et le bout de ma langue dans le liquide chaud. J’échappe ma tasse sous la surprise, grimace sous le goût dégueulasse, et m’étouffe puisque j’avais voulu, à la dernière seconde, recracher la gorgée que je venais de prendre mais il était trop tard. Rapidement, j’ai l’impression que du feu pourrait me sortir par la bouche si je l’ouvrais, et je bondis de mon siège, cherchant quelque chose d’autre à boire pour me soulager ; n’importe quoi.  Sauf que de l’eau ça ne se trouvait plus aussi facilement qu’avant et que tous les produits se trouvant dans cette pièce auraient des effets beaucoup plus désagréables sur mon organisme qu’une simple sensation de brûlure. Heureusement, quelqu’un d’autre nous rejoins finalement dans la tente et à mon tour je lui vole sa tasse de café et l’engloutis en trois gorgées ; voilà, je venais tout juste de trouver une raison pour agir d’une façon aussi irrespectueuse que lui.


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MessageSujet: Re: I'm not an experiment | Oliver. Dim 1 Oct - 6:00


I'm not an experimentThéodore & OliverLorsque Théodore trempe ses lèvres dans la tasse, je ne peux m’empêcher de mettre mon travail sur pause pour observer la scène, fasciné. Un rictus idiot me défigure le visage et, si Théodore y portait attention ne serait-ce qu’une seconde, il comprendrait qu’il vaudrait mieux pour lui jeter la tasse au bout de ses bras, mais par chance ce n’est pas ce qui se produit. Non, au lieu de cela, ma victime absorbe une pleine gorgée pour ensuite virer au rouge. Son expression me fait éclater d’un rire sonore, n’ayant plus à camoufler mes mauvaises intentions maintenant que mon plan a fonctionné. Ce n’est peut-être pas gentil de se moquer d’un homme qui cherche désespérément à éteindre l’incendie qui lui ravage le palais, mais je n’ai jamais été du genre à me soucier de ce genre de choses. Ce qui est drôle l’est, c’est tout, et il n’y a rien de plus hilarant là maintenant que de voir mon stratagème se couronner de succès. C’est à ce moment qu’une autre personne entre dans la tente, une femme d’une quarantaine d’années prêtes à commencer son ennuyeuse journée de travail, l’œil collé sur un microscope jusqu’au soir. Alors qu’elle vient à peine de faire deux pas, Théodore se jette sur elle, comme possédé, et lui vole son café pour l’engloutir aussitôt.

« Oh, mais ce n’est pas très poli de voler la tasse de madame, T ! » Après tout, je suis le meilleur juge à ce sujet. « Quand je te disais que toi et moi nous ressemblons plus que tu ne le crois… », dis-je en lui adressant un clin d’œil moqueur. Je pose ensuite mon balai contre une étagère à proximité pour avoir les mains libres pour la suite. Alors que Theodore est encore avec la femme, à l’entrée de la tente, je me dirige vers le bureau et attrape la tasse que je lui ai servie afin d’un prendre une bonne gorgée à mon tour. Je ressens une certaine chaleur dans ma bouche, mais rien que je pourrais qualifier de douloureux. C’est adjectif est disparu de ma vie près de vingt ans auparavant. « Mais il est très bon ce café ! Pas aussi délicieux que le tiens, mais il est loin d’être imbuvable. » Je jette un regard espiègle à Théodore, puis envers la scientifique à ses côtés qui visiblement ne comprend absolument rien à la petite scène qui se joue devant elle. Connaissant Théodore, il n’a jamais dû être très bavard avec elle, et voilà qu’un bon matin en apparence normal, il lui vole sa tasse de café ! De quoi chambouler sa vision du monde à jamais.

Il n’est sûrement pas prudent de boire devant Théodore, mais la tentation est trop forte. J’ai espoir que les supplices physiques qui accablent mon souffre-douleur soient suffisants pour éviter qu’il ne fasse un lien entre mon comportement et mon trouble neurologique. De plus, tellement de chose pourraient expliquer ma capacité à ingurgiter cette substance brûlante comme du napalm. Je n’aurais qu’à lui dire que je suis un habitué des plats épicés, tiens. Peut-être aurais-je dû penser à une explication plus crédible avant de boire ma gorgée, mais je suis ainsi, l’impulsion l’emporte sur la raison. Même si ce café spécial ne m’affecte pas des masses, je préfère ne pas en consommer plus. Qui sait comment mon système digestif réagirait… Je repose la tasse sur le plan de travail mais, ce faisant, mon coude heurte les éprouvettes de Théodore. J’ai l’impression que la scène se déroule au ralenti devant mes yeux, mais mes propres mouvements sont eux aussi englués par le temps et je ne peux pas attraper les fioles avant qu’elles ne tombent sur le bureau ou au sol.

Ça, je ne l’avais pas prévu. Pas du tout. Je n’ai aucun remord à faire boire de la sauce piquante à un homme, à lui prendre ses affaires personnelles, à entrer dans sa bulle de façon prolongée, mais détruire le travail d’un scientifique, c’est une autre paire de manches… Surtout que je sais à quel point toutes ces éprouvettes comptent aux yeux de ce groupe. Le seul but de son existence est la création, l’amélioration et la propagation du vaccin. Et voilà que je viens de détruire une partie des recherches sensées améliorer la compréhension du virus ou encore atténuer les effets secondaires du sérum. Ce que je viens de faire correspond presque à une trahison pour les chercheurs, même si mon geste était loin d’être intentionnel. Je me sentais victorieux deux secondes auparavant, j’avais l’impression d’avoir la situation en contrôle et de complètement dominer Théodore, mais là tout de suite je souhaiterais disparaître et devenir l’un des grains de sable qui parsèment le sol de cette tente. Je jette un coup d’œil à la femme scientifique, horrifiée de voir du matériel biomédical aussi important être ainsi malmené. Je reporte ensuite mon regard sur Théodore, me demandant si sa réaction sera froide et modérée ou bien s’il me réserve le même traitement qu’il m’a dispensé lorsque j’ai touché son cahier, voire pire…
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MessageSujet: Re: I'm not an experiment | Oliver. Jeu 19 Oct - 5:07


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J’avais fait la morale à Oliver durant toute la matinée, parfois même plus dans ma tête qu’oralement, mais le fait était que je désapprouvais totalement son attitude et la plupart des gestes qu’il posait. Il le savait tout autant que moi, même que je dirais qu’il en profitait, qu’il exploitait cette réalité et arrivait à en retirer des avantages personnels. L’opinion que j’avais de lui ne l’atteignait en aucun cas, tout comme la sienne de moi n’avait absolument aucune valeur. Nous pensions donc tous les deux que l’homme en face de nous était dans l’erreur, d’une manière ou d’une autre, à notre façon bien particulière. Pourtant, je me trompais que très rarement, et j’étais, dans presque la totalité des cas, objectif au maximum, du moins le plus qu’il était possible de l’être pour un être humain. Cette fois si, bien que je ne l’avais pas prévu n’y anticipé, grave omission de ma part, il avait bel et bien gagné. Je le réalise alors que c’est le café d’une collègue que je ne connaissais que de visage qui calme l’incendie qui s’était déclenché alors que j’avais trempé mes lèvres dans celui qu’Oliver m’avait apporté, visiblement corrompu d’une sauce quelconque aux piments forts. Je ne m’en était pas du tout douté et je n’aurais jamais vu cette attrape venir, alors qu’on pourrait dire qu’il était évident, après tout ce qu’il avait fait pour déranger ma petite routine calme du matin, que ce jeune homme n’aurait rien fait pour améliorer son cas, ou me faire plaisir, son but étant clairement d’avoir l’effet opposé sur ma personne. J’avais avalé tout ce que contenait la tasse de madame, sans avoir pu m’en empêcher, sans même réfléchir à tous les microbes que je venais d’engloutir au passage ou à la pauvre qualité de ce liquide pourtant si riche, si bien manipulé et avec soin. Je me sentais mal à l’aise et j’avais bien honte du geste que je venais de poser, cela ne me ressemblait pas du tout, et si ce n’était plus les piments qui me piquait la langue, c’était l’idée même qu’elle ait pu boire au même endroit que moi, laissé ses lèvres trempé dans ce que je venais de me permettre de boire moi-même. Je n’étais donc pas seulement mal à l’aise vu la situation, mais je l’étais également physiquement parlant.

Je croise le regard de la dame alors que j’éloigne la tasse de ma bouche, et je ne sais pas quoi lui dire. Je ne pouvais donc pas être plus heureux, pour une fois, qu’Oliver se mette à raconter ses bêtises. Cela m’évite de longues et maladroites explications, moi qui n’avais jamais été très compétent avec les autres, socialement parlant mais, aussi, de façon générale. La curiosité étant un mauvais défaut, elle ne m’en demande pas non plus, du moins, pas pour le moment, alors que le basané, plus loin, faisait son numéro, et moi, déjà, je pensais à autre chose ; je plisse les yeux dès que celui-ci bois, sans sourciller, une gorgée du café qu’il m’avait apporté. Il n’y avait aucun signe apparent que cela l’avait d’une quelconque manière dérangé, alors que c’était absolument impossible, ou très peu possible, pour être plus exact. Ayant moi-même goûté à cette boisson infernal, je savais très bien de ce que je parlais, et pour poser un geste aussi impoli et irréfléchi comme je l’avais fait, il avait fallu que je sois dérangé à un point inimaginable, au point où ça avait pris toute la place, l’espace d’un instant, alors qu’il était bien difficile de faire taire cette partie si rationnelle et terre à terre de ma personne. Comment était-il possible que celui-ci ne réagisse pas du tout, ou tellement peu qu’il nous ait impossible d’en être témoin, nous, public extérieur ? C’est la première fois que je le vois sous cet angle ; un tant soit peu intéressant, quelqu’un que je gagnerais à connaître, intellectuellement parlant. C’est à ce moment que je comprends qu’il est différent d’une façon beaucoup plus prononcé que je ne l’aurais cru au départ, sans être capable de savoir exactement en quoi. Seulement, je n’ai pas le temps d’y réfléchir plus que cela, puisqu’en posant de nouveau la tasse contre mon poste de travail, il réussit à ébranler les éprouvettes desquelles je prenais tellement soins, et l’une après l’autre, sans qu’on est pu rien n’y faire, elle tombe sur la table, éparpille leur contenu, se mélange, ou se brise même au sol. J’ouvre grand la bouche, plus que choqué par cette scène, ne pouvant pas m’empêcher de réfléchir à cent mille à l’heure à toutes les conséquences de ce geste ; non seulement, nous avions perdu des éléments, mais elles s’étaient, en parties, mélangées entre elles, ce que nous ne souhaitons en aucun cas, de plus qu’il avait brisé du matériel plus que difficile à trouver de nos jours. Je ne savais même pas comment réagir, tellement il y avait de choses à calculé et à remettre en question.

Je fige donc simplement et tout bonnement sur place, comme si cela allait arrêter le temps, me donner quelques minutes de plus pour que je puisse faire le point. Pour le moment, je n’arrivais pas à faire ou dire quoi que ce soit, perdu dans les quelques centaines de pensées qu’avaient éclos dans mon esprit à cet instant précis. « Idiot ! Tu te rends compte de ce que tu viens de faire ? C’était des semaines de recherche et d’analyse. T’as tout compromis ! » crie alors la dame, visiblement en colère. Je l’étais aussi, à un point... mais je n’arrivais pas à l’exprimer de la même manière. En fait, je ne me sentais pas bien. D’un seul coup, un vertige me prend et je dois me retenir à une autre table de travail. Cette matinée avait prévu d’être plus qu’ordinaire, alors qu’au lieu de cela, j’avais passé ces dernières heures dans une tornade désagréable et déstabilisante, et la volonté d’un seul être avait réussi à me chambouler. J’étais redevenu un gamin terrorisé, j’avais été violent, et j’avais même partagé mes microbes avec une vieille dame que je ne connaissais qu’à peine ! Sans oublier cet incident, et le fait que mon travail était complètement fichu, que ce que je faisais depuis des semaines, depuis mon arrivé dans ce camp, même, avait disparu en un claquement de doigts. Juste le fait de le mettre en mot, de former une phrase complète dans ma tête, me rend nauséeux. J’avais besoin de prendre l’air, de sortir de cette tente, d’être seul. Si la vie en société avait toujours été désagréable, si je n’avais jamais apprécié être entouré, je n’aurais jamais cru que j’irais jusqu’à regretter le temps où je me promenais en sauvage de ville en ville, des mangeurs de chair à mes trousses. Je n’avais jamais été fait pour ça, et depuis j’avais définitivement brisé le moule dans lequel je ne rentrais, de toute manière, que de justesse. Je traîne alors les pieds, doucement et chancelant, vers la sortie, sans un mot de plus.


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MessageSujet: Re: I'm not an experiment | Oliver. Sam 28 Oct - 2:22


I'm not an experimentThéodore & OliverJ’espérais ébranler Théodore avec mon estomac à l’épreuve du café incendiaire, mais je n’avais même pas eu le temps d’analyser sa réaction avant de faire tourner la situation au vinaigre avec mon petit accident (oui, il s’agit bien d’un accident). Dès que je lève les yeux sur Mister T, ce que je vois, c’est un homme accablé. Accablé parce qu’il a subi mes insultes et mauvais coups depuis les premières lueurs de l’aube, parce que je viens juste de mettre abruptement fin à une expérience de plusieurs semaines dont il s’occupait, parce qu’il ne sait pas s’il doit me jeter son poing à la figure ou pleurer de désespoir. Il s’agit bien entendu de mon interprétation personnelle, mais je ne pense pas être trop loin de la vérité. Son regard est fixé sur les éprouvettes renversées, la bouche ouverte en signe d’hébétude, et je suis moi-même figé, ne sachant pas si je dois parler le premier ou faire preuve d’un peu de contrition. Au final, la femme à qui Théodore a volé le café est plus rapide que lui sur la détente et se met à me crier mes quatre vérités. Je ne réponds pas à ses réprimandes, me contentant de regarder Théodore, cherchant à anticiper sa réaction. Au final, l’homme réussit à me surprendre. Il tourne les talons et avance lentement vers la sortie. Pour ma part, j’ai l’impression que mes deux jambes sont emprisonnées dans du béton. Je ne peux que regarder le scientifique s’éloigner et traverser la porte de la tente pour sortir dans le campement. Ses pas sont lents, le temps s’écoule au compte-goutte, mais pourtant je ne peux pas me résoudre à agir.

Une fois Théodore loin de ma vue, je commence à retrouver le contrôle de mes membres. Ma première réaction est de tourner le dos à tout ce qui vient de se produire et de me diriger vers la deuxième sortie de la tente, histoire de me trouver un coin tranquille pour me cacher des problèmes qui m’attendent au premier détour. « Hey, tu ne vas tout de même pas t’enfuir sans nettoyer les dégâts que tu as causés avec tes agissements ! » Je me retourne vers la dame, toujours en colère contre moi après mon petit accident (accident, j’insiste). Il faut dire qu’un travail de cette ampleur ne peut pas se réparer en deux ou trois coups de serpillère, il faudra des semaines pour que l’expérience atteigne le même point. Je ne me sens pas particulièrement triste pour les scientifiques qui devront tout recommencer à zéro par ma faute, non, je crains surtout les conséquences que mon accident (je le répète, accident) va m’apporter. Quelle punition va-t-on m’imposer pour tous les dommages causés aujourd’hui ? Juste à y penser, mon estomac se serre. Je me dirige vers le balai, que j’avais laissé contre une étagère, et l’agrippe avant de retourner vers mon méfait. Je jette un regard quelques secondes aux liquides qui se mélangent sur le sol de la tente, puis je me dirige vers la femme et lui mets le manche du balai entre les mains avant de m’enfuir en direction de la sortie. Nettoyer le sol ne pourra pas me sauver la peau. Néanmoins, convaincre Théodore que tout ceci n’est qu’un terrible accident (combien de fois devrai-je le répéter, accident) peut peut-être jouer en ma faveur.

Une fois le panneau de l’entrée traversé, je me retrouve en plein soleil. L’agitation a déjà gagné le campement et je n’arrive pas à distinguer Théodore entre toutes les silhouettes qui s’affairent dans les allées, qui sortent des tentes et qui discutent entre elles. J’avance prudemment, regardant de chaque côté si je ne reconnais pas la haute stature du scientifique ou sa tignasse bouclée. Je fais un pas vers ma gauche, incertain de la direction à prendre, lorsqu’une main se pose sur mon épaule. « Swick ! Enfin je te trouve. Viens avec moi, on t’a trouvé un boulot pour la journée. » Je me tourne vers la voix pour apercevoir un militaire, le genre de ceux que j’essayais de fuir ce matin en me terrant dans la tente de Théodore. Il s’agit définitivement d’un jour de malchance pour moi. Avant que je ne puisse protester, l’homme agrippe mon bras et me tire en direction de la corvée qui m’attend. Je n’ai d’autre choix que de le suivre. Je jette un dernier regard derrière moi pour enfin apercevoir Théodore, plus loin dans l’allée, qui continue de s’éloigner au même rythme. J’espérais le faire sortir de sa coquille, en découvrir plus sur cet homme si mystérieux et si renfermé, mais au final je n’aurai réussi qu’à me faire un autre ennemi de plus sur le campement. Une journée comme toutes les autres dans la vie d’Oliver Swick. Avec un soupir, je reporte mon attention vers l’avant.
©️ Justayne
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I'm not an experiment | Oliver.

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