Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm
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Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm

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MessageSujet: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Lun 3 Juin - 22:30



Les jours et les nuits, se ressemblent, il n’y a rien de précis qui les différencient, je tue. Je ne fais que ça, je dors peu ou pas du tout, je n’en ai pas besoin, il faut que je sois en alerte sans cesse. Les forces obscures rôdent partout, et je n’ai aucun répit. Pour éradiquer le mal, il n’y a pas trente six mille façons, il n’y en a qu’une, on tue. Je roule sur la route, un album de Nirvana à fond dans la voiture, sa voix venue de loin, me rappelle qu’un jour nous pourrons revivre sur terre sans avoir peur de grand-chose. Tout redeviendra comme avant, mais serais-je la même ? Pas sûre. Je me prendrais peut être des vacances, peut être qu’une autre que moi, sera appelée alors pour vaincre les fantômes, les monstres et autres. La solitude me pèse parfois, et quand je repense à mes amis Fin et Wanda, mon cœur se serre et ça me donne encore plus de force pour anéantir la racaille. Je n’ai plus d’observateur, plus personne pour guider, ni répondre à mes questions par le biais d’internet, ou d’un bouquin, ils sont tous morts, sauf moi. Je roule, je n’ai que ça à faire, il est tôt, ou tard, je ne sais plus les heures sont tellement semblables. Qu’importe ? Au final ce n’est que mon travail, mon devoir ! Je suis la plus grande chasseuse de la décennie, celle qui protège et sauve. Au bout de ma route, un peu plus loin, je remarque rapidement, que des voitures, des carcasses ont été abandonné là. Je ne doute pas en trouver quelqu’un à dégommer dans le lot. J’approche et arrête ma voiture, avant de lui faire faire demi tour, toujours tout prévoir, ma survie en dépend. Et là je remarque du mouvement du coin de l’œil dans le rétroviseur, un tas de zombies ont encerclé quelque chose, ou quelqu’un ? Ils sont cinq, rien de bien méchant en soit. J’attrape ma hache et sors de la voiture, un autre vient sur ma droite, et je le décapite sans lui accorder un seul regard. Je m’en moque de ce qu’ils étaient avant, ils ne valent pas mieux que les vampires. La preuve où est Stick, lorsque j’ai besoin de lui, où est ce lâche, lorsque je pleure la nuit venue ? Je saute sur le capot d’une voiture, debout là, je remarque qu’en effet un homme bien vivant tente de leur échapper, je lève les yeux au ciel et sans plus attendre, saute à terre avant de me jeter sur l’un d’entre eux, sa tête roule au pied du mec. Et je continue sans préambule, j’envoie valser l’un d’entre eux sur la portière d’une voiture et lui explose le crâne avec le pieu au bout de ma hache. Ils ne retourneront pas poussière, qu’importe là encore, tant qu’ils cessent leurs simagrées ! Un coup de pied retourné sur une pétasse qui tente de m’attraper, je grogne, et lui envoies ma hache sur le crâne, celui-ci s’ouvre en deux et le corps tombe sur le sol. Je me retourne pour terminer le ménage, mais je me rends compte que le mec en question, celui qui a faillit servir de repas à morts vivants, a réussit à buter les trois autres. Je le regarde avec froideur, tandis qu’il en fait de même, quoique pour une raison que j’ignore, il semble surpris. Surpris de quoi ? Que moi l’exécutrice lui ai sauvé la vie ? « De rien. » Lui dis-je pour briser le silence entre nous.
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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Ven 7 Juin - 22:10

Tabula rasa


L'art et la manière de se foutre dans la merde. Par Iron Timoty Sandstorm. Bon sang, qu'il est con ! Le brun s'extirpe d'entre les branches, courant pour sa survie. La peau souillée de part et d'autre par ce qui semble, de loin, à une encre noire. L'hémoglobine coagulée est devenue inodore à force d'être inhalée et, Iron se concentre plus sur sa course que son nouveau lifting spécial mort-vivant. Dents et poings serrés sur son couteau de chasse, il bifurque avant de bondir sur une branche pour y accrocher ses mains, tournant son corps souplement avant d'embrasser l'un des macchabées à coup de Rangers. Le son du craquement d'os suit aussitôt, alors qu'une traînée noire souille le sol de feuilles mortes. Ce dernier fait un bond de deux mètres avant de s'étaler au sol. Il est suivi de près par quatre autres. Celui-là vient à peine d'arriver, ce qui, techniquement, n'est pas bon du tout pour lui. Iron se laisse lourdement retomber sur le sol, fixant les morts qui s'approchent dangereusement. Ils sont lents, mais l'odeur diffusée par sa blessure au bras les attire systématiquement. Le brun a déjà dû en tuer quatre avant de prendre la fuite, priant pour trouver une issue. Les macchabées claudiquent, râlant et levant leurs mains aux ongles noirâtres vers lui. Les râles sont des bourdonnement dans l'air. Un son qui a le don de lui faire hérisser les poils de la nuque.

Sandstorm admire avec soulagement le mort qui, à ses pieds, ne se relève plus, avant de faire volte-face pour embrasser l'espace du regard. Entre les branches, il croit voir quelques morceaux de ferrailles et, le mirage d'eau jonchant un sol de goudron en plein soleil. Une auto-route ! Iron accélère son rythme, avant de s'étaler lamentablement. Son pied accroche une racine à peine sortie de terre, faisant chuter son corps lourd qui roule sur plusieurs mètres avant de se cogner contre la roue d'une voiture abandonnée. Tous ses muscles en alerte se tendent tandis qu'il lâche un râle, se redressant tant bien que mal en s'appuyant contre la toiture chauffée. L'homme refroidi par la chute s'appuie contre la portière, réalisant avec horreur les quelques mètres qui le séparent des zombies. Fait chier ! Le brun se redresse alors maladroitement, se précipitant vers le poignet de son couteau de chasse gisant à terre avant de reculer d'un bond, pointant le fer en l'air. L'un des morts boitille tout près de lui, une femme aux orbites creusés et aux cheveux d'un blonde devenus noir cendre. Le cadavre a déjà plusieurs mois. Il n'a pas le temps de s'étonner encore du phénomène qu'il entend le moteur d'une voiture, Le survivant n'ose pas regarder, trop préoccupé par les cadavres ambulants qui foncent vers lui  avant de l'encercler. Trop tard, sur ce coup-là, il n'a pas été très vif. Iron grimace en sentant ses côtes douloureuses, tournant encore et encore la lame dans sa main. Genoux fléchis, il attend, grondant presque avant de lancer une injure :

« - Allez, pétasse, viens prendre ton quatre heure!

Et avant même qu'il n'est de temps d'attaquer, les coups et les cris l'éveillent, l'obligeant à jeter un coup d’œil vers ce qu semble être une petite blonde avec … Une faux. Une putain de faux munie d'un pieu acéré, comme celle de … Il n'a pas le temps de poursuivre ses songes. L'un des marcheurs fonce vers lui, mâchoire grande ouverte en lui faisant pleinement profiter de la vue peu ragoutante. Le brun l'éclate sans ménagement, levant sa jambe pour l’assommer à coup de pied avant de tourner sur lui même pour enfoncer la lame de son arme entre ses yeux. Les craquement s'accentue alors que le sang dégouline de la peau dénuée de couleur, tandis qu'il rejette un autre mort d'un coup de main, l'obligeant à reculer. A côté de lui, la blonde effectue pirouettes sur pirouettes pour dégommer les autres mort-vivants, permettant à Iron de se dégager pour bondir vers le dernier. Le jeune homme s'exécute, explosant le crâne du cadavre à terre d'un coup de pied. S'il peut éviter d'effleurer leurs dents avec ses mains, il le fait. Toujours. Et alors qu'il se redresse tant bien que mal pour vérifier qu'il n'en reste plus un seul, la nouvelle venue en fait de même, le fixant d'un air presque las. Lui, cesse de respirer une fraction de seconde, lèvres crispées. Diane Fishburn se tient fièrement devant lui, serrant son arme surréaliste entre ses doigts fins. Soit, LA femme sur qui il avait bavé devant sa télévision pendant des années. Surpris, Iron la jauge du regard rapidement, sans se défaire de sa mine maussade. Fut un temps où il aurait perdu tous ses moyens dans pareille situation. A présent, c'est à peine s'il cligne des yeux.

- De rien. Qu'elle s'exclame d'un coup, brisant ainsi le silence entre eux.

Iron bat des paupières, se rappelant soudain qu'il possède des cordes vocales, lui aussi.

- Ouais … Merci. Marmonne-t-il d'une voix encore essoufflée et douloureuse en fixant les cadavres autour d'eux.

Et il le pense, sans son intervention, il n'aurait peut-être pas tenu. Mais, la situation lui parait sacrément ironique. Il ne peut s'empêcher de songer à l'un de ses amis de l’université avec qui il avait débattu pendant des heures, lui assurant que Fishburn effectuait toutes ses cascades ou presque elle-même. Dany, lui, ne cessait de cracher qu'elle était en toc et qu'elle était doublée. Voilà qui lui donne raison … Et, maintenant, il s'en branle comme de l'an quarante. Cette femme était une survivante, comme lui. Point barre.

- Si on m'avait dit que Diane Fishburn s'baladait dans le coin, j'serais venu plus vite ! »Qu'il s'exclame avec une moue sarcastique, avant de s'agenouiller près d'un cadavre pour essuyer sa lame contre sa chemise. Il doit faire peur à voir, souillé de sang comme il est.



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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Sam 8 Juin - 19:09


Murphy & Iron


Il me regarde, je le regarde, il me regarde, je le regarde. Et finalement me remercie. Il est couvert de sueur et de sang, je remarque une blessure à son bras, une entaille. Je lève les yeux au ciel et vient à me diriger vers ma rutilante Porsche qui attend un peu plus loin. J’ouvre le coffre de la voiture et fouille dans mon sac de sport, j’en sors une chemise propres,  un rouleau de bandage  et une petite bouteille d’alcool  volés dans un hôpital de LA avant que je ne parte de la ville, tant la concentration maléfique y était grande. Je referme le coffre, autour de nous, pas grand-chose bougeait, si ce n’est la brise de décembre qui jouait dans les arbres. Je revins vers lui, arquant un sourcil, et le regardant très grimaçante. « Diane qui ?! » Je secouais la tête en lui tendant les effets, avant de me rendre compte que vu sa crasse se serait perdu d’avance. « Je pense que la concentration de Zombies que tu as attiré à toi, ne t’ai fait perdre la raison. Je ne suis pas sure que l’on se connaisse donc, je suis Murphy, l’exécutrice, la seule et unique… blablabla… » Lui dis-je en m’approchant de lui tandis qu’il se relevait de son essuyage d’arme sur la chemise du mort. « Retire ta veste s’il te plait, je n’ai pas toute la journée. »  Lui dis-je en l’y aidant. « Ouch… mauvaise balafre. » Lui dis-je en voyant l’entaille sur son bras. « Vire moi ça. Merci. » Directive ? Juste un peu, de toute façon on pouvait prendre quelques minutes ici, le remettre d’aplomb, après je le déposerais quelque part et je reprendrais ma route. Avoir une discussion même minime manquait terriblement par les temps qui courent. Je posais mon arme sur le toit d’une voiture avoisinante, le regard rivé sur son bras. « Bon, serre les dents le warrior crasseux. » Et sans attendre aucune réponse, lui versait de l’alcool sur le bras pour désinfecter, calant la chemise entre mes cuisses, le temps de lui dérouler un bandage sur le bras, bien serré pour qu’il ne reçoive aucune projection de sang zombiesque. J’entendis les râles venir derrière moi, je lui collais alors la chemise dans les bras, attrapais vivement ma hache et comme si tout était normal, allais dégommer la tête de deux autres dingue de cervelle vivante. Le second mourut dans une giclée de sang, qui me recouvrit les mains et aspergea ma joue. Je ressortis la lame de ma hache de son corps flétrit par la mort, dos à l’autre survivant, je m’essuyais la joue d’un mouvement de bras, puis me retournais vers lui. « Bon, tu l’enfiles cette chemise ? Elle est propre, elle est neuve, elle ne te mangera pas, elle. » Ajoutais-je vivement, en regardant encore autour de nous. « Il faut bouger là, prends tes armes, ta veste, tout ce que tu voudras et grimpe, j’ai encore beaucoup de ménage à faire. » Ajoutais-je tout en regagnant la voiture, attrapant la bouteille d’alcool au passage, j’ouvris la portière conducteur, me retournant vers lui, pour lui intimer silencieusement de monter maintenant.


Dernière édition par Murphy D. Fishburn le Mar 25 Juin - 15:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Mar 25 Juin - 14:49




Tabula rasa



Sa besogne achevée, Iron étire ses guibolles, scrutant la blonde d'un air contrit. Il ne doit pas être étonné, cette femme avait déjà des notions de self-défense avant l'épidémie. Oui, il le sait ... Il l'a lu sur Wikipedia. Contrairement à lui, le flasque et inutile Iron Sandstorm, surtout bien musclé des pouces à force d'abuser de la manette de sa console. Le pauvre a encore quelques mauvais souvenirs de sa première 'boucherie'. Cours de science, le fait de devoir déchiqueter un lapin lui avait valu les moqueries d'une promo entière. Pourquoi ? Parce qu'il avait rendu son petit déjeuner sur les chaussures de l’enseignant. Et regardez-le, maintenant … La chose l'écœure toujours autant mais, il a bien fallu s'y faire. Sortir la petite cuillère en argent de sa bouche de gosse de riche. Les lunettes factices depuis longtemps oubliées, sur le siège arrière d'une vielle Audi noire de collection. La vision cauchemardesque du manoir succombant aux flammes forgeant son esprit à vie … Il cligne des yeux, réalisant le fil de ses pensées, et, se lève pour faire face à la femme, de trois ans son aînée.

« - Diane qui ?! Qu'elle demande, l'air de sincèrement ignorer de qui il s'agit.

Le brun fronce les sourcils, persuadé d'avoir pourtant la véritable Diane Fishburn en face de lui … Réalisant alors qu'elle tient quelques affaires. D'où ça sort ? Iron fait la moue, conscient qu'il s'est égaré inconsciemment durant quelques minutes tandis que l'ex-actrice était partie lui chercher quelques affaires. Une chemise, des rubans et une bouteille d'alcool …

-Je pense que la concentration de Zombies que tu as attiré à toi, ne t’ai fait perdre la raison. Je ne suis pas sure que l’on se connaisse donc, je suis Murphy, l’exécutrice, la seule et unique… blablabla…

Quoi ? Qu'est-ce que c'est que ces conneries ! Sandstorm la fixe de sa hauteur, constatant qu'elle est plus petite que ce qu'il croyait. Ou est-ce lui, qui est plus grand que ce qu'il croyait ? Iron ne sait pas quoi penser, elle se fout de lui ?

-Ok … Ecoute, j'ai pas franchement le temps pour …
-Retire ta veste s’il te plaît, je n’ai pas toute la journée. Le coupe-t-elle, sans lui laisser le temps de rétorquer.

Hésitant, il la regarde, avant de tourner la tête vers son bras. Merde ! La veste de son paternel ! Maintenant, elle est souillée d'une vilaine balafre et, il réalise alors le picotement de la blessure. Comment s'est-il fait ça ? Les zombies n'attaquent qu'avec leurs griffes et leurs dents. Haussant un sourcil et grimaçant, il s'active, retirant difficilement la manche de la veste en cuir, les petites mains de 'Murphy' l'y aidant. Puis de la plier soigneusement. Il faut qu'il répare ça. Qu'il protège son bien le plus précieux.

-Ouch… mauvaise balafre.

Le brun hausse les épaules, constatant avec stupeur qu'il ne sent presque pas la douleur. A croire que cet air post-apocalyptique soit parvenu à modifier sa perception des choses.

-Vire moi ça. Merci. Continue la blonde d'un ton autoritaire.

Iron baisse les yeux vers 'ça', se demandant si elle parle de la veste, il soupire avant de tourner son épaule vers elle, constatant que, visiblement, elle ne lui laisse pas le choix.

-T'es pas obligée de faire ça … Qu'il fait sans la regarder, se concentrant sur le paysage désertique autour d'eux.

- Bon, serre les dents le warrior crasseux.

Warrior ? Bordel, qu'est-ce qu'ils ont tous à le prendre pour une brute épaisse ! Autant parler à un mur ! Iron lève les yeux au ciel avant de lâcher un grognement. Il semble que la bouteille n'est malheureusement pas là pour dessécher son œsophage.  Dommage. Cette fois, il sert les dents sous l'assaut de l'alcool brûlant sa plaie. La jeune femme passe un bandage et, sans prévenir, lui fourre un tissus dans les bras pour aller éclater une carcasse encore remuante non loin d'eux.

- Ok … Alors là, on aura tout vu … Murmure-t-il alors qu'elle achève un second Macchabée, souillant sa peau d'albâtre.

- Bon, tu l’enfiles cette chemise ? Elle est propre, elle est neuve, elle ne te mangera pas, elle. Qu'elle beugle à quelques mètres de lui, l'éveillant de ses rêveries.

- Il faut bouger là, prends tes armes, ta veste, tout ce que tu voudras et grimpe, j’ai encore beaucoup de ménage à faire.

- Euh ...

Mais à peine eut-il le temps de protester, qu'elle s’engouffre dans une Porshe flamboyante, le laissant planté sur place alors qu'il enfile la chemise propre. Il préfère les T-Shirt ... Mais inutile d'aller protester. Iron agrippe sa veste et vérifie que ses armes sont à leurs places. Le reste étant enfermé dans une planque, à l'opposé de là ... La blonde montée sur ressort lui lance un regard, lui faisant signe de monter. Quoi ? Parce qu'il doit la suivre, maintenant ? Le jeune homme hausse un sourcil, regardant autour de lui. Une air d'autoroute, c'est bondé de zombies, ces trucs-là.

- J'sais pas trop ... J'fais cavalier seul, tu sais. Qu'il rétorque en se grattant la joue. Mais ... D'un côté ...
- Gark !

Le brun se détourne, avant de voir une nouvelle vague zombiesque dans son dos.

- J'adore les Porsche ! Qu'il beugle, avant de se jeter jusqu'à la portière côté passager, s’engouffrant dans l'engin de métal tout en claquant la portière sans délicatesse, avant d'ajouter :

- Entre nous, si tu veux faire le 'manage', active la bombe nucléaire ! Parce que ces trucs-là, ils sont partout !  

Et de pointer le doigt vers la lisière des bois, distinguant les cadavres trop proches à son goût.

- Démarre ! »






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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Mar 25 Juin - 15:51


Murphy & Iron


Je le regardais tandis qu’il me sortait ses salades, de je fais cavalier seul. Pensait-il sincèrement que je voulais faire équipe avec quelqu’un ? Que par ma phrase somme toute neutre, je tentais de l’inviter à participer à ma vie ? Ils sont marrants les gens, vraiment, un humour à épreuve des balles et des crocs de zombacs. Quand on parle du loup, on en voit leur queue, un tas d’ennemis arrivent sur nous, exécutrice oui, suicidaire pas vraiment, je grimpais dans la voiture, et il en fit de même. Je captais que non seulement il y en avait derrière ma portière qui arrivaient, mais aussi derrière la voiture. Du coup j’enclenchais le moteur, avec Kurt Cobain qui se mit à gueuler fort au même moment. Une marche arrière faite exprès pour aller faire un petit strike, avant de finalement enclencher la marche avant, faisant gronder furieusement le moteur et nous sortant ainsi de la panade dans laquelle nous aurions pu être. Je ne pris même pas la peine de baisser le son de la musique, c’était vital, c’était mon meilleur ami, et maintenant que je n’étais plus seule, je me sentais un peu… Con. Non pas qu’il m’impressionne, ni rien, juste qu’on perd l’habitude de se retrouver avec quelqu’un lorsque cela fait plus de 6 mois qu’on est archie seule. Des survivants j’en ai croisé, des dingues, des perdus, des cruels, des fous, des grands princes, des sur le point de mourir, des jeunes, des vieux, des femmes, des bébés. J’ai tout croisé, et même si je suis encore sur terre pour sauver l’humanité, cette humanité me donne souvent la nausée. Je suis autant humaine qu’eux tous, et pourtant, j’ai l’impression de ne pas avoir été atteinte de la folie ambiante, ils se sont presque tous laissés emporter par les pulsions dévastatrices, comme s’ils avaient été frappé de dédoublement de la personnalité. Je ne doute pas, que nombre d’entre eux, comme moi, ont perdu des proches, des amis, de la famille… Mais me suis-je laissé perdre dans tout ce brouhaha notoire ? Non ! J’accélérais, la route vide s’étendant devant moi, devant nous. Nous, rien que ce mot est étrange dans mon esprit, le dernier nous avait été avec Stike… Je poussais un soupir, mâchoires closes et regard rivé sur la route. Avant de capter, qu’on m’observait, je déteste être avec quelqu’un pour ça, je tournais le regard vers lui, pour voir si je me trompais, mais non, je ne me trompais pas. « Quoi ?! » Dis-je de manière tranchante. « Ecoutes gars, je crois qu’on s’est pas compris, je voulais juste te rendre service en te déposant quelque part, je ne pense pas t’avoir proposé je ne sais quel partenariat, ou autre… Tu as compris ? » Lui demandais-je en faisant des allers retours du regard entre lui et la route. «  Je ne peux pas mettre plus de vie en danger, c’est une destinée que je me dois de faire seule, je suis la seule, l’élue, celle qui avant trainait dans les cimetières la nuit, mais qui maintenant traine dans le grand cimetière ouvert qu’est devenu la planète… La bouche de l’enfer a fait tellement plus de dégâts. Je n’aurais pas été dans le coma avant tout ça, j’aurais pu l’arrêter, j’aurais pu sauver… » Je m’arrêtais un instant,  refermant la bouche, contractant le visage. « Ça aurait été différent. » Ajoutais-je simplement en taisant toutes autres informations sur ma vie, sur ce qui était avant. « Et dire que dans ce merdier notoire, les vampires ses sont fait la malle… Bande de fils de putes, ils nous ont pourri la vie pendant des années, voir des siècles… Et là… Plus de grandes quenottes à l’horizon, juste des macchabés. Fantastique, je ne sais pas encore ce que je préfère, la peste ou le choléra. » Je m’épanchais tranquillement, sans pouvoir vraiment m’en empêcher, réalisant que j’avais balancé ça l’air de rien, je me tournais vers lui. « Tu dois me prendre pour une folle, j’en suis sure, mais… tu ne peux pas comprendre ce qu’a été ma vie, les vampires existaient, et s’ils ressortent un jour de sous terre, crois-moi que pour eux ce sera open lance flammes… » Je lui souris, tentant d’excuser juste ce que j’étais, mes relations amicales et sociales, n’avaient pas toujours été chaotique, j’avais sauvé bon nombre de vies, quoique maintenant, ça n’avait pas vraiment d’importance. « Tu t’appelles comment au fait ? »


Dernière édition par Murphy D. Fishburn le Ven 28 Juin - 20:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Jeu 27 Juin - 19:59




Tabula rasa



Énième réflexion du jour : Dans quoi je m'embarque ? Iron grince des dents, s'enfonçant dans le siège alors que la blonde démarre en trombe, faisant rugir le moteur. Inutile de préciser que ce simple son lui fait prendre son pied. Il n'aurait jamais cru apprécier le mugissement d'un moteur, cette fois, il le savoure. Savoure cette preuve même qu'il reste quelques vestiges de sa civilisation. Vivant. Il l'est. La voiture tremble légèrement alors qu'un lot de cadavres percute la toile de l'engin, une marche arrière. Jolie. Le brun pose une main contre le tableau de bord alors que le paysage défile finalement en sens inverse et, de plus en plus vite. Un coup d’œil dans le rétroviseur pour constater que ces saletés se relèvent une nouvelle fois, défiant les lois de la nature. Puis un soupire et, pour la première fois depuis ce qui lui semble l'éternité, Iron se détend enfin.  Assez pour réaliser qu'il est dans la voiture d'une Diane Fishburn complètement frappadingue, persuadée de vivre dans un univers parallèle dont elle est le personnage principale. N'y tenant plus, il lui jette un nouveau coup d’œil, tirant la gueule comme si cette dernière allait le bouffer. Et il semblerait qu'elle le remarque, car elle détourne les yeux un instant vers lui, l'air furieux :

 « - Quoi ?!
- Rien ! Qu'il rétorque, au tac au tac avec humeur.
- Écoutes gars, je crois qu’on s’est pas compris, je voulais juste te rendre service en te déposant quelque part, je ne pense pas t’avoir proposé je ne sais quel partenariat, ou autre… Tu as compris ?
La réaction est immédiate, à peine eut-il le temps de songer qu'elle faisait fausse route qu'il assène d'un ton neutre :
- Ecoute ma fille, je crois que t'as pas ...
Mais elle ne lui laisse pas le temps de répondre.
- Je ne peux pas mettre plus de vie en danger, c’est une destinée que je me dois de faire seule, je suis la seule, l’élue, celle qui avant traînait dans les cimetières la nuit, mais qui maintenant traîne dans le grand cimetière ouvert qu’est devenu la planète… La bouche de l’enfer a fait tellement plus de dégâts. Je n’aurais pas été dans le coma avant tout ça, j’aurais pu l’arrêter, j’aurais pu sauver…
Iron la fixe, bouche bée. Il semblerait que Diane, pardon, 'Murphy', s'est laissée emporter dans ses songes. Ce dernier fait la moue, mains posées sur ses genoux et dos bien calé dans le siège.
- Ça aurait été différent. Qu'elle termine.
Cette fois c'est clair, cette fille est dingue. Elle croit réellement être Murphy ... Comment ? Qu'est-ce qui a poussé cette femme à nier l'évidence, à contourner la réalité pour s'enfermer dans son imaginaire ? N'a-t-elle tout simplement pas accepté l'évidence ? Au fond, c'est peut-être patent. Jouer une série surnaturelle, avoir un esprit trop cohérent et opiniâtre pour admettre l'éventualité de corps dont le système cardiaque cesse de fonctionner et qui, pourtant, marchent encore ? Il semblerait que le système nerveux des morts fonctionne davantage, mais pourquoi ? Il ne le sait pas, n'a pas eu l'occasion d'étudier la question de plus près. Une autopsie ? Il ne le supportera pas. Ces trucs puent trop. Et c'est ... Comme violer l'intimité d'un défunt. Même s'il a le savoir et les capacités nécessaires pour étudier ces choses. Oui, Iron respecte trop les morts et c'est un frein, parfois. Une balle, un coup de semelle ou une lame entre les deux yeux, voilà leur liberté. C'est tout ce qu'il peut leur accorder.
- Et dire que dans ce merdier notoire, les vampires ses sont fait la malle… Bande de fils de putes, ils nous ont pourri la vie pendant des années, voir des siècles… Et là… Plus de grandes quenottes à l’horizon, juste des macchabées. Fantastique, je ne sais pas encore ce que je préfère, la peste ou le choléra. Rage la blonde psychotique, continuant son monologue.

Tout ça, il le sait ... Il a regardé la série et il ne manquait pas un seul épisode. Iron observe la route un moment, soupirant en songeant à sa ville natale, au loin ... Tous morts ... Puis de jeter un nouveau coup d’œil à 'l'élue'.
- Tu dois me prendre pour une folle, j’en suis sure, mais… tu ne peux pas comprendre ce qu’a été ma vie, les vampires existaient, et s’ils ressortent un jour de sous terre, crois-moi que pour eux ce sera open lance flammes… Termine-t-elle avec petit sourire ravissant. C'est vrai qu'elle est jolie, vraiment jolie, en fait. Pas comme beaucoup de femmes superficielles, ce petit nez étrange et hors-normes lui donne un charme adorable et atypique.
- Tu t’appelles comment au fait ?
Le brun la regarde un moment, sourcil levé avant de capituler. Il n'a jamais aimé parler de lui.
- Iron. Originaire du Nevada.
Il renifle, agitant nerveusement le genoux gauche sans pouvoir mordre ses ongles crasseux et infestés.  Ongles qu'il enfonce dans ses genoux.  Un tic dont il ne parvient pas à se débarrasser lorsqu'une situation lui échappe complètement.
- Ecoute, tu m'as mal compris, tout à l'heure. J'ai balancé ça comme ça. Se justifie-t-il, embarrassé. Dans le feu de l'action, j'sais jamais ce que les gens peuvent avoir en tête. J'suis déjà tombé sur de sacrés pots de colle. Qu'il grimace en songeant à ce boulet de Trevor. Sans vouloir t'offenser, bien-sûr. J'insinue pas que ta compagnie est déplaisante. Enfin, j'en sais rien. Mais j'aime pas les gens. Achève-t-il mentalement.
- Mais, au moins, on est d'accord ! Marmonne Iron, fixant à nouveau le paysage par la vitre. Au loin, un corps solitaire titube dans les champs asséchés.
Qu'est-ce qu'il peut bien ajouter ... Il ne veut pas alimenter la folie de cette femme. Mais ... Au fond de lui, quelque chose le pousse à s’enliser dans cette situation. Peut-être parce qu'il n'a pas croisé quelqu'un avec une vraie conversation depuis des semaines et qu'il pensait sincèrement avoir une extinction de voix.
- Et te fatigue pas, j'connais très bien tous ces trucs. J'ai ... Euh, entendu parler de toi. Moi aussi, je passe mon temps à tuer ces saloperies. »
Au fond, c'est vrai. Il l'a connaît, il connaît même sa vie par cœur,et il tue des cadavres tout droit sortis d'un Romero, chaque jour.  Ce n'est pas vraiment un mensonge … Est-ce qu'elle est plus heureuse comme ça ? Cela semble difficile à croire, après tout, la vie de Murphy Fishburn est loin d'être rose.




Dernière édition par Iron T. Sandstorm le Lun 15 Juil - 9:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Ven 28 Juin - 21:14


Iron & Murphy


"Iron..." Dis-je en hochant la tête. "Tu es bien loin de chez toi." Remarquez, j'en suis tout aussi loin. Y'a des moments où j'adorerais rentrer, pousser la porte de la maison, attraper une bouteille de jus de fruit au frigo et me caler contre maman devant la télé. Je fis craquer ma mâchoire, a quoi ça sert de ressasser ce qui ne sera plus? Je regarde droit devant, et le ciel est couvert, menaçant, l'orage va nous tomber sur le coin de la gueule à tout moment. Il va falloir qu'on se trouve un coin pour se poser, enfin... Je me tourne vers lui, il a reprit la parole. "je comprends, ceux qui restent là, qui rôdent mais sans être mort, sont souvent bien pire,  je parle des survivants, mais je crois que tu m'as compris, les zombacs là, ce sont juste un peu plus de complication. C'est comme avoir atterrit sur l'île déserte après un naufrage et être tombé nez à nez avec des dragons de commodo." Dis-je pour imager la situation dans laquelle on se trouve. "Je n'ai jamais voyagé aussi loin cela dit." Je passais une main dans mes cheveux, un peu gênée. Mais gênée de quoi au juste? Ouais, ça fait longtemps que j'ai pas parlé avec quelqu'un de vivant, avec les zombies, c'est tout le temps. Mais en toute honnêteté, ça fait très longtemps que j'ai pas parlé, eut une discussion avec quelqu'un, du coup je parle à tort et à travers. Allant même balancer le poteau rose, ou rouge dans le cas vampires présent, comme si c'était normal de discuter de ça avec un inconnu. Je m'en veux d'avoir parlé si librement, il me prend quoi? Non parce que là, Gilbert mon observateur serait tellement en pétard s'il l'apprenait. Je mon rongeais un ongle, sans m'en rendre trop compte, avant de secouer la main, comme si ce simple fait pouvait endiguer ma nervosité. Il me cloue sur place lorsqu'il prétend avoir entendu parlé de moi, et pire chasser les vampires, je le regarde interdite. "Mais tu... enfin... est un homme certes, mais tu n'es pas..." Je m'arrêtes un instant, et lentement je vois se profiler un fait qui m'avait totalement échappé jusqu'alors. Iron, mon dieu... et si il était en fait un loup garou? Mon dieu... Je décélère, ralentis avec la voiture, jusqu'à l'arrêter presque totalement. Saisie, mon dieu, s'il reste avec moi, il pourrait me tuer! "euh...ne le prends pas mal... Iron, je suis sure que tu es un chouette gars, mais euh tu..." Je me tournais vers lui, la voiture complètement arrêtée au milieu de la route déserte. "Je n'ai pas l'habitude d'avoir de préjugés, non vraiment, je suis très ouverte, mais... Tu t'appelles Iron, tu as déjà entendu parlé de moi... Ce qui fait de toi, soit un être surnaturel, soit un dingue... Donc." Je pris une grande inspiration pour lancer mon hypothèse. "Je ne tue pas ceux de ta race, en règle générale, parce que la moitié du temps vous êtes humains, mais là... Si on doit faire un bout de route ensemble, si la nuit tombe, voyons voir..." Je comptais sur mes doigts les jours. "C'est la pleine lune ce soir... Et je n'ai pas de flingues de tranquillisant. Donc..." Je le regardais sérieusement, en hochant la tête, pour que ce soit à lui, de me dire ce qu'il était, espérant presque secrètement qu'il m'affirme ne pas être loup garou, ce qui ferait de lui un dingue, et entre nous, un dingue c'est un tout petit moins dangereux. Si je dis espérer qu'il ne soit ni l'un, ni l'autre, ce serait déjà trop de chance pour moi. Mon dieu, je suis vraiment en train d'espérer que peut être il reste avec moi quelques temps... Il faut que je trouve un coin ou dormir un peu, ça devient grave!


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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Mar 2 Juil - 9:51




Tabula rasa



Loin de chez lui ? Tout comme elle, qu'il songe. Ils sont tous loin de chez eux. Que cela soit à trois mètres ou trois cent kilomètres, sur le palier de son foyer, le monde d'hier n'est plus. Expatrié dans un univers cauchemardesque, fait d'ombres et de terreur. Son imagination fertile ne l'est plus autant qu'avant, amoindrie par le spectacle désolant que lui offre le monde chaque jour. Le brun ne répond pas, se contente d'écouter ce qu'elle a à dire. Iron n'a jamais été très loquace, dans son genre.

Contrairement à lui, elle est sacrément bavarde. Alors pourquoi ça ne l'agace pas ? Qu'au contraire, cela lui fait plaisir ? D'habitude, les personnes cherchant à combler le silence par des paroles l'agacent, l'ennuient même. Sauf si les paroles lui semblent intéressantes. Est-ce qu'il trouve ça intéressant ? Etre à côté … D'un personnage qu'il a adoré pendant six années consécutives ? Non, pas tant que ça. Ca le dérange. Pas pour lui, pour elle. Le brun ne saisit pas bien la situation, comment peut-on réellement oublier qui l'ont est ? Ce n'est pas un accident qui a provoqué cela, du moins, pas physique. Un choc peut-il donc être aussi intense, assez brutal, pour modifier complètement votre personnalité ? QUI est cette femme ? Comment en est-elle arrivée là ? Le pauvre torturé de la caboche se tourne de nouveau vers elle, constatant que la blonde s'est tournée vivement vers lui pour le fixer avec une drôle d'expression. Oh merde. Il connaît ce faciès. Ce froncement subtile des sourcils, ces lèvres qui se rehaussent légèrement. Bordel … C'est vraiment trop flippant ! Il n'a jamais vu cette femme qu'il a l'impression de la connaître par cœur.

Grande inspiration. Il en profite pour se redresser légèrement, la fixant avec méfiance. Qu'est-ce qu'elle va lui sortir, encore ? Oui, il s’appelle Iron, et alors ? Son père était un patriote sortant de l'armée à sa naissance, fier et persuadé d'avoir forgé un futur homme de combat. Grave erreur. Il aurait dû l'appeler juste Ron. Même s'il a ce prénom en horreur. Et la voilà qui lui demande s'il n'est pas loup-garou, par hasard ? Haussement de sourcils et lèvres qui frémissent. Mais merde ! Quant va-t-elle arrêter ce petit jeu ? La voiture s'arrête net alors qu'elle pile, plantant son pied dans le frin. Il est à deux doigts d'en profiter pour se casser de là. Mais à la place .


- Donc ? TU es dingue ! Qu'il s'exclame, écartant les bras pour appuyer ses dires. C'est pas parce que j'ai entendu parler de toi que je suis un être surnaturel ! C'est paradoxal est hypocrite de me placer dans deux cases, c'est bien toi qui me parle de vampires et de loup-garous, là, non ?

Il reprend son inspiration, se pinçant l'arrête du nez tout en grinçant des dents.

- Ecoute ... C'est ... ça devient vraiment trop bizarre. Soupire-t-il, tentant de garder son calme, cherchant ses mots sans savoir pas où commencer. Ca ne peut pas être réel. Elle a beau avoir l'air sincère, c'est une comédienne ! Tu me fais une farce ? C'est un canular ? Non parce que, je risque pas de te demander où sont les caméras, tu noteras que c'est plus d'actualité. Mais si c'est une blague, je te jure que ça devient lassant à la fin. J'suis pas un pigeon, et t'es drôlement sympa, hein ? Non, vraiment, j'arrive même à t'écouter sans me sentir agacé. Note que c'est rare, parce que j'aime pas les gens ! Les gens me gavent tous et je trouve les grognements des macchabées moins barbantq à côté ! Mais si c'est une mauvaise blague, alors je préfère encore me tirer et faire le reste à pied ! Si tu joues à un petit jeu avec moi, parce que tu te fais sincèrement chié, arrête-ça tout de suite ! Sauf si t'es réellement enfoncée dans une psychose, ce qui là, est différent, ce sera pas de ta faute. Dans ce cas, je répondrai que non, j'suis tout ce qu'il y a de plus humain ! Même si ressembler à Wolverine, ça aurait été plutôt fun, les griffes  et l’absence de conscience en moins. S'emporte-t-il, prononçant le plus discours jamais fait depuis des mois. Et ...

Il s'arrête alors, réalisant qu'il vient de déballer son sac. D'où ça sort ça ? Il cligne des yeux, fixant la blonde d'un air hébété. Elle l'a contaminé, avec sa parlote !

- Peut-être que je suis dingue, ouais. Termine-t-il dans un soupir, se recalant dans son siège en croisant les bras et fixant la route déserte derrière le par-brise sale. Qui peut encore être sain d'esprit ? Des zombies ! Bordel. »

Dingue de pas se tirer d'ici en vitesse. Dingue d'espérer qu'elle ne se fout pas de lui. Dingue de songer qu'il en serait sacrément contrarié. Ce n'est pas elle, elle est fictive ! Cette femme nie son identité.


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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Mar 2 Juil - 16:28


Iron & Murphy


JE suis dingue ?! Non mais c’est quoi ce timbré-là ?! Je le regarde interdite, quelque peu surprise de son exclamation, et pire que de me traiter de barge, il continue sur sa lancée, me faisant passer pour la pire des nanas à enfermer de toute urgence. Je lève les yeux au ciel, d’accord j’ai compris, il ne connaissait rien de tout ça, mais il a fait genre que oui, et maintenant il est dans le déni total. Sympa… Franchement, existe-t-il encore des survivants pas encore bons à enfermer dans des asiles ? Ou… Non ? Je ralentis la caisse ouais, jusqu’à piler un peu brusquement, et là c’est la continuité, monsieur-je-ne-parle-pas-sauf-pour-attaquer, me demande si je suis en train de me foutre de sa gueule. Je l’écoute sagement, et je choppe au passage quelques bribes décousues de ses interrogations notoirement étranges en cet instant présent. Camera ? Je fronce les sourcils, mais je ne le quitte pas des yeux. Pigeon ? Je secoue la tête, et il poursuit. Grognements de zombies moins barbants, mauvaise blague, se tirer, psychose, humain, wolverine. Je fermais la bouche, qui avait eu le temps de s’entre ouvrir à intervalles réguliers depuis ces dernières minutes de diatribe verbale. Serrant les mâchoires, hochant la tête, pas pour dire que j’avais tout comprit, mais pour signaler au contraire, qu’il m’avait cloué le bec. Il fallait que je m’y attende, il n’était pas le premier à tenter de me faire passer pour quelqu’un d’autre, je ne m’explique cela, que parce que je pense qu’on peut avoir des sosies ici et là. Et d’ailleurs, si je croise cette foutue Diane, je vais lui faire passer l’envie de se faire passer pour moi. Non, mais aujourd’hui plus personne ne respecte personne, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres, c’est déjà le bordel, pourquoi vouloir à tous prix en rajouter ? Je tournais la tête vers mon voisin de droite et lorsqu’il s’exclama dingue, le tonnerre au dehors se mit à gronder, faisant trembler les vitres de la voiture. Je le laissais se taire un instant, tandis que la pluie s’abattit furieusement sur le véhicule, j’enclenchais les essuies glaces et finis par rompre le silence entre nous.  « Je n’ai pas tout saisi de ce que tu as dit, non pas parce que les blondes sont plus cons que les autres, mais parce que… » Je poussais un soupir, en me retournant enfin vers lui. « Vois-tu ça fait quelques temps maintenant, que je croise des survivants, qui n’ont de cesse de m’appeler Diane… Tu n’es pas le seul, et c’est un peu flippant, de se dire qu’une autre nana, se fait passer pour moi… Si elle veut être l’élue, ne pas avoir de vie du tout, mais soit ! Je lui laisse ma vie, mon passé, mon identité, tout ce qui fait que ma vie c’est de la merde en fait. » Lui dis-je avec grande ferveur, et de mon regard, je suis sure qu’il peut y lire une détresse peu commune. « Je ne suis pas Diane, Paul, ou Jennifer, ou que sais-je encore, je ne suis que moi, la fille qui doit sauver le monde, et je ne le dirais jamais trop, je ne suis qu’une fille, mais les dieux en ont décidé autrement. Je voudrais que mon fardeau ne soit pas tel, que je puisse me faire protéger de quelqu’un plutôt que de toujours foncer dans le tas… peut-être même trouver une ville épargnée, et regouter à des plaisirs simples, à des joies disparues. » Je baissais les yeux, et mes mèches de cheveux blondes masquèrent mon visage un instant. « Je voudrais être vraiment quelqu’un d’autre. Mais je ne peux pas. » Concluais-je alors en me replaçant en face du volant. « Si tu veux partir, je ne te retiendrais pas, tu es libre. » Ajoutais-je, alors que dehors le déluge était en marche. Je ne le regardais pas, j’attendais juste qu’il ne se décide, avant de repartir de cette route qui serait, sous peu, totalement inondée.


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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Ven 5 Juil - 13:27




Tabula rasa



Voilà, c'est fait. Il s'est emballé de façon complètement aléatoire. Se surprenant à ressentir une profonde envie de lui faire comprendre que : NON, il n'est pas dingue. Pourtant, il s'en fout, qu'elle pense ça. Ca la regarde. Jusqu'à la choquer dans ses propos, peut-être. Il ne mâche pas ses mots. Enfin, plus maintenant. Fut un temps où le petit Geek complexé évitait tant bien que mal de se confronter aux autres bipèdes. Etre à part, complètement freak. Un cas obnubilé par son petit univers, abhorrant les soucis sans queues ni tête et sans réelles importances de ses camarades qui, pour la plupart, se montraient bien souvent dépourvus d'inintelligence. Oh bien-sûr, il y avait les autres. Les rares personnes à se révéler suffisamment intéressantes et dignes d’intérêt. Ce n'est pas une preuve de son égocentrisme quasi inexistant, mais de son côté peut-être déjà trop vieux jeu à l'époque. Un jeune homme à part et surdoué, trop avancé et déjà curieux de découvrir toutes les différentes parcelles du monde. Et aujourd'hui, qu'y a-t-il à découvrir ? Rien. Plus rien. Si ce n'est … Quelques rares personnes étonnantes. Comme cette femme qui se tient à côté de lui. Le discours désordonné enfin fini, cette dernière semble légèrement  hallucinée. Oui, bon, il est parti très loin, pour le coup.

« - Je n’ai pas tout saisi de ce que tu as dit, non pas parce que les blondes sont plus cons que les autres, mais parce que…  Vois-tu ça fait quelques temps maintenant, que je croise des survivants, qui n’ont de cesse de m’appeler Diane… Tu n’es pas le seul, et c’est un peu flippant, de se dire qu’une autre nana, se fait passer pour moi… Si elle veut être l’élue, ne pas avoir de vie du tout, mais soit ! Je lui laisse ma vie, mon passé, mon identité, tout ce qui fait que ma vie c’est de la merde en fait.

Loin de penser qu'elle est stupide, il se contente d'écouter sans la quitter des yeux, moue blasée placardée sur sa gueule. Trouble de la personnalité donc. Voilà, il n'est pas médecin mais, il ne faut pas être savant pour se rendre compte. Iron grimace, se disant qu'il devrait peut-être lui coller un DVD de la série sous le nez pour lui faire admettre la vérité. Mais pourquoi diable se donnerait-il la peine de faire une chose pareille ? Ca ne le regarde pas . C'est pas son problème ! Il l'écoute d'ailleurs d'une oreille distraite, il sait déjà tout ça.

- Je ne suis pas Diane, Paul, ou Jennifer, ou que sais-je encore, je ne suis que moi, la fille qui doit sauver le monde, et je ne le dirais jamais trop, je ne suis qu’une fille, mais les dieux en ont décidé autrement. Je voudrais que mon fardeau ne soit pas tel, que je puisse me faire protéger de quelqu’un plutôt que de toujours foncer dans le tas… peut-être même trouver une ville épargnée, et regouter à des plaisirs simples, à des joies disparues.

Des plaisirs simples … Il aimerait aussi pouvoir y goûter de nouveau. Alors, ses pensées dérivent vers cette fille avec qui il parlait sans cesse, sur internet. Une activité qui, pour les gens ' normaux', semble déroutante. A quoi bon discuter et s'attacher à quelqu'un dont on ne voit pas le visage ? Mais il était comme ça, fuir la réalité avec d'autres, devant un carré de pixels. Parce qu'on ne pouvait pas le voir. Voilà pourquoi. Il songe aussi aux dimanches passés avec ses parents, à ses centaines d'heures passées sur des jeux-vidéos, aux conventions, à la boutique de BD, à son petit job de Hacker ... Dire que certaines choses semblaient compliquées à l'époque.

-Je voudrais être vraiment quelqu’un d’autre. Mais je ne peux pas.

Long silence.

-  Si tu veux partir, je ne te retiendrais pas, tu es libre.


Il refuse d'alimenter cette folie ! Le brun ouvre la portière, sentant quelques gouttes d'une pluie soudaine s'abattre sur lui. Il n'avait même pas remarqué l'orage naissant. Une moitié dedans, une moitié dehors. Il soupire, fixant la grisaille. Le solitaire marche souvent sous un torrent de pluie. Il adore ça. Heureusement pour lui, il ne tombe jamais malade. Son bras inondé est maintenant complètement mouillé mais, il ne parvient pas à se décider. Iron fixe un point invisible, perdu dans ses songes. Ce n'est pas ce temps qui le retient. Ni la longue route déserte qui s'étend à perte de vue. T'es pas un bon samaritain, Sandstorm ! Tire-toi de là. Il ne peut pas jouer la comédie, se contenter de faire comme si elle est ce qu'elle prétend. Mais ce n'est qu'un petit bout de route, moins d'une heure à tout casser. Il peut faire semblant … Pourquoi faire ? Avant même qu'il n'est le temps d'y songer, son bras humide se replie pour claquer la portière, faisant barrage entre l'extérieur et l'incertain sur pattes qu'il est. Son souffle s'évacuant de ses narines, unique bruit pouvant laisser penser qu'il est encore présent dans l'habitacle de la voiture. Iron ne se préoccupe plus de son bras, tournant sa bouille à présent joviale vers elle. Un masque qu'il enfile avec une facilité déconcertante.

- Retire-moi cette tronche de chien battu, va ! Qu'il s'exclame avant de croiser les bras et de s'enfoncer dans le siège, sentant la fraîcheur de l'eau de pluie contre lui.

Il remue un peu, tentant de trouver une position confortable, grimaçant en se souvenant de la blessure à son bras.

- On me confond souvent avec le type d'une série télévisé, content de voir que je suis pas le seul ! Qu'il ajoute inutilement pour détendre l'atmosphère. Et le pire, c'est que c'est vrai.

-Alors, tu comptes aller où,toi ? »

Oui, 'toi'. Inutile de lui donner l'impression qu'il compte la suivre. Un petit bout de chemin avec elle, juste un bout de route et passera son chemin après, retrouvant son univers solitaire et dénué de sens.

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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Lun 8 Juil - 12:51


Iron & Murphy


De temps en temps, quand j’y pense je me dis que j’ai toujours été une enfant solitaire. Je me souviens notamment, de certains passages de ma vie, assise dans ma robe bleu myosotis, dans le sable de la garderie. Le monde me semblait tellement grand, ses palmiers immenses, ces adultes de haute taille… Et j’ai grandi et là encore, le même constat, sac à dos sur le dos, accoudée à la rambarde devant l’école, qui fait penser à un épisode de Beverly Hills, maman n’est toujours pas là, je sais qu’elle m’a oublié. Adolescente aussi, pas de difficulté particulière, je me renfermais dans les vieux films, profitant de mon temps libre pour chiner dans le vidéo club de cette ville dont le nom m’échappe. Mon ventre se serre, ma gorge est sèche, et ce n’est pas seulement parce qu’il entreprend de descendre de voiture, mais parce que je réalise qu’au fond de moi, les souvenirs qui me reviennent en tête, sont le fruit de mon imagination débordante, ou alors … Suis-je moi aussi atteinte comme les autres survivants, pourquoi me dire que j’ai vécu à Los Angeles toute ma vie alors que ce n’est pas le cas ?! Je secoue la tête, et la porte de la voiture claque, je tourne le regard et il est resté. Sur mon visage de poupée, j’affiche une expression inquiète et crispée. J’aurais pu le lui dire, que ce qu’il se passe dans ma tête n’est pas net, qu’il n’est pas réellement en sécurité ici, que peut-être il lui faudrait mieux partir sous la pluie torrentielle et pourtant je ne dis rien, je déglutis, je chasse de mon esprit, ses images qui ne sont pas attachées à ma vie réelle, peut-être n’est ce qu’un fantasme parmi tant d’autres. J’hoche la tête, et redémarre la voiture, sur la route plus personne et le lacet de goudron se déroule sous les roues de ma Porsche. Ce qui est encore plus inquiétant dans le monde actuel, c’est de vivre ce que nous vivons, sans que la nature n’ait changé d’un yota. Il me parla, et je sortis de mes réflexions internes. Ou je vais ? Je me passais la langue sur les lèvres, en toute honnêteté, j’ai plusieurs idées, mais seront-elles possibles ? « Je suis sensée nettoyer la zone, mais l’attaque d’une petite fille, il y a 3 semaines, m’a un peu chamboulé, du coup je me tire au vert. Même les survivants, peuvent prendre des vacances, du coup je vais rejoindre une maison… » Je ne terminai pas ma phrase, laissant le mot maison en suspend comme s’il n’avait pas besoin de suite, ni de localisation. Je n’ai pas envie d’avouer à cet inconnu, qu’en fait, je compte partir vers Roswell dans le Nevada, où je sais de par mes rêves épars, qu’il existe une maison dont j’ai les clés dans cette voiture. Je ne sais pas pourquoi je le sais, ni comment, puisque je n’ai jamais vécu là-bas, que je ne crois pas aux bonshommes verts, et que je ne vois pas non plus ce que j’y trouverais de si fantastique, si ça se trouve la maison est tombée en ruine, ou est infesté de zombies ! Bref, ça frise la folie pure et non je ne compte pas divulguer ça, à Iron, même s’il a décidé de faire un bout de route avec moi. « Et toi, je te dépose ou ? » Lui dis-je au bout de quelques temps de silence entre nous, tournant la tête, mais pas le regard vers lui, accentuant juste le fait que je m’adresse bien à lui en somme. « Vu que le ciel est très menaçant, ce que je peux te proposer, vu qu’on en est pas loin du tout, c’est de venir te reposer là où je vais, et ensuite, je t’emmènerais ou tu veux ? » Je lui proposais ça de la manière, la plus décontractée possible, rien ne sert de dire où l’on… Ben si, il veut savoir, il a raison. « Et bien, je vais à Roswell… »



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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Lun 15 Juil - 10:49


Tabula rasa


La blonde à côté de lui semble légèrement tendue, pourquoi ? Il l'ignore. Son problème ? Pas le moins du monde. Ce n'est pas ses oignions et le brun retient une grimace car, au fond, il s'en soucis réellement. Mais cette pensée incohérente n'est qu'un effet secondaire. Il était un admirateur fut un temps. Des images fictives, rien de réel. Non, Iron ne la connaît pas et, il est trop tard pour s'extasier devant cette rencontre inattendue. A côté de lui, Diane se tortille sur place alors que le silence s'installe de nouveau entre eux. Le brun ne semble pas décidé à le briser, déterminé à conserver son caractère taciturne. Par la fenêtre, l'orage gronde et quelques éclairs illuminent leurs bouilles sales et fatiguées par flash à intervalles irrégulières et, Iron savoure le son de cette tempête. Ses paupières se ferment un instant, sa respiration plus sereine et plus détendue adoucie ses traits derrière sa barbe de huit jours. Sous ses paupières, quelques petites veines bleutées ondulent et palpitent, restes d'adrénaline suintant encore dans ses veines.  Qui aurait cru qu'un instant d'apaisement viendrait à lui ? Qui aurait cru que ce serait dans cette voiture, à côté d'une femme souffrant de trouble de la personnalité, persuadée d'être l'élue qui sauvera le monde, l'extirpant de sa déchéance ?

« - Je suis sensée nettoyer la zone, mais l’attaque d’une petite fille, il y a 3 semaines, m’a un peu chamboulé, du coup je me tire au vert. Même les survivants, peuvent prendre des vacances, du coup je vais rejoindre une maison… Commence Enfin l'ex actrice à côté de lui.

Iron ouvre à nouveau ses paupières, battant une ou deux fois ses longs cils avant de se détourner vers elle.  L’anecdote tragique de la petite fille ne retient malheureusement pas son attention, lui, l'éternel blasé. Bien-sûr, le fait de voir une enfant périr est bouleversant mais, toutes ces horreurs deviennent une très mauvaise habitude. Non, le détail qui le chiffonne est : Une maison ? Le jeune homme observe attentivement les traits de Diane. Celle-ci semble sous l'emprise d'un dilemme. Prendre quelques jours de repos ? Iron doute que cela soit possible, pas ici, pas comme ça. Et surtout pas dans ce monde ravagé. Mais, ce dernier décide de taire ses songes et ses doutes, laissant la jeune femme suivre le fil de ses pensées tranquillement sans décroiser les bras. Posture fermée qui en dit long sur le personnage. Discret, silencieux et malgré lui, parfois imposant. Le brun fixe ses bras, avec les mois, les muscles se sont formés de façon inexplicable. Dire qu'il avait ces trucs là caché sous la graisse et, qu'il n'en a strictement plus rien à cirer. Iron veut sa vie d'avant, ses parents, le confort d'une existence riche et sans réels problèmes. Mais, c'est trop tard maintenant et, il sait que plus jamais il ne pourra être comme avant.

- Et toi, je te dépose où? Demande 'Murphy' à côté de lui, brisant le fil de ses pensées une nouvelle fois chaotiques. A peine a-t-il le temps de réfléchir qu'elle continue sur sa lancée.

- Vu que le ciel est très menaçant, ce que je peux te proposer, vu qu’on en est pas loin du tout, c’est de venir te reposer là où je vais, et ensuite, je t’emmènerais où tu veux ?

Iron la regarde, surpris Près à lui rappeler sarcastiquement  leur statut de voyageurs solitaires. Pourtant, il se contente de l'observer sans savoir quoi dire, avant qu'elle ne prononce le mot qui fasse tilte :

- Et bien, je vais à Roswell…

Roswell ? Une maison ? Quelle maison ? Dans son rôle, Diane ne peut songer à une demeure à Roswell comme étant la sienne, Murphy ne vivait pas là-bas. La maison de Diane ? La vraie ? Il l'ignore, Iron n'a jamais été le genre de fanatique dingue cherchant à connaître les moindres faits et gestes d'un personnage connu. Fait ironique, il faut qu'elle choisisse le terrain des petits bonhommes verres. Oui, Iron avait tenté de pirater leur base militaire mais,  s'était heurté à un mur. Echec cuisant provoquant une crise de colère aiguë et rare chez le jeune homme calme et passif qu'il était. Le brun décroise ses bras entremêlés, se redressant avant de contembler le paysage orageux devant lui. Avoir de la compagnie de nouveau ? De manière temporaire ? L'évocation de cette maison semble légèrement perturber la blonde, il voit au petit V que forme son front alors qu'elle fronce les sourcils, le regard perdu. Une fraction de seconde à peine, s'il n'avait pas vu cela, peut-être qu'il aurait décidé de descendre pour de bon. Diane est là, quelque part. Coincée sous une épaisse couche 'Murphiesque', bien décidée à ne pas laisser sa place. Elle doute. Et Iron se sent soudainement incapable de refuser.

- D'accord. Qu'il lâche sans prévenir, prenant un air tout autant détaché.

- J'ai rien de mieux à faire, alors … Ramène moi juste dans le centre, côté sud. Je dois prendre mes affaires, j'ai une planque dans un coin tranquille. J'y suis depuis une semaine et j'ai dû croiser à peine deux ou trois rôdeurs. Mais si tu assures que cette maison pourrait être déserte et tranquille … Je serais fou de dire non. Qu'il termine en haussant les épaules, plutôt ravi à la perspective de quelques jours de repos dans un vrai lit, avec une vraie douche et peut-être même un rasoir pour en terminer avec cette barbe inconfortable.  

- Et ... um ... Si ça te dérange pas, j'ai une bécane en panne. Je suis bloqué ici depuis que cette saloperie a lâché. Si cette maison est protégée et que j'ai de quoi faire, je peux la réparer et reprendre ma route après. Suffit de descendre les sièges à l'arrière. Explique-t-il en se détournant vers les sièges passagers derrière lui. j'ai un bidon d'essence aussi. Le poids de la moto risque de vider le réservoir assez rapidement. Tu pourrais en avoir besoin.

C'est bien elle qui lui propose ce détour alors, autant en profiter. Iron attend sagement, passant une main dans sa barbe alors que la pluie continue de s'abattre sur les vitres sales de la voiture.

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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Lun 15 Juil - 19:54


Iron & Murphy


Il accepte, nonchalamment. Mais c’est quand même très agréable à entendre, j’hoche la tête sans rien dire, sans même le regarder. Est-ce que cette maison est tranquille ? Je sais pas, je verrais, je ne sais même pas vraiment où elle est, je sais enfin, j’ai vu dans mes rêves qu’elle se trouvait dans un champ, quelque part avant ou après Roswell. Je ne sais pas pourquoi mais je me sens excitée à l’idée d’y aller vraiment. Si je l’avais rencontré, aurais-je eu le courage d’aller affronter ça ? Je ne suis pas sure, vu que je n’ai décidé d’y aller que lorsqu’il m’a posé la question de ce que je devais faire. C’est insensé, mais j’y vais quand même, on arrive à un carrefour, il me demande de retourner en arrière pour aller chercher ses affaires, je mets le clignotant et je tourne vers la gauche. La pluie est puissante, et la route assez dangereuse, heureusement la Porsche tient bien en adhérence de route, j’évite les carcasses de voiture sur le chemin, on en croise quelques uns qui rôdent ici et là. On approche de la ville, je regarde ma boussole sur le tableau de bord, on est au sud, je lui demande de m’indiquer le chemin et m’engouffre là bas. Arrivée sans trop d’encombre je gare la voiture devant, et scrute les alentours, tout est si sombre, tout est si menaçant. « Je t’attends là. » Je passe une main vers le siège arrière et attrape ma hache. Nous sortons, et en deux secondes je suis trempée jusqu’aux os, mais je veillerais jusqu’à son retour, je resterais qu’il vente ou qu’il neige. La pluie ne tue pas, et elle noie habillement les larmes qui glissent sur mes joues un instant. Pourquoi pleurer ? Je l’ignore, de temps en temps, ça vient et puis ça repart. Je laisse les larmes couler, je les laisse se mêler à l’eau, basculant la tête en arrière pour apprécier l’eau sur ma peau, je pourrais m’en noyer, mais non. Il est partit chercher ses affaires, et j’attends pendant ce temps. Le souci avec cette pluie battante, c’est que les râles zombies ne sont pas facile à entendre, je sens une présence, je me retourne tout sourire vers ce que je prends pour Iron. « Déjà là… » Devant moi, un homme de grande stature, avec la mâchoire éclatée, un œil crevé, et les bras tendus vers moi. Ses sales pates se posent sur moi, et j’ai du mal à réagir, en un claquement de doigt je me retrouve dans une maison claire, et un homme dont je sens un lien fort, tente de se jeter sur moi, je suis sans voix, j’ai crié pourtant, mais le son s’est étranglé dans ma gorge. J’entends ce cri muet, qui sort très distinctement de ma bouche en cet instant, je suis sous la pluie aux prises avec un zombie qui fait un bruit guttural. Oui j’ai crié pour de vrai, mais le retour à la réalité me fait réaliser que ce n’était qu’une hallucination, ou du moins… je ne sais pas, il me pousse contre le coffre de la voiture, j’ai du mal à lutter, ça glisse et je tombe au sol, il ne me lâche pas. Au secours j’aimerais crier, mais rien ne vint, le voile du rêve se referme, ne reste que moi, Murphy, et je lui envoie un grand coup de pied dans le ventre, il titube en arrière. Je me relève rapidement, attrape fermement la hache, et lui envoie la lame dans la tête, son cou se brise sous l’impact et sa tête roule sur le sol… Je reste là, à regarder son corps enfin mort, se plier pour tomber sur le sol. Je regarde sa tête, dont l’œil vitreux lance encore des éclairs d’une vie folle. J’entends du bruit, je me retourne vivement sur l’endroit et croise le regard d’Iron. Il du y voir passer, quelque chose de confus, une détresse, quelque chose de caché, avant que je ne reprenne le contrôle. Je passais une main dans mes cheveux trempés, avant de tourner les talons, d’ouvrir le coffre de la voiture et de me pencher pour baisser les sièges. Je n’ai que des cartons pour ma part, et un sac de voyage remplit à ras bord de choses et d’autres. Je l’aide sans le regarder vraiment, à monter la moto dans la voiture, ça passe juste juste. Je pousse les sièges de devant pour glisser la roue avant entre eux. Je lui laisse charger ses affaires, et me réinstalle derrière le volant, une fois que tout est fermé, on reprend la route en silence, et je ne mentionne pas l’instant où il m’a surprise, je ne mentionne rien, je tente de reprendre conscience et de chasser des démons qui ne me sont pas propres. La route défile, je bois quelques gorgées d’eau et je lui en propose, et deux heures plus tard, le panneau de Roswell ravagé par les intempéries et le reste, pointe son nez sur le rebord de la route, je m’arrête, la pluie s’est calmée, je suis trempée, je suis fatiguée un peu. Mais je dois me concentrer pour la retrouver dans mon esprit. C’est une maison étrange, cachée sous une butte en terre, on dirait un terrier de lapin, et elle est entourée par un champ. Je regarde tout autour de nous, c’est un désert, je me penche vers la boite à gants, l’ouvre, fouille en silence et en ressort une petite boite en métal. C’est avec émotion, et sans comprendre pourquoi que je la prends dans mes deux mains, que j’ouvre de mes doigts froids le couvercle dans un tintement. A l’intérieur, une photo vieillie par le temps, au cadre dentelé de blanc, et un trousseau de clés. Je pose la boite sur mes genoux, et je sors la photo, la regardant pour me provoquer de ces souvenirs que je ne veux pas me rappeler d’habitude. J’attribue ça à une forme très ancienne de magie, un pendant de ma condition d’exécutrice en somme.
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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Jeu 1 Aoû - 18:39


Tabula rasa


C'est rapidement qu'elle prend la route du centre. Les quartiers sont presque dénués de morts. Un phénomène miraculeux qu'il n'explique pas. Peut-être qu'avec le temps, ces derniers cherchent la chair fraîche dans les coins plus isolés. Ce qui a fait le bonheur d'Iron. Rapidement, il rejoint un petit coin tranquille qu'il a déniché quelques semaines plus tôt. Néanmoins, il a quand même trouvé le moyen de se faire kidnapper ... Iron frisonne, songeant qu'il n'est plus temps de penser à cette anecdote morbide. Rapidement, le brun lui indique l'endroit de son refuge, disparaissant rapidement pour attraper toutes ses affaires. Une tanière minuscule, au sol, seule un drap redoublé - dans une tentative de récupérer un peu de confort- meurt et prend la poussière, abandonné depuis deux jours. A travers les vitres sales de la pièce, les rayons d'une lumière pâle filtrent, imbibant la couverture d'un Marvel. Les caractères gras indiquent dans un jaune d'or les mots ' IRON MAN : INVINCIBLE'. En dessous des caractères, une armure dans les tons rouges et or imitant la silhouette d'un homme fuse dans l'air à toute vitesse, libre comme l'air. Son petit côté Geek qui refuse de le quitter totalement. L'ouvrage est dans un état piteux, décrépit et, les coins des pages jaunies prouvent qu'il n'a cessé de lire encore et encore la bande-dessinée, dans un désir compliqué de soulager son ennui. Quelques cartouches jonchées de ci, de là, sont elles aussi couvertent d'une fine pellicule de poussière, mis à part celle sur les draps.

Iron attrape vêtements, livre, cartouches et couvertures avant de tout fourrer dans un unique sac, revérifiant qu'il n'oublie rien d'important. Les clefs de sa bécane fermement enfoncées dans la poche arrière de son Jean, il peut partir serin, sans plus un regard pour ce terrier de quelques semaines. Fut un temps où, avec regret, il quittait certain logis tout en songeant qu'il n'aurait plus jamais de chez lui. Le brun agrippe la lame dans sa Rangers, balançant le sac sur son épaule avant de descendre les marches quatre à quatre, priant pour ne pas tomber sur un rôdeur solitaire. Une fois en bas, il constate avec soulagement qu'il n'aura pas besoin de tuer quoi que ce soit ou qui que ce soit pour le moment. Mais c'est le spectacle qu'il surprend en bas qui le choque le plus. Sandstorm s'arrête brutalement, surprenant Diane aux prises avec un macchabée.  Il hésite entre la regarder faire, non sans profiter du spectacle alléchant de ses hanches se dandinant et ondulant à chacun de ses mouvements et, filer à son secours. Il pourrait se gifler d'une telle pensée. Ce n'est pourtant pas le moment. Iron serre sa prise sur son sac, se demandant si l'aspect de sa nouvelle vie ne le transforme pas petit à petit en animal. Sincèrement persuadé qu'elle va lui flanquer la raclée de sa vie, Iron reste en arrière, avançant avec prudence en surveillant ses arrières. C'est quand il perçoit le cri inattendu de ' Murphy', qu'il fait volte face, laissant retomber ses affaires avant courir à sa rencontre.

Il n'avait pas remarqué qu'elle s'était figée comme une statuette durant quelques secondes avant de hurler d'effroi. Pendant une fraction de secondes, il s'imagine même que Diane reprend les rênes sur Murphy et, sent l'adrénaline monter dans ses veines. Mais, avant qu'Iron n'est le temps d'agir, cette dernière reprend ses esprits, envoie valser le corps du marcheur d'un coup de talon expert et attrape la hache qu'elle plante dans le cou du mort. Cette dernière roule sur elle-même et, soulagée, Iron se laisse légèrement retomber contre la toile d'une voiture rouillée, ignorant le torrent de pluie qui s'abat sur lui. Murphy doit l'entendre, car elle détourne le regard du corps pour plonger ses prunelles vertes dans les siennes. Le brun y lit quelque chose de confus. De la peur ? Il ne saurait le dire. Ce dernier se contente juste de détourner le regard, préférant respecter son intimité avant de rattraper son sac laissé à l'abandon. D'un pas déterminé, il bifurque entre les voitures abandonnées, se dirigeant vers une moto d'un noir rutilant, toile brillante sous la pluie. C'est sans échanger un seul mot qu'ils enfournent la bécane à l'arrière de la voiture. A part quelques cartons, la jeune femme semble posséder peu de choses, tout comme lui.

Iron grimpe aussi dans la voiture, évitant son regard durant tout le trajet. Dans son caractère lunatique, ce dernier ce mure dans un silence de plomb. Même lorsqu'elle lui propose un peu d'eau, l'étrange bestiole peu causante se contente de hocher la tête en guise de remerciement avant d'en boire trois longues gorgées. La vérité, c'est qu'Iron se pose tout un tas de questions sur 'Murphy'. Cette paralysie inexpliquée, cette maison dont elle dit ne rien connaître, tout laisse à croire que la Diane planquée au fin fond de sa caboche est en proie à une terrible lutte. Elle hurle, réclame sa liberté. Bizarrement, il s'en persuade presque. Il s'y accroche, dans un besoin irrationnel de pouvoir parler à quelqu'un de réel. Et non au reflet d'un protagoniste de série télévisée.

****


Après quelques heures de route, Iron se redresse, réalisant qu'il s'est finalement endormi. Le brun fronce les sourcils, clignant des yeux tout en observant le paysage autour d'eux, encore dans le brouillard. Désert. La pluie a cessée de marteler la carrosserie, et le moteur de la voiture de vibre plus.

«  - hmm … Il soupire, se redressant légèrement, réalisant que Murphy est figée à côté de lui, les yeux rivés sur une petite boite de métal.

Cette dernière ouverte, le couvercle l'empêchant de distinguer l'intérieur de celle-ci. Il hésite, observant l'étrange battisse qui se tient devant eux. Presque masquée, à l’abri des regards. On dirait un terrier de lapin. Au-dessus de son crâne, ses cheveux indisciplinés se tiennent debout, sa main vient gratter sa barbe alors qu'il grogne, pire qu'un homme des cavernes. Il a mal partout. Sans un mot, il s'extirpe de l'habitacle, respirant l'air frais du désert. Personne, pas un mot. Le pied total. Il s'étire, retirant la veste de son père et la chemise offerte par Murphy,  ne laissant que son Tee-shirt trop petit couvrir son buste. En reniflant, il remontre son Jean, passant une main sur son visage pour la énième fois avant de bailler fortement. Inconsciemment, cette petite sieste fut sacrément réparatrice. Enfin, Iron tourne les talons, se baissant en posant les mains sur la toiture de la voiture avant de dire d'un ton plus doux qu'il ne le souhaite :

- Alors, on fait le tour du propriétaire, ou tu préfères l'inconfort de tes bons vieux sièges en cuir ? »

Il se pare même d'un petit sourire, étirant ses lèvres bombées mais légèrement pincées. Inutile de la brusquer, elle semble déjà bien perdue.



Dernière édition par Iron T. Sandstorm le Ven 16 Aoû - 9:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Lun 5 Aoû - 20:50


Iron & Murphy


Ma concentration a payé, je nous y ai conduits, et là voilà encore là et ce sentiment en moi me fauche, j’appartiens à cette maison et je ne me l’explique pas vraiment. C’est comme ça, ça forme un tout, ça relie les points entre eux, ceux qui hantent sans cesse. Suis-je cette fille que je vois lorsque je ferme les yeux ? Celle qui vivait près de la mer ? Je ne peux pas répondre à ces questions toute seule, et pas non plus y répondre avec mon nouveau partenaire de route, qui d’ailleurs se réveille en grognant. Il s’étire, il baille et je pousse un soupir. Je suis l’exécutrice, c’est tout ce que je sais pour l’heure… Il sort de la voiture, et lorsque son visage réapparait, c’est pour m’intimer avec une gentillesse que je ne lui connaissais pas, d’entrer dans cette maison. Je prends la clé, je souris avec contrition. « Oui. » Je sors de la voiture à mon tour avec ma hache au cas où, je contourne la voiture, regarde la maison un instant sans bouger et finalement m’engage sur le sentier de terre sèche. Que vais-je trouver dedans ? Et si la clé n’ouvre pas la porte ? Et si, et si… Mon ventre se serre, mais je continue d’avancer, ma gorge s’assèche lorsque je glisse la clé dans la serrure de la massive porte en bois. Ça tourne et ça cliquète. Ce n’est pas un rêve, et c’est le moment… J’ouvre en grand la porte, et l’odeur qui me vient au nez, n’est pas celui de la mort qui rôde, non ça n’a rien à voir, c’est une odeur de bois, d’eau, et de jasmin. Je me redresse, le dos droit et j’entre dans un petit hall, où personne ne s’y trouve. « Bonjour… » Tentais-je, sait on jamais qu’il reste quelqu’un en ces lieux. Mais le silence me répond, pas même un râle, rien. Le petit escalier en métal descend et c’est le seul passage, je l’emprunte donc, ayant glissé la clé dans ma poche, tenant ma hache fermement. Mes pas grincent sur les marches, et j’arrive en bas, devant un mur où se trouve des cadres photos plein de poussière, je ne les regarde pas vraiment et vois sur la droite un grand salon, bardé de baies vitrées salies par le temps, rien n’a changé depuis… Je déglutis en baissant le regard. J’aurais beau me convaincre, mais cette maison fait partie de mes souvenirs, et ce n’est pas anodin. Je fais quelques pas vers un autre petit couloir derrière le canapé, pour vérifier que personne ni rôdeurs, ni humains ne se trouvent encore là. Une chambre vide, puis une salle de bain vide. Non, il n’y a personne, le constat est tel, cette maison est inhabitée, comme sortie de nulle part, c’est comme un coin de paradis au gout amer en un sens, qui sort de la nébulosité monstrueuse de ce monde en décomposition. Je pose ma hache sur le rebord du lavabo et ouvre le robinet, ça crachote un liquide jaunit, avant de couler naturellement transparent. Je souris instantanément, j’ai presque envie de rire et de pleurer. Une pause, putain, ça va être une vraie pause. « RAS. » Dis-je à l’intention d’Iron. Sans pour autant revenir vers lui. Je retirais mes chaussures et le contact de mes pieds nus sur le parquet me fit fermer les yeux de béatitude. Je défis le zip de ma combinaison moulante, qui me collait bien trop à la peau, mon costume de super héroïne, allait prendre des vacances aussi… Me dévêtissant lentement, laissant choir la tenue sur le sol, pour me regarder dans le miroir en face de moi… Je fus saisie de l’étendue de mes bleus sur le corps, pire qu’une constellation stellaire. J’étais meurtrie un peu de partout. Grimaçant au toucher de mes plaies et hématomes, je finis par atterrir dans la douche, même scénario, jaune puis transparent. Légèrement froid, mais tellement bon ! Je restais peu de peur que l’eau ne tarisse, puis sortis pour attraper une serviette dans un placard, m’enroulant dedans. Un pas après l’autre, mes blessures finiront par disparaitre, comme tout le reste. Je pressais mes cheveux dans le lavabo et traversais le couloir vers la chambre, sans prêter attention à un quelconque regard d’Iron. « La douche fonctionne. » Dis-je simplement, avant d’aller ouvrir un placard, tous les vêtements étaient encore là. Mon dieu, la personne qui vivait là, avait du partir sacrément vite… Je fouille et ne trouve que des vêtements d’homme. J’enfilais une grande chemise et une paire de chaussettes. Me séchais les cheveux rapidement, avant de revenir dans le salon. Ce que je n’avais pas noté, c’est qu’une petite fille aux joues rondes, blonde comme les blés avait été prise en photo et mise sous cadre un peu partout dans cette maison.
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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Ven 16 Aoû - 9:14


Tabula rasa


La suivre, c'est tout ce qu'il peut faire pour le moment. Suivre, admirer le dos de la blonde, sa démarche hésitante alors qu'elle découvre, ou re-découvre, ces lieux inconnus. Il ne peut nier que la voir comme ça le touche, surtout pas à lui-même. N'osant imaginer la tempête qui menace dans la caboche de ' Murphy'. Mais, au fond, Iron observe avec une curiosité presque malsaine. Que va-t-il bien se passer là-dedans, une fois qu'elle explorera les lieux de l'immense bâtisse luxueuse ? Enroulant la chemise autour de sa taille, le jeune homme renifle, passant une main en guise de visière au-dessus de ses iris d'un vert écarlate. Il n'y a rien autour d'eux. Aucun doute, cette maison est sûrement la sienne. Sinon, pourquoi y viendrait-elle ? Quoi d'autre que sa conscience pour la pousser au milieu de nul part ? Un endroit à l'abri des regards, imposant et discret à la fois. Et ce qu'il découvre alors que le cliquetis d'une clef enfoncée dans une serrure l'éveil, le pousse plus loin dans ses convictions. A seulement quelques pas de Diane, Iron sent les odeur étonnantes et revigorantes du bois et du jasmin. Un mot, un seul, lui vient alors qu'il observe avec stupeur le hall désert. Maison. Un nid douillet et spacieux qu'il a immédiatement envie d'explorer.

 « - Bonjour…

Le brun fronce les sourcils, réalisant que la voix vient de sa nouvelle compagne d'un temps. Sa ton hésitant résonne dans l'espace, se perdant dans le néant formé par le silence de plomb qui règne en maître dans ce sanctuaire inviolé. Même pas un râle guttural et écœurant. Rien. Malgré lui, Iron étire ses lèvres, souriant à la perspective de quelques jours de repos. Même si, au fond, il est persuadé que leur chair fraîche finira par attirer les rôdeurs. C'est une pensée indigne qu'il repousse aussitôt. C'est son jour de chance, et il ne regrette pas d'avoir suivit Murphy.

- RAS. S'exclame Murphy, qui semble soudain lointaine.
Et pour cause, elle n'est même plus à côté de lui. Le brun fronce une nouvelle fois les sourcils, tournant la tête vers la porte d'entrée avant de bondir dehors. Derrière les barrières, la voiture rutilante et encore luisante d'eau de pluie semble attendre sagement, patiente et sans défenses. Hors de question qu'on leur pique quoi que ce soit. Même si ici, l'endroit semble n'avoir été découvert par personne. Inutile de prendre des risques. Iron grimpe côté conducteur, tournant les clefs laissées à l'abandon par une Murphy en proie aux doutes. Démarrant le bolide avant de s'engager derrière les barrières de métal. Une fois fait, ce dernier s'assure qu'elle est invisible de l'extérieur, refermant tout derrière lui, porte de la maison comprise. Un vieux réflexe acquis bien avant l'épidémie.

Et alors qu'il tatillonne dans l'immense maison, sans faire attention aux photographies, Iron bifurque dans un couloir, apercevant une Murphy peu vêtue et enroulée dans une courte serviette, trempée jusqu'au os et pas le moins du monde embarrassée d'être surprise presque nue. Elle, peut-être pas, mais lui est loin d'être un sale pervers. L'homme soudain pudique détourne le regard, par respect pour elle. Non sans avoir vu largement assez pour saliver malgré lui.

- La douche fonctionne. Se contente-t-elle de préciser avant de foncer vers ce qui semble être un placard.

Douche ?! L'esprit d'Iron ne fait qu'un tour alors qu'il réalise, suivant les gouttelettes venues s'écraser sur le sol. Tels les morceaux de pain du petit poucet.  Tout comme le Hall et le salon, la pièce est immense et majestueuse. Néanmoins, ce n'est pas lui qui serait étonné. Iron est issu d'une famille noble et a vécu pendant des années dans un manoir. Manoir qui, à présent, souille le sol de ses cendres. Une boule dans la gorge, il s'avance vers la glace encore floue. Passant une main sur cette dernière pour apercevoir son reflet. Iron vacille, encore incapable de se reconnaître. A travers sa barbe épaisse, on ne distingue rien d'autre que ses yeux d'un vert … Froid. Entourés de cernes profondes. Quant au reste de son corps qu'il découvre afin d'être nu, il préfère éviter de s'y attarder. Passer de tas de graisse à tas de muscles, par le passé, aurait été une vraie fierté pour lui. Plus maintenant. Il échangerait volontiers ses muscles contre ses anciennes rondeurs pour retrouver sa vie d'avant. Soupirant, Iron laisse son Jean glisser de ses hanches. Ejectant le tissus d'un coup de pied avant d'avancer sur le carrelage glacial. Même ça, ça lui avait manqué. Le brun approche une main hésitante vers le robinet de l'immense douche. On pourrait s'y blottir à quatre, là-dedans. Il n'a jamais comprit l'intérêt de bain aussi disproportionné. Pourtant, aujourd'hui, il remercie intérieurement l'inventeur de cette merveille. Les endroits clos et trop étroits le rendant atrocement mal à l'aise, presque claustrophobe. Cessant ses tergiversions mentales, Iron actionne l'eau, découvrant avec stupeur un filet clair et limpide.

- Putain de bordel de merde, merde merde merde ! C'est noël avant l'heure ! Jute-t-il, jubilant avec force.

Sans attendre, il agite ses longues guibolles, goûtant avec joie aux effluves glacées. L'eau est même plutôt agréable. Non, réflexion faite, elle est parfaite. Un pied total.  Oubliant toute pudeur, il pousse un grondement de plaisir, secouant la tête tout en bénissant sa nouvelle rencontre. Une fois revigoré, l'homme rassasié sort de la cage de carrelage avant de choper une épaisse serviette moelleuse et douillette. Il pourrait s'y habituer …   Iron se dépêche d'essuyer sa peau nue et enfin propre, avant d'enrouler la serviette autour de sa taille. Boudant le tas de tissus défraîchies et trempés de sueur et de sang gisant à terre, il se dirige tout droit vers les meubles avant de chercher son bonheur. Il ne tarde pas à découvrir l'objet de son désir : Rasoir et mousse. Bien, la demeure était donc habitée par un homme par le passé. Le compagnon de Diane ? En avait-elle un ? Il l'ignore. Mais qui que ce soit, sa présence en ces lieux par le passé lui permet aujourd'hui de venir à bout de ses maudits poils. Chose qu'il fait avec hâte et dextérité, découvrant sa bouille, se redécouvrant par la même occasion. Ses joues sont à présent plus creuses, moins bouffies qu'avant. Son visage plus dur et son regard plus déterminé. Non, l'ex-geek fils à papa ne se reconnaît vraiment plus. Serrant les mâchoires, il se débarrasse des derniers résidus de mousse avant de tourner les talons. Oubliant sa tenue d'Adam alors qu'il se dirige droit vers la chambre où Murphy s'est rendue.

- Y a des trucs pour moi ? Y caille ici et le sang coaguler, ça gratte ! »Qu'il bougonne, évitant soigneusement de croiser son regard.

Bon, d'accord. Il déteste être si peu vêtu devant quelqu'un. Sa pudeur ne l'a toujours pas quitté. Iron s’arrête net sur le pas de la porte, tenant fermement sa serviette de peur qu'elle ne se fasse la malle, soudain fasciné par l'une des photographies représentant une petite fille aux joues rondes et aux yeux bleus. Diane ? Elle lui ressemble, mais il ne saurait dire. Tiens, ça marche, il oublie presque qu'il est à moitié à poil, là.




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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Ven 16 Aoû - 22:34


Iron & Murphy


J’enfile cette chemise 10 fois trop grande pour moi, elle sent le renfermé et le tabac froid c’est étrange. Une odeur presque familière et pourtant personne ne fumait dans mon entourage, Stick de temps en temps, lorsqu’il stressait mais c’est tout. Je frotte ma joue au col de la chemise, c’est agréable, et la sensation est plaisante, j’attrape de grandes chaussettes que j’enfile aux pieds, avant de fouiller pour trouver un caleçon. J’enfile ce dernier au moment où Iron pointe le bout de son nez en petite tenue et me demande s’il reste de quoi l’habiller. Je le regarde droit dans les yeux, bien qu’il évite soigneusement mon regard, je le détaille sans un mot, il a les marques de la survie lui aussi, et de larges épaules carrées. Mes yeux tracent les formes de ses muscles, je ne me souviens plus de ce que fait l’effet d’effleurer la peau d’un homme en vie, je ne me souviens pas et là je suis happée un instant, emmenée de force dans une vision. J’avance d’un pas vers l’homme qui se tient devant mes yeux, un grand brun au regard noir, il me sourit et je pose une main sur son épaule, laissant ma main glisser sur sa peau humide. Lorsque je me sors de ma transe j’ai la main tendue vers l’épaule d’Iron, et je me stoppe dans ma lancée, gênée d’avoir pu le toucher, ou d’avoir tenté de le faire. Ma main s’arrête en l’air et j’hausse un sourcil. « Pardon, euh… » Je tente de rassembler mes pensées confuses en cet instant. « Oui, il y a des vêtements, tu peux te servir, je présume que le propriétaire ne reviendra …. » Je ne termine pas ma phrase et mon regard s’accroche sur le cadre derrière lui, un homme barbu joue avec une petite fille, enfin je remarque ce que je n’avais pas vu jusqu’alors. J’ouvre la bouche pour former un « O », penchant la tête sur le côté, contournant Iron pour me placer en face du cadre. Le visage rieur de cette petite fille me trouble et pire je me souviens de cette journée… Mon dieu… Qui suis-je ? Je posais le bout des doigts sur le verre du cadre, redessinant les boucles blondes et le visage de l’homme, immensément perdue en cet instant. « Crois-tu en la réincarnation ? » demandais-je à Iron, sans me retourner vers lui. « je… me souviens de cette journée, j’avais 7 ans et c’était les vacances d’été au bord du Lac, il m’avait appris à pêcher. » Dis-je en pouvant presque sentir l’eau glisser sur mes doigts et l’odeur forte de ce poisson que nous avions pêché. Ma main se referma et je me recroquevillais sur moi-même, avant de glisser assise sur le sol la tête entre les mains. Muette, me balançant d’avant en arrière, comme le faisaient les dingues au centre psy. Là encore des images de camisoles que l’ont m’attache de force, mes pleurs, mes supplications à maman, je n’ai jamais connu mon père et après l’injection d’un poison démoniaque dans mon bras droit, j’avais perdu la raison quelque peu. Je m’arrêtais réalisant que j’entre choquais deux vies différentes et depuis quelques temps déjà, réalisant ça, je levais le nez vers Iron, qui devait être sur que j’étais devenue frappa dingue… Je le regardais avec la larme à l’œil, le regard brillant. « Comment je peux me souvenir de deux vies qui n’ont rien à voir l’une envers l’autre ? » Lui demandais-je implorante presque qu’il ne me donne la solution. « Je ne suis pas… enfin… si je suis Murphy, mais… J’ai l’impression de devenir folle Iron, la vérité c’est que je me suis réveillée il y a quelques mois, recouverte de sang, dans cette tenue de prostituée notoire, sans comprendre qui j’étais et ce que je faisais là… tu dois penser que le cadeau est peut être empoisonné, tu as accepté de suivre une folle furieuse je le crains. Je ne sais pas qui je suis vraiment, comment puis-je me souvenir de cette journée au point où je peux savoir l’odeur de cet homme, et sachant que Murphy, que je… n’ai jamais eu de père à ma connaissance… » Je me mordis la lèvre en baissant le regard, avant de me lever comme un diable sortit de sa boite. « Il faut que j’en ai le cœur net, il faut que je comprenne. » dis-je en sortant de la chambre, direction le salon, tournant sur moi-même, avant de me mettre à fouiller frénétiquement dans les placards, les tiroirs, avant de trouver un bureau avec des boites de photos et des albums, je glissais sur le sol froid, pour tomber sur mon pire cauchemar. Sur une petite photo, où cet homme que je crois connaitre, porte cette petite fille dans les bras, au dos était écrit : « Diane et Georges Aout 1990 ». Je fronçais les sourcils, relisant encore et encore la phrase, mais sans plus d’explications. « Qui est Diane ? » Demandais-je alors à Iron, me levant pour lui tendre la photo. « La première fois tu m’as appelé Diane Fishburn c’est ça ? Qui est-elle ?  La connaissais-tu ? Est-ce que… »  Je déglutis ne voulant pas croire que je m’apprêtais à dire ça en mots. « Est-ce que je suis elle ? Et alors qui est Murphy ? »


Dernière édition par Murphy D. Fishburn le Mer 18 Sep - 21:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Mar 3 Sep - 21:17


Tabula rasa


Il reste là, à attendre une réponse de la blonde. Sans piper mot, ni remuer le petit doigt de pied. A vrai dire, il continue d'observer la petite fille, tentant d'y reconnaître les traits de Diane, avant d'y parvenir. Oui, aucun doute, c'est elle. Ce petit nez atypique et adorable est reconnaissable entre tous. Sentant soudain une ombre sur lui, le jeune homme lève ses prunelles, surpris de voir une main tendue vers sa poitrine. Main qui se fige immédiatement avant de finir son chemin, rapidement arrêtée par sa propriétaire médusée et hébétée. Ce n'est rien à côté d'Iron, qui cligne des yeux en fronçant les sourcils.

« - Pardon, euh… Commence-t-elle avant de se reprendre. Oui, il y a des vêtements, tu peux te servir, je présume que le propriétaire ne reviendra ….

Son regard s’arrête derrière lui, pour admirer les clichés qu'il avait observé un peu plus tôt. La bouche de l'ancienne actrice forme un « O  » qui aurait put être comique, s'il n'était pas aussi tendu. Iron réalise alors que chacun des ses muscles sont crispés. Allons bon, qu'est-ce que c'est que ça, encore ? Devient-il farouche au point d'être effrayé par le moindre contact ? Iron se reprend, secouant la tête en soupirant alors que la jeune femme derrière lui observe les photos, lui, se contente de foncer droit vers les placards pour en dénicher un Jean et un T-Shirt noir, légèrement trop petit pour lui. A son retour, il remarque une 'Murphy' toujours fidèle à son poste, qui ne semble même pas avoir remarqué sa petite éclips.

- Crois-tu en la réincarnation ? Le questionne-t-elle alors, dos tourné.

Encore une fois, Iron préfère taire ses réponses et lève une main pour gratter l'arrière de sa tête, signe d'un certain mal aise. Il ne le sent pas, pas du tout.Un millions de scénarios défilent dans son esprit alors qu'elle reprend.

- je… me souviens de cette journée, j’avais 7 ans et c’était les vacances d’été au bord du Lac, il m’avait appris à pêcher.

Le brun reprend son souffle, se mordillant la lèvre inférieure avant de froncer les sourcils. Les souvenirs semblent revenir mais, quelque chose lui dit que Diane leur bloque le passage, s'entête à leur refuser l'entrée. Cachées dans son propre  subconscient sous la forme d'une super héroïne. Dont la l'épaisse carapace finit par se fissurer . La blonde répond silencieusement à ses doutes lorsqu'elle agrippe sa tête, se laissant glisser sur le sol tout en se balançant d'avant en arrière. Génial. Le survivant retient un juron alors qu'il observe, contrit, la jeune femme meurtrie avec retenue et compassion. Chancelant entre l'envie de glisser une main dans ses fils dorés pour l'apaiser, lui murmurer que tout ira bien pour elle. Qu'elle survivra, qu'elle a déjà tenu un an comme ça. Que si lui y était parvenu, elle en était alors bien plus capable encore. La torturée lève ses prunelles brillantes vers lui, alors qu'une petite goûte salée parcours le chemin de sa joue jusqu'à son menton :

- Comment je peux me souvenir de deux vies qui n’ont rien à voir l’une envers l’autre ?

Elle l'implore presque, et le brun sent une minuscule aiguille se frayer un chemin entre sa peau durcit et son cœur d’artichaut.

-  Je ne suis pas… enfin… si je suis Murphy, mais… J’ai l’impression de devenir folle Iron, la vérité c’est que je me suis réveillée il y a quelques mois, recouverte de sang, dans cette tenue de prostituée notoire, sans comprendre qui j’étais et ce que je faisais là… tu dois penser que le cadeau est peut être empoisonné, tu as accepté de suivre une folle furieuse je le crains. Je ne sais pas qui je suis vraiment, comment puis-je me souvenir de cette journée au point où je peux savoir l’odeur de cet homme, et sachant que Murphy, que je… n’ai jamais eu de père à ma connaissance…

Et alors qu'il cherche les mots justes, qu'il entrouvre ses babines pulpeuses et hésitantes, Murphy se lève d'un bond, comme montée sur ressort.

- Il faut que j’en ai le cœur net, il faut que je comprenne.
- Attend ! S'exclame enfin le brun, se sentant particulièrement stupide et inutile.

Mais il se contente de suivre, sourcils froncés alors qu'elle s'acharne sur les placards. Chaque recoins passe au crible, la psychotique ressemble à un tigre sortit de sa cage après des mois de réclusion. Iron s'arrête sur le pas de porte d'une nouvelle pièce, la retrouvant en train de farfouiller dans une boite et d'y en sortir quelques photographies.

- Qui est Diane ? Lui demande-t-elle en lui tendant une photographie. Hésitant, ce dernier approche, la dépassant d'une bonne tête. Iron agrippe le nouveau butin de Diane, avant d'y découvrir un couple de marié souriant et radieux. C'est elle, accompagné d'un homme qu'il n'a jamais vu. Evidemment, il ne s'intéressait pas spécialement à la vie privée de cette dernière mais, à ses dons d'actrice et à surtout, au personnage avec lequel elle se confond en ce moment même.

- La première fois tu m’as appelé Diane Fishburn c’est ça ? Qui est-elle ?  La connaissais-tu ? Est-ce que…  Continue-t-elle alors qu'il continue d'observer le cliché, songeant qu'à présent, ce n'est à Murphy qu'il veut parler. Mais bel est bien à Diane. Fait qui, un an plus tôt, n'aurait pas été tout à fait exact.


- Est-ce que je suis elle ? Et alors qui est Murphy ?

Et voilà. Iron ferme les yeux, lâchant un soupire avant de lui rendre son bien et de glisser ses mains dans ses poches, pinçant ses lèvres épaisses avant d'enfoncer ses prunelles dans les siennes. Il ne peut pas faire ça, si ? Est-ce qu'il a vraiment le choix ? Ses mains s'extirpent de ses poches, et ses bras se croisent sur son torse alors qu'il ouvre enfin la bouche.

- ...  Je suis désolé, j'étais loin d'imaginer que tu serais dans cet état, quand je t'ai vu, là-bas. Tu ...

Hésitant, il gratte son arcades sourcilière droite avant de reprendre, tentant de trouver les mots justes.

- Ecoute, tu devrais t'asseoir. Propose-t-il en lui prenant doucement les épaules pour la poser sur le bord du lit, avant de s'installer à côté d'elle. Tu ... Tu veux bien m'écouter jusqu'au bout ? Ne m'interrompt pas, respire et écoute. Juste ... S'il-te-plaît.


Et quoi encore ? Doit-il lui proposer des cookies accompagnés d'un petit verre de lait ? Non, plutôt une bonne bouteille, et d'un alcool fort, si possible .

- Bien ... Commence-t-il en respirant un bon coup. Pourquoi tombe-t-il toujours dans des situations aussi extrêmes ? Tu t’appelles bien Diane, Diane Fishburn. Tout comme je m’appelle bien Iron Sandstorm.

Iron s'arrête, s'abstenant de faire une petite plaisanterie sur leurs prénoms aux intonations plus indiennes qu'Américaine. Littéralement, Fisburn signifie «  Poisson qui brûle », quant à Sandstorm : Tempête de sable. Du métal dans une tempête de sable … Une identité soigneusement étudiée par un maniaque du contrôle. Baissant la tête en la regardant droit dans les yeux, s'assurant qu'elle n'est pas sur le point de faire un truc dingue. Comme partir en courant et  hurlant, ou faire une tentative de meurtre sur sa personne.

- Murphy ... N'est pas réelle ... Reprend-t-il en reprenant presque sa respiration. C'était ton personnage dans une série télévisée. " Murphy l’exécutrice." Une élue à la force colossale, combattant le mal et, plus particulièrement, les vampires. Toi, tu la représentais sur les petits écrans ... Ce n'est pas toi, ce n'est qu'une image retranscrit dans un univers parallèle tout droit sortit de l'esprit d'un humain parfaitement normale ( Enfin, tout est relatif.) ... Dans un monde qui ... Etait tout autant « normal », avant les zombies. Tu as l'impression qu'elle fait partie de toi, c'est normal, tu as joué cette femme pendant des années ... »

Et de cesser de parler, restant toujours sur le qui vive. Qui sait comment elle va réagir ... Tiens, pour le coup, il la voit presque hurler d'un rire hystérique.


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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Mer 18 Sep - 21:45


Iron & Diane & Murphy

D’accord. Très bien. Soit. Je l’ai suivit, j’ai accepté qu’il pose ses mains sur mes épaules, je me suis assise et en silence, je l’ai laissé parlé et répondre à mes questions. J’ai hoché la tête par moment et j’ai souvent froncé les sourcils. Lorsqu’il eut terminé de me révéler la vérité, j’avais le bouche entrouverte et je le regardais sans savoir quoi dire de tout ça. Alors, c’est ça la vérité ? Je suis cinglée au point de m’être identifiée à une quelconque identité fictive ? Je fermais la bouche en hochant la tête, baissant lentement le regard vers mes mains. Se peut-il qu’il ait raison ? Ou bien, lui aussi est cinglé, et a inventé tout ceci pour me faire rire. Je préférerais que cela soit une blague, mais pour être très honnête, j’en doute. Le ton cérémonieux, le regard appuyé sur ma personne, et le timbre grave de sa voix. Tous les signes, vont vers ce mot qui m’a temps fait peur. Vérité. Je pousse un soupir toujours immensément silencieuse, avant de réaliser que malgré mon état, il n’avait pas fuit à toutes jambes, que malgré l’aveu de ma folie furieuse, il est encore là, assis à côté de moi. C’est étrange comme cette proximité est rassurante. Rassurante oui, réconfortante pas vraiment pour l’heure. Si je me sens en sécurité, je me sens aussi dépassée par tant de mots. Je ne suis pas Murphy, je m’appelle Diane et j’étais une actrice… Fou ça, j’ai l’impression qu’on me raconte l’histoire d’une autre personne. Mais alors si je suis actrice, comment se fait il que je me batte avec autant de fougue et d’assurance ? comment se fait il que tout mon être est persuadé que Stick va revenir et me retrouver ? Je sais de quoi j’ai besoin et ce n’est pas qu’il me répète tout ça, pas tout de suite du moins, non… Pour l’heure j’ai besoin de boire de l’alcool bien fort et bien dégueulasse. « J’ai soif. » Dis-je finalement en relevant la tête vers la porte, me levant lentement, presque mécaniquement je me dirigeais vers la cuisine, ouvrant un ou deux placards poussiéreux, avant de tomber sur une bouteille au liquide ambré. J’ouvris la bouteille et la portais à mes lèvres avant de faire descendre le liquide, à grandes gorgées dans mon gosier. Je dus néanmoins stopper, tellement la remontée en puissance de l’alcool m’arracha la gueule. Je grimaçais vivement en émettant presque le même son que ces zombies de dehors. Oui, j’avais eu une bonne descente mais la bouteille n’était pas encore vide, j’hésitais à lui tendre, avant de décider que non. Je me penchais pour attraper une autre bouteille au liquide transparent. « Pour toi. » dis-je avant de hoqueter un rot peu glamour. « ça c’est fait. » Ajoutais-je avant de reporter la bouteille à mes lèvres, longeant les murs du salon, regardant les photos, les effets personnels. « Donc, si je récapitule, l’actrice américaine que je suis, prénommé Diane Poisson Brûlé, a joué le rôle d’une exécutrice de vampires pendant des années avant de perdre la boule avec tout le fatras qu’il se passe dehors ? » Je me tournais vers lui, réalisant que la pièce avait commencé à tourner un peu. « C’est ça ? » J’attendis qu’il ne confirme pour hocher la tête, je me dirigeais titubante légèrement vers lui, plongeant mon regard dans le sien avec une intensité peu commune, ou bien étais-je trop pétée pour réaliser la réalité justement. « Trinquons donc… Mr Tempête de Sable, Métal Tempête de Sable même ! Tes parents ne t’ont pas gâté. » Soufflais-je  « Trinquons à la révélation la plus absurde qu’il m’ait été donné d’entendre… Peut être dis tu vrai, ou peut être es tu le plus cinglé de nous deux ! » Tout en m’exprimant, j’ouvrais grands les yeux, et je me rapprochais de lui sans trop m’en rendre compte, jusqu’à me retrouver collée contre lui. « Désolée je m’appuie contre toi, sinon je vais tomber… J’tiens pas l’alcool, Diane ou Murphy peut en attester, je suis une vraie quiche dans le domaine… et toi, tu tiens ? » Dis-je en levant la tête pour ne pas perdre une miette de son regard incroyablement attirant. « Tes yeux… Tu voudras pas m’en faire cadeau avant de partir ? » Dis-je confusément perdue dans ma contemplation de sa personne, ne réalisant donc pas du tout la teneur en débilité de mes propos. « Quoique… HIPS » J’eus encore un hoquet et je le fis passer avec une rasade d’alcool. « Quoique j’aimerais que tu restes. » Avouais-je sans pouvoir le retenir. Le pouvoir révélateur de l’alcool dans toute sa splendeur. « La solitude me tuera plus vite qu’un zombac je pense… »
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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Ven 27 Sep - 18:14


Tabula rasa


A vrai dire, elle ne se met ni à rire, ni à hurler avant de partir en courant. Ce qui soulage un peu Iron. Pourtant, l'expression figée sur son visage en dit long, et il ne sait vraiment pas quoi faire. Encore moins quoi penser … Et si c'est lui qui passe pour un cinglé ? Cette seule pensée parvient à lui faire faire la grimace. Absurde !

«- J’ai soif. Qu'elle lâche alors sans prévenir, après plusieurs longues minutes de silence.

Pardon. Hein ? Ses yeux s'ouvrent en grand, et il fronce aussitôt les sourcils. «  J'ai soif » ? C'est CA, sa réponse ? Mais la blonde semble plus que sérieuse. Complètement, même. Tel un robot défaillant, elle s'active et déplie ses guibolles avant de se diriger comme un automate vers la porte. Ok, non, elle ne se fout absolument pas de lui. Le jeune homme vient de comprendre de quel 'soif' il est question. C'est hésitant qu'il la suit, la jaugeant toujours d'un air scrutateur, presque comique pour des yeux extérieurs. Lorsqu'elle se dirige tout droit vers la cuisine, sans une once d’hésitation, il est certain qu'elle a bien vécue ici. L'ex-actrice se déplace dans l'espace sans même y penser et, à coup sûr, elle ne le réalise même pas.

Une fois fait, il l'observe attraper une bouteille, en avaler une énorme gorgée, lui proposer la dite bouteille pour finalement changer d'avis. Lui en tendre une autre qu'il attrape sans grande conviction. En fait, il n'aime pas spécialement l'alcool … Mais bon.

Il vit une vie de merde. Iron prend une grande gorgée, alors qu'en face de lui Murphy lâche un rôt colossale. Il ne cille même pas, et la rejoint rapidement. Se souvenant avec nostalegie des réprimandes de sa défunte mère.

-Donc, si je récapitule, l’actrice américaine que je suis, prénommé Diane Poisson Brûlé, a joué le rôle d’une exécutrice de vampires pendant des années avant de perdre la boule avec tout le fatras qu’il se passe dehors ? Qu'elle énumère, en titubant un peu. C’est ça ?

Et au survivant de faire mine de réfléchir avant de lâcher avec un haussant d'épaules :

- C'est ça.

Ne me vomis pas dessus … Songe-t-il en se forçant à sourire.

- Trinquons donc… Mr Tempête de Sable, Métal Tempête de Sable même ! Tes parents ne t’ont pas gâté. Trinquons à la révélation la plus absurde qu’il m’ait été donné d’entendre… Peut être dis tu vrai, ou peut être es tu le plus cinglé de nous deux !

Il ouvre la bouche, près à rétorquer. Mais déjà, cette dernière s'approche, yeux gros comme des soucoupes. Il sent sa poitrine collée contre son torse, et retient soudainement sa respiration. Cela peut sembler absurde en apparence. Mais psychologiquement, ça réaction se rapproche plus du : UNE FILLE ME TOUCHE, UNE FILLE ME TOUCHE. Ce qui était loin d'être le cas un an plus tôt. Quant à rencontrer des gens, durant l'année qui vient de suivre, c'est une autre paire de manches.

- Désolée je m’appuie contre toi, sinon je vais tomber… J’tiens pas l’alcool, Diane ou Murphy peut en attester, je suis une vraie quiche dans le domaine… et toi, tu tiens ? Mais Iron n'a même pas le temps d'y réfléchir lui-même, elle ré-attaque déjà : Tes yeux… Tu voudras pas m’en faire cadeau avant de partir ?

- … Euh …

Respire Iron, respire. Rouspète une petite voix dans sa tête, avant qu'il ne réalise que c'est encore pire. A cette distance, il peut deviner une insoucieuse senteur indéchiffrable, mais non moins désagréable. Au contraire ... Eh merde.

- Quoique… HIPS. Quoique j’aimerais que tu restes. La solitude me tuera plus vite qu’un zombac je pense…

Et lui, il songe qu'il va avoir la trique si elle reste collée comme ça, et lui faire perdre la boule. L'homme torturé s'écarte légèrement, aussi embarrassé par le contacte que par la petite révélation alcoolisée. Il n'aime ni les confidences autour d'un petit feu, ni les démonstrations d'affections. Mais lorsque Murph … Diane, vacille, le brun pose sa bouteille avant de la rattraper.

- Eh, oh, tu restes avec nous, tu veux ?! Gronde-t-il en la tenant contre lui.

Il espère qu'elle compte tenir, car il a une idée en tête. Lui tient plutôt bien l'alcool, semble-t-il.

- Tu crois que y a un mini-cinéma, caché derrières les murs ? » Tout en éludant soigneusement les derniers dires de Diane.

Car dans sa tête, Iron prie intérieurement pour que Diane Fishburn soit le genre de personne qui conserve des exemplaires de ses propres séries. Là, elle sera bien obligée de le croire.

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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Sam 12 Oct - 13:57

J’étais un peu emportée par les torrents d’alcool en moi. Le ventre vide depuis quelques temps maintenant, le terrible mélange frappa à mon être pour me rappeler ce détail, il monta plus vite à ma tête, et du coup, j’avais soif aussi de proximité. Un moyen comme un autre de me rassurer, de faire ploire ma déchéance, et ce constat là, que j’étais peut être double, atteinte d’une folie réelle. Non il n’était pas fou, je le savais déjà, j’avais déjà ressentit tout ça, cette impression d’être étrange, et de me réveiller pas totalement moi, pas totalement consciente. Mais alors quand est ce que ça se produisait ? Qu’est ce qui faisait que j’étais l’une plus que l’autre ? Était ce irrévocable ? N’y avait il pas un moyen de me faire devenir moi au final ? Toutes ces questions en mon for intérieur se ruaient aux portes de mon esprit. Et lui là, était d’une gentillesse incroyable, je ressentais ça aussi, et je me sentais en sécurité avec lui, d’où ce rapprochement, je n’avais pas eu l’intention de palper, de caresser, de sentir plus avant son humanité, seule cette proximité me suffisait dans un premier temps, qui sait ce que Murphy voudrait, ou ne voudrait pas, voilà j’étais Diane donc, victime d’une autre entité inventée. Ou était ce l’inverse, peut être que Diane était l’inventée de nous deux ? Il recula de moi, et je ne lui en tins pas rigueur, j’avais besoin de marcher un peu être, mais je vacillais sur mes guibolles et des bras me retinrent de la chute, les siens, ses bras. Puissants bras, forts, et terriblement masculins, je secouais la tête, entendis ses paroles à lui, puissantes là encore. Ou alors était-ce l’ivresse juste qui était puissance en cet instant, me donnant l’impression de tout ressentir plus fort. Je retins à rôt, bouche close. « Je suis là, devant toi, suis là… » Dis-je d’une voix lointaine, me poussant à affirmer, que peut être boire encore serait une erreur. « Avec vous qui ? Je reste avec Murphy et toi, ou je reste avec Diane et toi ? » Lui dis-je alors, réalisant le nous dans cette phrase d’alerte à une supposée chute de ma personne. Je m’appuyais contre lui, passant une main dans mes cheveux, avec l’impression que ce n’était pas ma main qui me touchait, du moins pas réellement. « Un mini quoi ? » Lui demandais-je en relevant le nez vers lui. « y’a pas d’électricité, comment veux tu qu’on regarde la télé… » Objectais-je en faisant courir distraitement mes doigts sur le bras d’Iron, touchant sa peau donc, mais sans trop y prêter attention non plus. « Mais on peut… s’occuper autrement… » Dis-je finalement avant de réaliser que ça pourrait prêter à confusion. Je me tendis comme un arc contre lui, et me défis doucement de ses bras pourtant agréables et sécuritaires. « C’est pas ce que je voulais dire. » Lui dis-je en me dirigeant avec l’aide des meubles vers le canapé, puis vers les étagères. « Je ne suis pas sure de connaitre les lieux, si la petite fille est moi, ça doit dater, maman habitait à Los Angeles, mon père… Je l’ai très peu vu dans ma vie, à de rares occasions comme on dit… » Avouais-je tout en regardant un peu les livres, les films, et autres, sur la bibliothèque. « Et quand bien même il aurait cette série… ça ne veut pas dire, qu’il soit mon père, si ? » J’haussais les épaules, me tenant avec nonchalance et décontraction limite un peu vulgaire due à l’alcool ingéré surement, parce que je ne me rappelle pas avoir été vulgaire de mon vivant. Enfin je me comprends. Finalement au détour d’un fourbi, posé sur la table télé, je tombais nez à nez avec ma photo sur la jaquette d’un dvd. Mon dieu… la même tenue, la hache… Je m’arrêtais net détaillant la photo, et lisant le titre. « Murphy, l’exécutrice de vampire, saison 5… » Soufflais-je. « Alors non, c’est sur je suis la cinglée notoire de nous deux… Peut-on dire que c’était un mécanisme inconscient de défense… » Je réalisais autre chose alors, si muphy n’était qu’une projection de mon esprit, comment allais-je me défendre maintenant ?! Je levais le nez vers Iron, de la panique pouvait se lire dans mes yeux. « Et si tu repars seul… je vais mourir… » Lui dis-je. « Je ne suis donc que le reflet d’un personnage de série… rien d’autre… je suis un leurre… » Je tombais les fesses sur un fauteuil, repliant mes jambes contre moi, masquant mon visage. « Je vais mourir… »
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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Lun 28 Oct - 12:38


Tabula rasa


La blonde vacille, pantelante, chancelante et perdue. La pauvre créature aux membres endoloris et au sang alcoolisé se maintient difficilement contre lui, avant qu'Iron ne mette un peu de distance entre eux. Elle marmonne quelques paroles, et le brun n'y comprend pas grand chose, au fond. La jeune femme semble dans le doute, perdue dans ses songes et il le comprend plus que bien, ça. Mais il ne peut imaginer pleinement à quel point cela doit être difficile. Voilà pourquoi il se montre aussi gentil et patient avec elle. Quoi de plus normal après tout …

« - Un mini quoi ? Qu'elle demande enfin, répondant à sa question précédente. Et d'enchaîner rapidement :  y’a pas d’électricité, comment veux tu qu’on regarde la télé… Qu'elle objecte, sans réellement comprendre où Iron veut en venir. 

- C'est pas ça qui m'intéresse. Rétorque-t-il en la maintenant contre lui.

Non sans capter le regard insistant de la blonde sur lui.

- Mais on peut… s’occuper autrement… Fit-elle, avant qu'il ne sente ses muscles se raidir contre les siens. Quoi ? Pardon ? C’est pas ce que je voulais dire. Rectifie Diane rapidement avant de se décoller de lui pour se mouvoir mollement vers les canapés. Iron reste planté là, préférant de ne pas relever ce dernier point. Sa pomme d'Adam glissant sous la peau de son cou alors qu'il avale sa salive avec difficulté. Je ne suis pas sure de connaître les lieux, si la petite fille est moi, ça doit dater, maman habitait à Los Angeles, mon père… Je l’ai très peu vu dans ma vie, à de rares occasions comme on dit… Continue l'ex-actrice, l'embrouillant légèrement au passage. Et quand bien même il aurait cette série… ça ne veut pas dire, qu’il soit mon père, si ?

- Euh … Hum ... Et tout ce qu'il trouve à redire avant de la rejoindre, gardant tout de même de bonnes distances entre eux. Mais comment il est arrivé là, lui ...

Mais le brun n'a pas besoin de développer, car cette dernière baisse les yeux vers une étagère jonchée de DVD en tout genre. Et en chœur, leurs iris tombent droit sur la jaquette d'un exemplaire de Murphy l'exécutrice. Ben voyons. Un an plus tôt, il ce serait jeté dessus comme un dingue. Car oui, c'était un exemple limité et rare qu'y se tenait devant lui. Sauf qu'à présent, il en a strictement rien à branlé.

- Murphy, l’exécutrice de vampire, saison 5… Souffle Diane – Parce qu'il était hors de question qu'il continue à la nommer Murphy – en détaillant la boite. Boite sur laquelle son personnage aborde la même tenue provocatrice qu'elle quelques heures plus tôt. Alors non, c’est sur je suis la cinglée notoire de nous deux… Peut-on dire que c’était un mécanisme inconscient de défense…

Est qu'est-ce qu'il peut bien répondre à ça, lui ?

- Et si tu repars seul… je vais mourir… Marmonne la blonde. Je ne suis donc que le reflet d’un personnage de série… rien d’autre… je suis un leurre… Sa voix devient saccadée, paniquée et le survivant sent qu'elle lui échappe à nouveau. Merde, merde, merde !

-  Je vais mourir… Geint Diane en se roulant en boule sur le fauteuil sur lequel elle se laisse lourdement tomber.
- Quoi ? Non ! Lâche Iron plus brutalement qu'il ne le voulait, avant se baisser pour pourvoir la voir en face. Un genoux à terre, alors qu'il agrippe la bouille paniquée de Diane. Regarde-moi. Tu ne vas pas mourir. Tu as survécu pendant une année entière, et seule !

Et soudain inspiré, il ajoute sans détacher ses prunelles des siennes.

- Peut-être que tu n'es ni l'une, ni l'autre … Diane est restée derrière toi, Murphy t'as accompagnée jusqu'à ce que tu croises ma route … Songe-t-il en s'humectant les lèvres, sentant la chaleur de ses joues contre ses paumes. Alors on devrait peut-être te trouver un autre prénom, tu ne crois pas ? Moi je pense que c'est une bonne idée. »

Et de lui adresser un sourire sincère. Ce sourire étirant ses lèvres, remontant ses pommettes et plissant légèrement ses yeux luisants d'une leur malicieuse. Comme il n'en avait pas eu depuis une éternité. Tout simplement parce qu'il n'a pas eu besoin de faire ça depuis des mois ...


HJ : C'est tout naze, sorry. Arrow
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MessageSujet: Re: Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm Mer 6 Nov - 20:59

J’ai dépassé la peur, je suis au-delà, je suis dans l’effroi le plus total. Lorsque mon regard s’est posé sur la couverture de ce dvd, j’ai réalisé trop de choses. Et j’ai revu encore et encore les images qui me hantaient depuis des mois… La mort de mon compagnon, sa face morte et vivace, ces globes oculaires blancs et rouges, son teint violacé… Mon dieu… Il avait essayé de m’attaquer. Et notre chien, qu’il avait dévoré, comme une bête. Je me souviens de mon producteur qui a tenté de me protéger, pour se faire dévorer lui aussi par la styliste Kathleen… Je me souviens d’avoir enjambé la fenêtre, sauter sur le toit, et atterrir sur le sol, vêtue comme Murphy devait l’être dans la dernière saison de la série. J’ai réalisé toutes ces choses, ces souvenirs m’ont frappé, je n’y ai pas échappé, c’est comme si mon esprit avait été enfermé depuis trop de temps, ou comme un muet auquel on rendait la parole. Alors j’ai réalisé ma vulnérabilité, j’ai réalisé que plus rien ne serait comme avant, pas que je ne veuille pas que Murphy refasse surface, mais qu’au final… Si elle n’est qu’une projection de ma pensée, alors ne reste que Diane, celle que je suis sensée être. Cette actrice de sitcom, entraînée pour le rôle d’une vie, qui vivait dans une grande maison sur la plage, et qui n’est pas plus capable qu’une autre, de se sortir en vie de situations compliquées. Mon dieu. Oui je l’avais dit, tout explosa autour de moi, comme si chaque cellule se révélaient enfin à moi, je ne suis qu’une pale réflexion d’un fantasme humain et j’ai survécu comme ça. Je m’effondre sur le fauteuil le plus proche et prononce tout haut, ce que je pense tout bas, que s’il m’abandonne maintenant, je finirais non pas six pieds sous terre, mais bien morte vivante rampante sur terre. Quelle finalité abominable. Je sens ses mains sur mon menton, il me force à le regarder, ce que je fais, d’un regard vide et morne, quoique baigné de larmes. « J’ai survécu… parce que je n’étais plus moi… » Soufflais-je alors, laissant les larmes couler sur mes joues creusées par la famine et la fatigue. « Pas parce que je suis une grande guerrière… » Ajoutais-je, le regard vrillant loin du sien, comme aspirée par autre chose dans la pièce. Je raccrochais au wagon de sa présence, en captant son mouvement de langue sur ses lèvres, réalisant qu’elles aussi m’attiraient, sans m’expliquer le pourquoi d’ailleurs. « Un autre nom… » Dis-je, en me disant que tout compte fait, l’idée n’était pas saugrenue. « Si j’avais pu choisir mon prénom, bien que Diane, déesse de la chasse était un prénom plaisant, j’aurais voulu m’appeler Lullaby. » C’était ridicule de confier ça, à Iron, mais c’était vrai, j’ai toujours souhaité m’appeler Lullaby, berceuse, c’est doux, c’est réconfortant. Je passais ma propre langue sur mes lèvres, oscillant du regard entre ses yeux et sa bouche. Il fallait que je me focalise sur autre chose, mais je réalisais sa proximité, sa main sur moi, la fermeté de celle-ci, et chaque petit détail qui ne m’avaient pas sauté aux yeux jusqu’à présent. Il était beau, visage particulier, barbiche de quelques jours, j’aimais bien la forme de son nez, et encore et toujours ses lèvres qui m’appelaient. Je ne sais pas s’il comprit mon inspiration du moment, mais pour être honnête, s’il doit partir après, je ne suis pas contre un peu de chaleur humaine. Je lève la main vers son visage, j’hésite, et finalement pose ma paume sur sa joue, silencieuse en pleine observation, je n’ai pas envie de continuer à m’attarder sur ma nouvelle ou préposée nouvelle identité, j’ai envie de me révéler humaine et pas machine tueuse de je ne sais quoi. Je respire lentement, et du bout de mes doigts, je dessine les angles de son visage, de son menton, à son nez, en passant par ses sourcils, je le redessine doucement. J’aimerais me souvenir longtemps encore de cet homme qui pourtant n’était pas enclin au partage avec une autre survivante et qui est ce soir, avec moi. Je m’avançais vers lui, sans le quitter du regard, me penchant vers son visage, observant chacun de ses gestes, s’il souhaitait se reculer, bien que je ne le veuille pas. Et posais finalement mes lèvres à la commissure des siennes, invitant à plus s’il le désirait. Un oubli pour certains, un partage de plus pour d’autres, j’ai besoin de lui et pas que de ses mots. Hésitante à quelques menus centimètres de lui, j’attends qu’il ne consente à ma continuation de cette action illogique au possible.
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Tabula Rasa - Iron T. Sandstorm

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