Too Close - Tybalt Morrisson
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MessageSujet: Too Close - Tybalt Morrisson Ven 19 Avr - 19:42



Schlaaaakkk. Ce ne fut pas le bruit d’un membre que l’on découpe. Non, on ne tue pas du zombie tous les jours. A la place par contre, on passe quelques journées à faire avancée l’espèce de communauté pour le moins éclectique, que nous sommes et dans laquelle j’ai élu domicile pour un temps. Je n’ai pas l’intention de me lier à ces gens, puisqu’à la prochaine sortie ou mission, je ne doute pas que certains ne reviendront pas. Dans le lot, il y a de tout, de l’enfant, de la grand-mère, un père et son fils, un ex marines, une française je crois et… Il passa devant mon champ de vision. Je m’en mordis la lèvre en échappant à l’envie de le regarder encore plus. Bordel de merde. Oui dans le lot, il y a aussi Mr Bordel de merde en personne… Ancien chanteur internationalement connu, dont sa musique m’a toujours laissé neutre. J’aurais tellement aimé qu’il soit stupide, imbu de sa personne, risible avec un fond de pathétique latent… Mais non, Tybalt de son nom de famille Morrisson, n’a rien d’un grand couillon. Bien au contraire. Oui sa musique était merdique à mes oreilles, mais lui est intéressant, trop. Beaucoup trop. Assise le cul sur une branche d’arbre, je regarde la communauté et lui, tenter de vivre, nous logons actuellement dans une petite maison à l’orée d’un village. Nous sommes en pleine cambrousse. Depuis que je les aie rejoints, on a perdu une ou deux personnes, et ça ne cessera jamais. Je pousse un soupir, je suis seule dans cet arbre, avec mon fusil, que je recharge. Schlaaakkkk. Il porte des trucs, décharge une voiture, ou la recharge je m’en tape. Ce n’est pas ce qu’il fait qui attire mon regard mais ce qu’il est. C’est dangereux, de trop et pas seulement parce qu’il y a des zombies qui en veulent à notre peau, mais parce que mon petit cœur de merde, n’a pas l’air de comprendre la notion : NO WAY. Une voix me sort de mon observation, je baisse le visage et c’est Cole qui est en bas et me regarde. « Il faut aller chercher des vivres au village. » Me dit-il sans préambule. « Descends de ton arbre, on a voté, t’y va avec Tybalt. » Autant ne pas lui faire sentir que c’est un problème, s’en est pas un, ce putain de chanteur de merde pour midinettes ne me fait pas peur. Je fixe sur mon visage le masque de celle que je suis devenue après que tout ait déraillé. Je sautais de ma branche, pour atterrir à côté de lui. Sans un mot, nous nous dirigeons vers les autres. Il n’est rien, il n’y a rien, je le déteste, il fait tafiole à 5 dollars la pipe avec sa décoloration. Steve envoie les clés de la bagnole et je les réceptionne avant que Tybalt ne les attrape. « J’conduis. » Tranchais-je de manière cinglante, sans lui adresser un vrai regard franc. « Il faut des… et des… » Et bla de bla de bla. Les consignes seront au moins comprises et écoutées de Tybalt, moi je m’en tape. J’ouvre la portière conductrice, pose mon fusil entre nos deux assises et referme la porte. L’autre connard nous salue, mais je suis déjà ailleurs dans ma tête. Le moteur ronronne, je respire difficilement et ce n’est pas parce que nous allons croiser ses fils de pute à moitié mort. Lorsqu’il est entré, sa putain d’odeur a effleuré mes sens. Sans un mot, sans une once de cordialité, je conduisis la voiture le long du petit chemin de terre, qui menait vers la grande route. Silence. Le regard rivé sur la route, je l’ignore somptueusement, sur la route on croise quelques âmes damnées, mais ce n’est que de la viande en putréfaction qui marche, rien d’autre. Ils ne sont rien d’autres. Point barre. A notre première rencontre, je l’avais carrément lynché verbalement, sentant déjà qu’il allait me sortir par les trous de nez, mais jamais Ô grand jamais j’aurais pu être aussi con. Pas de sentiments ici, sinon tu crève plus vite, pas d’attachement, sinon tu meurs. La seule loi possible, c’est tuer, se débattre, se sortir de cette hérésie et prendre du plaisir à les buter. Le reste n’est qu’utopie. Je ne sais pas ce que l’on va devenir, je ne sais pas si on s’en sortira, tout est pourri maintenant, y’a que cette foutue envie, ce désir malsain de mort qui plane dans nos esprits. Je me demande s’ils ont saisit tous, que de toutes façons, on va jouer aux chaises musicales jusqu’à ce que le dernier homme ne perde la vie, ou la tête. L’humanité ne sera pas sauvé par un ange, ni par un dieu, on est juste des fourmis éparses dans un monde trop grand.
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MessageSujet: Re: Too Close - Tybalt Morrisson Sam 20 Avr - 17:11



    Victoria & Tybalt

    Too close ...


    Du savon, du shampoing, des fringues encore en bon état, des armes, des couteaux, des outils ... Que d'objets dont on manquait cruellement et qui représentaient désormais un luxe dont on ne voyait que rarement la couleur. Bien sûr, le plus important dans tout ça, serait de trouver de la bouffe. Mais on avait cessé d'espérer en trouver qui soit encore comestible, dans les magasins. Les fruits, les légumes, le poisson, les oeufs et la viande avaient pourris depuis belle lurette. On ne pouvait rêver que de conserves, de pâtes et d'autres choses à longue durée de conservation. Mais les survivants -sans doute morts depuis le temps- étaient déjà passés par là depuis le temps. Comme pour les armes. Il était désormais difficile de trouver des armes et des munitions. Sauf dans les coins où avaient vécut des survivants ... Mais qui avaient finis par être envahis et tous dévorés. Mais encore fallait-il tomber sur ces endroits et ne pas craindre de se faire soit même surpassé en nombre surtout, par tout un tas de rôdeurs. Mais comme les expéditions à hauts risques de ce genre, étaient une nécessité, il fallait que certains d'entre nous s'y collent. Et ces personnes se devaient d'être parmi les "meilleurs survivants". Les plus faibles ne pouvaient rien faire d'autre que dépendre de ces gens et attendre que la mort vienne les chercher ou quelque chose dans ce goût là. Je ne faisais pas parti des faibles qui attendaient sagement dans leur coin. Je préférais continuer de me battre jusqu'au bout, exploser des cervelles de morts vivants, prendre des risques et tout ce qui s'ensuit ... Selon moi, c'était notre meilleure chance de survivre à tout cela. Mais tout le monde ne semblait pas partager mon avis. Un "tout le monde" dont je ne me foutais pas autant que je l'aurais souhaité. J'aurais aimé avoir la capacité de certains à ignorer les autres et à ne pas s'attacher à qui que ce soit. Mais je n'étais pas capable de ça. Et ce, quand bien même j'étais conscient du fait que tous n'allaient pas survivre indéfiniment. Je n'étais pas assez naïf pour croire que c'était possible. Mais assez idiot pour ne pas supporter l'idée de voir les personnes qui m'entouraient, mourir sous la mâchoire d'un rôdeur. Et ça valait même pour l'emmerdeuse de première prénommée Victoria.

    Cette femme semblait n'avoir d'autre occupation que celle qui consistait à me faire sentir combien je lui étais insupportable. J'ignorais totalement pourquoi ... Mais pour sûr, sa colère était toute redirigée vers moi. J'avais bien remarqué qu'elle avait un sale caractère. Mais j'avais surtout vu qu'elle ne se comportait pas de cette façon avec tout le monde pour autant. Quoi qu'il en soit, j'avais cessé de vouloir perdre mon temps à tenter de comprendre pourquoi elle était ainsi avec moi et pas avec les autres et ce que j'avais bien pu faire pour mériter tout ça de sa part. La vie était trop courte -plus maintenant que jamais-, pour perdre du temps à se poser mille questions sur telle ou telle personne. S'il n'y avait que ça capable de l'amuser et lui faire passer le temps, qu'elle fasse donc. Je ne m'en souciais plus guère pour ma part. Et comme si le reste du groupe n'y accordait pas plus d'attention que cela, non plus, ils décidèrent de nous faire partir ensemble, pour le village le plus proche. Trouver des vivres était urgent et nous étions parmi les survivants du groupe, les plus à même d'en trouver et de revenir en vie et en un seul morceau. « J’conduis. » Bien que je grinçai des dents et lui lançai un regard irrité, je décidai de ne pas réagir plus que cela et d'accepter de monter du côté passager, sans paraître agacé le moins du monde. Une fois à bord de la voiture, je posai mon coude contre la portière et ma main devant ma bouche, gratouillant mon menton mal rasé d'un air distrait, regard perdu au dehors. A aucun moment je ne prêtai attention à ma voisine, tout comme elle même le faisait. Bien que conscient de la haine qu'elle ressentait pour moi, j'étais incapable de lui rendre ce sentiment destructeur. Soit parce que je ne voulais pas perdre mon temps et mon énergie à la détester inutilement ... Soit parce que je comprenais qu'elle puisse vouloir se montrer froide avec tout le monde, pour se protéger. Même si là, je ne comprenais pas pourquoi j'étais le seul à mériter ça avec autant de puissance. « Arrête toi là ! » Lâchai-je soudainement, alors que nous n'étions qu'à l'entrée du petit village. « Arrête la voiture dans l'autre sens pour qu'on soit sur le départ, si jamais ... » Ajoutai-je plus calmement, sans jamais daigner poser le regard sur elle.


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MessageSujet: Re: Too Close - Tybalt Morrisson Sam 20 Avr - 18:50


Ambiance glaciale, pour ne pas dire mortelle dans la voiture, le chemin sans un mot. Ça m’allait très bien. Arrivée à l’orée du village, il me demanda… non il m’ordonna de m’arrêter et de faire demi tour. Ce que je fis bien évidemment. Autant dans la voiture, je pouvais le railler, l’éviter, l’ignorer et tout ce qui va avec, autant lorsque nous serions dehors, la musique ne serait pas la même. J’éteignis le moteur, regardant dans le rétroviseur. Derrière nous, un village abandonné, vision toute droite sortie d’un putain de film d’horreur à petit budget. Des voitures garées n’importe comment, une portière ouverte, mais personne dedans, des morceaux de cadavres sur le sol, des sacs, ce genre de choses. Je posais la main sur mon fusil et me penchais alors vers la boite à gants, pour attraper une boite de cartouches, je les fourrais dans les poches de mon short en jean et attrapais un sac en bandoulière sur la banquette arrière, que je passais. « Go. » Dis-je simplement sans le regarder. Si je le fais, j’aurais cette ombre planante de peur, peur qu’ils nous arrivent malheur, peur de… Je serrais les mâchoires et très calmement, ouvris la porte de la voiture. Je mis les clés de la voiture dans mon soutif pour plus de précaution. Au pire si je crève, il devra me faire une fouille au corps, rapide. La main droite cramponnée sur le fusil, je contournais la voiture, avant de partir en direction de la grande rue. Des petits immeubles de chaque côté, avec des enseignes plus ou moins en bon état, et tout autour de nous, un silence trop calme. J’entends ses pas, proches, je ne suis pas une faible femme, tout comme il n’est pas la fiotte que je voudrais qu’il soit. On s’engouffre dans le village, un petit vent balaye les déchets au sol, lorsque je passe à proximité d’une voiture, mon cœur se serre, sur le siège arrière, j’y vois le siège auto d’un enfant couvert de sang. Je canalise ça sous forme de colère, c’est la seule chose dont je sois capable, je pleurerais plus tard. Sur les façades des immeubles, des croix rouges ont été tagué, je n’en connais pas la signification, peut être le passage d’autres survivants. Un peu plus loin, sur la gauche, un supermarché, je regarde tout autour de nous, pointant mon fusil dans la même direction et fais un signe silencieux à Tybalt. Pas de rôdeurs, pas pour l’instant… mais la mission ne fait que commencer. Avant tout ce merdier, je n’avais jamais été fan des films d’horreur, je détestais les jeux vidéos trop violents, et je n’accordais aucun crédit aux livres de genre série Z. Aujourd’hui je vis au milieu d’un vaste fait du genre, et chaque seconde passée sur Terre est un danger en soit. Pour autant, je ne veux pas mourir, je ne suis pas suicidaire et je peux vous assurer que cette vie là, même affreuse est la mienne, et personne ne me l’a prendra sans que j’y consente au préalable. Tendue, je suis aux aguets, la porte du supermarché est grande ouverte, je me colle au mur, et jette un coup d’œil à l’intérieur, il y a eu du grabuge. Je signe à Tybalt, que je rentre en premier, premier échange de regards. La pièce est sombre, c’est lugubre, le comptoir est couvert de sang, et lorsque je rentre plus avant, je comprends pourquoi, l’odeur aurait du me mettre la puce à l’oreille, il y a un cadavre derrière, une lance plantée entre les deux yeux. Gardez la monnaie mon brave. A côté du corps, je vois un couteau de chasseur, je me baisse pour le ramasser et essuies le sang de la lame sur mon cul, avant de le ranger dans la ceinture arrière de mon short. La porte de sortie de secours est cadenassée, et nous sommes seuls. Je garde l’arme en main et commence à regarder dans les rayons. Il en fait de même et je le regarde à la dérobée, son visage est fermé, son regard dur et ses mâchoires contractées, si je l’avais rencontré dans un tout autre contexte… et si, et si. Je soupire, me recentrant sur ma tâche. Quelques conserves éparpillées ici et là, je les fourre dans le sac. Un autre regard à la dérobée, manque de peau, je croise son regard, je le fuis, en passant vers d’autres étagères. Les secondes passent, mornes, tandis que dans mon esprit tout un tas de choses passent, que je reflue du mieux qu’il m’en est possible. Et si nous devons mourir maintenant ? Cette question, bordel de merde, cette question reste imprimée dans mon esprit. Voudrais-je sincèrement qu’il me croit méchante, hargneuse et cruelle ? Je ferme les yeux une nano seconde, m’accrochant de la main sur le haut d’une étagère. Ta gueule, bordel ta gueule ! Un bruit traînant, me fait rouvrir les yeux, mes sens en alerte. Je tourne la tête vers la fenêtre sur la rue, la seule, la grande fenêtre crasseuse. J’arrête presque de respirer, resserrant mon emprise sur l’arme, la levant vers l’entrée. Il est là, traînant la patte, gros, laid, ensanglanté, cherchant de la chair fraîche, nous cherchant en d’autres termes. Je ne bouge pas d’un cil, attendant, mais attendant quoi au juste ? Si je tire, ça rameutera les autres, qui zonent ici. Si je ne tire pas… Je tourne le regard vers Tybalt, que veut il faire ?
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MessageSujet: Re: Too Close - Tybalt Morrisson Sam 20 Avr - 20:48



    Victoria & Tybalt

    Too close ...


    Prendre des risques était devenu notre unique moyen pour avoir encore l'espoir de nous en sortir vivant et rallonger notre espérance de vie. Sans doute plus en nombre d'années ... Mais au moins en nombre de mois. C'était là tout ce que nous pouvions encore espérer, au vu de l'état actuel des choses. La situation pour le groupe, ne faisait que se détériorer de jour en jour et il faudrait être bien aveugle et idiot, pour ne pas le réaliser. La tension était toujours plus pesante, alors que les prises de conscience se faisaient enfin. On manquait de beaucoup trop de choses et plus nous nous affaiblissions, plus nous prenions le risque d'y passer rapidement à la première attaque d'une horde de rôdeurs. Des gens mouraient régulièrement autour de nous ... Cela nous rappelait à l'ordre pour nous rappeler qu'il ne fallait pas se reposer sur ses lauriers. Ce serait bien bête de faire une chose pareille, clairement. Et à chaque fois que je me retrouvais à l'entrée d'un petit village qui avait été rongé par les morts depuis bien longtemps, comme c'était le cas ce jour là, je me rappelais de toute l'horreur de la situation. Impossible d'oublier, bien sûr ... Mais quand on s'habituait à demeurer à l'écart de tout ce qui avait été jadis plein de vie, il était facile d'oublier jusqu'à quel point on était dans la merde. Royalement et foutrement dans la merde ... Mais soit, nous étions encore envie. Mais à quel prix ? Nous avions tout perdu. Notre famille, nos amis, parfois même l'amour de notre vie. Plus de carrière, plus d'autre passe temps que celui qui consistait à se battre pour demeurer en vie le plus longtemps possible. Nous savions tous que, désormais, notre vie ne tenait plus qu'à un fil. Un minuscule fil qu'un rien pourrait venir trancher pour nous faire tomber directement dans la gueule puante, sanglante et en pleine décomposition, de zombies affamés. J'eus un faible soupir de lassitude alors que, en même temps que Victoria, je quittai le véhicule qui nous avait amené jusque là. Une fois au dehors, plutôt que de claquer la portière, je pris le soin de la refermer lentement. Ne pas la claquer pour ne pas alerter les rôdeurs qui se trouvaient forcément dans le coin. Les habitants désormais plus que morts, de ce petit village. Et ne pas non plus laisser la portière ouverte ... Sait-on jamais si l'un d'entre eux parvenaient à entrer et s'installer bien confortablement à l'arrière du véhicule. Si on venait à regagner l'auto en courant et en s'enfermant dedans en toute hâte, nous ne prendrions pas le temps de vérifier que nous étions bien seuls ... Règle 31 : vérifier la banquette arrière ... Je m'accrochais à mon éternelle batte de base ball, comme Victoria était accrochée à son fusil. Une arme aussi efficace que bruyante. Bien plus bruyante en cas d'attaque de toute une armée de rôdeur. Mais beaucoup moins quand il était question de tuer en silence. Quoi qu'avec la cross, on pouvait très certainement faire des miracles. Nos pas étaient lents, calculés, le plus silencieux possible. Je faisais tourner ma batte autour de ma main, toujours prêt à l'utiliser si jamais un foutu mort vivant sortait d'on ne sait trop où et nous tombait subitement dessus. Dans un tel cas, mieux valait que je m'en occupe, avant que Victoria, prise d'une panique qui serait parfaitement humaine, n'ait le réflexe de tirer. Cela alerterait tous les autres.

    Mon regard ne demeurait jamais fixe bien longtemps et se contentait d'effleurer les choses. Parfois le sol pour le cas où une tête pourvu de dents et encore en capacité de claquer des mâchoires, s'y trouverait. Qu'elle soit ou non, attachée à un corps. Parfois, mon regard se posait sur la jeune femme qui m'accompagnait. Pour ne rien manquer de ses déplacements et m'assurer que nous ne formions qu'une seule et même personne quant à nos déplacements et notre façon de surveiller les alentours. Notre attention se devait d'être vive et toujours active. Nous trouvâmes enfin le supermarché et un bref coup d'oeil dans sa direction, m'apprit son intention de passer la première. Je la savais assez prudente pour le faire sans risquer de se faire avoir bêtement. Elle serait assez sur ses gardes pour vérifier chaque recoin avant de faire un pas en avant, sol compris. Quant à moi, je vérifiais ses arrières ... Du moins, m'assurais qu'il n'arrive rien à ses jolies fesses sur lesquelles elle passa d'ailleurs un couteau sanglant pour l'essuyer, laissant une traînée rouge sur le bleu de son short en jean. Je détournai bien vite le regard et entrepris, tout comme elle, de faire le tour des rayons. Quelques produits trouvèrent leur chemin jusqu'à mon sac à dos qui avait tout intérêt à être remplis quand nous rentrerions au campement. Toujours autant en alerte malgré tout, j'entendis de suite le pas traînant caractéristique même des zombies qui traînent difficilement leur carcasse. Je m'interrompis et tournai le regard en direction du bruit. Il se trouvait devant l'entrée mais pas encore là. Je tournai vivement la tête vers Victoria, au premier mouvement que je détectai de sa part. Et quand je croisai son regard, je lui fis un vague signe de la main pour qu'elle baisse son arme. Il était inutile d'alerter tous les autres. Nous pouvions encore faire face à une seule de ces choses. Je posai ensuite mon index sur mes lèvres, pour qu'elle ne fasse pas de bruit. Et bientôt, je passai derrière un rayon perpendiculaire à l'entrée et poussai un objet dessus pour qu'il tombe de l'autre côté. Comme prévu, le rôdeur fut alerté par le bruit et tourna la tête vers l'intérieur du supermarché, avant d'y pénétrer de son pas traînant. J'attendis qu'il eut suffisamment avancé, pour arriver derrière lui et lui donnai un coup franc et le plus violent possible, à l'arrière du crâne. Assez fort pour faire gicler le sol et le faire tomber à terre. Mais pas assez pour mettre un terme définitif à son errance. Une fois qu'il fut à terre et sur le point de se relever en lâchant un long râle rauque, je donnai un second coup, puis un troisième, avant d'écraser son crâne pour de bon, avec l'une de mes rangers. Du revers de la main, j'essuyai les quelques gouttes de sang qui avaient prit place sur mon visage, les étalant davantage sans que ça ne me dérange outre mesure. Sans accorder un regard à Victoria, je m'approchai de l'entrée et fis un pas au dehors pour m'assurer qu'aucun rôdeur n'avait été alerté par le bruit. Je fis ensuite marche arrière pour revenir dans le magasin et plantai mon regard dans celui de Victoria, tapotant alors mon poignet gauche pour lui faire comprendre qu'il valait sans doute mieux se dépêcher.


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MessageSujet: Re: Too Close - Tybalt Morrisson Dim 21 Avr - 12:04


Mon acolyte me regarda pour me faire signe de baisser mon arme et de garder le silence, j’hochais la tête pour lui dire que j’avais saisit. Je ne bougerais que s’il ne s’en sort pas. Un bruit sur le sol, je ne sais pas si j’aurais fait ça, mais soit. Un premier coup de batte fans la gueule du rôdeur, il tombe au sol, mais ne meurt pas de suite. Plus tard, sous les 3 ou 4 coups de plus, faisant gicler le sang putréfié de notre ennemi, là je pus affirmer qu’il était mort. Une violence inouïe, je ne regardais pas tant le meurtre en lui, même mais bien l’expression faciale de Tybalt en ce faisant. Il y avait une telle détresse dans son regard froid, qu’il réussit à me la communiquer, j’étais mal à l’aise du coup, et bien plus que si je lui avais avoué mes sentiments. Je me mordis la lèvre, regardant au dehors, avant de faire un pas puis deux, vers l’entrée où se tenait Tybalt. Oui, je sais qu’il nous faut partir. J’hochais la tête, tandis qu’une main dans la poche arrière de mon short et mon regard sur lui, j’amenuisais la distance entre nous. Sortant un mouchoir de ma poche, le dirigeant vers le visage de Tybalt, sans un mot, sans un regard, j’essuyais le sang qu’il avait étalé sur son front, sur ses joues. Geste doux, attentionné, qui si j’avais parlé, aurait été brisé de ma méchanceté. Là j’aurais pu peut être constaté que celle que j’étais avant, n’avait pas totalement disparu, je pense que le silence entre nous aide, ou me desserre, je ne sais pas trop. Lorsque le mouchoir passa sur son menton, effleurant sa lèvre, je m’arrêtais net, comprenant les tenants et aboutissants d’un tel geste. Relevant les yeux vers lui, je me mordis la lèvre avec force comme pour endiguer les pensées et les paroles qui pourraient en découler. Attrapant sa main libre de la main qui tient mon arme, je déposais le mouchoir dans le creux de celle-ci. Arrêtant donc de m’occuper de lui, avant de sortir de la boutique. Dehors, je respirais l’air, à plein poumon, ce rôdeur ne pouvait pas être seul, d’une parce que c’est louche, de deux parce que je pouvais encore entendre des râles venir de loin certes, mais vers nous. Je claquais des doigts à l’intention de Tybalt, pour lui intimer que nous partions maintenant. Les bras armés, j’avançais dans la rue, et je me sentis menacée assez rapidement. Le rôdeur était un éclaireur d’un troupeau plus grand, d’un coup, tout autour de nous, encerclés, les rôdeurs arrivaient, comme une nuée de guêpes. J’en comptais une dizaine, contre nous deux. Merde fais chier. Outre le bruit, ils devaient nous sentir nous vivant. Je visais le premier et lui tirais dans la tête, avançant vers la voiture. Puis un second fut abattu. Je n’avais pas besoin de garder le silence, finit tout ça ! « Replies toi Tybalt ! » Lui lançais tandis que les 7 rôdeurs avançaient frénétiquement vers nous. Je lui en donnais l’ordre, de sorte qu’il ne se retrouve pas prit au piège, avec sa seule batte de base ball. « BOUGES BORDEL ! » Lui lançais-je en, en shootant un autre. Je le savais fort, mais buté, et autant attiré de buter ses fumiers que moi, mais là nous ne pouvions pas jouer les desperados. Reculant, ne regardant que peu souvent derrière moi, je poussais un cri lorsqu’une main m’attrapa la cheville. Planqué sous une voiture, un demi-corps décharné, munit encore d’une main. Je lui écrasais la gueule avec la crosse de mon fusil, perdant momentanément Tybalt des yeux, du sang gicla sur mes grandes chaussettes noires. « Chier ! » Me dis-je à moi-même, lorsque je relevais la tête, l’un d’entre eux, était presque à portée de mains, je lui décochais un grand coup de crosse, avant de lui shooter dans la tête. J’attrapais les clés de la caisse dans mon soutif, c’était le moment de se barrer et vite. « Voiture maintenant ! » Lui criais-je, ouvrant la portière, une main se posa sur mon épaule, froide, affreuse. J’attrapais le couteau dans ma ceinture de short, pour lui décocher un grand coup entre les deux yeux, la nana tomba au sol et je grimpais en voiture. Tous deux en vie, mais couverts de sang qui n’était pas à nous, j’enclenchais le moteur, et démarrais en trombe, taillant la route. « Chier. Merde. » Exprimais-je en tapant sur le volant du plat de ma main. « T’aurais pas pu juste m’écouter et te diriger plus rapidement vers la voiture ?! Tu veux crever ou quoi ?! T’es vraiment un connard finit ! »
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MessageSujet: Re: Too Close - Tybalt Morrisson Dim 21 Avr - 13:21



    Victoria & Tybalt

    Too close ...


    J'étais crispé sur place, sourcils froncés et mâchoires crispées, alors que j'étudiais Victoria du regard. Je ne savais pourquoi elle s'occupait à nettoyer mon visage du sang que j'y avais probablement étalé. Depuis quand était-elle seulement capable de tels gestes à la fois naturels et doux ? Depuis quand était-elle seulement capable de la fermer au lieu de proférer des moqueries à tout va, comme elle aimait pourtant à le faire si souvent ? Je l'ignorais. Et c'était sans doute bien à cause de la surprise que je la laissais pourtant essuyer mon visage, incapable de réagir outre mesure. Jusqu'au moment où elle sembla réaliser ce qu'elle était en train de faire et interrompit son geste. Un sourire narquois étira mes lèvres quand je refermai la main autour du mouchoir qu'elle venait d'y abandonner, pour enfin s'éloigner de moi. Etrange la frustration qui me gagna devant l'arrêt soudain de ce bref échange entre nous. Le seul qui n'avait pas été sujet à des moqueries et paroles blessantes de la part de la brune. D'un geste las, j'essuyai distraitement le sang qui devait rester sur mon menton, avant de me tourner vers elle quand elle claqua des doigts. Le temps que j'arrive à mon tour dans l'entrée, Victoria était au dehors et commençait déjà à faire feu. Mon regard se porta enfin en direction de la horde encore toute petite, qui fondait droit sur nous. Je n'étais pas effrayé. Simplement résigné à voir cette scène trop fréquente à mon goût. « Replies toi Tybalt ! » Mon regard vola une nouvelle fois dans sa direction. Une seconde de trop dont bénéficia un rôdeur pour s'approcher dangereusement de moi, bras tendus dans ma direction, prêt à refermer les mains et la mâchoire sur moi. De surprise, j'eus un mouvement de recul qui me fit tomber en arrière, dos contre le sol. Une vive douleur me traversa mais je ne pris la peine de m'attarder là dessus. Le rôdeur se retrouva au dessus de moi et je du lui flanquer un coup de pieds pour l'éloigner et trouver le temps de me relever. Avant qu'il n'ait eut le temps de revenir à la charge, son crâne explosa sous un coup de batte particulièrement brutal. « BOUGES BORDEL ! » Enfin débarrassé de mon assaillant, je pu enfin sortir du local sans dessus dessous. Le cri que poussa Victoria, mit tous mes sens en alerte alors que je courais comme un dératé pour éviter les rôdeurs qui arrivaient déjà à ma hauteur. Durant ma course en direction de la voiture que la brune était déjà en train d'atteindre, je donnai quelques coups au hasard. Plus pour les éloigner de nous et les ralentir, que pour les tuer véritablement. Quand bien même j'avais foutrement envie de tous les descendre. Mais crever aussi stupidement ne servirait absolument à rien. Alors autant se replier, abandonner la mission et rentrer à bon port, en un seul morceau tant qu'à faire.

    Je tentais de ne pas m'inquiéter pour Victoria, songeant que ce serait m'affaiblir et ainsi laisser l'opportunité à tous les morts vivants qui nous entouraient, de m'encercler et faire de moi leur repas du jour. Enfin, je parvins à atteindre la portière que j'ouvris à la volée, claquant un rôdeur qui était arrivé en même temps que moi. Je la refermai bien vite, avant que d'autres ne débarquent. « Chier. Merde. » Je pris à peine conscience de l'envolée lyrique de la jeune femme, alors que la douleur dans mon dos revint, plus vive que jamais. Je crispai les mâchoires pour ne rien laisser transparaître mais du me détacher du dossier tant c'était insupportable. « T’aurais pas pu juste m’écouter et te diriger plus rapidement vers la voiture ?! Tu veux crever ou quoi ?! T’es vraiment un connard finit ! » « LA FERME ! MERDE ! Tu peux pas simplement la fermer pour une fois dans ta putain de vie ? » Hurlai-je soudainement, en lui lançant un regard noir. Il n'était pas dans mes habitudes de m'emporter de la sorte. Pas même contre elle. Mais la douleur me guidait sur ce terrain là. Une douleur que je ne pu supporter davantage. Je m'avançai sur mon siège pour retirer ma veste, avant de faire de même avec mon tee shirt blanc dont le dos était désormais teint de rouge et orné d'un trou d'une taille qui ne présageait rien de bon. Quand je portai une main à mon dos, je compris la raison de cette douleur et de tout ce sang, alors que mes doigts effleurait un morceau de verre qui s'était parfaitement logé dans ma peau. Pas assez profondément pour toucher un organe semblait-il. Et heureusement. Mâchoires crispées j'empoignai vivement le morceau et tirai dessus de toutes mes forces. La sueur qui coulait sur mon visage, nettoyait le sang encore frais, le faisant couler dans mon cou et mon torse brillant. Je ne fus pas capable de retenir le gémissement de douleur qui eut besoin de sortir, quand le morceau de verre déserta enfin mon corps. Et quand ma main revint devant moi, s'y trouvait le morceau tranchant, entièrement recouvert de mon sang, tout comme ma main désormais abîmée également. Privé d'une grande partie de mes forces, à cause du manque de bouffe et du sang perdu, je lâchai le morceau de verre et fermai un instant les yeux, pour tenter de revenir à moi. Tourner de l'oeil était bien la dernière chose à faire. Surtout en présence de Victoria qui ne manquerait pas de me railler à ce sujet, pour un bon bout de temps. « T'arrête pas de conduire ! » Lui ordonnai-je d'une voix faible mais autoritaire, alors que je récupérai mon sac dans lequel je farfouillai pour trouver un linge blanc et plus ou moins propre. Aucun produit désinfectant, bien entendu.


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MessageSujet: Re: Too Close - Tybalt Morrisson Dim 21 Avr - 18:56


Il répond de manière forte énervée. Ce n’est pas le plus important, on est encore en vie, non ce qui me fit peur d’un coup, c’est de voir son t-shirt plein de sang et sa plaie par la suite. On a beau être ce que nous sommes, on a beau être effrayé, ne plus savoir où nous sommes, ne plus savoir à qui faire confiance, ni à qui se vouer. On n’a beau être perdus, sur la défensive, foncièrement à cran, complètement fous, ou simplement en proie à un mal être tellement profond. Notre condition est pourrie, pire qu’eux, pire que les guerres, pire que tout. Je tourne la tête vers lui, il est mal. Je ralentis la voiture sur la route, tout est désert, les rôdeurs ne sont pas là, je n’en vois pas du moins. Il me demande de continuer de rouler de manière autoritaire. « Ferme la veux tu. » Tranchais-je, en fouillant dans le sac, fouillant pour trouver la bouteille. Non je n’ai pas de master en médecine, ni même, ai une pharmacie dans mon sac, ni dans mes poches. Je défais ma ceinture, me tourne vers lui, en posant le sac de vivres derrière. Je pose la main sur son épaule, il souffre, le morceau de verre n’est plus là, mais sa plaie est béante. Je regarde l’étendue de sa plaie. Je retire mon gilet et le déchire. « Bouge pas. » J’ouvre la bouteille de scotch, je l’avais réservé pour une cuite à venir, mais ça attendra. Réalisant qu’il risquait de beugler comme un porc, je posais le tout entre mes cuisses, avant de me tortiller pour retirer ma ceinture en cuir, je lui tendis. « Mords là dedans. Fais-le. » Moi aussi je peux donner des ordres. Je n’essaie pas pourtant de lui apposer ma domination, j’essaie juste de le soigner rapidement avant d’être rentrés. Dans mon regard, s’entrechoquaient plein de choses, à commencer par la peur, pour finir par l’amour que je ressentais affreusement intensément pour lui. J’attendis qu’il ne la prenne et ne mordes dedans, avant de reprendre possession du linge et de la bouteille d’alcool. A genoux sur le fauteuil, penché au dessus de son dos, j’imbibais le tissu. « 1…2…3 » Je posais le tout sur sa plaie, ayant mal pour lui, ressentant sa douleur au plus profond de moi, je laissais le linge sur la plaie, avant de palper le sang frais qui s’en échappait. Evitons la contamination de sang, je le veux encore avec moi pour longtemps. « Ça va aller. Mords encore. » Lui soufflais-je avec plus de tendresse. J’appliquais encore une rasade d’alcool dans son dos, épongeant avec douceur sa peau. La plaie était claire, il faudrait peut être un pansement, mais pas forcément des points. Une main sur le pansement de fortune fait par le tissu à peu près propre, et l’autre, allait se poser sur sa tête, caressant doucement ses cheveux. « Putain… putain… » C’était dur, dur de vivre ici, dur de vivre tout ça, les esprits étaient tendus, les échauffements trop présent, ça pétait tout le temps. Je posais mon menton sur son épaule, pour lui chuchoter quelques mots à l’oreille. « Je t’interdis de crever dans ma caisse… je t’interdis de crever… » Avant de me redresser pour me rasseoir sur le fauteuil, les cadavres arrivaient. « Tiens le tissu, tiens le bien, on rentre. » Putain je refusais qu’il ne crève ici, je refuse. Je mis la gomme pour rentrer, lorsque nous arrivâmes aux abords de notre refuge, Glen et Cole nous réceptionnèrent. « Il est blessé, j’ai désinfecté à l’alcool, appelez Maria ! » Lançais-je à la troupe en donnant mes ordres. Les deux gars l’aidèrent à sortir de la voiture. « Bande de rôdeurs de merde. Mais on a chopé des vivres. » Je tendis aux filles, les sacs de conserves, prenant la bouteille, le fusil, sa batte, et ma ceinture, pour les suivre à l’intérieur de la baraque. Il fut emmené dans une chambre, allongé, sur le ventre sur un lit. Sur le pas de la porte, les bras chargés, j’hésitais à entrer, on aurait dit une gosse paumée. Maria me bouscula. « Tu rentres ou… » Me dit elle. Mâchoires serrés, je la regardais, j’allais pleurer dans peu, je ne pouvais pas rester là, je devais me tirer maintenant, le regard embrumé de larmes latentes, je secouais la tête en signe de négation. Elle tenta de compatir et je la repoussais, quittant le premier étage pour aller m’enfermer dans la cuisine, je lâchais mon arme, la ceinture, mais gardais sa batte et la bouteille en main, la serrant fort dans ma main. Je la lavais sous le filet d’eau, nettoyant le sang, avant de sentir les sanglots me happer bordel, trop tard, les larmes coulèrent sur mes joues et la colère mélangée à la tristesse, me nouèrent la gorge. Je lâchais la batte, contractée, je tentais d’endiguer tout ça, quelqu’un voulu entrer dans la pièce. « FOUTEZ-MOI LE CAMP ! » La rabrouais-je violemment, si bien qu’elle ne tenta pas d’entrer plus avant et rebroussa chemin. J’attrapais la bouteille d’alcool, essuyais le gouleau et bus une grande rasade qui ne manqua pas de me brûler au passage.
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MessageSujet: Re: Too Close - Tybalt Morrisson Dim 21 Avr - 20:55



    Victoria & Tybalt

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    La suite des événements sembla se faire à coups de flashs dans mon esprit qui oscillait entre la conscience et l'inconscience. La voiture qui s'arrête alors que je peine à garder les yeux ouverts, une fois le morceau de verre retiré de ma plaie. Sa voix autoritaire et forte, comme à sa bonne habitude. Ses ordres incessants. Les mouvements qu'elle fait quand elle se déplace et se rapproche. Ses paroles qui s'envolent sans que je ne parvienne à en saisir tout à fait le sens. Mes oreilles bourdonnent, le sang bat dans mes tempes à un rythme beaucoup trop lent. « Mords là dedans. Fais-le. » Je ne compris pas vraiment sa demande mais songeai qu'il était peut-être préférable que j'obéisse. Ce que je fis donc. Et à peine la ceinture fut-elle placée entre mes dents, qu'une douleur bien plus vive et violente que la précédente, sembla me traverser de part en part, me transpercer, me brûler, me ronger. Tous mes muscles se contractèrent et je du me retenir pour ne pas me débattre, sachant que cette douleur qui était en train de me faire revenir à moi autant qu'elle me faisait un mal de chien, était sans doute pour mon bien. Ma main gauche se referma en un poing serré sur le siège, l'autre cogna fortement contre la portière à laquelle je m'accrochai ensuite, sentant la sueur couler sur mon visage que je devinais sans couleur alors que je venais de perdre pas mal de sang. A bout de souffle et de force, je laissai mes paupières se fermer alors que la brûlure me rongeait toujours mais moins vivement. J'entendais à peine ses mots mais sentais sa main dans mes cheveux et son menton sur mon épaule. J'avais davantage envie de croire que je dormais et me trouvais en plein rêve, plutôt que de penser que Victoria puisse être capable de tels gestes à mon encontre. Et comme pour confirmer que je nageais en plein délire, elle se détacha de moi, me laissant tout juste le temps de poser une main sur le linge pour le maintenir en place. Je me laissai tomber contre la portière plus qu'autre chose, ma tête heurtant le carreau sans que ça ne suffise à me faire revenir tout à fait à moi. Durant le temps que dura le trajet, je du lutter pour ne pas sombrer dans l'inconscience et plus encore, pour ne pas tomber en avant alors que je refusais de poser mon dos contre le siège.

    La suite se déroula dans un brouillard toujours aussi opaque pour moi. Je sentis la voiture s'arrêter puis la portière contre laquelle je me trouvais, disparaître alors qu'elle s'ouvrait. Je tombai hors de la voiture plus qu'autre chose et fus traîné en direction de la maison.Quand je revins réellement à moi, j'étais étendu sur le ventre, allongé sur un lit de fortune. Je ne devais pas avoir sombré bien longtemps, puisqu'une personne s'affairait au dessus de moi, apparemment pour panser ma plaie. Elle me fit me redresser quelque peu pour pouvoir enrouler un fin bandage autour de ma taille, serrant et maintenant ainsi la plaie fermée et recouverte. « Je vais aller lui trouver du sucre en cuisine. » Je comptai le nombre de pas que fit la personne pour quitter la pièce, avant de sentir deux mains fermes me faire pivoter pour m'allonger sur le côté. J'eus une grimace de douleur mais laissai la personne faire, conservant les yeux fermés alors qu'un linge humide et frais, venait se presser contre mon visage puis glisser dans mon cou. L'espace d'une seconde, je me pris à espérer que ce soit Victoria, avant de lâcher un faible rire d'autodérision en réalisant que c'était complètement idiot. Elle devait plutôt être en train de se foutre royalement de moi, de penser que j'étais faible et idiot et de prier pour que la fièvre vienne et achève de m'ôter la vie. Elle pourrait ainsi être celle qui me tirerait une balle dans le crâne, pour éviter que je ne revienne en tant que foutu bouffeur de chaire. « Elle refuse que qui que ce soit entre dans la cuisine ... » Je soupirai et, décidé à ne plus me soucier de ceux qui étaient là pour me soigner, je me laissai retomber à plat ventre et fermai les yeux, l'inconscience ne se faisant pas prier pour revenir au galop et me submerger. Je sombrai dans le sommeil avant même que la première personne n'ait eut le temps de répondre à l'autre qui était de retour de la cuisine. Si c'était de Victoria dont il était question, aucun doute qu'elle le faisait exprès, emmerdante et toujours prête à m'en faire voir de toutes les couleurs, comme elle l'était.


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MessageSujet: Re: Too Close - Tybalt Morrisson Lun 22 Avr - 7:39


Dans ce monde, on a plus le droit de faire un seul bruit, crier ne nous est pas autorisé, tout détruire ferait trop de boucan, notre seul droit, être discrets, ne pas attirer le regard sur nous, se fondre dans la nature qui reprend ses droits. Les mains à plat sur le comptoir, m’appuyant dessus de tout mon poids, la tête penchée en avant, je sens que ça bouge à ma droite, c’est Glen. « Il parait que tu nous terrorise. » Me dit-il pour rompre le silence. Je ne bougeais pas d’un poil. « Je l’avais remarqué. Tu sais on n’est pas tous aveugles… » Je relevais la tête, le regardant de mes yeux rougis. « Remarqué quoi ? » Il me sourit, en allant prendre des mouchoirs dans un tiroir qu’il me tendit. « Qu’il compte. » Je reçu un coup au cœur et ma gorge se serra. « Je vois pas de quoi tu parles. » Je m’adossais au comptoir, croisant les bras sur ma poitrine. « Oh oui je sais, moi aussi je me suis dit ça, ça ne compte pas, tout ça c’est trop dangereux, ça ne m’aidera pas à rester en vie. Je sais tout ça… mais lorsque le rôdeur lui a arraché la gorge et que son dernier regard fut pour moi… là c’était plus la même chose, je n’avais qu’une seule envie, retourner avant, parce que ces sentiments auraient pu faire qu’elle veuille se battre bien plus pour vivre. » Je grimaçais, le regard bas avec cette nouvelle envie de pleurer, que je refluais derrière mes paupières. « C’est pour ça… aujourd’hui ? » Lui demandais-je en lui lançant un regard par en dessous. Il hocha la tête. « Il dort là, mais du coup, si tu veux le voir… » Il ne termina pas réellement sa phrase. « En attendant, laisses nous accéder à la cuisine et vas te changer, Maria t’a trouvé des vêtements propres. Elle lavera les tiennes si tu lui demandes, elle a un peu peur de toi… » Je souris en secouant la tête, peur de moi la bonne blague. J’acceptais néanmoins, laissant la bouteille, mes affaires, j’attrapais sa batte et l’emmenais avec moi au premier. La porte, où il se trouvait été fermée, et je filais dans la petite salle de bain, pas trop crasseuse, on avait nettoyé le lieu, faire en sorte de ne pas trop mal vivre, et la maison était alimentée en eau par un puits dans le jardin. Je quittais mes grandes chaussettes, elles qui m’avaient suivit depuis le Canada, le sang avait séché et ça fit le bruit d’un scratch, lorsque je les décollais de ma peau. Je les mis dans le lavabo, pour les rincer, avant de les pendre à un porte serviette. Je retirais mon marcel, mon soutif, mon short et ma culotte, nettoyant cette dernière aussi, avant de faire une toilette de chat, je n’aimais pas prendre de douche, puisque lorsque nous devrions partir de là, il me faudrait vivre sans, pendant longtemps. Ne pas me réhabituer au plaisir de me doucher en somme. J’enfilais mon short sans la culotte qui séchait, mon soutif, mon marcel qui n’était pas trop crade, avant de sortir de là, pas besoin de fringues de macchabés, j’ai les miennes. Un pas, puis deux, vers sa chambre, entrouverte je regardais à l’intérieur, Sarah lui passait un linge humide sur le visage, le veillait. Je me mordis l’intérieur des joues, hésitante, alors que Maria arriva derrière moi. « Peux-tu remplacer Sarah ? Elle a de la cuisine à faire. » Me dit elle alors. J’acceptais en silence, et entrais, Sarah me tendit le linge en posant une main compatissante sur mon épaule. Bordel, qu’ils arrêtent avec ce sentiment, c’est le pire je crois, le pire de tous. Lorsque je me retrouvais toute seule avec lui, dans cette chambre de fortune, je me sentis toute petite, j’avais tort c’est l’amour le pire de tous, la compassion découle juste de lui, et j’étais grillée auprès de quelques membres de la communauté. Je contournais le lit de fortune, la paillasse plutôt d’ailleurs, pour aller m’asseoir à sa droite, près de la petite bassine d’eau qui avait tiédit. Yeux clos, il avait l’air beaucoup moins dangereux, beaucoup plus frêle, et tellement plus zen. Je trempais le linge dans la bassine, le pressa et me penchais en avant pour éponger son front, sa nuque, sa joue visible… « If i was not myself, and you were someone else, i said so much to you… And i would tell the truth, cause i can hide the grief… » D’une petite voix douce, je commençais à chantonner une chanson d’Elie Goulding, qui n’a de cesse de tourner dans ma tête depuis des semaines déjà, elle ressemble à une comptine parce qu’elle est douce, mais les paroles sont tristes, le titre en lui-même est déjà : « Dead in the water », ça annonce la couleur. Mais bref, je lui chantonne cette musique qui effleure mon esprit, lorsque j’étais malade, maman me chantait souvent des chansons, ça me permettait de me rassurer, de me sentir en sécurité, de savoir où j’étais lorsque la fièvre avide de mon esprit, m’emmenait loin de la réalité. « Oh i’m dead in the water, still looking for you, can’t you see ? I’m dead in the water… »
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MessageSujet: Re: Too Close - Tybalt Morrisson Lun 22 Avr - 19:11



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    L'étape suivante, et non des moindres, serait de ne pas faire une forte montée de fièvre et de ne surtout pas en crever, tant qu'à faire. La fièvre ... On s'en méfiait comme de la peste noire. Parce qu'elle pouvait arriver pour un rien. Un petit rhume qu'on ne pouvait soigner tout à fait tant on manquait de médicaments ... Une infection à cause d'une plaie mal nettoyée ... Bref, la fièvre était notre ennemie. Sans doute presque autant que les rôdeurs et leur morsure qui causait invariablement une fièvre de laquelle on ne se relevait pas. Et là, alors que j'étais bien blessé et que l'on m'avait administré le minimum de soins, il allait falloir s'assurer que la fièvre ne pointerait pas le bout de son nez. Ou, au moins, que l'on parviendrait à la contrôler assez pour qu'elle ne mette pas fin à mes jours. En attendant de savoir si j'allais avoir, ou non, un pique de fièvre, je me laissais sombrer dans un sommeil réconfortant et réparateur. Du moins, j'espérais qu'il le soit. J'avais besoin de dormir et sans doute également de me nourrir. Mais ça, ça attendrait. Il fallait avant tout que je me repose ... Même si je compris bien vite que le sommeil ne serait pas des plus reposants non plus. Des flashs se succédèrent dans mon esprit torturé. Le coup de fil paniqué de ma mère alors que j'étais en plein préparatifs d'un concert à Toronto. La promesse que je lui avais faite de rentrer aussitôt mon concert terminé ... Mon arrivée ... Bien trop tard. La porte d'entrée de la maison familiale, ouverte. La marque d'une main ensanglantée sur la peinture blanche. La maison sans dessus dessous ... Les restes d'entrailles humaines ... Les râles ... Mon père zombifié qui tente de m'attraper mais que je repousse avant de courir de partout pour trouver les autres ... Ma mère dans le même état ... Ma soeur de dix sept ans tout aussi cadavérique. Fallait-il vraiment que tous ces souvenirs reviennent au galop de la sorte ? Que les douleurs du coeur viennent s'ajouter à la torture physique ? Perdu entre la réalité et l'inconscience, je me mis à suffoquer faiblement, chercher mon souffle, paniquer à l'idée que je ne me réveille pas et doive continuer à supporter ces souvenirs qui venaient, passaient, repassaient dans mon esprit ...

    Ma respiration se fit difficile l'espace de quelques interminables secondes, avant que je ne retrouve le silence complet. Un dernier soupir et je perdis à nouveau connaissance sans chercher à savoir qui était à mes côtés, occupé à passer un linge frais sur mon visage. Une voix douce commença à me tirer de l'inconscience qui, décidément, semblait ne pas vouloir demeurer en ma compagnie. « Oh i’m dead in the water, still looking for you, can’t you see ? I’m dead in the water… » Victoria ? Victoria était vraiment à mon chevet, en train de chanter d'une voix douce et passer un linge humide sur moi ? J'avais presque du mal à le croire tant c'était ... Eh bien, inattendu de sa part. Je l'imaginais plus facilement en train de prier pour me voir mort une bonne fois pour toute, qu'à s'inquiéter à mon sujet. Difficilement, je déglutis et réalisai que ma gorge était sèche. « T'aurais pu faire l'effort de chanter l'une des miennes ... » Marmonnai-je d'un ton moqueur, la voix à peine audible et sans prendre la peine d'ouvrir les yeux. Comme si je craignais de la voir disparaître, dès l'instant où je serais à nouveau pleinement là, parfaitement conscient et plus ou moins en possession de mes moyens. Il était rare, pour ne pas dire que ça n'arrivait jamais, que je mentionne mon ancien métier. Pour moi, ça remontait à une autre vie que celle que je vivais encore aujourd'hui. L'homme que j'étais alors, était bel et bien mort depuis ce jour où il avait réalisé qu'il ne pouvait plus rien faire pour sa famille déjà morte ... Avec peine, j'entrouvris enfin les yeux et cherchai la jeune femme du regard. J'ignorais si elle allait m'envoyer chier maintenant que j'étais conscient du fait que ... Bon sang, elle s'inquiétait assez pour moi, pour venir s'occuper de moi durant mon sommeil. « De l'eau ... ? » Demandai-je finalement, hésitant quant à la réaction qu'elle pourrait avoir. Non pas que je la craignais ... Mais je la savais parfaitement capable de m'envoyer chier et quitter la pièce sans une once d'hésitation. En tout cas, c'était là tout ce qu'elle m'avait montré de sa personnalité au cours de ces dernières semaines.


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MessageSujet: Re: Too Close - Tybalt Morrisson Lun 22 Avr - 19:47



Petite voix, petite résonnance d’une ancienne moi. Dieu, qu’as-tu fait de nous ? Nous étions sensés être tes créatures les plus importantes… A nous voir, tous, dieu tu t’es loupé. Ou alors l’humanité se répète inlassablement, destruction en tête, besoin de morts inquantifiables… C’est ça, l’histoire se répète encore et encore, et nous, pauvres âmes errantes, nous tortillant dans ce monde là. Nous périrons, nous finirons dans les flammes de toutes manières. L’enfer sera notre salvation, tout était donc écrit comme ça ? Et dire que j’aurais pu devenir médaillée, j’aurais pu me surpasser, devenir une grande personne, je ne faisais pourtant pas tout ça pour un quelconque parterre rouge, je faisais ça pour que mon père… Mon cœur se serra. Soit fier de moi. Chantant doucement, il ne me restait que ça à faire. J’avais délaissé la bouteille de scotch dans la salle de bain, avec ma culotte et mes chaussettes. Pas cuite pour autant, juste un tout petit peu plus détendue, si cela puisse être possible. Je pressais le linge, en laissant courir les paroles à l’extérieur de ma bouche, je ne suis pas sure qu’en cet instant je ne chantais que pour le ramener, étrangement ça guérissait des maux plus ancrés, plus douloureux encore que de le voir aussi mal en point. Des paroles, écrites, et chantées par une personne probablement morte, mais chantées à un moment où ma vie n’était pas si noire, n’était pas si sombre. Je le sentis bouger, et je me stoppais, il marmonna quelque chose, je dus me pencher au dessus de lui pour saisir les mots qu’il me dit alors. J’esquissais un sourire sincère, qu’il ne vit pas, puisque préférant garder les yeux clos. Je n’en connaissais aucune, et c’était bien là, la vérité, oui j’avais déjà entendu certaines, mais les paroles n’étaient pas rester en moi… Désolée, ex chanteur, ex musicien, ex compositeur, ex beaucoup de choses, mais ta musique aussi rythmée fusse t-elle, n’a pas résonné en moi, comme celle d’Elie Goulding. Je gardais donc le silence, laissant les dernières bribes de souvenirs musicaux me hanter et s’évaporer lorsqu’il ouvrit les yeux. Je rencontrais allègrement son regard, cherchant à savoir ce qu’il pouvait penser de ma présence à ses côtés, mais je ne vis pas grand-chose, me noyant presque dans l’abime glaciale de ses orbes bleutées. Je serrais les mâchoires, retrouvant là, le contact de la réalité, le gout des non dits et de tout ce qui va avec. Je rampais vers une gourde laissée là par Maria sûrement, l’ouvrant pour renifler le liquide à l’intérieur, avant d’y tremper le doigt pour gouter, oui c’était bien de l’eau. Je l’aidais à se mettre sur le côté, avant de porter le récipient à ses lèvres pour l’aider à boire, puis je reposais la gourde à côté de lui. « Heureusement que tu es un enfoiré résistant. » Dis-je alors, avec un petit air narquois sur le visage. Petite note qui se voulait positive, elle l’était peut être trop, pourrais-je être ne serait ce qu’ami avec ? La douleur de sa perte serait elle moindre ? « T’abattre avec ta propre batte aurait été jouissif pourtant… dommage. » Dis-je en quittant son regard, pour me relever. Je n’en pensais pas un mot, c’était sûr, je le savais, il l’ignorait pour son bien, mais Glen savait aussi maintenant que je mentais en le repoussant avec fureur. Que devais-je faire ? Me tirer de ce groupe ? Survivre seule ? J’y ai pensé plusieurs fois, mais c’est magnétique, il l’est bordel de merde, il l’est de trop. D’ailleurs, j’étais encore dans la pièce, je rangeais des trucs pour occuper mes mains, à défaut de pouvoir sortir de cette putain de pièce. La colère revint me ronger de l’intérieur, j’aurais voulu hurler ou taper sur quelque chose, je voudrais qu’il soit blessant, là en cet instant, pour me sortir de cette détresse latente, je veux qu’il le soit. Dis moi, que tu voudrais me voir morte, enterrée, ou en souffrance de la transformation, que tu voudrais me coller le canon de mon propre fusil sur mon front et m’envoyer en Enfers sans retour possible. Putain, dis-moi que tu veux que je crève, je t’en supplie. Je m’appuyais contre la fenêtre barricadée par les anciens propriétaires, le regardant, regard noir, qui aurait pu allumer n’importe quel feu, qui aurait pu envoyer des éclairs et t’électrocuter d’un seul coup. Je me collais la main sur le front, le passant dans mes longs cheveux bruns, comme si ce simple geste pouvait résoudre le supplice qui me brûlait l’intérieur de l’être. Putain Tybalt, libère-moi ! Silence épais, trop pesant, trop de tension, trop d’envie, trop de tout, j’attendais quelque chose de lui, sachant que je ne pourrais pas continuer comme ça pendant longtemps ! « Je… » Mêmes les mots me brûlaient la gorge. « Te laisse, tu veux surement dormir. Lopette que tu es. » Dis-je en entreprenant de traverser la pièce d’un pas décidé.
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MessageSujet: Re: Too Close - Tybalt Morrisson Lun 22 Avr - 21:07



    Victoria & Tybalt

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    Le monde courait tout droit à sa propre perte, nous laissant nous autres survivants, sur le carreau. Les gens changeaient du tout au tout et pour la plupart, se planquaient derrière des carapaces épaisses, qui leur évitait de trop s'attacher à ceux qui les entourait. Accepter l'aide d'autrui pour ne pas crever, oui, ça c'était simple ... Mais s'attacher à ces personnes là et aux autres ? Mon Dieu non, c'était bien trop risqué que de s'attacher à qui que ce soit. Mieux valait évoluer seul finalement. Mais seul ... Beaucoup moins de chances de survie. Bref ... Quelle merde. De la merde dans ... Un monde de merde. Et dans tout ça, il y avait ceux qui agissaient stupidement, pour être certain d'éloigner tout le monde de leur chemin -et sans doute de leur coeur par la même occasion-. Mais savoir s'ils avaient toujours été ainsi ou si c'était la fin du monde qui les rendait aussi con, n'était pas la tâche la plus aisée qui soit. Ainsi, j'ignorais ce qu'il en était pour Victoria. Tout ce que je savais, c'était qu'elle ne pouvait clairement pas me voir. Moi plus que les autres, puisqu'il semblait que c'était toujours à moi qu'elle s'en prenait quand j'étais dans les parages. Peut-être parce qu'elle n'avait pas aimé la personnalité publique que j'avais jadis été ... Pour ce que j'en savais, c'était tout à fait possible. Depuis le temps, j'avais cessé de me questionner à ce sujet. Parce que j'avais autre chose à foutre de mon temps ... Et que le temps nous était désormais que trop compté pour être foutu en l'air de la sorte. Ainsi, je me contentais donc de supporter le comportement de la jeune femme, comme si je n'en n'avais cure. Même si, pour être tout à fait honnête, j'oscillais parfois entre la vexation et la colère. Elle avait carrément une dent contre moi ... Et je ne comprenais vraiment pas pourquoi. D'autant plus que je n'étais pas le genre de personne qui inspirait ce genre de sentiments. Du moins, ce n'était pas le cas avant. Calme, discret, presque effacé, un peu trop rêveur, "trop" gentil parfois, compréhensif, souriant, plaisantin ... Non, rien qui puisse expliquer que j'attire les foudres de qui que ce soit. Mais je partais quand même du principe qu'on ne pouvait pas plaire à tout le monde. C'était simplement désolant d'avoir à supporter ça alors que les choses étaient bien assez compliquées, telles quelles ... Quand enfin je trouvai le courage et la force de lui demander de l'eau, je la vis crisper les mâchoires.

    Et j'eus tout juste le temps de penser qu'elle n'appréciait pas que je lui demande un service, avant qu'elle n'obtempère. Là encore, à ma plus grande surprise. J'eus une légère grimace de douleur quand elle m'aida à rouler légèrement sur le côté. Je fus bien incapable de détacher mon regard d'elle alors que je buvais au goulot de la gourde, songeant que son comportement avait changé du tout au tout. Parce qu'elle avait cru me voir crever et qu'elle n'avait pas supporté ce fait ? Je ne voyais pas pourquoi ça serait le cas ... Et mon esprit était, à l'instant, trop occupé à apprécier la fraîcheur de l'eau qui coulait dans ma gorge, pour prendre le temps de lui poser la moindre question. « Heureusement que tu es un enfoiré résistant. » Voilà qui lui correspondait davantage. Et qui eut au moins le mérite de me faire sourire, alors que je reposais la tête sur le tas de fringues qui me servait d'oreiller et fermai un instant les yeux. « T’abattre avec ta propre batte aurait été jouissif pourtant… dommage. » Le léger rire que je laissai échapper, se transforma presque aussitôt en vague gémissement de douleur alors que ma blessure encore fraîche, me tirailla. « Si c'est ce dont tu rêves ... Tu devrais le faire tant que je suis encore faible ... » Marmonnai-je en clignant faiblement des yeux, avant de froncer les sourcils quand je la vis se lever. J'aurais pu faire une remarque sur le fait qu'elle était en train de tout tripoter de ci et de là et de remettre de l'ordre alors que c'était bien inutile ... Mais je préférais encore la regarder faire et profiter du fait qu'elle semblait de bonne humeur ... Pour une fois. Ce n'était pas tous les jours qu'elle était ainsi. Alors autant en profiter tant qu'il était encore temps. Un instant elle semblait être très occupée ... Et la seconde d'après, se perdre dans des pensées déplaisantes. Elle était un spectacle à elle toute seule. Un spectacle très intéressant ... Jusqu'à ce qu'elle décide de quitter la pièce. « Non ! » Quoi non ? Juste, non, comme ça ? Non, j'ai envie que tu restes. Génial. Dans le genre crétin de première qui tend le bâton pour se faire battre ... « Faut que quelqu'un reste ... Pour le cas où ... J'y passerais, tu sais ... La fièvre et tout le tralala. Et tant qu'à faire, quelqu'un qui n'éprouvera aucun remord à me tirer une balle dans la tronche ... » De mieux en mieux, sans aucun doute ...


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MessageSujet: Re: Too Close - Tybalt Morrisson Lun 22 Avr - 21:54


Sa voix trancha le silence, ferme malgré son état, et elle ne manqua pas de me faire arrêter net, à quelques menus centimètres de la porte. Dos à lui, je passais la langue sur mes dents, relevant la tête vers la porte qui aurait pu s’ouvrir, mais non, j’étais encore dans cette pièce, tiraillée par tout ça, faible à bien des égards, et je me doute que Glen n’ait intimé aux autres de ne pas aller voir ce qu’il se passait là haut. Je posais la main à plat sur le bois de la porte, en secouant la tête. Non, non, tu ne peux pas me dire de rester, laisse-moi partir… Je me mordis la lèvre, tournant la tête vers lui. « Je te demande pardon ? » Arrivais-je à articuler. Il se reprit, m’expliquant qu’avec la fièvre… Je ne pus en entendre plus, mon visage se baissa, et ma lèvre resta entre mes dents. Ta gueule Tybalt, je ne pourrais pas faire ça, même si mes vieux démons remontent à la surface, pour le coup, et j’en suis sure, je préférerais que tu me bouffes pour te suivre en Enfer. Je déglutis en jouant avec mes doigts, j’étais au comble de la nervosité. « Soit. » Finis-je par dire, en m’éloignant de la porte, pour aller m’asseoir le dos contre la fenêtre. Putain, mais pourquoi ? Pourquoi tomber amoureuse d’un enfoiré décoloré, complètement frappé dans sa tête ? Et surtout pourquoi maintenant ? Avant, dans ma vie d’avant, je n’ai jamais connu l’amour, bien sur j’ai perdu ma virginité comme tout le monde, mais je n’ai jamais eu de relations sérieuses, ni de sentiments aussi mordants pour quelqu’un. Je le regarde, arrive t-il à voir en moi quelque chose ? Si c’est le cas, cligne des yeux… Ce qu’il fit bien sur, bien sur c’est un être humain. Je souris alors, secouant la tête, avant de relever les yeux vers lui. « Vois-tu… Non… pas soit. » Commençais-je, la peur au ventre, mais moindre comparé à tout à l’heure, lorsque j’ai cru le perdre. Je lui souris, en proie à une angoisse peu commune, qui recouvrit mes mains de moiteur tiédasse. « C’est vraiment con la vie, tu ne trouves pas ? » Lui demandais-je sans vraiment attendre une réponse. « On croise tout un tas de gens, on en perd presque tout autant, sur toute une vie, et je parle de ça, comme si c’était avant tout ce qui nous arrive… » Je poussais un soupir, tout en jouant avec sa batte. « Le truc dingue, c’est qu’on rencontre certaines personnes, à des moments totalement saugrenus, ces personnes qui marqueront ta vie, ou n’y feront qu’un passage rapide, mais dont tu te souviendras encore longtemps… Sans compter le coefficient zombie actuel bien sur. » C’était la première fois depuis des mois, que je parlais autant, comme avant. « Vois-tu… Tybalt… » Je pris une grande inspiration et expirais tout aussi lourdement. « Je… ne pourrais pas être cette… personne… » Je plongeais mon regard dans le sien, bas les masques, on arrête de déconner maintenant. « Je ne pourrais pas être la personne, qui n’aura aucun remord à te tirer une balle dans la tête… Et pour être tout à fait honnête ça me tue. C’est risible non ? » Je lui laissais le temps de digérer tout ça. « C’est facile, d’haïr, d’être en colère, on a tous vécu cette survie forcée, de manière affreuse, tuer des gens qu’on aimait plus que nous même, éviter qu’ils ne nous atteignent, et puis… partir… » Les larmes étaient au bord de mes yeux, et une larme coula sur ma joue. « Et pourtant, dans ce merdier implacable, dans cette lutte pour une survie qui ne sera pas aisée, voir juste impossible, il existe un seul putain d’organe, capable de nous rappeler ce que nous sommes dans notre essence la plus pure… Le cœur. Ce putain de muscle, qui bat encore à un rythme normal… Du moins… » Je levais la tête, manquant d’air, et de courage surtout, fermant les yeux un instant. « Si tu me demande d’abréger tes souffrances, je le ferais, je te droguerais, je te ferais boire, je t’attacherais, mais… non, je serais incapable de mettre le canon de mon fusil sur ton front et tirer cette dernière balle. » Je secouais mes mains de chaque côté, qui tremblaient. « Bordel de nervosité. » Dis-je en riant jaune. « Je ne pensais plus être capable de ça, ses sentiments de merde, qui me torturent sont pires que toutes les morsures de l’Enfer… Si je dois rester avec toi, comprends que je ne puisse pas te tuer, puisque mon cœur si humain soit il n’a jamais autant réagit… qu’à ton contact. » Je crispais les mâchoires et laissais les larmes couler sur mes joues, me montrant sous un jour inédit, et j’avais peur en cet instant, j’ai peur qu’il ne se moque de moi. Il y aurait de quoi.
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MessageSujet: Re: Too Close - Tybalt Morrisson Lun 22 Avr - 22:56



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    Ok ... Lui "ordonner" de rester, n'était sans doute pas la meilleure chose à faire ... Mais j'avais tellement envie de la voir rester dans la chambre, à mes côtés, que j'étais prêt à trouver le plus gros bobard qui soit, pour la convaincre de rester ici. Et parce que je savais qu'elle pourrait bien m'envoyer chier, ne serait-ce qu'à cause de l'ordre que je venais de lui donner, je marmonnai la première excuse qui me passa par la tête. L'idée d'être celle qui m'achèverait une bonne fois pour toute, devrait être suffisante pour la convaincre de rester, non ... ?[color=orange] « Soit. »[color] J'aurais nettement préféré qu'elle reste ici pour une autre raison. Mais ... "soit", comme elle le disait si bien. Au moins, elle restait ... Et étrangement, cette pensée eut le don de me réconforter. Assez pour que je me laisse aller à fermer à nouveau les yeux, en lâchant un faible soupir entre le soulagement et le réconfort. Je savais que si je gardais les yeux ouverts, je risquais de les conserver fixement posés sur elle ... Et que ça pourrait finir par l'agacer ... Ou un truc dans ce goût là. J'avais toujours cette crainte de l'irriter sans avoir grand chose à faire pour ça ... Et de la voir s'emporter et tout envoyer bouler. Et je ne comprenais même pas ce qui était si grave finalement, dans cette situation. Parce qu'il me semblait que c'était habituel chez elle, que d'avoir de telles réactions et un tel comportement en général. Ou bien c'était cette pseudo fin du monde qui l'avait rendue ainsi ... Dans un cas comme dans l'autre, elle avait ce foutu caractère qui m'en faisait voir de toutes les couleurs. Je rouvris les yeux quand je l'entendis s'installer et la regardai avec intention. Comme pour tenter de la comprendre. De comprendre pourquoi ce changement de comportement de sa part. De comprendre pourquoi elle avait prit soin de moi durant mon sommeil, alors qu'il m'avait toujours semblé qu'elle me détestait. « Vois-tu… Non… pas soit. » Je ne pris même pas la peine de répondre à son sourire, tant elle me semblait crispée, ailleurs, hésitante. Ce qui n'était pas dans ses habitudes. « C’est vraiment con la vie, tu ne trouves pas ? » Je tentai de comprendre le comment du pourquoi d'une telle question, avant qu'elle n'enchaîne sans vraiment attendre de réponse de ma part. Je tentais de suivre le fil de ses paroles alors qu'elle parlait bien plus que je ne l'avais jamais entendu parler depuis que je la connaissais. J'ignorais pourquoi elle me disait tout ça ... Mais je ne pouvais pas nier que ça faisait un bien fou de l'entendre me parler aussi naturellement.

    J'aurais presque pu lui demander de continuer et même de me raconter tout un tas de conneries si ça pouvait lui faire plaisir, simplement pour pouvoir l'entendre me parler de la sorte, encore et encore. Mais je ne le fis pas ... Trop occupé à écouter chacun de ses mots et à tenter de comprendre la raison de ceux ci. « Vois-tu… Tybalt… » Tybalt ... L'avais-je déjà entendu prononcer mon nom autrement qu'avec colère ou pour me donner un ordre ? Pas que je me souvienne ... Bon sang ... Pourquoi, au juste, laissais-je mes pensées vagabonder de la sorte au lieu de se concentrer uniquement sur ce qu'elle était en train de me dire et qui semblait d'une importance capitale ? Et puis elle enchaîna ... Me faisant comprendre qu'elle ne saurait me tirer une balle pour m'empêcher de revenir sous les traits d'un rôdeur. Et en quel honneur au juste ? Je fronçai les sourcils et me redressai quelque peu, ignorant les tiraillements de ma blessure, pour pouvoir la regarder avec davantage d'attention. J'avais presque envie de lui demander de se taire tant elle était en train de me communiquer d'informations toutes plus surprenantes les unes que les autres. Coeur, elle, moi, impossible de me tuer ... Nervosité ... Je baissai le regard sur ses mains, toujours rendu muet par la surprise et l'incompréhension. Elle tremblait ... De nervosité. Et moi j'étais là, toujours aussi silencieux ... A l'écouter parler et se confier à moi sur ... Sur quoi ? Ses sentiments ? Etait-ce de ça dont il était question ? Je ne savais plus trop ... Si je m'y étais attendu ... Je crispai à mon tour les mâchoires, quand je vis les larmes couler sur son visage. Non ... Ca, non. Elle n'était pas femme à pleurer ... Non, elle ne l'était pas, pas vrai ? Elle était forte, courageuse ... Et sacrément emmerdante aussi, tant qu'à faire ... . « Tu es sans doute la personne la plus étrange qu'il m'ait été donné de rencontrer ... » Plaisantai-je doucement, en affichant un sourire finalement plus attendri que moqueur. Sans doute parce que j'étais, comme un faible con, réellement attendri par ses larmes, par ses mots, par ce que je comprenais enfin. Qu'elle avait été aussi mauvaise, constamment, exprès pour me tenir éloigné d'elle. Apparemment pour ne pas s'attacher ... En vain ... « Mais celle qui a les réactions les plus humaines qui soient, au sein du groupe, finalement ... » Ajoutai-je, avant de tapoter le bord de mon lit de fortune, pour qu'elle se rapproche.


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MessageSujet: Re: Too Close - Tybalt Morrisson Lun 22 Avr - 23:38


La plus étrange qu’il ait rencontré. Je sais pas comment je dois le prendre, il n’aurait pas sourit gentiment, je me serais barrée buter du mort vivant dans le champ d’à côté. Mais son sourire me laissa là, clouée le cul sur le parquet crade de cette piaule, non de cette taule. Je pleurais, les larmes cascadaient sur mes joues, tandis qu’il reprit la parole pour m’accorder un compliment, la plus humaine… Fantastique, vais-je gagner un prix pour cela ? Il tapota le bord de sa couche, m’intimant silencieusement d’approcher, mais je secouais la tête en signe de négation. « Non… je ne peux pas… approcher… je suis déjà trop proche. » Lui soufflais-je, essuyant mon nez qui coulait. Rien à foutre d’être glamour, depuis des mois, depuis que tout à commencer, j’ai eu la chance une fois de tomber sur un rasoir à peu près viable, pour me raser les jambes et les aisselles, mais ça remonte à plus d’un mois. Plus de canon de beauté dans ce monde de merde, et mes chaussettes qui sèchent, sont les seuls remparts de dignité me restant. Outre le fait que je sois donc poilue, je pleure devant lui, et je viens de lui avouer à demi mots qu’il me plait ce connard. Et encore plaire, ce serait passé, mais aimer c’est une toute autre histoire ! Je croisais les bras autour de mes genoux repliés contre moi, position de défense… Jusqu’à quand vais-je tenir ? On ne peut même plus parier de fric, plus de système monétaire ici bas, alors parions sur ma vie, seule monnaie d’échange. J’essuie mes larmes avec mon bras, et renifle. Grand, intense moment de solitude, je suis toute seule face à mon plus grand démon, blond comme Courtney Cox, mais beaucoup plus séduisant au demeurant. Beaucoup plus… tétanisant. « Oublies… bordel oublies… et crèves, oublies pas de m’arracher le cœur quand tu reviendras, je ne veux plus l’entendre celui là. » Je posais mon menton sur mes genoux, et fermais les yeux. « Tu ne peux pas être gentil avec moi, après toutes les horreurs que je t’ai envoyé à la gueule, c’est foncièrement impossible, personne n’est aussi patient. Ou alors tu es plus idiot que tu n’en as l’air. » Soufflais-je avec en train. L’envie de le toucher, de l’effleurer pointa dans mon esprit, mais je chassais ça, en fermant les yeux, mais je sentais encore son regard insistant. « Arrête de me regarder Tybalt, sinon je te fais manger ta batte par le colon. » Lui lançais-je, en me tournant, pour appuyer mon profil contre le mur, ma tête posée contre le rebord de la fenêtre. « Putain je te déteste. Pourquoi as-tu insisté pour que je reste ? Sérieusement, va falloir que tu me dises, parce que… si c’est juste parce que je vise bien droit, et que je n’ai, ou ne donnes pas l’impression de ressentir quoique ce soit quand je les dégomme, c’est… nul. » Le dernier mot mit du temps à arriver, et finalement je me tournais vers lui. « Dis moi pourquoi ? Parce qu’aux dernières nouvelles, je ne suis que la connasse qui t’en fais baver, et qui te file des ordres que tu n’as pas envie d’entendre, donc… explique moi, pourquoi veux tu que je reste ici ? » J’essuyais mes joues d’un revers de main, avant de me pencher vers lui, toujours à distance et pourtant beaucoup trop près. Beaucoup trop près. « Si tu dois crever, je te demande d’avoir l’honnêteté que j’ai pu avoir envers toi, sinon je me casse… Glen pourras te coller un plomb… et je… » L’idée même me rebutais. « Et j’irais péter la gueule de deux trois fumiers de rôdeurs, pour passer le temps. » Ou plutôt pour me faire bouffer par l’un d’entre eux. C’est ça, je ne veux pas vivre sans lui dans les parages, mais je ne veux pas vivre avec lui coller à mes basques pour autant. « S’il te plait. Tybalt… Pourquoi veux-tu que je reste ? » Ajoutais-je en joignant les mains, comme pour le prier de lâcher le morceau. Mon regard brillant de larmes furtives, implorant sa parole, autre que ’tu es bizarre mais terriblement humaine’ style. Inconsciemment je me rapprochais, mais alors vraiment inconsciemment pour le coup, comme si ses mots, allaient être trop bas pour que je les entende de là, où j’étais.
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MessageSujet: Re: Too Close - Tybalt Morrisson Mar 23 Avr - 18:37



    Victoria & Tybalt

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    Si j'étais surpris de toutes les déclarations que venait de me faire Victoria ? A vrai dire, c'était un véritable euphémisme ... J'étais choqué, estomaqué, sur le cul ... Et j'en passe. Et en parallèle de cette surprise à couper le souffle, il y avait cette joie intense. Un réel soulagement. Je me sentais maintenant le coeur plus léger. J'en avais même presque envie de rire. Pas pour me foutre d'elle ... Oh ça non, ce serait bien la dernière de mes pensées que d'envisager me moquer d'elle et de ses confessions. Mais plutôt rire parce que je réalisais qu'elle ne me haïssait absolument pas, contrairement à ce que j'avais eus le temps de penser au cours de ces dernières semaines. Elle avait simplement tout fait pour lutter contre ses sentiments. Sans doute par crainte de me perdre et en souffrir de trop ... Bref ... Oui, elle était sans doute la personne la plus humaine encore en vie. Ou au moins dans ce groupe. Parce qu'elle avait réagit d'une façon tout à fait logique au final. « Non… je ne peux pas… approcher… je suis déjà trop proche. » Je soupirai doucement de frustration devant son refus de se rapprocher ... Mais décidai de ne pas insister. J'avais encore du temps devant moi, puisqu'elle avait accepté de rester ici, en ma présence. C'était déjà une bien belle victoire. « Oublies… bordel oublies… et crèves, oublies pas de m’arracher le cœur quand tu reviendras, je ne veux plus l’entendre celui là. » Contrairement à toutes les fois précédentes où elle avait eut des propos blessants et parfois injurieux, je ne le pris pas franchement mal. Sans doute parce que, désormais, je comprenais parfaitement ses réactions. Je savais pourquoi elle était comme ça ... Et j'étais rassuré sur le fait qu'elle ne me détestait pas. « Alors considérons que je suis idiot. Parce que, non, je ne t'en veux pas pour tout ça. Quoi que ... Les critiques sur ma décoloration m'ont vexé ... » Plaisantai-je à demi, sans me départir de mon sourire. Faible, sans aucun doute ... Mais un sourire quand même, bien présent et bel et bien sincère. « Arrête de me regarder Tybalt, sinon je te fais manger ta batte par le colon. » Au vu du nombre de fois où elle s'était amusée à me menacer mais n'avait jamais semblé vouloir agir, je ne pris guère sa menace au sérieux.

    « C'est si mal que je te regarde ? » Demandai-je d'un ton moqueur, sans prendre la peine de détourner le regard. Finalement, elle reprit la parole et, sans sembler se rendre compte de ce fait, se rapprocha peu à peu de moi, sans jamais vraiment me quitter du regard. Pour ma part, je la regardais s'approcher et écoutais ses questions, ses craintes et inquiétudes et attendais simplement qu'elle retrouve le silence pour trouver une réponse digne de ce nom à lui donner. Que pouvais-je lui dire au juste ? Devais-je vraiment lui donner la raison pour laquelle j'avais été incapable d'accepter l'idée de la voir quitter la pièce ? Détourner la réponse pour me protéger tout comme elle même se protégeait depuis des lustres déjà ? Ou lui mentir ouvertement et lui faire entendre que, finalement, je me foutais bien de savoir où elle irait tant qu'elle quittait ces lieux et me laissait tranquille ? Non, pas ça ... J'en étais bien incapable. Mais je savais que la vérité pourrait, également, lui donner envie de fuir sans se retourner. A bien y réfléchir, si au moins je lui disais la vérité, je pourrais crever l'esprit léger. Pas de regret, j'aurais au moins été honnête jusqu'au bout. « S’il te plait. Tybalt… Pourquoi veux-tu que je reste ? » Soupirant doucement, je me redressai quelque peu pour pouvoir la regarder avec davantage d'attention, étudiant son visage et son regard du mien pendant un moment. Je réfléchissais encore à quoi lui dire et de quelle façon, en priant pour qu'elle ne se foute pas de moi ou parte sur le champ. « On a tous besoin de savoir que quelqu'un tient suffisamment à nous pour que ce soit une raison suffisante pour nous, de nous battre encore. » Répondis-je d'une voix douce, en continuant de l'étudier du regard durant de longues secondes. « Que tu te sois réellement inquiétée pour moi, compte ... » Ajoutai-je sur le même ton, avant d'afficher un léger sourire. « Et savoir que ton rôle de garce n'était qu'un masque pour te protéger, te rend tout de suite plus intéressante et même, d'agréable compagnie. » Conclus-je finalement, doucement moqueur. Non pas que je me foutais d'elle ... Parce que malgré tout ce qu'elle avait pu me faire endurer au cours de ces dernières semaines, je n'étais toujours pas comme ça. Je me permettais simplement de la taquiner quelque peu.


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MessageSujet: Re: Too Close - Tybalt Morrisson Mar 23 Avr - 19:36


Que faire ? Trop proche… C’est la même rengaine, qui vient me hanter ! Si je tends la main pour le toucher, je sais que je ne me relèverais pas. Si je reste là et qu’il fait une avancée, je sais que je ne me relèverais pas. Si je recule, si je fuis, si je sors, je serais obligée de partir pour de bon et ce sera mon cœur qui ne se relèvera pas. Je me mords l’intérieur de la lèvre, bouche entrouverte, et je ne sais pas. Maintenant il sait, maintenant mes mouvements d’humeur à son égard, lui apparaîtront comme écran de fumée, comme je sais très bien qu’il ne crèvera pas. Pas maintenant. La vision de lui, en train de crever d’ailleurs, m’était insupportable en cet instant. Que faire ?

A quelques foutus centimètres de lui, à portée de main pour ainsi dire, et pourtant trop loin. Ses mots à lui, qui se veulent tellement gentils, me firent comprendre qu’il n’était pas contre, mais pas forcément follement pour non plus. Sinon, il aurait fait fi de sa blessure de guerre, pour… Non, mauvaise idée, pas d’échange de salive, ni autre sécrétion, ce n’est pas possible. Je ne peux pas, enfin si je peux, mais le voulais-je vraiment ? Pouvais-je vraiment aller dans ce chemin là, un autre inconnu, encore une chose que je n’ai pas vécu depuis mon arrivée sur terre. Je me tortillais sur place, triturant les poussières du sol. Je pourrais lui répondre, que si ma compassion, ou plutôt pour le coup mes sentiments, n’étaient qu’une putain de consolation pour lui, il pouvait se la coller au cul. Mais non, rien n’est simple, tout n’est que poids… Je poussais un soupir, repliant un genou contre moi, passant la main dans mes cheveux.

Je pouffais à sa dernière phrase, il avait de l’humour pour un mourant. Un index sur mes dents, je le regardais, il n’était que douceur en cet instant, c’était apaisant mine de rien. Je décidais de rebondir sur sa décoloration. « Pour ma défense, tu as l’air d’une grosse tafiole avec ces cheveux là. » Ajoutais-je avec un sourire narquois mais terriblement pas cruel. Je recommençais à jouer avec mon ongle. « Avoues que tu ne vas pas crever, cette blessure, faites connement certes, n’est qu’une excuse que tu as trouvé pour me faire tomber de mon piédestal… » Je lui lançais une œillade joueuse, faisant renaître une partie de l’ancienne moi, que je pensais morte depuis belle lurette. « Et la garce en moi, t’emmerde, au cas où tu en douterais. »

Immobile, face à lui, ne le quittant pas du regard, je passais la langue sur mes lèvres. Qu’attendais-je au juste ? A la scène d’un mauvais film d’amour ? Ou le héro, qui n’en avait pas l’air d’être un, capture dans ses filets, la pseudo héroïne ? Et vivent heureux jusqu’à ce que la mort ne les sépare ? Pitoyable. Non, ici, c’est tu cours, tu te bats, ou tu crèves. Je ne voulais pourtant pas partir, je ne voulais pas quitter cette petite bulle de quiétude bien agréable. Et je l’appelais du regard, bien contre mon gré. Allumeuse, moi ?! Oui bon d’accord, ça y ressemblait, mais il n’était pas apte à répondre, à quoique ce soit, trop à morphe mine de rien. Pas grave, c’est peut être mieux comme ça, c’est peut être mieux de garder le contrôle, de ne pas sentir ses mains courir sur ma peau, de ne pas rencontrer ses lèvres, ni même de sentir son poids sur moi. C’est mieux oui. Je ne sais pas qui je tentais de convaincre, mais elle écouterait cette conne.

« Bon… tu feras mieux de te reposer, de dormir. Sait on jamais que l’on nous attaque encore dans les heures à venir… Ou qu’il y ait un autre zombiesque problème à régler. Je… veille… » Ajoutais-je, avant de me décaler pour m’appuyer contre le mur à sa tête. Toujours proche de lui, mais sans tenter de plus, et que se passera t-il demain ? Après demain ? Dans 1 semaine ? Ou dans quelques heures ? Je ne sais pas, je sais beaucoup de choses, mais ça… Non je ne sais pas. Le nous, ne représente que notre communauté, et rien d’autre. Le nous entre deux personnes représentent trop de perte, trop de souffrance, trop de larmes à venir. Il n’y a pas de nous, il y a juste moi, et lui qui doit dormir pour récupérer. C’est tout. Deux âmes perdues dans un trop plein de sang et de larmes, deux âmes mitoyennes, qui se sont déjà trop dit de choses. Je posais la tête contre le mur, le regard rivé sur le plafond. Me mordillant la lèvre encore. « Bon ! » tranchais-je alors, comme si un débat avait été en court, alors que pas du tout, enfin en moi oui, mais dans la pièce non. « Décales toi.. » Lui ordonnais-je. Avant de me glisser lentement près de lui, je ne savais pas trop comment me mettre, et je finis carrément collée à lui.
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MessageSujet: Re: Too Close - Tybalt Morrisson Mar 23 Avr - 20:37



    Victoria & Tybalt

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    Les relations n'avaient plus rien à voir avec celles que l'on pouvait avoir avant que le monde ne parte totalement en vrille. On faisait difficilement confiance. Et quand c'était le cas, ça prenait une importance capitale, vitale même. Parce qu'il y avait beaucoup trop de choses en jeux. Des vies entre autre. Faire confiance, c'était risqué. Quant à éprouver des sentiments et un trop fort attachement à quelqu'un, c'était prendre le risque de souffrir mille morts si la personne venait à mourir. Une épreuve tout juste à la limite du supportable. J'avais eus le temps de voir crever pas mal de personnes depuis ce fameux vingt et un décembre qui avait réellement marqué le début ... De la fin. Mais je me voyais mal perdre Victoria. Surtout pas maintenant que je savais ... Et je ne pris réellement conscience de cela, que quand je me sentis fondre devant son rire. Léger, certes, mais sincère. Je l'avais faite rire. C'était presque une victoire. Et je me surpris à ressentir une réelle bouffée de joie devant ce fait, alors que je continuais de la regarder sans pouvoir m'en empêcher et sans vraiment m'en rendre compte non plus. « Pour ma défense, tu as l’air d’une grosse tafiole avec ces cheveux là. » J'arquai un sourcil en passant une main distraite dans mes cheveux. Sérieusement ? C'était la première fois qu'on me sortait un truc pareil. Et pourtant, je m'amusais souvent avec mes cheveux avant. Avant, quand j'étais une star aux tendances excentriques. Cheveux longs, cheveux très courts, cheveux blonds, cheveux bi-colores, crêtes et j'en passe ... « Dommage ... J'ai trouvé de quoi les décolorer à nouveau, quand ils auront trop repoussé ... » Lâchai-je le plus naturellement du monde ... Alors que c'était tout à fait faux. En clair, ils allaient pousser encore un peu au cours des mois à venir et finirais par les couper. Et automatiquement, ma couleur naturelle serait à nouveau là, seule. « Avoues que tu ne vas pas crever, cette blessure, faites connement certes, n’est qu’une excuse que tu as trouvé pour me faire tomber de mon piédestal… » Je n'allais pas lui avouer que si j'avais été surpris par ce rôdeur, c'était uniquement parce que j'avais le regard rivé sur Victoria et m'assurait qu'elle allait bien. C'était exactement pour ce genre de raisons là qu'il ne fallait pas s'attacher à qui que ce soit. On s'inquiète toujours trop pour une personne, au point d'en oublier sa propre sécurité ... Et ça, ça ne pardonnait pas. « Merde comment t'as su ? J'irais même jusqu'à dire que je simule depuis la voiture ... » Répondis-je finalement. Bien sûr, il m'aurait été bien compliqué de simuler alors que je perdais une quantité affolante de sang. « Et la garce en moi, t’emmerde, au cas où tu en douterais. » Je ne pu m'empêcher de rire à cette remarque de sa part. C'était tout elle ça ... Et je me surprenais, encore une fois, à adorer l'entendre me dire une connerie de ce genre ...

    Sans doute parce que je retrouvais la Victoria au sale caractère. « Et en bon maso que je suis, j'adore ça ... » Répondis-je en souriant en coin. Cet échange entre nous, me perturbait au moins autant qu'il me plaisait. J'adorais constater avec quelle facilité nous parvenions à échanger et à plaisanter ensemble. Comme si c'était normal et qu'il en avait toujours été ainsi entre nous. Et pourtant non ... Tout comme, jusqu'à maintenant, je n'avais jamais vraiment pris le temps de la regarder autrement que comme l'emmerdeuse du coin qui n'est là que pour faire chier son monde. Quoi que ... Si, sans doute un peu au début. Quand je pensais qu'elle avait simplement besoin d'un peu de temps pour se faire aux personnes qui l'entouraient. Les premiers regards posés sur elle. Suffisants pour constater qu'elle était une jolie fille. Et même un peu plus que ça. Et puis par la suite, plus rien. Juste un besoin constant de l'éviter parce que je savais qu'elle trouverait les mots pour me blesser. Mais je voulais croire que, maintenant, c'était terminé. Que je pouvais à nouveau la regarder sans penser à disparaître de son chemin. Je pouvais à nouveau me dire que la fin du monde, le manque de bouffe et même le manque d'hygiène, n'avaient pas suffit à éteindre sa beauté frappante. Mais avant même que je n'aie eus le temps de penser trop longuement à tout ça, elle reprit la parole. Dormir ... Ah oui, j'étais supposé me reposer. N'oublions pas que je venais de me blesser et de perdre une certaine quantité de sang. Ce qui pouvait s'avérer très mauvais en ces temps difficiles. Dormir, donc, oui ... Oui mais j'étais frustré de la savoir aussi proche et en même temps aussi loin de moi. Je craignais qu'elle ne profite de mon sommeil pour partir. Et j'avais envie de l'avoir contre moi. Sauf qu'elle avait refusé une fois déjà. Je n'allais pas mettre ma fierté de côté en lui ... « Décales toi.. » Hein ? Ce ne fut qu'en la voyant s'approcher, que je compris enfin. Elle devait lire dans les pensées ... Quoi qu'il en soit, je me décalai comme demandé. Mais le lit de fortune étant vraiment minuscule, elle se retrouva bien vite collée contre moi. Et c'était loin d'être pour me déplaire. Pour lui faire un peu de place, je me remis sur le côté ... Et passai un bras en travers de sa taille pour être certain qu'elle demeure là, à mes côtés, tout contre moi. Un sourire aux lèvres, je reposai ma tête près de la sienne. « C'est mieux ... » Soufflai-je d'une voix douce en remontant ma main le long de son bras, en une lente caresse, avant de l'enfouir sous sa nuque. Et me collai davantage à elle. Si je n'avais pas été blessé et crevé ... Bon sang je n'aurais pas résisté. D'autant plus que ... Plus de dix mois venaient de s'écouler ... Plus de dix mois sans ... Sexe.


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MessageSujet: Re: Too Close - Tybalt Morrisson Mer 24 Avr - 8:11


Ce qui me frappa fut en premier son visage, d’aussi près, la broussaille particulière de ses sourcils, ses orbes oculaires tellement claires, son nez qui n’a aucune bosse, aucun défaut notable, le grain de sa peau, parsemée de petites imperfections bien humaines et ses lèvres… Ce n’est pas tant sa lèvre supérieure qui donne envie de l’embrasser, elle qui n’est que peu existante, très fine, non… c’est sa lèvre inférieure, plus présente qui appelle à se faire embrasser. Il n’a pas la bouche pulpeuse, il a une bouche discrète, mais Ô combien attirante. Je n’aurais probablement pas fait une fixation sur ses lèvres, si je n’avais pas été face à lui, mon corps collé contre le sien, par un passage sur ma peau de sa main, qui avait fait cambrer mon buste. J’avais outre passé le simple fait de me dire que j’avais perdu la tête de me retrouver aussi proche, non j’étais plus dans l’état second, vous savez celui où le désir commence à être une torture, et votre corps aracée sous ce poids, ne va pas tenir longtemps, et lui étant le seul rempart pour que votre esprit ne cède pas… et bien… Il sera perdu quoiqu’il arrive. Contre moi, je sens son désir physique j’entends, et je l’occulte puisqu’avec sa blessure ce serait une bien mauvaise idée. Et puis ce n’est pas si flatteur, on est tous astreint au régime forcé sans contact physique, pour moi ça doit faire… environ 7 mois, quoique non attendez, ça c’était 7 mois de survie… Comptez en presque une année. Sa main contre ma nuque, nos visages se retrouvant à une distance à la limite du danger. Je sentais son souffle sur mes lèvres, et ses mots enclenchèrent le feu le long de mes reins. Je posais ma main libre, sur sa taille, la plupart de mes doigts sur son pansement, seul le pouce fut en contact avec sa peau, étonnement chaude. Avait-il encore de la fièvre ? Mon nez effleura la sien, en un baiser d’esquimau, souvenir de jeunesse dans ce contexte pour le moins d’adultes et déroutant. La vérité notable, fut mes lèvres le cherchaient lui, ce n’est pas une bonne idée, comme tout le reste. Et pourtant, mon visage se tendit vers lui, ma bouche trouvant le chemin toute seule, effleurant sa bouche à lui, avant d’attraper sa lèvre inférieure. J’attendis bien sur qu’il n’y réponde, qu’il sombre dans cette folie furieuse avec moi, qu’il presse mon visage contre le sien, en m’intimant silencieusement de ne pas tenter de fuir. Apposant une certaine domination, celle qui n’inclut pas que je porte des chaines, mais que j’accepte juste de le suivre, de ne plus combattre mes envies, et de juste l’aimer. Un baiser fort de sens, quittant les quais de la raison pure, collant bien plus mon corps contre le sien, caressant la peau de son dos, retraçant le tracé de ses omoplates, la courbe de ses côtes. Lorsqu’on frappa à la porte, j’étais presque à bout de souffle, tant l’échange fut intense. « Victoria ? Tu veux que je te remplace ? » Dit une petite voix, que j’assimilais être la voix de Maria. Je regardais Tybalt, moi qui étais rouge comme une pivoine, le feu ayant commencé à lécher mes joues. Je lui souris. « Non merci… Je le garde…. » Elle ne comprendrait peut être pas la dernière phrase vu la situation, mais pas grave, tant que lui comprend qu’il m’est dorénavant impossible de le repousser, ou de le haïr. C’est terminé tout ça. Il faut bien mourir de quelque chose non ? A défaut de cancer, je mourrais d’amour… Un autre type de mal. « D’accord je viendrais te chercher pour ton tour de garde. » J’hochais la tête, oui, il faudrait que je le quitte dans la nuit, pour veiller sur nous tous. Ma main effleura ses tempes, redescendant sur sa joue. « Si tu as feins depuis le départ du village, tu as du entendre la prière que j’ai glissé à ton oreille… au cas où je te la redis. Ne meurs pas… Pas sans moi. » Je lui dis ces mots, en plongeant mon regard dans le sien, plus fort que le simple fait de lui avouer avec des sentiments, pour le coup je lui avouais ne pouvoir vivre sans lui. Ma main se posa entre ses pectoraux, sentant dans ma paume, son cœur battre délicieusement, j’aurais pu m’endormir contre lui, et y rester très longtemps. Mais je devais veiller, le veiller. « Dors… Tybalt… Je ne pars pas tout de suite… »
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MessageSujet: Re: Too Close - Tybalt Morrisson Mer 24 Avr - 18:02



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    Ses yeux bleu plantés dans les miens, son souffle régulier qui se mêlait au mien, le grain de sa peau qui glissait sous mes doigts avant d'être remplacé par la douceur de ses cheveux. Son odeur, sa chaleur, ses courbes pressées contre les miennes ... Toutes ces petites choses dont j'étais en train de prendre conscience et qui pourraient bien me faire perdre la raison si je n'y prenais pas garde. Si ce n'était pas elle qui avait craqué en venant chercher mes lèvres des siennes, aucun doute que je m'en serais chargé bien assez tôt tant elle représentait la tentation suprême. Ce désir ajouté à une frustration sexuelle à laquelle je ne pensais que maintenant, alors qu'elle était là tout contre moi ... Je ne pouvais que me perdre dans tout ça et peiner à me retenir. Ainsi, dès l'instant où ses lèvres vinrent se poser contre les miennes, je réagis. Ma respiration se bloqua dans ma gorge, ma main se crispa légèrement autour de sa nuque et mon coeur s'emballa férocement. Dieu tout puissant ... Et aussitôt, je redressai la tête pour pouvoir prolonger le baiser qui se faisait davantage ardent et passionné. J'en oubliais de respirer alors que ses lèvres dansaient inlassablement contre les miennes. Mais respirer n'était sans doute plus si important que cela, alors que je partageais ce baiser avec elle. Ca en revanche, c'était important ... Ma peau se recouvrit bien vite de chaire de poule alors que ses doigts couraient dessus, quand bien même j'avais chaud. Beaucoup trop chaud sans doute. Mais ça aussi on s'en foutait royalement. Je ne pensais qu'à ses lèvres contre les miennes et tout le reste de sa petite personne, merveilleusement moulée contre moi. Ma main finit par déserter sa nuque, une fois que j'eus commencé à me détendre. Elle glissa dans son cou pour mieux remonter sur son visage et se loger sur sa joue, de sorte à maintenir son visage contre le mien alors que j'approfondissais davantage encore, ce baiser fiévreux. Baiser qui en appelait à un autre, et encore un autre, puis un autre ... Et bien plus encore. Mais un plus que je n'étais pas en mesure de lui offrir. Même s'il était évident que j'en mourais d'envie. Pour ça, il faudrait encore attendre et se montrer patient. A moins que ça ne soit tout bonnement pas possible, pour tout un tas de raisons. A commencer par les risques de grossesse. Avoir un mioche dans de telles circonstances, oui c'était un risque qu'il ne fallait pas prendre. Mais avant même d'avoir ledit gosse ... Une simple grossesse pourrait coûter la vie à la future mère. Et c'était une chose que je ne serais pas en mesure d'accepter. Voir Victoria mourir serait une abomination. La voir mourir par ma faute, pire que tout. « Victoria ? Tu veux que je te remplace ? »

    Je ne pu retenir un léger grognement de frustration. Avant de penser que c'était sans doute un mal pour un bien. J'entrouvris les yeux pour les poser sur Victoria, dont les joues étaient d'un rouge soutenu. Ce qui me fit littéralement fondre. Au moins autant que le sourire qui étirait ses lèvres. Je souris moi même en coin, alors que je faisais lentement courir mes doigts sur sa joue. « Non merci… Je le garde…. » Mon sourire ne fit que s'agrandir davantage encore, alors que je la contemplais avec davantage d'attention. Me garder ... Comme si je lui appartenais ... Etrangement, l'idée me plaisait bien. « D’accord je viendrais te chercher pour ton tour de garde. » Voilà quelque chose qui me plaisait beaucoup moins en revanche. Le fait qu'elle doive s'en aller pour son tour de garde. Non seulement j'allais m'en faire pour elle, plus que jamais. Mais en plus, j'allais maintenant me sentir bien seul sans elle à mes côtés. Autant pour me veiller que pour me tenir compagnie. Néanmoins, je perdis le fil de mes pensées agaçantes, alors que ses doigts couraient lentement sur mon visage, en une douce caresse réconfortante. « Si tu as feins depuis le départ du village, tu as du entendre la prière que j’ai glissé à ton oreille… au cas où je te la redis. Ne meurs pas… Pas sans moi. » Le regard toujours plongé dans le sien, je demeurai silencieux pendant un moment avant de redresser le visage pour déposer un lent baiser sur ses lèvres, du bout des miennes. Sans chercher à détourner le regard d'elle. « J'ai jamais eus aussi peu l'intention de crever. » Soufflai-je d'une voix douce, tout contre ses lèvres, avant d'y déposer un dernier baiser. Je soupirai à ses derniers mots en reposant la tête sur l'oreiller de fortune, regard toujours fermement rivé sur elle. Distraitement, je jouais avec une mèche de ses cheveux, alors que je continuais de la contempler; J'avais maintenant peur de la perdre. Et si durant son tour de garde, il lui arrivait une broutille ? Et si, au cours de la nuit, elle changeait d'avis à propos de nous ? Et si ... Et si ... Il allait falloir que je m'habitue à vivre avec ce genre de risques, que je le veuille ou non. Ca faisait partie de nous et c'était un facteur risque dont on ne pouvait se passer. « Soit là à mon réveil ... » Soufflai-je en lui lançant un dernier regard, avant de venir enfouir mon visage dans son cou pour fermer les paupières. Qu'elle soit là ... Dans tous les sens du terme. Près de moi, avec toujours le même état d'esprit concernant notre relation ... Mais surtout, en parfaite santé. Pour la première fois depuis bien des mois, le sommeil ne se fit pas prier pour venir me faucher.


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Too Close - Tybalt Morrisson

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