ELISEO ϟ You're the blood of my blood, we can get through it all.
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THERE'S NOTHING I WOULDN'T DO

if you were drowned at sea
I'd give you my lungs so
you could breathe



× A propos du vaccin : :
J'en ai entendu parlé, mais ça ne fait pas partie de mes priorités pour le moment.

× Âge du perso : :
Vingt-quatre ans, dans la fleur de l'âge.

× Localisation (+ avec qui) :
Californie, seul et très bien comme ça.

× Avant, j'étais : :
Serveur dans une boîte de nuit (économisais pour poursuive ses études).

× Messages : :
129

× Points de vie : :
22

× Copyright : :
MYERS. (signature) & SWAN (avatar)

× Avatar : :
Jeremy Allen White.

× Et ton p'tit pseudo ? : :
MYERS.

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MessageSujet: ELISEO ϟ You're the blood of my blood, we can get through it all. Ven 28 Juil - 22:56

Eliseo Alessio Zocchetti
PRÉNOM(S) † Eliseo Alessio, mais il préfère largement se faire appeler Li ou encore Alex plutôt que d'entendre les américains massacrer son prénom. NOM † Zocchetti, c'est bien la seule chose que son ivrogne de père était en mesure de lui léguer. ÂGE † vingt-quatre ans. DATE DE NAISSANCE † vingt-six janvier 1992. LIEU DE NAISSANCE † né à Vérone, en Italie, où il a également grandit. ANCIEN LIEU D'HABITATION † il était aux États-Unis depuis seulement trois ans quand tout cela a commencé, principalement pour sa soeur. ils partagèrent un appartement à Los Angeles durant la première année avant de déménager à Malibu. il traînait parfois chez sa soeur, d'autre fois chez des potes ou chez celui avec qui il passait ses nuits, et il changeait constamment. une chose est sûr, il détestait dépendre de Letizia, alors il tentait de s'occuper de lui-même du mieux qu'il le pouvait. ANCIEN MÉTIER † Li en avait dans la tête, ce n'était pas un débile même s'il ne s'en vantait pas, il aurait pu devenir grand, mais au lieu de ça il enchaînait et accumulait les petits boulots de merde. sachant ce qui est arrivé au monde il aurait du accepté que sa sœur lui paye ses études universitaires. STATUT FAMILIAL † célibataire et pas encore père, Dieu merci, il en avait déjà pleins les bras avec Loukas, son petit frère. c'est pas qu'il n'a pas essayé au contraire, peut-être qu'il n'est simplement pas fait pour les relations durables. ORIENTATION SEXUELLE † il n'a jamais vraiment eu a se poser de question, Domenico est arrivé tel un boulet de canon dans sa vie, alors qu'il n'avait encore jamais expérimenté quelque chose de très fantastique du côté des femmes. grâce à Dom, il c'est rendu compte qu'il préférait les hommes, que c'était ce qui clochais chez les femmes, finalement, et a rapidement appris à s'accepter, il le savait donc déjà très jeune. De plus qu'il n'avait pas vraiment à en parler à quelqu'un d'autre qu'à sa soeur, une fois qu'elle fut mise au courant, qu'elle lui montra que ça ne changeait absolument rien, Li en avait déjà plus rien à foutre. CÉLÉBRITÉ SUR L'AVATAR † Jeremy Allen White. GROUPE QUE TU SOUHAITES REJOINDRE † Marginaux. CRÉDIT AVATAR † Schizophrenic.



Sérieux je sais po quoi dire rendu-là... mdl C'est grave, et ... c'est grave. *éternue* J'passe trop de temps avec Emilie, c'est ço le problème ! J'ai rien faaaait, j'suis innocente, et chou, et sexey, pis toute le kit ! & j'ai trop po de problème. no no no. Tout est paaaarfaitement normal dans ma tête, tout le monde entend des voix c'est commun et acceptey de nos jours n'est-ce-paaaaaas. Alley. J'arrête de vous faire peur. troll Jovousaimes les poulets. lele coeur2

Décris ton caractère d'avant l'épidémie puis de maintenant.
Je ne pense pas qu’il y a tellement une grande différence entre le moi d’aujourd’hui et le moi d’avant. J’aime et je déteste les mêmes choses, le même genre de gens. J’avais déjà manipulé des armes avant tout ça et la vie dure ça me connaît. Toute ma vie j’ai dû me battre, travailler comme un fou pour subvenir, avec ma sœur, à nos besoins et à celui de notre petit frère, puisque la mère c’est barré et que le père ben, il boit, assoiffé d’eau de vie depuis. J’ai grandis rapidement, j’étais bien forcé de devenir un homme avant l’âge. Malgré-tout, je savais profiter des petits plaisirs de la vie, des pizzas qu’on pouvait parfois se permettre de commander avec Letizia. De ce fait, j’ai toujours cru que la famille ça passait avant tout et c’est toujours le cas aujourd’hui, même si mes parents n’ont jamais été là, j’avais ma sœur et j’avais mon petit frère et ensemble on formait une petite famille. J’ai toujours tout fait pour qu’ils soient tous les deux heureux, dans la mesure du possible. J’ai donc jamais eu beaucoup de temps pour les gens qui n’étaient pas de la famille, mais j’avais bien quelques amis et quelques fréquentations, aussi. Sauf que je savais que ce n’était pas comme ma sœur, ou mon frère, je savais que les gens de l’extérieur ça pouvait te laisser tomber, te blesser. Rapidement, je me suis donc un peu renfermé sur moi-même. Je me savais sensible et donc, je me suis bâti une carapace, je n’en disais jamais beaucoup sur moi ou alors très rarement. Ce qui n’a pas changé non plus, d’ailleurs. Je pouvais paraître froid, c’est vrai, puisque j’étais toujours sur la défensive, à attendre qu’on me déçoive, étant susceptible et m’énervant rapidement. J’ai donc été foutu dehors de plusieurs endroits, me bagarrant un peu trop souvent aux goûts de certains. Il m’est même arrivé de défoncé quelques voitures aussi, parce que personne fait chier un Zocchetti sans s’en prendre pleins la gueule.
Je préfère donc me promener seul, ces temps-si. Quand je rencontre des groupes, ou des gens, je reste jamais très longtemps. Je me suis jamais fier sur personne sauf moi-même ou ma famille et c’est pas près de changer. Je cherche ma sœur et c’est bien la seule avec qui je voyagerais. Je m’en veux, pour la dernière fois qu’on c’est vu, je m’inquiète pour elle, mais je sais que malgré ces dernières années un peu plus facile pour elle, elle est resté Letizia, mia carrissima sorella. Je suis persuadé que personne ne lui a mis la main dessus, vivant ou mort. Je sais aussi que si je la retrouve, elle passera devant tout et tout le monde. Je ne suis pas particulièrement salop, mais quand j’en vois des gens qui ont tout sur un plateau d’argent, un peu comme avant, je grince des dents malgré-moi. Je vole un peu parfois, je tue des gens, aussi, mais c’est pas tellement ce que je préfère. J’aime me débrouiller seul, je pars avant qu’on me déçoive et qu’on me plante un couteau dans le dos, tout simplement. Je ne suis pas sans cœur, non plus, au contraire, enfin, un peu plus qu’avant, mais je sais que si je devais choisir entre ma sœur et quelqu’un d’autre…. Eh ben, il prendrait tout dans la gueule, assurément.
Que ressens-tu quand tu vois un zombie ? Est-ce que tu les tues ? Si oui, que ressens-tu ?
Onestamente… Je m’en bats les couilles. Ils sont morts, de toute façon. Qu’est qu’on peut faire de plus que de leur foutre une balle entre les deux yeux ? Rien du tout. Alors quand j’en vois, la question ne se pose même pas. En fait, même au début, j’ai pas tellement hésité. J’avais toujours mon pistolet sur moi et ce jour-là il m’a sauvé la vie comme plusieurs fois avant. Le premier… Ce n’était pas une sensation plaisante, je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait, mais comme il m’avait attaqué, que je l’avais avertis deux fois, que ma balle dans sa jambe ne l’avait pas même ralentit… J’ai appuyé sur la gâchette. J’avais déjà tiré sur quelqu’un, dans un pied ou une cuisse, mais jamais en pleine tête. C’était la première vie que je prenais, enfin, je pensais avoir pris une vie et ensuite je me suis rapidement rendu compte que leur vie, elles étaient déjà parties. Quand j’ai vu le chaos dans les rues, je me suis inquiété pour ma famille, alors la question ne se posait pas. C’était eux que je choisissais et j’ai tiré sur autant de gens malade qu’il me fut obligé d’abattre pour rejoindre Malibu. J’ai même du abattre mon petit frère, une fois rentré… Ce coup-là, il a fait mal. Alors aujourd’hui, abattre des rôdeurs, franchement, ça ne me fait rien du tout. Qu’ils soient grands ou petits, qu’ils soient des hommes ou des femmes. Rien à foutre. C’est de la pâtée pour chat à côté de ce que ça m’a fait de loger une balle dans le crâne de mon propre frère, qui était devenu même, presque comme un fils pour moi, au fil des années.

As-tu perdu beaucoup de proches et les pleures-tu encore ?
Celui que j’ai perdu, le seul qui compte vraiment, c’est mon petit frère. D’ailleurs, c’est ce qui nous a séparés, Letz et moi. J’avoue avoir réagi très mal, mais je sais que si c’était à recommencé je n’aurais pas pu faire autrement… Je ne le pleure plus depuis longtemps. En fait, j’ai épuisé toutes les larmes que j’avais déjà, le jour où j’ai appris sa mort. Aujourd’hui, je me sens plus en colère qu’autre chose, mais je sais que ce sentiment vient d’une tristesse profonde, des remords que j’ai par rapport à tout ça. Je m’en veux de ne pas avoir été là, de ne pas l’avoir protégé, je m’en veux d’avoir rejeté la faute sur ma sœur, de lui avoir craché toutes ces horreurs… Elle me manque, et je sais que je lui manque aussi, malgré-tout. La famille reste la famille, et après tout ce temps, ce sera oublié. Nous avons déjà eu des disputes, dans ce genre, jamais aussi grosse, mais Letz et moi, je le sais depuis longtemps, rien n’y personne n’arrivera jamais à nous défaire l’un de l’autre.
Penses-tu avoir évolué depuis le début de l'invasion ?
Pas vraiment, non. Mon caractère ne c’est que renforcé encore un peu plus et chaque jours qui passe je me rends compte que j’ai toujours eu raison sur la race humaine. C’est comme ça. Je ne le vis pas moins mal pour autant. Ce que je vis mal, c’est la distance avec ma sœur. Sinon, je me sens quand même dans mon élément. J’ai jamais eu la vie facile, j’ai jamais accepté de l’avoir facile, parce que j’ai toujours préféré bosser pour obtenir ce que j’avais. Durant les dernières années précédant l’apocalypse, j’aurais pu vivre comme un Roi, j’aurais pu faire de grandes études, je regrette un peu mes études mais jamais le choix que j’ai fait en refusant les billets de Letizia. Aujourd’hui c’est un peu pareil, chacun pour soi, bosse et tu auras. Rien de nouveau, à part ces bêtes puantes qui te suivent partout.


_________________

YOU'RE THE BOSS, BIG SIS
Remember e v e r y t h i n g will be alright
We could m e e t a g a i n somewhere
s   o   m   e   w   h   e   r   e

*--_ F A R A W A Y F R O M H E R E _--*



Dernière édition par Eliseo A. Zocchetti le Jeu 17 Aoû - 3:56, édité 2 fois
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× A propos du vaccin : :
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MessageSujet: Re: ELISEO ϟ You're the blood of my blood, we can get through it all. Ven 28 Juil - 22:56


The world ain't all sunshine and rainbows, It's a very mean
and nasty place


THE NEED OF YOU
verone, italie (14 ans) ϟ Je n’avais jamais compris pourquoi tout le monde étaient toujours aussi nerveux lorsqu’ils arrivaient dans une nouvelle école. On changeait peut-être de bâtiment, mais c’était toujours les mêmes conneries ; des cours, des gamins stupides, l’ennuie mortelle, l’envie de se jeter en bas d’un pont… Pour moi, ça ne changeait absolument rien, j’avais déjà connu -oui, déjà- pire que ça, beaucoup plus pire, même, donc ce matin-là, je marchais dans ces nouveaux corridors de la même façon que je marchais à mon ancienne école, comme si je connaissais cette endroit comme le fond de ma poche ; en plein milieu, ne me gênant pas pour faire ma place lorsque c’était nécessaire. Je ne cherchais pas à me faire remarquer, au contraire, j’en avais tout simplement rien à foutre, des règles et des conventions. C’était ma devise depuis toujours. Personne n’allait jamais me mettre une laisse, je ne le permettrais pas. Je disais ça, sans me douter que j’allais aujourd’hui rencontrer la seule personne qui changerait tout, pour qui j’allais briser tant de promesses faites à moi-même, dans le but de me protéger de ce monde que j’avais toujours considérer comme étant toxique. La seule chose à propos de laquelle j’étais un tant soit peu enthousiasme c’était cette nouvelle bibliothèque. Je n’allais pas dans une école de riche, c’était même le contraire, mais elle était plus grande que l’ancienne et donc, ça voulait dire une plus grande bibliothèque qui contenait plus de livres que celle dans laquelle je traînais toujours avant. Dès que j’ai un peu de temps libre, au lieu d’aller flâner dehors comme je le fais habituellement, et bien que l’appel de la nicotine se faisait ressentir après ces quelques heures de cours, je me mets plutôt à la recherche de ce paradis à bouquin, en espérant y trouver des livres intéressants sur lesquelles je n’avais pas encore mis la main. Justement, alors que je regardais la paume de celle-ci dans laquelle j’avais noté le local qui m’intéressait, je fonce dans quelqu’un et je grogne, levant la tête pour défier celui qui m’avait dérangé et qui faisait au moins une bonne tête de plus que moi, mais ça ne me faisait pas peur. « Mais qu’est que tu fou bordel ? T’es pas capable de faire attention ? » Alors que je m’attendais plutôt à une bagarre ou au moins un petit coup sur la gueule, il me sourit et se penche vers moi, se retrouvant un peu trop proche de mon visage à mon goût, mais surpris par sa réaction, je ne sais pas comment réagir de mon côté et donc j’ai le réflexe de rester immobile. « Pas si c’est pour éviter les belles gueules comme les tiennes » qu’il répond sans aucune gêne avant de me contourner, s’éloignant avec ce qui semblait être un ami. Quoi ? Je me retourne et je le regarde alors qu’il prend la direction opposé à la mienne sans un seul regard en arrière. Secouant finalement la tête, je reprends mon chemin, trouve la bibliothèque peu de temps après et me promène dans les rangées, mais j’avais la tête ailleurs. Cette rencontre dans le corridor m’avait perturbé et ce garçon m’intriguait…

Deux jours plus tard, alors que je m’échappais de classe et de l’école, Mandy au bras et une clope au bout des lèvres, j’avais réussis à oublier ce face-à-face bien étrange, et de toute façon je ne pensais pas le croiser à nouveau de sitôt, dans cette grande école qui puait la merde et dans laquelle personne ne traînait vraiment. Enfin, c’est ce que je pensais, et c’est pourquoi j’avais facilement mis se mystère de côté, après tout j’avais d’autres priorités, en plus de tout, mais forcément, il fallait que je sorte par la porte parmi toutes celles qu’il y avait sur ce bâtiment et qui donnait sur la table sur laquelle il c’était installé avec d’autres visages qui m’étaient inconnus. Nos regards se croisent mais je le détourne rapidement. Je ne savais pas à quel petit jeu il jouait, mais j’étais bien déterminé à ne pas le perdre et c’est pourquoi je décide de m’installer avec Mandy à quelques tables plus loin seulement, comme il avait été prévu initialement. Durant quelques minutes, tout es normal. On discute tranquillement et on se partage la cigarette que je m’étais allumé en sortant, jusqu’à ce qu’il se lève et se mette à marcher dans notre direction. Je suis assez discret pour que Mandy ne remarque pas le rapide coup d’œil que j’avais lancé par-dessus son épaule, mais je savais qu’il m’avait vu, lui, puisqu’un sourire avait bizarrement étiré ses lèvres au même moment.

~


Pourquoi j’avais accepté de venir à cette soirée déjà ? Ah oui, parce que je suis un gros con. Voilà. Alors que j’entre dans cette maison de riche des hauts quartiers de Vérone qui puait l’alcool et la sueur à plein nez, Mandy au bras et laissant s’échappé de mes poumons un nuage de nicotine sur les quelques personnes devant nous, je me surprends à chercher le visage de celui qui m’avait invité, qu’on en finisse avec cette histoire. J’avais d’autres chats à fouetter. Je me laisse entraîner entre la foule et sur la piste de danse par la brune, toujours un peu distrait. Qu’est que je pouvais détester ce genre de rassemblement, en plus. J’avais peut-être été poussé trop rapidement dans le monde adulte mais tant pis, le fait était que faire la fête ça ne m’intéressait pas et même si ça m’intéressait je n’avais pas le temps pour ces conneries.

Alors que je finis par l’apercevoir dans les cuisines de là où j’étais, je prétends l’envie d’un verre et je laisse Mandy sur la piste de danse pour le rejoindre. Pour le provoquer un peu et que tout cela finisse plus rapidement, je lui donne un coup d’épaule et m’excuse ensuite en lui souriant faussement et sur un ton sarcastique. Malgré le fait qu’il se renverse son verre dessus, il reste très calme et s’essuie, me souriant même en retour, mais de son côté, il semblait plus joueur que faux. « Tu es venu… Intéressant. » Je fronce les sourcils. « Bien sûr que j’suis venu. Pourquoi, tu pensais que j'allais me dégonfler ? » lui répondis-je, sans savoir comment il avait pu comprendre le contraire ; je n’avais jamais reculer devant lui et je n’avais jamais fuis. En retour, il hausse simplement les épaules et change de sujet. « Alors, je vais enfin apprendre ton jolie prénom ou pas ? » me demande-t-il alors que son sourire s’agrandit. Voilà, il recommençait avec ses blagues ! Ça commençait à le faire. « Mais bordel, tu vas me taper sur la gueule oui, qu’on en finisse ? » Pendant un instant, il semble perdu, puis il se redresse ensuite un peu plus et aborde une expression sérieuse, pour une fois ! On y était enfin. « Tu veux te battre c’est ça ? » Il s’avance comme s’il voulait être imposant, mais je ressentais plutôt un malaise. Si je pensais qu’il était une brute, parfois je me disais que j’étais surement complètement à côté de la plaque, puisqu’il s’y prenait très mal selon-moi. Je n’avais pas l’habitude de craindre une volée, c’était mon quotidien, mais là c’était deux fois moins possible ; il n’avait absolument rien d’effrayant. Même sa taille ne l’aidait pas. « Très bien. » Il passe à côté de moi en me rendant mon coup d’épaule et il se dirige vers la porte arrière, alors je le suis, relevant déjà mes manches. Une fois à l’air frais et dans l’herbe fraîche de cette grande cour arrière, il avait déjà perdu son air menaçant. Énervé plus que tout, je lance les hostilités en le frappant en plein milieu du visage. « Putain mais t’es vraiment un con toi ! » qu’il me lance en portant une de ses mains à son nez qui se mettait déjà à saigner. Vu le regard qu’il me lançait maintenant, je comprends qu’il n’était pas du tout en colère lorsqu’on était encore dans la maison, mais là il l’était pour de vrai et il faut dire que comme ça, légèrement éclairé et les yeux fumants de colère, il montrait finalement son côté menaçant. Cela dit, ça portait à confusion. Pourquoi il réagissait comme ça et pourquoi il avait fait semblant à l’intérieur ? Je n’ai pas le temps de répondre qu’il me rend mon coup et avec force. Maintenant tous les deux beaucoup trop énervés pour avoir une conversation, la bagarre éclate et ne s’arrête pas jusqu’à ce qu’on soit tous les deux épuisés, en sueur et saignant chacun de notre côté, et ça ne se termine pas tellement de la façon prévue. Il tira sur mon pull et me rapprocha de lui, son autre main serré en un poing. Je m’attendais à un nouveau coup, mais au lieu de ça, on respirait tous les deux très forts et bizarrement, on le faisait tout en se regardant dans les yeux. Aucun de nous deux ne bouge avant un moment, jusqu’à ce qu’il s’approche et pose ses lèvres contre les miennes. Encore une fois, il me prenait de court et il me faut donc quelques secondes pour analyser la situation. Je le repousse de toutes mes forces lorsque je réalise ce qu’il venait de faire et quelques secondes silencieuses passent à nouveau, où nous n’entendons plus que le son de nos respiration haletantes. Cette fois c’est moi qui bouge le premier, qui réduit l’espace qui nous séparait au minimum et qui plaque ses lèvres sur les miennes en le tirant contre moi. Je ne savais pas vraiment ce qui m’avait pris, et je n’allais pas me poser cette question avant d'être allez trop loin et que ça n'ait plus aucune importance.

C’est la sonnerie répétitive de mon téléphone qui me sort de mon sommeil le lendemain matin. Grommelant, je me retourne dans mon lit et je me penche pour attraper mon jeans. J’en sors mon portable et me frotte un peu les yeux. En voyant les quelques dizaines de texto de ma sœur, je me redresse complètement et me rend compte que je ne suis même pas dans ma chambre. Tournant doucement la tête à ma gauche, ayant peur de qui pouvait être étendu à mes côtés, je me rend finalement compte de sa présence. Couché sur le ventre et serrant son oreiller, les yeux toujours fermés et les cheveux en bataille. Je soulève le drap de sur mes jambes et voilà que tous les souvenirs de la veille me revenait, en plus d’un sacré mal de crâne, sans parler de mon visage qui ne devait plus ressembler à rien vu la bagarre que j’avais eu avec la même foutue personne ! « Tu vas me le dire maintenant, ton prénom ? » Je tourne de nouveau la tête dans sa direction, et je le vois qui souris en coin, comme à son habitude.

CAN'T GIVE UP NOW
verone, italie (16 ans) ϟ Tous les matins, c’était la même routine. Je me faisais réveiller par ma sœur qui me tendait une tasse de café fumante. J’en prenais quelques gorgées et ça me suffisait pour me secouer et me faire sortir du lit. J’enfilais des habits propres, je soufflais en voyant la pile de linge sale que moi et mon petit frère on accumulait toujours en un rien de temps, puis je sortais les rejoindre à la cuisine. Je prenais la relève. Alors que Letz se préparait, je m’occupais du petit déjeuner pour notre petit frère et je mangeais à côté un bol de céréale. Lorsque la blonde revenait, je devais souvent la forcé à s’asseoir et à manger un peu puis j’envoyais Lou s’habiller. Généralement, on avait à peu près dix minutes pour discuter de tout et de rien, puis on décollait. Selon nos shifts de travail et les quelques sorties qu’on se permettait de faire, essayant de se séparer les tâches et notre fatigue mutuelle au maximum, l’un d’entre nous partais porter notre petit frère à l’école. Pour le condamné, c’était la course et souvent ça nous faisait arriver en retard à nos cours respectifs, alors qu’au contraire, celui qui était libre pouvait profiter du silence et de la tranquillité pendant ces quelques minutes de marche. Après, c’était cours pour tout le monde ! Moi, je séchais parfois, bien que ça ne plaisait pas du tout à Letz. Pourtant, j’arrivais tout de même à avoir de très bonnes notes, alors au final, après m’avoir fait un peu la morale, on passait rapidement à autre chose. Les cours finissaient et généralement je passais prendre Lou. Un tour rapide à la maison requis pour me changer en uniforme et récupérer les cahiers à colorier de Lou et on était repartis. Le soir aussi, c’était la course. J’arrivais au bar-restaurant pour mon shift et je travaillais comme un fou en plus de surveiller mon petit frère en permanence, et en plus de tout, il était capricieux et demandait constamment de l’attention. Finalement, ma sœur passait le prendre quelques heures plus tard, lorsqu’elle quittait l’hôtel où elle était femme de ménage. Parfois elle venait chanter, ce qui nous rapportait encore un peu d’argent, parfois elle retournait à la maison avec lui et s’occupait de lui, alors que je restais au bar et souvent jusqu'à la fermeture ; plus d’heures, plus de tune. Je rentrais tard et lessivé ; je ne voulais qu’une chose et c’était dormir pour le restant de mes jours. La plupart du temps, je traînais les pieds jusqu’à la chambre de Letz et je m’écrasais à ses côtés. Ça nous arrivait de discuter un peu, ou de simplement être ensemble, apprécier ce petit moment de répit. Je me levais éventuellement, j’allais récupérer mon assiette dans la micro-onde et je mangeais seul, avec une bière et dans le silence complet. Ça c’était le vrai bonheur ! Finalement, je rejoignais ma chambre, vérifiait que Lou dormait bien, ramassait ce foutu ours en peluche qu’il balançait toujours hors de son lit et je me laissais tomber dans le mien. Souvent, je dormais comme ça ; sur le ventre, toujours dans mon uniforme et puant la merde. Certes, je m’en voulais le lendemain matin… Parce que forcément, il fallait que je prenne une douche de temps en temps, même si j’avais souvent l’impression que je n’avais pas de temps pour ses conneries ! Sans parler des maux de cou et de dos que réveillait cette position inconfortable. Mais qu’est que je pouvais y faire ? Mes muscles ne m’écoutaient plus, rendu à cette heure-là, et après tout ce que j’avais fait dans ma journée… Puis la roue se remettait à tournée !

GONNA MISS HOME
verone, italie (18 ans) ϟ J’avais toujours sut que ma sœur avait du talent, mais vu la chance de merde qu’on avait toujours eu, je n’aurais jamais cru qu’elle finirait par réaliser l’un de ses plus grands rêves un de ses jours, et elle non plus. Je me souvenais encore de lorsqu’on était encore que des gosses, des vrais, et c’était loin… puisque nous l’avions jamais vraiment été finalement, et qu’on se levait la nuit lorsqu’il n’y avait plus aucun bruit. Elle me rejoignait dans mon lit, et on parlait de tous les endroits où on aimerait être, plutôt qu’ici, de tous ce qu’on voulait faire. Combien de fois on avait parlé de tous les disques qu’elle allait vendre, de tous les fans qui connaîtraient les paroles de ses chansons par cœur ? Au fil du temps et avec toutes les emmerdes qui nous étaient tombé dessus, on avait fini par cesser de rêver et même de vivre parfois. On se suffisait à survivre et à s’aimer, on se suffisait à être ensemble dans notre merde. Bien que ça nous avait à tous les deux pris du temps à y croire, c’était maintenant bien réel ; Letz était déjà à Los Angeles depuis quelques semaines et tout marchait comme sur des roulettes, on commençait à parler d’elle et à lui prédire un avenir brillant dans le monde de la musique. J’étais plus que content pour ma soeur, mais beaucoup moins enjoué à l’idée de quitter l’Italie. Je voulais être avec elle plus que tout. Ces derniers temps, sans Letz, ça avait été horrible. Jamais on n’avait été séparé aussi longtemps. Je m’étais débrouillé, surtout que Loukas devenait grand, mais ce n’était plus pareil sans elle et de son côté, elle pensait pareil. Ici, bien qu’on ne vivait pas dans un palace et qu’on avait nos lots de problème, c’était notre maison, et je n’avais même pas envie de parler de Dom… Je ne voulais même pas y penser, je préférais me voiler la face. C’était trop difficile, c’était trop douloureux… Sauf que si je ne la rejoignais pas, je savais que Lou lui le ferrait. Au contraire de moi, il était excité à l’idée de quitter notre trou à rat, à l’idée d’une vie meilleure là-bas. Ma famille ça avait toujours été tout pour moi, et même si Lou rejoignait Letz, et qu’elle réalisait l’un de ses plus grands rêves, je savais qu’elle n’était pas capable de me laisser derrière-elle, et que de toute façon, je n’étais pas capable non plus de la laisser partir. Il était hors de question qu’elle revienne, alors c’était à moi de partir.

Alors que je faisais le tri des choses qu’on apportait, ce qui n’était même pas le quart de nos affaires, assis au sol et une boîte en carton entre les deux jambes, deux coups sur la porte me fait me tourner vers l’entrée ; Mandy se tenait-là, près du cadrage de porte, s’y appuyant un peu. Elle observe l’appartement et les deux boîtes déjà pleines, celle aussi que j’avais devant moi, et elle me sert un sourire triste. « Alors c’est vrai, vous partez pour de bon ? » qu’elle demande, même si elle savait pertinemment ce que j’avais à lui répondre. C’est pourquoi, d’ailleurs, que je décide de ne rien lui dire. Je me lève du sol. Elle s’approche un peu, incertaine, puis je lui souris. La brune s’approche donc finalement et m’enlace. On reste ainsi quelques longues secondes et je me permets même d’apprécier l’étreinte, fermant les yeux. « Tu vas me manquer, idiot. » J’ouvre les yeux lorsque je sens dans sa voix qu’elle sanglote un peu. Je me pousse légèrement d’elle, juste assez pour être capable de la regarder. « C’est pas des adieux tu sais. Promis. » Elle hoche de la tête et renifle, essuyant rapidement les quelques larmes qui avaient coulées le long de ses joues. « De toute façon, je te l’interdis » répondit-elle en retrouvant un peu son sourire. Malgré ce qui s’était passé entre nous, et ce froid qui avait suivis, elle avait fini par revenir vers moi. Je m’en étais voulu pendant longtemps, ça n’avait jamais été mon intention de lui faire du mal, même si je ne l’avais pas du tout raté. Quelque chose s’était brisée entre nous. Elle avait été la première personne avec qui j’avais été intime et la seule femme aussi, et j’avais également été son premier. En vrai, j’avais toujours cru avoir été amoureux d’elle et avoir été heureux, mais je n’avais aucune idée de ce que c’était dans le temps, je m’en étais rendu compte beaucoup trop tard. Je lui avais brisé le cœur et elle m’avait avouée ne pas être capable de l’oublier, parce que j’allais toujours être son premier. Le premier qu’elle a aimé et le premier qui lui a fait du mal. Malgré tout, elle m’avait aussi dit qu’elle savait pertinemment que ce n’était pas de ma faute et que je n’y pouvais rien, que c’était comme ça. Alors éventuellement, nous étions redevenus amis. Mine de rien, elle avait été la meilleure amie que j’avais jamais eu, et elle aussi, elle me manquerait énormément. Tout allait me manquer, ici, finalement. Lorsque la brune quitta l’appartement, et que tout redevenu silencieux, je me tourna vers la pièce, me remémorant tous les mauvais souvenirs et tous les bons souvenirs, tous les cris de rage et tous les fous rire, et un ignoble sentiment de nostalgie me gagna à la poitrine. Je ne le savais pas encore, mais un chapitre se terminait.

YOU AND I
californie, usa (19 ans) ϟ Depuis que j’étais ici, rien n’allait bien. Je détestais cette ville, je détestais les gens qui y vivaient, je détestais lorsqu’on me reconnaissait à cause de ma sœur, qu’on croyait que j’avais plus d’importance qu’un autre parce qu’elle savait chanter et se dandiner sur une scène, ou parce qu’elle avait de l’argent. Entre elle et moi, ce n’était plus pareil. On enchaînait les disputes, nous n’étions plus d’accord sur comment élever Lou, qui devenait un vrai gros bébé gâté, ce qui avait le don de m’énerver en soit. Nous n’étions plus d’accord sur beaucoup de chose, en fait. Comme mon futur par exemple. Elle voulait me payer mes études universitaires, mais bien entendu, je refusais catégoriquement d’avoir tout cuit dans le bec ! Elle changeait. Dans le fond, elle restait la même, je le savais, mon cœur le savait, mais ma tête ne pouvait pas s’empêcher de remarquer toutes ses choses qu’elle s’achetait, tous ses beaux vêtements qu’elle portait, tout se luxe dans lequel elle baignait tellement bien et dans lequel je n’étais pas du tout à l’aise. J’avais vécu un moment avec ma sœur et mon petit frère dans cet appartement. Il était spacieux et beaucoup plus beau que notre ancien, mais je m’étais habitué. Sauf que cette maison… Je n’étais pas capable d’y rester très longtemps, ça me donnait seulement envie de donner des coups de pieds dans tout ce que je trouvais sur ma route. Alors je traînais où je le pouvais. Chez des amis, ou chez l'amant du moment. Ils étaient tous très temporaires, depuis Dom. Je n’arrivais pas à m’attacher, à me sentir bien, pas longtemps en tout cas. Je finissais toujours sur le canapé d’un pote, au téléphone avec lui, que les circonstances et la vie avait fait mon ex. Parfois, il était en couple, parfois il ne l’était pas, mais je m’en fichais et lui aussi apparemment, puisqu’il me laissait lui parler, lui dire un tas de conneries et lui demander de m’en dire un tas d’autres en retour. Je ne me sentais pas mieux le lendemain, quand je me réveillais avec une énorme gueule de bois et que j’étais forcé de rentrer travailler dans cette boîte de nuit que je détestais comme je pouvais détester tout ici. Plus rien n’était pareil et ça m’usait. Je voulais à nouveau notre appartement qui tombait en ruine et mon petit lit duquel mes pieds dépassaient, je voulais retrouver ces nuits que je passais dans la chambre de ma sœur et durant lesquelles on ne s’échangeait aucunes paroles, durant lesquelles on prenait le temps de respirer tout simplement, je voulais Dom, je voulais à nouveau que nos poches soient vides, je voulais les foutus pâtes à la sauce rouge de ma sœur et qu’elle préparait toujours, je voulais retrouver le petit bout de chou que j’arrivais à porter dans mes bras et qui avait encore conscience de la valeur des choses, je voulais retrouver ma famille… On était tous ensemble et pourtant, je me sentais seul. On était plus dans la même galère, on avait plus les même problèmes, on ne se comprenait plus. Qui aurait cru que j’allais être plus malheureux ici que je ne l’avais jamais été ? Ici, dans la ville de laquelle on parle le plus, alors que je pourrais vivre dans le palace de ma sœur, vivre de son ombre et glander toutes les journées près de la piscine, des lunettes de douchebag sur le nez ? Vivre la vie de rêve ! Sauf que ça ne l’était pas pour moi, la vie de rêve…  Pour une raison malsaine, j’avais envie de bosser dur, j’avais envie de suer, de mériter à l’acharnement ce qui se trouve sur ma table, le toit que j’ai au-dessus de la tête, je voulais connaître à nouveau cette sensation, lorsque je pouvais enfin me poser, lorsque tous les muscles de mon corps me faisaient souffrir, lorsque dormir me paraissait être si bon… J’avais envie de me sentir en vie.

WILL LOSE MY MIND
californie, usa (20 ans) ϟ Assis sur le toit d’un immeuble et les pieds dans le vide, sous les grognements de quelques rôdeurs en bas, je fumais tranquillement ma dernière clope, le regard dans le vide. Ça faisait des jours que je n’avais pas changé de vêtements, que je n’avais pas eu le droit à une douche, ou à une nuit de repos décente. Ça faisait des jours que je courais pour m’éloigner le plus, le plus de quelque chose dont je n’avais même pas conscience. J’étais encore sous le choc, je n’avais pas envie de prendre conscience des événements, de ce que j’avais perdu, de cette réaction horrible que j'avais eu, de ce qui se passait dans le monde. Arrivant à la fin de ma cigarette, je la laisse tomber et je le vois qui s'engouffre dans la gueule d’une de ses créatures. Il est perturbé un instant, mais se remet à grogner peu de temps après, alors je relève la tête et fixe à nouveau le vide. Ça faisait aussi des jours que j’avais parlé ou croisé un autre humain, ces choses étaient partout. Je n’avais aucune idée de ce que j’allais faire, de comment j’étais sensé m’en sortir. Pour la première fois de ma vie, je ne savais pas comment avancer. J’avais toujours été capable de passer au travers des moments difficiles, j’avais toujours trouvé des solutions, j’avais toujours été débrouillard, indépendant. Je me retrouvais pourtant complètement perdu à cet instant et ce n’était pas la première fois que ma vie était complètement chamboulée, mais pas à ce point… pas à ce point… Comme je ne portais même pas attention à ce que je voyais devant moi, c’est à peine si je remarque que ma vue s’embrouille de larmes. Je n’arrivais plus à me sortir ses images de la tête, son visage… Je ferme les yeux en me remémorant la scène, en entendant à nouveau le coup de feu, et lorsque je les ouvre à nouveau, je penche la tête pour observer mes mains. Je me sentais sale, souillé. Qu’est que j’avais fais ? Qu’est que j’avais fait !! Alors que j’agrippe fermement le béton sur lequel j’étais installé, je me mets à crier de toutes mes forces, évacuant tout ce que j’ai sur le cœur. La rage, la peine, le manque, le regret. Je gueule jusqu’à en perdre la voix. De toute façon, à quoi allait-elle me servir aujourd’hui ? J’étais seul. Si je m’étais senti seul ses dernières années, ça n’avait rien de comparable à ce que je ressentais en ce moment. C’était une solitude profonde, tout autant physique que psychologique, à laquelle je ne pouvais rien changer, même si je le voulais. Je ne savais même plus si je préférais que ce soit ainsi, ou que ça ne le soit pas, puisque dans le fond, à part ma famille, je n’avais envie d’être avec personne, et c’était malheureusement impossible qu'ils arrivent sur ce toit et qu'ils s'installent avec moi ici, alors personne ça sera. Tout était de ma faute, en plus, je ne pouvais pas blâmer la situation, blâmer ses foutues bêtes ou blâmer ma sœur. C’était de ma faute. J’avais tout fichu en l’air, j’avais fait la plus grosse bourde de toute ma vie, j’avais repoussé Letz une dernière fois, la fois de trop. J’avais toujours assumé les conséquences de mes actes, même les plus futiles, mais aujourd’hui je n’y arrivais pas. Je n’arrivais pas à assumer cette mort que j’avais sur la conscience, mon propre sang sur mes mains, et tous ses mots horribles qui étaient sortis de ma bouche sans que je ne puisse le contrôler, tout le mal que j’avais dû lui faire, à ma sœur, en plus du mal qu’on ressentait tous les deux, qu'on partageait comme on avait partager tant de chose, maintenant que Lou n’était plus. Il fallait toujours que je fasse ça, que je détruise tout. Je me sentais toujours obligé de faire le con. Sauf que là, c’était différent… J’avais plus qu’été con, j’avais été horrible… Je ne me reconnaissais plus. Reprenant mon souffle, je laisse tomber ma tête, à bout de force, et je ferme encore les yeux, comme si c'était trop dur de faire face aux images devant moi, aux images qui me prouvaient que tout était réel, que tout s'était passé comme je me le rappelais que trop bien. J’entendais les grognements des rôdeurs se multiplier, surement tous attirés par le vacarme que je venais de faire, mais c’était bien le dernier de mes soucis ; je ne savais plus qui j’étais, je remettais en question tout ce que j’avais pu faire dans ma vie, toutes les erreurs que j’avais commisses, toutes les décisions que j'avais prises...

Mais qui j’étais, bon Dieu de merde ..?



You kill or you die or you die and you kill. † the walking dead.


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MessageSujet: Re: ELISEO ϟ You're the blood of my blood, we can get through it all. Ven 28 Juil - 23:10

BABY BRO ! Comme ti es bo !
J'ai hate qu'on les joue ENFIN !! Depuis le temps qu'on en parle de ce duo de la mort !

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MessageSujet: Re: ELISEO ϟ You're the blood of my blood, we can get through it all. Ven 28 Juil - 23:15

big sis lele lele c'était si loooong mais on y est enfinnn caddi

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MessageSujet: Re: ELISEO ϟ You're the blood of my blood, we can get through it all. Lun 7 Aoû - 23:38

Re-bienvenuuue chez toi lele lele T'es de toute beauté cuty

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On se retrouvera... Je te le promets



Papa ne t'oublie pas... Je serais à nouveau là pour toi mon fils.

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MessageSujet: Re: ELISEO ϟ You're the blood of my blood, we can get through it all. Mar 8 Aoû - 8:40

Toi j'te baise lele avec tous les compte que tu veux j'te les offre tous yerk J'suis juste trop fan de ce type ! rip Plus sérieusement hâte d'avoir l'occasion de jouer avec toi et ce new persos hug sexbed
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MessageSujet: Re: ELISEO ϟ You're the blood of my blood, we can get through it all. Jeu 10 Aoû - 5:11

Ailouuuuuu, merci mon petit bouuuuu. love you

Tant d'amuuuur. yerk Tu veux quoi ?? batte troll Marchie potit cochon ! Hâte aussi qu'on fasse pleins d'rp lelelelele. huhu Jeremy Allen White. rip On est d'accord =>

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MessageSujet: Re: ELISEO ϟ You're the blood of my blood, we can get through it all. Sam 12 Aoû - 21:46

Re-bienvenue sur le forum Wink

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MessageSujet: Re: ELISEO ϟ You're the blood of my blood, we can get through it all. Lun 14 Aoû - 17:04

Mercii chouuu cara

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MessageSujet: Re: ELISEO ϟ You're the blood of my blood, we can get through it all. Lun 14 Aoû - 17:54

Re-bienviendu lele

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MessageSujet: Re: ELISEO ϟ You're the blood of my blood, we can get through it all. Mar 15 Aoû - 6:18

Marchiie mon potit cuty

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MessageSujet: Re: ELISEO ϟ You're the blood of my blood, we can get through it all. Jeu 17 Aoû - 7:20

Auto-validation qui tue. siffle

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MessageSujet: Re: ELISEO ϟ You're the blood of my blood, we can get through it all.

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