Prison isn’t nothing to me if you’ll be by my side • Svetlana Atkinson
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Prison isn’t nothing to me if you’ll be by my side • Svetlana Atkinson

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BODIE
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× Âge du perso : :
26 ans.

× Localisation (+ avec qui) :
Bodie.

× Avant, j'étais : :
En taule.

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MessageSujet: Prison isn’t nothing to me if you’ll be by my side • Svetlana Atkinson Lun 4 Sep - 16:19

Svetlana Z. Atkinson
PRÉNOM(S) † Svetlana, bien que je me fasse appeler Lana depuis des années. Mon second prénom est Zoya. NOM † Atkinson, un joli contraste avec mes prénoms d’origine russe. ÂGE † 26 ans, ce qui dépasse largement l’espérance de vie actuelle. DATE DE NAISSANCE † 1er avril, et non, ce n’est pas une farce. LIEU DE NAISSANCE † Carson City, Nevada. Mieux que Vegas quand même. ANCIEN LIEU D'HABITATION † Chino, Californie. En prison, je dois préciser. ANCIEN MÉTIER † Détenue, mais je ne le recommande à personne. Ça paie mal. STATUT FAMILIAL † Célibataire qui compte bien le rester. ORIENTATION SEXUELLE † Je déteste les hommes et les femmes me laissent de marbre. POSITION DU PERSONNAGE VIS-A-VIS DU VACCIN † Un vaccin ? Quel vaccin ? Jamais entendu parler. CÉLÉBRITÉ SUR L'AVATAR † Jennifer Lawrence. GROUPE QUE TU SOUHAITES REJOINDRE † Bodie, avec ceux de mon espèce. CRÉDIT AVATAR † Sandy.



On va faire ça court : Code validé par Fredou. Sinon, Oli/Iain ici présent,
qui s'est fait convaincre par Charlie/Sam/Claire/Joy de se créer un perso féminin cette fois.

Décris ton caractère d'avant l'épidémie puis de maintenant.
Je n’aime pas décrire mon caractère, je préfère dire que j’ai du caractère. Ne venez pas m’importunez, ne me faîtes pas perdre mon temps, et surtout n’essayez pas de m’insulter. J’ai la réplique facile et la gâchette tout autant. Les seules fois où je peux paraître amicale, c’est quand je suis au sommet d’un arbre, couverte de faux sang et que j’attends un prince charmant à cambrioler. Bon, je fais des efforts pour me montrer civilisée quand je suis à Bodie, je peux même entamer une conversation avec un ou deux habitants pas trop taches, mais en dehors du camp je préfère ne compter que sur moi-même. Je n’ai pas beaucoup changé depuis l’épidémie. Je ne pense toujours qu’à moi, moi et moi et je ne compte pas devenir une mère Theresa de sitôt, alors apprenez à vivre avec.
Que ressens-tu quand tu vois un zombie ? Est-ce que tu les tues ? Si oui, que ressens-tu ?
Ils me répugnent. Oui je les tue, et je ne ressens rien de particulier. De la fatigue peut-être, parce qu’ils sont toujours en groupe et qu’ils agissent toujours de façon prévisible ? Oui, je dirais que les zombies commencent à me lasser. Il serait temps qu’ils tombent tous en décomposition ou qu’ils aillent se transformer en glaçons en Antarctique, peu importe. Sans eux, ma vie serait beaucoup plus facile. Je pourrais continuer de m’en prendre à mes semblables sans craindre qu’un grognement ne résonne à proximité. Mes nuits de sommeil seraient meilleures aussi. Mon odorat ne s’en plaindrait pas non plus.

As-tu perdu beaucoup de proches et les pleures-tu encore ?
Je n’ai plus de contacts avec ma famille depuis un bon moment et je dirais que je ne suis plus assez proche d’eux pour les pleurer advenant que leurs souvenirs me reviennent en mémoire. Même chose pour mes camarades de prison, dont la plupart sont mortes d’ailleurs. Je ne me suis pas vraiment attachée à personne en taule parce que je préférais être crainte qu’être aimée. Il y avait bien Joy de qui j’étais plus proche, mais je ne peux pas dire avoir eu de véritables sentiments pour elle. J’étais sa femme de prison, d’accord, mais il n’était pas question qu’elle me passe la bague au doigt une fois dehors. De toute façon, je crois qu’elle avait pris perpétuité, alors…
Penses-tu avoir évolué depuis le début de l'invasion ?
Pas vraiment, je dirais plutôt avoir évolué depuis que je suis en prison. Je n’étais pas particulièrement dangereuse auparavant. Je pouvais vous piquer votre fric ou vous faire chanter, mais je vous oubliais dès que j’avais eu ce que je voulais. En prison, j’ai dû m’imposer et j’ai appris de Joy à me montrer sans pitié. Depuis, je n’hésite pas à m’en prendre aux autres survivants pour avancer. Gare à vous si vous avez ce dont j’ai besoin. Je sais aussi que si je ne frappe pas en premier, alors ce seront les autres qui profiteront de moi, et ça je ne le permettrai jamais.



Dernière édition par Svetlana Atkinson le Lun 4 Sep - 17:57, édité 1 fois
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BODIE
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MessageSujet: Re: Prison isn’t nothing to me if you’ll be by my side • Svetlana Atkinson Lun 4 Sep - 16:19


Prison isn’t nothing to me if you’ll be by my side

Ma mère m’a toujours dit qu’il n’y a rien de plus fort sur la planète que les femmes. Elles endurent maux et souffrances pour donner la vie et sont prêtes à recommencer de nouveau. Du jour de leur naissance jusqu’à celui de leur trépas, elles subissent sans jamais plier, tombent pour mieux se relever. Je l’ai cru et je la crois toujours d’ailleurs. Pourtant, cela m’a blessée de réaliser qu’elle-même ne représentait pas cet idéal. C’était une beauté russe sculpturale à la chevelure dorée et aux yeux couleur acier qui, pour fuir l’hiver moscovite, a fait tomber sous son charme un politicien américain en mission étrangère qui lui a promis le monde si elle traversait l’océan avec lui. Elle a cru l’avoir attrapé dans ses filets avec son pouvoir de séduction, mais elle a oublié que si les femmes sont puissantes, c’est aussi parce que les hommes sont faibles en comparaison. Treize ans suite à leur première rencontre, alors qu’ils étaient mariés depuis douze ans et demi et que je venais à peine de fêter mon onzième anniversaire, mon père a quitté sa déesse étrangère pour sa stagiaire tout juste majeure. Ma mère venait de se faire détrôner par une rivale plus jeune, plus belle, plus ambitieuse. Néanmoins, Mrs Atkinson était toujours une femme splendide et elle n’a pas perdu de temps. Après avoir vécu le rêve américain durant toutes ces années, elle n’allait pas commencer à travailler ou se contenter de moins. Elle a choisi son prochain mari en se basant sur deux éléments seulement : sa voiture et sa montre. Malheureusement pour elle, sa Rolex était fausse et sa Jaguar ne servait qu’à compenser. Pire, mon beau-père était un alcoolique et un escroc. Alors que ma jeunesse avait été bercée par la richesse et l’opulence, que j’étais insouciante des problèmes qui affectent le commun des mortels, mon adolescence a été l’envers du miroir. Les déboires financiers du nouveau mari de ma mère lui ont coûté son palace et sa bagnole (sa montre, ne valant pas un sou, est néanmoins restée collée à son poignet) et plus d’une fois j’ai surpris ma mère à camoufler les marques violacées sur sa peau avec d’épaisses couches de fard. Combien de fois l’ai-je suppliée de le laisser tomber, mais elle s’était laissée piéger à son propre jeu. Sans lui, elle n’avait plus rien, et cette perspective l’effrayait plus que le regard malsain de son époux quand il avait bu un verre de trop. Ma mère était comme une mauvaise herbe qui pousse entre les fissures du trottoir, piétinée sans un regard de la part de ses assaillants, mais toujours à considérer sa percée du sol comme une réussite. J’aspirais à mieux, je me voyais comme ces séquoias qui effleurent le ciel de leurs cimes et qui regardent de haut les humains qui fourmillent à leurs racines. C’est pourquoi j’ai pris mon envol une fois mon diplôme en poche et que je n’ai jamais jeté un regard vers le nid que je quittais. J’aurais pu retrouver mon père pour qu’il me paie des études et assure mon avenir, mais j’étais fière et je n’avais que faire d’une éducation. Je n’avais pas besoin de gaspiller mon temps sur les bancs de l’école puisque j’avais déjà en moi tout ce qu’il fallait pour réussir. C’est ainsi qu’à dix-huit ans, j’ai pris la direction de Las Vegas.

« Zoya, c’est un nom italien ? » La jeune femme poussa un gloussement en effleurant son visage. « Oh, mais monsieur est un vrai connaisseur. Molto bene. » Sous les néons rosés, les yeux bleus de Zoya lui donnaient une apparence surnaturelle, ce que l’homme ne pouvait s’empêcher de remarquer quand son propre regard était en mesure de se détacher du décolleté de la demoiselle. S’apercevant que le poisson avait mordu à son hameçon, Zoya secoua sa crinière et poussa sa poitrine vers l’avant. « Maintenant Signore, qu’est-ce que vous diriez de terminer votre verre pour que je vous montre les merveilles de l’Italie dans les cabines ? » Le client ne se fit pas prier deux fois. En deux gorgées, le whisky était disparu et il suivait docilement Zoya qui le guidait par la main vers l’arrière du bâtiment. La démarche de la jeune femme était assurée, mais l’alcool alourdissait les pas de son compagnon. Une fois confortablement installé sur le fauteuil, l’homme senti toute la fatigue du monde l’assaillir. Ses paupières étaient de plus en plus difficiles à garder ouvertes. La blonde referma le rideau de la cabine et se retourna vers le client dont la tête dodelinait dangereusement vers l’arrière. « Qu’est-ce qui se passe ? Trop de boisson pour ce soir ? » « Hmm… » Ses yeux clignèrent avant de se refermer complètement. « Vous devriez toujours surveiller votre verre. On ne sait jamais quand une belle inconnue va y verser un petit somnifère… » La femme pris place sur les genoux de l’homme et fouilla dans les poches de son pantalon, puis de sa veste, afin d’y extraire son portefeuille. Elle en retira les billets, qu’elle compta soigneusement, et prit également les cartes de crédit. Le reste du contenu était sans attrait pour elle. Zoya jeta tout de même un coup d’œil aux photos qui représentaient une femme d’âge moyen, belle mais banale, sûrement l’épouse du type endormi. « Ça t’apprendra à venir reluquer des filles ici plutôt que de rester à la maison avec elle. » Le temps avait suffisamment passé pour que Zoya puisse sortir et rejoindre le bar. Avant de quitter la cabine, elle se retourna vers le client somnolent et lui dit : « Et Zoya est un nom russe, sombre crétin. » En passant devant le portier qui surveillait les danses privées, elle lui souffla : « Il faudrait appeler un taxi pour le type dans la cabine numéro sept. Encore un autre qui a trop bu ce soir. » L’agent de sécurité lui fit un signe de tête et sortit son téléphone portable tandis que Zoya retournait au vestiaire. Elle avait fait suffisamment de blé ce soir pour quitter plus tôt.

Enfant, j’avais toujours été douée pour manipuler mon entourage et obtenir ce que je voulais. Je tenais ce savoir de ma mère, un talent gravé dans mes gènes, mais contrairement à elle, je savais qu’il valait éviter de voler trop près du soleil. Lorsqu’on a commencé à poser trop de question à mon propos, j’ai refermé mon baluchon et j’ai fui Las Vegas en un battement de cil. Je n’avais pas peur qu’on me retrouve. J’avais toujours utilisé mon second prénom et mes patrons ne déclaraient pas l’argent qu’ils me versaient. J’étais entré à Las Vegas de façon anonyme et c’était de la même façon que je l’ai quittée. Je ne regrettais pas ce que je laissais derrière. Les lueurs aveuglantes des casinos et des hôtels ne servaient qu’à détourner l’attention de toute la crasse qui embourbait les rues. Ma prochaine destination fut Los Angeles. J’étais aveuglée par mes fantasmes de palmiers en rangées, de sable brûlant et de flash de caméras. Cependant, je savais que je ne pouvais plus me contenter de ces petites magouilles que j’entreprenais à Las Vegas. Mon joli minois était une arme redoutable, mais il ne serait pas éternel, un point que ma mère avait négligé. Il me fallait donc développer des stratagèmes qui allaient me rendre riche et me permettrait de prendre ma retraite à l’âge de trente ans. Je serais un dragon couché sur une montagne d’or jusqu’à la fin de mes jours et contrairement à ma mère, je ne serais enchaîné à aucun homme pour pouvoir profiter de la richesse. Pour ce faire, je me suis fait embaucher par un club privé dont la clientèle était essentiellement composée d’hommes puissants : politiciens, entrepreneurs, célébrités. Je répétais le même manège qu’à Vegas, mais avec des gens qui avaient un portefeuille plein à craquer. De plus, j’allongeais l’oreille et je gardais l’œil ouvert pour retenir tout renseignement utile. Selon l’information obtenue, je m’arrangeais pour en retirer un maximum de revenus. Un athlète en train de se faire une ligne dans la section VIP ? Je prenais la scène en vidéo pour la vendre au prix fort aux magazines à potins. Une indiscrétion de la part d’un sénateur ? Je lui réclamais une petite liasse pour lui éviter le scandale politique. Personne n’était à l’abri, je n’épargnais rien entre moi et mon objectif, complètement aveuglée. Même si j’avais les palmiers de Los Angeles, je voulais ceux d’une île tropicale, je voulais toujours plus que ce que j’avais déjà. Comme il fallait s’y attendre, à force de flirter dangereusement avec les limites, j’ai fini par les traverser une bonne fois pour toute.

Il n’y avait pas de rideaux dans cette boîte, contrairement à son ancien bar de Vegas. Les cabines ici étaient équipées de portes pour plus de discrétion. Cela ne convenait que mieux à Lana et facilitait l’exécution de ses plans. « Alors monsieur le PDG, est-ce que vous-êtes prêt pour le numéro de votre vie ? » En se tournant vers lui, Lana réalisa que c’était plutôt à elle d’assister à toute une scène. L’homme qu’elle avait installé dans le fauteuil n’était pas endormi comme elle s’y attendait, mais en pleine crise de convulsions. Son corps frémissait, comme parcouru de secousses électriques, et ses membres ballottaient en tous sens. « Oh non… » Se pouvait-il que le petit somnifère de Lana ait été de trop ? Sans connaissances médicales, elle n’était pas en mesure de déterminer le problème. Était-ce une crise d’allergie à une quelconque substance dans le produit ? Ou une overdose, suite à un mélange avec un autre médicament ou des drogues ? Lana se jeta sur l’homme et tenta de le calmer, mais les secousses de voulaient pas cesser. Elle n’avait plus le choix : ou elle sortait demander de l’aide, ou bien elle se retrouvait avec un cadavre sur les bras. Elle ouvrit la porte de la cabine à la volée et se dirigea vers le premier employé à sa portée. « Vite, appelez les secours ! L’homme dans la quatrième cabine à gauche a un malaise ! » Sans attendre, elle courut jusque dans le bar et fit le tour des hommes présent dans la pièce. « Êtes-vous médecin ? Non ? Et vous ? Est-ce qu’il y a un médecin dans la salle ? » À force de chercher, Lana tomba sur un urgentologue dont l’état d’ivresse n’était pas trop avancé. « Vite, quatrième cabine à gauche… Je ne sais pas ce qu’il a bien pu avaler… » Elle en savait une partie toutefois, mais elle n’était pas assez dupe pour dévoiler qu’elle droguait ses clients. Lana s’apprêtait à suivre le médecin lorsqu’une main se posa sur ses épaules. « Zoya ? » Lana repoussa l’homme d’un geste. Elle n’utilisait pas ce surnom dans cette boite. « Irina. Et je dois aller voir si… » La main fut de retour sur son épaule et la força à se dévirer en direction de son propriétaire. « Mais oui, c’est bien toi Zoya. » Lana observa à qui elle avait affaire et son cœur se mit à battre deux fois plus vite. Si cet homme la connaissait sous le nom de Zoya, c’était qu’il l’avait connue à Vegas. Et s’il était ici, dans ce club, c’était parce qu’il avait beaucoup de fric. Et s’il était plein de pognon, alors Lana l’avait sûrement déjà dévalisé. La jeune femme déglutit.

La prison me terrifiait plus que je ne voulais me l’admettre. Pour la première fois de ma vie, j’allais vivre entourée de femmes uniquement, toutes aussi fortes que je ne l’étais moi-même, voire encore plus. Certaines avaient tué, alors que je n’avais jamais pris de vie. Face à elles, je ne pouvais pas faire le poids. Les tactiques et supercheries qui faisaient tomber les hommes à mes pieds ne valaient plus un sou face à mes nouvelles adversaires et pour la première fois de ma vie je me sentis désemparée, nue. Oui, la prison me terrifiait. La peur peut vous paralyser et causer votre perte, comme ces animaux aveuglés par les phares des voitures qui finissent sous les roues, mais pour ma part la frayeur m’a été salvatrice, car c’est elle qui m’a menée à Joy Nightingale. J’avais bien remarqué que toutes les femmes l’évitaient dans les couloirs et ne se plaignaient jamais quand elle les dépassait dans la file. Elle était le scorpion qui pouvait les détruire en une piqure, le cobra dont le venin était synonyme de trépas. J’ai donc su que je devais me lier à elle si je voulais être crainte. Je ne voulais pas qu’inspirer la peur, je voulais que mon regard soit plus fatal que celui de la gorgone. Je détestais devoir dépendre de quelqu’un, moi qui avais toujours compté uniquement sur ma propre personne pour avancer, mais je savais que l’ombre de Joy était mon seul refuge. Joy savait que je me servais d’elle comme d’un molosse pour éloigner les autres détenues et pour ne pas perdre son avantage elle fit de moi sa femme de prison. Néanmoins, j’étais celle qui retirait le plus grand bénéfice de la situation et je me considérais donc comme la gagnante de cet échange. Malheureusement, Joy ne pouvait pas me protéger contre toute menace. Elle ne pouvait rien à l’encontre d’un simple virus, une chose invisible, inodore, insonore. Aucune morsure ne fut même nécessaire pour que la prison devienne un incubateur. Il ne fallut que la mort d’une détenue âgée. Par chance, j’avais Joy et à mes côtés ce jour-là et Joy m’avait aux siens. La cafétéria nous servit de refuge durant un temps, à elle et à quelques autres femmes, mais ce temps était limité, nous le savions à chaque fois qu’un rôdeur heurtait la porte de ses poings. Les gardes qui avaient pu s’enfuir avaient laissé toutes les grilles ouvertes en sortant, en proie à la panique, et nous avons donc décidé qu’il était temps pour nous de quitter les barreaux. Nous avons trouvé une échappatoire vers les couloirs par la cuisine avant que les zombies ne défoncent notre porte et nous avons couru vers la liberté. Cependant, les détenues étaient nombreuses dans notre bloc et notre petit groupe fut rapidement décimé par les morts-vivants. Je perdis Joy de vue lorsqu’une goule me coupa le chemin et que je dus prendre une autre voie pour m’échapper. Jamais je ne revis ma protectrice, même lorsque je me retrouvai à l’air libre après une course folle dans les dédalles labyrinthiques de la prison. Je n’avais rien sur moi, pas d’armes ou de provisions, rien que ma combinaison de détenue, mais ce n’était pas un problème impossible à résoudre.

« Mais c’est tout un butin que tu as là mon trésor. Où est-ce que tu as trouvé tout ça ? » L’homme ne répondit pas à Lana, trop occupé à maintenir la pression sur sa cuisse blessée. La jeune femme continua de farfouiller dans les possessions de sa victime. Une bouteille d’eau propre, elle ne pouvait pas cracher là-dessus. Les balles n’étaient néanmoins pas du calibre de l’arme de Svetlana. Un couteau de poche, elle en avait déjà un, mais celui-ci semblait de meilleur qualité et la lame semblait assez aiguisée pour trancher n’importe quelle surface comme s’il s’agissait de beurre fondu. Elle retira finalement les deux conserves du sac de l’homme pour le transférer dans le sien avant de retourner vers lui. « Je t’ai posé une question. D’où viens-tu ? » Elle pointa le canon de son arme sur sa jambe indemne. « Tu veux que je te bousille la gauche aussi ? Réponds ! » « Bodie… Je viens de Bodie… S’il-vous-plaît, ne tirez pas… » Le mal était déjà fait. Il s’agissait d’une spécialité de Lana : se percher dans un arbre, les vêtements tachés de sang, hurlant au premier venu de l’aider... Dès qu’une bon samaritain approchait – le plus souvent un homme désireux de jouer au héro pour flatter son égo ou qui comptait lui demander compensation pour sa bonne action – Lana attendait qu’il se défasse de ses possessions et qu’il commence à grimper pour la rejoindre. Elle sortait alors son pistolet, tirait une balle au sauveteur en herbe, puis descendait pour voler ce qui pouvait lui être utile. Elle répétait cette combine depuis sa sortie de prison. Lana avait conscience d’être cruelle, mais elle savait également que le monde ne lui ferait pas de cadeau non plus. Si elle voulait quelque chose, elle allait devoir le prendre de force. « Et où est-ce que ça se trouve, Bodie ? » Lana vagabondait seule et ne connaissait donc aucun des campements qui peuplaient la région. Elle avait entendu parler du parc de Yosemite, mais avait toujours préféré éviter l’endroit. Bodie, par contre, c’était nouveau pour elle. L’homme avait un sac plutôt complet, à une époque où les survivants trouvaient de moins en moins. Lana ne pouvait pas faire une croix sur cette chance de dénicher encore plus. « Deux jours de marche au nord… » Il lui fournit l’itinéraire, puis la supplia de l’aider. « De l’aide ? Tu me demandes de l’aide, à moi ? Tu te souviens que je t’ai tiré dessus, n’est-ce pas ? » « Je ferai tout ce que vous voudrez… » Un grognement se fit entendre en provenance d’un bosquet d’arbre à proximité. « Oh, mais tu entends ça ? Ce sont justement les secours qui arrivent ! » Avant que les rôdeurs ne l’aperçoivent, Lana mit son sac sur ses épaules et se détourna en direction opposée. « Non, je vous en prie ! Ne me laissez pas ici ! » L’ancienne Lana n’aurait jamais agi ainsi. Il fallait croire qu’elle avait beaucoup appris de Joy derrière les barreaux de sa cellule. Les hurlements la suivirent un temps, mais une fois à proximité de Bodie elle n’en avait déjà plus aucun souvenir.

You kill or you die or you die and you kill. † the walking dead.



Dernière édition par Svetlana Atkinson le Lun 4 Sep - 20:07, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Prison isn’t nothing to me if you’ll be by my side • Svetlana Atkinson Lun 4 Sep - 16:28

Re-re-Bienvenue ! Vue que ta miss est a Bodie on trouvera un petit lien avec ma Val !
Hate de voir ce que ce nouveau perso va donner !

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Oh, you're in my veins And I cannot get you out Oh, you're all I taste At night inside of my mouth Oh, you run away Cause I am not what you found Oh, you're in my veins And I cannot get you out.
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MessageSujet: Re: Prison isn’t nothing to me if you’ll be by my side • Svetlana Atkinson Lun 4 Sep - 16:53

On a enfin réussi à se concocter un super duo yerk ! Pas comme si on en avait fait 2 déjà diego . Mais avoue que celui là va être malade yerk . Re-bienvenue prison wive. On va avoir du fun diego

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I shall have such revenges on you... both. The things I will do, what they are, yet I know not. But they will be the terrors of the earth. You don't know where you are, do you? You're in a prison of your own sins.
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MessageSujet: Re: Prison isn’t nothing to me if you’ll be by my side • Svetlana Atkinson Lun 4 Sep - 18:00

Merci à vous deux pour l'accueil !

Reb : Avec plaisir ! Je passerai dans ta fiche dès que je serai validée. Val et Lana ensemble, ça risque de mal se terminer haha. dispute

Joy : Oh oui ça va être drôle ! J'espère que Joy est prête à se faire briser le cœur. diego
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Personne ne s'approchera de moi avec une aiguille avant que je sache ce que c'est exactement.

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Le résultat de la racine carré de 1521. Bonne chance.

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Chercheur dans le domaine de la psychologie et des neurosciences. Je m'intéressais notamment aux tueurs en série.

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MessageSujet: Re: Prison isn’t nothing to me if you’ll be by my side • Svetlana Atkinson Lun 4 Sep - 23:12

Rebienvenuuuuue lele C'était du rapide cette fichette. yerk J'aime ço huhu Je te valide dans po long yeux

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MessageSujet: Re: Prison isn’t nothing to me if you’ll be by my side • Svetlana Atkinson Lun 4 Sep - 23:45

Te voilà désormais un membre à part entière de Born !

Théodore B. Stark a l'immense plaisir de te valider !
Félicitations, tu rejoins le groupe de Bodie

Hahahaha, mon Dieu mon Dieu. J'adoooore siffle Je sens que ça va être bien fun de vous suivre avec Joy. huhu J'aime beaucoup aussi la forme de ta bio, c'était super plaisant à lire comme potite histoire. bril + le prénom Svetlana te fait gagney des points lele Amuse-toi bieng avec ce nouveau personnage chou ! coeur2

Tu peux dès maintenant te lancer dans l'aventure Bornienne :

→ Lance-toi dans le RP en t'amusant ici ou cherche des partenaires de jeu par !
→ Recense ton avatar en postant dans ce sujet.
→ Prends connaissance du système de points et ce qu'il implique (en plus d'autres informations nécessaires à la compréhension du forum) par ici (cf INFO N°3).
→ Viens poster tes fiches de liens et de RPs.
→ Crée tes propres scénarios ou de simples liens qui pourraient t'être utiles.
Vote régulièrement pour gagner des points et nous faire connaître ! De même en postant sur Bazzart et PRD
→ Et surtout amuse-toi !



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× A propos du vaccin : :
Un vaccin ? Quoi ?

× Âge du perso : :
26 ans.

× Localisation (+ avec qui) :
Bodie.

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En taule.

× Messages : :
17

× Points de vie : :
13

× Copyright : :
Lux Aeterna

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× Et ton p'tit pseudo ? : :
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MessageSujet: Re: Prison isn’t nothing to me if you’ll be by my side • Svetlana Atkinson Mar 5 Sep - 3:13

Merci de l'accueil et de la validation !

Svetlana c'est le plus joli prénom du monde à mon avis. yes
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look at all the hate they keep on showing, look at all the stones they keep on throwing.


LOVE LOVE:
 

× A propos du vaccin : :
Certainement pas !

× Âge du perso : :
31 ans, bientôt 32.

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MessageSujet: Re: Prison isn’t nothing to me if you’ll be by my side • Svetlana Atkinson Mar 5 Sep - 13:01

Re-bienvenuuuue excite
JLaw colle tellement bien au contexte yerk HAVE FUN AVEC CETTE NOUVELLE TÊTE ! gné

_________________
Maybe it was all too much. Too much for a girl to take.
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MessageSujet: Re: Prison isn’t nothing to me if you’ll be by my side • Svetlana Atkinson Mar 5 Sep - 22:55

Merci beaucoup ! rainbowl
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MessageSujet: Re: Prison isn’t nothing to me if you’ll be by my side • Svetlana Atkinson

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Prison isn’t nothing to me if you’ll be by my side • Svetlana Atkinson

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